‹ Nouvel abrégé de géographie moderne [microforme]Chapitre 14 sur 192 · BAS-CANADA · texte numérisé non relu

BAS-CANADA

17. Le Bas-Canada est séparé de la ci-dewant pre vince supérieure par une ligne qui commente près de la Pointe-à-Baudet, sur la rive nord du lac St, François, d’où elle se prolonge d’abord au nord-ouest jusqu’à , l'angle occidental de la seigneurie de Rigaud, puis’au A, ce pe ai ape jusqu’à la rivière des Outaouais,

u’elle. remonte jusqu’au Jac Témiscaming ; de là ‘cette ligne s'étend vers le nord jusqu’au territoire de Ja baie d'Hudson.

18. Division : Le Bas-Canada comprend vingt grands districts, savoir : ceux de Québec, de Montréal, des Trois-Rivières, de Gaspé, de St. François, de Kamouraska, de l’Ottawa, de Terrebonne, de Joliette, de Richelieu, de Saguenay, de Chicoutimi, de Rimouski, de Montmagny, de Beauce, d’Arthabaska, de Bedford, de St. Hyacinthe, d’Iberville et de Beauharnois, ayant chacun, leurs cours civiles et criminelles.. Ces districts sont subdivisés en 60 comtés, dont suivent les noms, savoir :

Gaspé, Bonaventure, Rimouski, Témiscouata, Kamouraska, L’Islet; Montmagny, Bellechasse, Lévis, Dorchester, Beauce, Mégantic, Lotbinière, Saguenay, Chicoutimi, Charlevoix, Montmorency; Québec, Portneuf. Champlain, St. Maurice, Maskinongé, Nicolet, Yamaska, Berthier, Joliette, Montcalm, L’Assomption, Terrebonne, Denx-Montagnes, Argenteuil, Ottawa, Pontiac, Compton, Star cad, Sheflord, Brome, Missiskoni, Richelieu, St. Hyacinthe, Rouville, Bagot, Iberville, Vérchères, Chambly, Laprairie, Saint Jean, Napierville, Châteaugay, Beauharnois, Huntingdon, Soulanges, Vaudreuil, Laval, Hochelaga, Jacques Cartier, Drummond, Arthabaska, Richmond et Wolfe,

19. Les comtés se divisent en seigneuries et en townships. Les paroisses sont formées quelquefois d’une seule seigneurie; quelquefois, au contraire, elles renferment plusieurs seigneuries ou plusieurs townships, soit en enlier; soit.en partie.

20. Montagnes : Au cap Rosier, sur le golfe St. Laurent, commence une chaîne de hauteurs (heights 0 land), qui s'étendent au sud-ouest jusqu’à l'Etat de

Vermont ; elles séparent les eaux qui coulent vers le fleuve de celles qui se jettent dans le golfe, dans la baie de Fundy, ou dans l’Atlantique ; leur plus grande élévation est de 4 à 5 mille pieds. Ces montagnes ou hauteurs font partie de la grande chaîne des Alléganys (No. 9.) La rive nord du fleuve est bordée d’une autre chaîne de montagnes qui s’en éloignent depüis le cap Tourmente, situé à dix licues au-dessous de Québec, jeu l'Outaouais, qu’elle traverse et dont elle sépare é bassin de celni des grands lacs. D’autres montagnes ou hauteurs encore pet connues séparent le Canada du territoire de la baie d'Hudson.

Les points les plus élevés qu’on ait jusqu’à présent mesurés avec quelque exactitude, sont les montagnes de Ste. Anne, audessous du Cap Chat, dans le district de Gaspé : on leur donne une hauteur de 3,973 pied. f

Dans le district de Montréal on voit plusieurs monts détachés, tel Eu celui de Belæil, ou mieux de Rouville, haut d’environ 1,100 pieds, sur le sommet duquel est un lac très-pittoresque où la truite abonde (a); et ceux d’Yamaska, de Ho Ste. Thérèse, ou le mont Johnson, de Montréal, etc.

21. Fleuves et Rivières : Nous avons déjà décrit (No. 11) le cours de la Rivière du Cana du majestueux St. Laürent. Nous ajouterons que c’est sans contredit lPun des plus beaux fleuves du monde, le second par la masse de ses eaux, et le premier par les facilités qu’il offre aux grandes navigations. Ses principaux affluents sont : au nord, l'Outaouais, ou rivière des Outaouais, le St. Maurice, le Saguenay, le Betsiamis, la rivière aux Outardes, le Manicouagan, le Moïsic (6), le Manitou (c), le St. Jean et le Nitigamion (4) ; au sud, le Chambly, le St. François et la rivière de la Chaudière.

L’Outaouais a un cours de 200 lieues ; il arrose une section

du Canada très-fertile et très-riche en bois, mais jusqu’à présent faiblement peuplée ; il communique avec les grands lacs

ugemont, de

[a] Une croix nationale, monument de ses efforts dans la cause de la prete fut plantée sur cette montagne par Mgr. de Nancy, le 6 octo è

51 Cette rivière a son embouchure prés des Sept-Iles. «1 À demi-distance entre les Sept-lles et Mingan. Vers le détroit de Belle-Lle,

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par le ve du canal Rideau (No. 44), dont l’entrée est à 193 milles de Montréal. Le lac des Deux-Montagnes sert d’embouchure à cette grande rivière. qui, malhenrensement, est remplie d’îles et d'ilots, de lacs, de chutes et de rnpides. Les canots de la Compagnie de la baie d'Hudson la quittent à Mataouin (Fort William), d’où ils gagnent le luc Nipissing et le lac Huron. lin pen plus haut que le lac des Deux-Montagnes, visà-vis le Long-Saut de l'Outaouais, est le canal de Grenville. 11 y a des bateaux à vapeur jusque «ur le lac des Chats. La

lus belle chute est celle des Chaudières, traversée par un pont le suspension en fil de fer, qui joint les deux florissants villages de Hall et de Bytown.

Le St. Maurice roule un courant rapide à travers des terres assez stériles ; ses sources se composent de plusieurs lacs situés vers les hauteurs qui Sie le Canada du territoire de la baie d’Hudson : 170 à 180 de ces sauvages qu’un nomme Tétes-de- Boule, y vivent de chasse et de pêche. “ur la double embouchure de cette rivière, on vient de construire, pour la seconde fois, deux vastes ponts, aux frais de la province. A trois lieues plus hant est l’antique établissement des forges de St. Maurice, situées dans un canton où le fer abonde (a).

Le Saguenay, depuis son entrée dans le St. Laurent jusqu’aux premières chutes, distance d’environ 70 milles, présente l’as-

ct d’un grand fleuve, étant large d’environ 2 milles, et proond de 90 à 147 brasses. Ses eaux sont remplies de saumons et d’autres poissons d’un goût exquis ; le gibier, autrefois si commun eur ses rivages, disparaît graduellement devant une suite de petits établissements créés par le commerce de bois. La source du Saguenay est aussi dans les hauteurs qui forment la limite septentrionale du pays. A la distance d’environ 120 milles dans les terres, au milieu d’une grande savane, il forme le lac St, Jean, long de 30 milles et de 25 de large. Le territoire . qui avoisine le Saguenay est maintenant en pleine colonisation avec une population de 10,478 habitants, dont 258 sauvages, et forme le comté de Chicoutimi. Chicoutimi est le chef-lieu du territoire. Il a un juge résidant, une cour de justice, un bureau d’enregistrement. (Ed. de 1854.)

Les autres rivières situées vers le détroit de Belle-Ile sont toutes remarquables par des chutes superbes, placées vers leurs embouchures, excepté le Betsiamis, qui pendant 46 milles avant d’arriver au fleuve remplit un bassin large d’un quart de mille

(a) La province fait maintenant faire sur cette rivière de grands travaux, pour lexploitation des bois dont abonde le sol arrosé par le St. Maurice et wæstributaires, [Æd. de 1854.]

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et guess de 10 à 12 pieds. La plus belle de ces chutes est celle du Manitou, laquelle a 113 pieds de profondeur.

Avant 1825, la rivière St, Jean formait la limite orientale de la province. (Voyez l’Appendice No. 11.)

Le Chambly ou Richelieu est navigable pour des goëlettes et des barques à vapeur, depuis son embouchure à Sorel jusqu’au bassin de Chambly, distance de 15 lieues ; le superbe canal de Chambly, iong de 4 lieues, fournit maintenant une communication par eau entre le St. Laurent et le lac Champlain, source de cette rivière. Un beau pont sur le Chambly fait communiquer la petite ville de St. Jean avec la paroisse opposée de St. Athanase. La vallée de cette rivière forme la plus riche et la plus fertile section du pays.

Le St. François a deux sources principales, savoir : le lac St. François, situé entre le comté de Mégantic et le comté de Sherbrooke, et le lac Memphramagopg, sur la frontière du Vermont. Deux ou trois canaux peu dispendieux rendraient la rivière navigable pour de gros c alands, depuis le lac St. Pierre, où elle se jette, jusqu’au centre des townships de l’est. R

a Chaudière a sa source dans le lac Mégantic, vers la frontière du Maine ; les townships qu’elle arrose s’ouvrent rapidement aux travaux de l’agriculture : on en tirait depuis longtemps beaucoup de bois. Cette rivière est remarquable par le saut qu’elle forme à ? lieues et demie de Québec ; ses eaux, en tombant d’une hauteur de 80 pieds, ont creusé, au bas de la chute, des cavités qui ressemblent à des chaudières ; de là, dit-on, vient le nom qu’on lui donne. Un pont construit d’une seule arche la triverse à son entrée dans dans le fleuve.

92. Parmi les rivières moins importantes du Bas-Canada on peut citer, au nord du fleuve : Ja rivière Gatineau, riche en bois, et la rivière nnx Lièvres, dont les sources communiquent avec celles du St. Miurice, et qui se jettent toutes deux dans l’Outaouais ; la rivière du Nord, autre affluent de l’Outaouais, sur les .… bords duquel se forment beaucoup de nouveaux établissements : la rivière de L’Axsomption, qui arrose le village de ce nom, et se jette dans le fleuve vis-à-vis le bout de l’île de Montréal ; la rivière de Batiscan, connue par ses forges, aujourd’hui abandonnées, et par le fer qu’on trouve surses bords; la rivière Ste. Anne de la Pérade, qui, aussi bien que la suivante, descend des montagnes situées au nord de Québec : la rivière Jacques-Cartier, où viennent de se fixer (à Valcartier) un grand nombre d’émigrés d’Irlande et d’Ecosse, qui déjà fournissent beaucoup de légumes et de beurre au marché de Québec È la rivière St, Charles, qui coule sous les remparts de Québec, et

ue traversent le pont Scott et le pont Dorchester ; la rivière de ontmorency, célèbre par sa chute de 240 pieds qu’on ne se

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lasse jamais d’admirer—au pied de la chute sont de vastes moulins à scie ; la rivière Ste. Anne de la côte de Beaupré, qui présente une des chutes les plus intéressantes qu’on puisse voir, celle qu’on nomme le Petit-Sault, dans la paroisse de St. Joachim ; la rivière du Gouffre, dont l’embouchure forme la baie St. Paul, où il y a des masses énormes de fer magnétiques ; la rivière de la Malbaie, à 20 lieues de Québec, et celle de Portneuf, à 15 lieues au-dessous de Tadoussac, fréquentées pour le commerce de bois, &c.—Au sud du fleuve : la rivière Chateauguay, mémorable par la victoire que 300 Canadiens y remportérent, le 26 Octobre, 1813, sur une armée anglo-américaine ; la rivière d’Yamaska, qui a sa source près de la frontière du sud-est,

se devant le vil] de St. Hyacinthe, et se jeite dans le ac St. Pierre ; la rivière Nicolet, qui arrose le village de Nicolet,

. et se rend dans le fleuve à la ‘sortie du même lac St. Pierre ;

la rivière Bécancour, sur les bords de laauelle demeurent uelques sauvages Abénakis, et au-dessous de lembouchure de laquelle est une fameuse pêche d’esturgeons ; la rivière Beaurivage, affluent de la Chaudière, sujette à des inondations désastreuses ; la rivière Etchemin, dont les eaux jusqu’à dernièrement faisaient mouvoir les plus magnifiques scieries .qu’il y eût, peut-être, dans toute l’Amérique Britannique ; la rivière du Sud, qui traverse plusieurs paroisses fertiles et se'jette dans le fleuve au village de St. Thomas, aujourd’hui appelé Montmagny ; la rivière Ouelle, à l’entrée de laquelle on prenait autrefois beaucoup de marsouins ; la rivière du Loup, d’où l’on tirait ‘beaucoup d’excellents bois ; la rivière des l'rois-Pistoles, qui communique au moyen d’un portage avec le lac Témiscouata, &c.

Vers la frontière orientale on trouve encore: le St Jean, déjà considérable avant d’entror sur le territoire du Nouveau- Brunswick, où il porte les eaux d’une foule de lacs et de petites rivières qui abondent en poisson et en gibier—une partie de son cours se trouve depuis 1842 (Appendice No. II) entre le Canada et l’Etat du Maine; le Madawaska, qui sort du lac Témiscouata et se jette dans le St. Jean; le Ristigouche, qui sépare le Bas-Canada du Nouveau-Brunswick, et dont l’embouchure, large d’environ 4 mille, est nommée la baie de Ristigouche ; le Matapédiac, affluent du Ristigouche, &e.

23. Lacs: Le lac Témiscaming, principale source de POutaouais ; le lac Abbitibbi, dont les eaux coulent vers la baie d'Hudson ; le lac St. Jeun, traversé par le Saguenay ; le lac Champlain, situé presque entièrement entre le New-York et le Vermont, et dont la

À ge comprise dans lc Bas-Canuda s'appelle la baie de

issiskoui ; le lac Memphramagog et le lac Mégantic,

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