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24 Bas-Canada.
Le sol est généralement fertile en froment (a), en seigle, en orge, en avoine, en sarrasins, en toutes sortes de légumes. Le maïs prospère presque partout, si l’on a soin de le semer à temps et dans une exposition convenable. Entre les arbres fruitiers, les plus communs sont les pommiers, les pruniers, les cerisiers, les noyers, etc. A montréal, on a d’excellentes poires, l’abricot et le raisin-franc. Les melons, les courges, les concombres, le tabac, se voient dans la plupart des jardins, Les arbustes à baies (No. 12) remplissent les bois et les savanes. Nos forêts (No. 12) renferment encore d’immenses, richesses, nos lacs et nos rivières ne manquent pas de
issons d’eau douce ; vers le golfe on a la morue, le tareng, le maquereau, etc.
Nous avons un grand nombre de plantes médicinales (b)
réputées très-efficaces. Des animaux sauvages, le loup, le loup-cervier (lynx), ie renard et l’ours, sont à-peu-prés les, seuls qui nuisent aux cultivateurs. L’orignal (c) et le chevreuil se voient fréquemment ; le castor et la loutre. deviennent très-rares.—Point de reptiles dangereux. Parmi nus oiseaux lés plus remarquables, on peut nommer l’aigle, le . faucon, l’orfraie, le huard, le ptarmigan (gibier-blanc), le martinpêcheur, la bécasse, la perdrix, la tourte, le rossignol, le rouge-gorge, le chardonneret, les linottes, les tauvettes, les passerines (pape, grand-montan, ortolan de neige, etc.), le goglu, le merle, le bec croisé, le gobe-mouche, le gros-bec, le pic, l’alouette, l’oiseau mouche, etc., et tous les oiseaux de passage des climats septentrionaux, cignes, grues, oies, canards, outardes, etc. (No. 12).
Nos chevaux, d’une vigueur proverbiale, sont recherchés aux Etats-Unis et jusqu’aux Antilles; nos vaches, excellentes
(a) On espère voir bientôt disparaître entièrement le: terrible fléau la PIQUE Le" Pontoise) Qi désole depuis plusieurs années nos campagnes, Voir Appendice, No. II.
(6) — Absinthe, aigremoine, anémone, angélique, bouillon-blanc, capillaire, chélidoine, chicorée, chien dent, dent-de-lion, ergot, rhubarbe, frêne-piquant, genévrier, gentiane, gingembre, gin-seng, hellébore, houblon, mauve, menthe, patience, plantain, sauge, pyrole, renoncule, salsepareille, sang-dragon, sureau, tsavouyan, verge d’or, etc. La cigüe (carotte-à-moreau) et quelques autres espèces sont des poisons violents. Le gaillet ou caille-lait ium tinctortum) fournit une fort-belle couleur rouge; il y a aussi beaucoup d’écorces teinturières.
(ce) L’élan (e/4) ne remonte guère au-delà du 46e parallèie.
meux domestiques ; mais il faut améliorer le choix manière de les élever.
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laitières ; nos moutons, d’une assez belle laine, mais en beaucoup trop petit nombre (a.) La volaille est abondante.
A Montréal, les dernières gelées du printemps, sont celles de là fin d’avril ; les premières de l’automne sont celles dela fin de septembre. Les pommiers fleurissent depuis le 15 jusqu’au 31 de mai, Les pommes d’été se cueillent en août ; celles d’hiver, en septembre’ et en octobre. On sème le blé depuis le 15 jusqu’au 30 d’avril ; le blé d’inde, en mai. La récolte du foin se fait en juillet ; celle du blé, en août ; celle du blé d’inde et celle des patates, en octobre. Les prunes rouges mûrissent vers la mi-août ; les damas et les prunes blanches, en septembre. Les melons semés en pleine terre commencent à mûrir vers la fin d’aout ; les raisins, vers la fin d’octobre. La récolte du sucre d’érable se fait depuis la fin de mars jusqu’à la fin d’avril (b.)
Sur la rivière Chambly et dans les townships du sud-est, le
Énre commence environ 8 jours plus tôt qu’à Montréal ;
Québec, cette saison est moins avancée qu’à Montreal d’environ 15 jours. La navigation du fleuve entre ces deux villes se au commencement de décembre, et ne s’ouvre qu’à la
n d’avril.
Entouré des eaux salées du fleuve, du golfe et de la Baie des Chaleurs, le district de Gaspé éprouve un hiver moins rigoureux que celui de Québec ; mais le printemps y est tardif, l’été froid et pluvieux ; les habitants, dont l'attention est dirigée principalement vers les pêcheries, cultivent moins les grains que les patates et les autres légumes (c.) ù
27. Mines : Le fer des meilleurs qualités abonde dans les montagnes du nord, daus les vallées du St. Maurice, et de la rivière Batiscan, à la Baie St. Paul et dans .les townships du sud-est ; c’est la Fr -incipale richesse minérale qu’on exploite actuellement, mais on
(a) On croit qu’il ne serait pas avantageux de changer pou races d’anies individus et la
(@) — Voir, ’Appendice, No. 1II. Le produit des sucreries pourrait être, beaucoup plus considérable, mais il faudrait tout préparer ee
davance, apprendre la manière d’entailler les arbres sans les exposer à
perir, conserver le bois de chauffage, etc. Il est bon de planter des sucreries
‘nouvelles,
(c) La mer. leur fournit des bénéfices souvant considérables, mais il
para certain que l’agriculture les rendrait plus riches et plus heureux,
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est fondé à croire qu’il en existe beaucoup d’autres (a.) ILya du marbre, du plâtre, des terres colorantes (ocre jaune, rouge, etc.,) une grande quantité des plus belles variétés de pierre à bâtir, plusieurs sources minérales (b,) etc.
28. Commerce : Traversé d’une : extrémité à l’autre par le St. Laurent, que plusieurs vastes canaux rendent désormais navigable (No. 44) jusqu’au fond du lac Michigan, riche en productions naturelles, partie intégrante ‘ d’an empire dont les flottes sillonnent toutes les mers et visitent toutes les terres du globe, le Cauada offre d’étonnantes facilités aux échanges avec les autres pays. Aussi ses importations, eu égard au nombre de ses habitants, sont elles plus que doubles de celles des Etats-Unis. Les principaux articles sont: Marchandises sèches (tissus de coton, de laine, de soie, de lin, articles de mode, etc.) ; épiceries (sucres, thés, spiritueux et vins, café, riz, fruits secs, épices, etc.) ; fer et acier, quincaillerie, cuivre, plomb, etc. ; tabac ; faïence, verrerie et poterie ; chapellerie et fourrures ; cuirs bruts et fabriquées ; sel, charbon ; livres et papeteries ; drogues, teintures et parfumerie ; cordeges, voiles et autres provisions navales, etc. (App. Nos. X. et XI.)
Québec, Montréal, St. Jean et Toronto sont les 4 principaux ports d’entrée ; mais il ÿ a un grand nombre d’autres ports.
Les exportations se composent des articles suivants : bois de construction (No. 12,) madriers, douves, etc. ; blé, pois, orge, avoine et farines ; vaisseaux neufs ; potasse ; lard et bœuf salés ; poisson et huiles ; pelleteries ; animaux, beurre, sain-doux, biscuit, etc. (App., No. X.)
(a) De l'or, du cuivre, du plomb, du charbon, etc. Les montagnes du sud-est étant une continuation de la grande chaîne des Alléganys (Nos. 9 et 81) on peut s’attendre à y trouver lesimêmes substances minérales. exploration geologique conimencé en 1842 par M. Logan, se continue avec ardeur et succés ; les renseignements précieux u’elle accumule, joints au longues et savantes recherches du capitaine yfeld, acheveront bientôt de compléter le tableau de la géographie physique du Canada. F9)
(6) Les plus estimées sont les eaux du St, Léon et de Varennes,
apitaine graphie
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Plus de la moitié du pin-blanc, la presque totalité du chêne, du pin-rouge, du blé, de la farine, des viandes et de la potesse, viennent actuellement de la province supérieure.
Industrie : On trouvera indiquées dans PAppendice, No. V., Ja plupart des fabriques existant en 1861. L’attention du pays paraît se tourner sérieusement vers les moyens de développer ses ressources industrielles. Parmi nos manufactures en grand, nous pouvons citer avec éloge les superbes fonderies des 3 villes ; les filatures de Chambly et de Sherbrooke; les moulins à papier de Portneuf et de Chambly; les verreries de St. Jean et de Vaudreuil; les tanneries de Montréal et de Québec, les machines à clous, à cardes, etc.
L’industrie domestique ne sauraît être trop encouragée par la population française de nos campagnes.
Agriculture : Cette grande et noble occupation, seule base de la prospérité des peuples, est suivie par la très-grande majorité des habitants du Canada. Ils n’ont cessé d’y trouver non seulement une honnête subsistance, mais encore les moyens d’entretenir les importantes relations commerciales dont on vient de parler. La fertilité du sol et l’immense étendue de nos forêts promettent à la génération naissante le même bien-être 1atériel et moral, pourvu qu’en améliorant la culiure des terres anciennes elle se hâte de saisir et de faire valoir le riche héritage qui lui est légué par la Providence (a). (Voir l’Appendice, No. UL)
(a) Nous ne pouvons nous défendre d’indiquer jci quelques-uns des principes que l’habitant devrait toujours avoir devant les yeux :
1. Faire toutes choses à temps et calculer toujours le prix du temps : ces deux points fidèlement observés doubleraisnt souvent nos richesses agricoles.—Prévoir le moment de chaque semence et de chaque révolte, et ne pes souffrir que rien alors détourne du travail nécessnire—couper de bonne
eure le foin—le rassembler en veilottes à la fin du jour—le plutôt que de le laisser gâter par la pluie—mettre ke grain en quintaux, etv.
2. Rendre à la terre autant qu’on lui enlève. L’engrais : c’est la condition essentielle.—Se rappeler que non seulement tous les fumiers, mais encore toutes les substances végétales et animales, peuvent être mis à profit; même que les diverses cnpétes de sols se técondent mutuellement—tirer part de la chaux. du plâtre, de la terre glaise pulvérisée au feu, de la boue
re tussés ; Le débris Le boucherie g ru. morts, du varec, du caplan, etc.—Préparer les engrais et les répandre à propos : la plupan demandent à être légèrement fermentés. pe ar
3. Observer la rotation des récoltes. Prenons, par exemple, un champ on pacrge. .. lère année, labours (l'automne, à mans que-ce ne soit un sol fsges, récolte de grains ou de pois ; 2e année, labours et récoltes 4% sillon : patates, choux, caruttés, nuvets, panais, betteraves ou blé d’inde— déposer l’engrais dans les sillons et le reconvrir le même jour—<’est surtout durant cette 2de année qu’on fait la guerre aux mauvaises herbes... 8e année. herser et labourer le printemps, aw éraves des aillons ; semer blé,
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‘28 Bas-Canada.
29. Villes : Queste, place militaire de premier rang, Egg centre du commerce maritime, siège actuel
u gouvernement colonial, do ou catholique des ‘deux Canadas, cst situé au confluent du fleuve St. Laurent et de la rivière St. Charles, sur le penchant d’un promontoire appelé le Cap Diamant. La Haute- Ville s'élève majestueusement en forme d’amphithéâtre au-dessus du fleuve et des campagnes voisines, présentant de tous côtés les plus beaux points de vue qu’il soit possible d’imaginer. La Basse-Ville est construite presque entièrement sur un terrain que baignaient
orge, etc., et aussitôt après, graines de foin (trèfle, mil, sain-foin, etc.) ‘puts-brosser avec la kcrse d’épines. . . ; 4e année, on a une prairie qu il aut entretenir, engraisser et relever en temps convenable.
: 4 Bien faire les lahours—bien égoutter—bien distribuer les cours d’eau— -sémier force graines d’herbes fourragères—planter des arbres—conserver les -terres à;bois—ne pas brûler les terres neuves—surveiller les champs, ete.
5. Cultiver beaucoup plus en grand toutes sortes de légumes (la carotte ‘entre autres, excellente nourriture pour les vaches laitières et les Chevaux), le lin, le chanvre, le blé d’inde : ce dernier uime un sol un peu sec, exposé au soleil—on le sème aussitôt après le blé, le recouvrant d’un pouce de terre végétale—de la cendre, du compost ou du plâtre lui conviénnent pour
engrais—on le rechausse 2 ou trois fois.
6. Elever avec soin les races d'animaux les plus utiles—les loger sèchement, proprement, 28802 STa —nourrir abondamment l’agneau, la petite génisse et la vache laitière—les chevaux de travail et les porcs de-
mandent plus de chaleur que les vaches laitières, et celles-ci plus que les . moutons : avoir de ceux-ci un grand nombre—leur donner du sel, ainsi qu'aux bêtes à cornes et aux chevaux.
7. Petfectionner ses instruments et ses bâtisses, les tenir en bon ordre, se rocurer diverses inventions qui papas le temps, telles que les moulins -& battre; à hacher.les légumes, etc.—Multiplier tous les. genres d'industrie domestique—suivr> les meilleurs procédés pour les étoffes, les ouvrages en -paille; le beurre, le ffomage, etc.
8. Etre attentif au progrès de son voisin on de l’étranger.—Faire en petit les essais que : Aggèrent des hommes versés dans l’agriculture.
: 8. Joindre à amour du travail uné constante évonomie.—Mépriser ie luxe des villes.—Se nourrir et se vêtir à même le sol, adopter et porter -avec orgueil des étofes nationales. —Amasser. pères et fils; les moyens d’ouvrir des terres nouvellos—s’associer en petites colonies pour s’y fixer,
- prendre garde qu’elles soient fertiles, que le climat soit avantageux, etc.
L’espace nous mAlque pour développer des sujets d’une si vitale importance... ns que bientôt dans chaque école de campagne, au foyer "de chaque famille, le catéchisme de l’habitant, après celui de Îa religion, “sera la première et la plus chère étude des enfants du peuple canadien,
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Bas-Canada. 29
autrefois les eaux du fleuve. Puissamment défendu par Ja nature, Québec ne l’est pas moins par ses murailles hautes et massives, par ses tours, et surtout par, sa citadelle, dont les ouvrages immenses excitent. l’admiration de tous les étrangers. Population, : 51,109: habitants en 1861.
La rade de Québec est sûre, commode et assez vaste pour contenir les flottes les plus nombreuses.
Le faubourg St. Roch forme lui seul une grande paroisse ; le faubourg St. Louis et surtout le faubourg St, Jean s’étendent, au loin dans la campagne, où l’on voit une foule de sites pittoresques habités durant la belle saison par la classe aisée des citoÿens. La Haute-Ville a cinq portes de guerre ; celle. de St. Louis conduit aux plaines d'Abraham, célèbres par {a bataille.
ui s’y livra le 12 septembre 1759, et qui décida du sort de la, ouvelle-Erance.
Les principaux édifices publics de Québec, sont; læ cathédrale catholique et la protestante, les églises de St: Roch; de St. Jean, de St. Patrice, de la Basse-Ville (a), de St André, et: plusieurs autres ; le nouvel archevêché, devenu l’un des.principaux ornements de la ville ; l’ancien château St. Louis (b) ; Phôtel du parlement, le palais de justice, la prison, l’arsenal, les casernes de l’infanterie et de l’artillerie ; le grand et le petit sémi: aire de Puébec, réunis en un seul vaste corps de bâtiments, l’Uuiversité Laval, l’école de médecine et le pensionnat de cette: institutions Îles couvents des Dames Ursulines, de l’Hôtel- Dien, de l’Rôpital-Général et des Sœurs de la.Congrégation.;. l’iôpital de la marine, les banques de Québec et de Montréal, Ja donane, la bourse, le High Schoo!, l’école. nationale, l’école des lrèêres de la Doctrine Chrétienne, l’Hospice des Sœurs de ia Charité, le Bon-Pasteur, l’Eglise Wesleyenne, l’Hôtelde-Ville, ia Halle du Marché Champlain, ete: (ce). Québec possède plu-ieurs: institutions scientifiques et: littéraires, des: chambres, de lecture, de nombreuses. écoles élémentaires, diverses compagnies commerciales, des institutions. financières, etc.
La chapelle du: Séminaire renferme la collection la plus précieuse de peintures.sacrées, qu’il y ait dans le pays.
(e3,Au lieu même où Champlain bâtit la 1ère demeure des Français en anada, .
(6) —Le - Nouveau Château St. Lonis fut consumé par le: feu: en 1734. un peu plus haut, vers la citadelle, est le monument. Waife et Montcalm.
Le] Voir Pouvrage qui a pour titre Harwlin’s Pictures of Quebec.
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Les maisons de la ville sont généralement bâties en pierre ; celles des faubourgs, en brique, en pierre et en bois.
Deux vastes conflagrations, le mai et le 28 juin 1845, réduisirent en cendres la paroisse presque entière de St. Roch, le faubourg St, Jean, la moitié du faubourg St. Louis, le quartier du palais et plusieurs édifices de 1a Basse-ville ; 1,500 propriétés furent détruites et 15,000 personnes restèrent sans abri; le montant des pertes fut de plus de £750,000,
Ces désastres, les plus terribles qu’ait éprouvé aucune ville de l’Amérique-Anglaise, inspirèrent un sentiment général de douleur et d’effroi, et donnèrent lieu aux plus énergiques témoignages de sympathie. Le Parlement-Impérial vota un secours de £20,000 stg. ; par ordre de Sa Majesté ja Reine, des souscriptions furent ouvertes dans toutes les églises du royaume ; les grandes villes que le commerce met en rapport avec nous répondirent généreusement à l’appel de leurs co-sujets Canadions, et dans le Bas-Canada il n°y eut point de paroisse ni de mission si pauvre ou si éloignée qui ne s’efforçat de soulager la détresse de son ancienne capitale (a).
: La ville est sortit rapidement de ses ruines, partout embellie et agrandie.
‘ Importation au Le de Québec en 1861.—Valeur, 86,434,360 ; Exportations, $8,316,322 (b).
30, Montréal (autrefois Ville-Marie,) sur la côte méridionale de l'ile de Montréal, au pied d’une petite montagne qui luia valu son nom (c), est la ville la plus riche et la plus job si de l’Amérique-Anglaise, le
SH dépôt des marchandises importées de la rande-Bretagne, le centre du commerce intérieur des Deux-Canadas. Ces avantages, elle les doit à la facilité des communications avec le lac Ontario, les bords de l’Outaouais, le lac Champlain et toutes les ies d’un grand et fertile district agricole—plus encore, peut être, au zèle et à l’activité de ses citoyens ét aux progrès toujours croissants de son industrie. Il ya une foule de puissantes compagnies commerciales et de fondations charitables, des sociétés de littérature, d'histoire naturelle, d’agriculture, d’arts mécaniques,
[a] C’était aussi un acte de reconnaissance—Québec fut de tout temps le refuge de la colonie, et plus d’une fois en est resté le dernier boulevard.
[6] Voir Appendice, No. X.
Le] Cartier l’appela le Mont-Royal.
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jerre ; 1845,
h, artier riétés is; le
ville al de es téta un e, (les ume ; c nous dicns, nission étresse
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côte petite a plus se, le de la térieur t à la io, les tes les us entoyens ie. Il rciales rature, iques,
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Bas-Canada. si
d'éducation, etc. Les édifices publics, les quais, l’entréo du canal Lachine et la plupart des maisons, sont en pierre de taille tirée des superbes carrières de la montagne. Population, 90,323 habitants, en 1861.
Les principaux édifices publics de Montréal sont l’église de Notre-Dame, la plus grande qui existe en deçà du Mexique, la vaste et belle église de St.-Patrice, la cathédrale de St.- Jacques, l’église anglicane, celles des méthodistes, et plusieurs autres ; la halle du Murché-Neuf (a,) le marché Ste.- Anne, l’hôtel du Gouvernement, le palais de justice, la prison, la banque de Montréal, celle de l’Amérique Britannique du Nord, celle de la Cié, etc. ; le grand et le petit séminaire de St.-Sulpice, l’Hôtel-Dieu. l’ancien hôpital ou couvent des Sœurs-Grises, le nouvel hôpital, les asiles de Ja Providence et du Bon-Pasteur, le couvent des Sœurs de la Congrégation, l’école des Frères de la Doctrine Chrétienne, etc., etc. ; le collége de Ste. Marie, le High School, le National School, le British and Canadian School, le collége McGill, etc.
L'église paroissiale est d’architecture gothique ; elle a 266 pieds de long et 133 de large ; elle peut contenir 10,000, et même, au besoin, 15,000 personnes. La voûte, que soutiennent de chaque côté de la net principale 7 gros faisceaux de colonnes, est à 84 pieds du plancher ; les murs ont 60 pieds de carré. Les balustrades, les stalles et les autres ogmements de chœur sont en noyer noir du Haut-Canada. La grande croisée, haute de 45 pieds, est en vitres peintes de diverses couleurs ; la voûte est peinte à fresque. La nef et les deux vastes rangs de galeries, qu’il a fallu supporter latéralement par des colonnes, renferment 1,300 bancs. L’extérieur de cette église offre aux amateurs un coup d’œil des plus imposants. (b.) Plusieurs des hôtels et une foule de demeures privées sont d’une construction magnifique. Les marchés abondent en viandes, en légumes et en frus, pornmes, poires, prunes, melon, etc. Les environs de Ja ville, particulièrement du côté de la montagne, sont embel!is de maisons Ce plaisance, de vergers, do ÿaidins, etc.
31. La ville des Trois-Rivières, après Québec la plus ancienne du pays, est Lâtie sur la rive nord du fleuve, près de l’embouchure du St.-Maurice ; sa position, peu avantageuse pour le commerce intérieur, fait
(a) Sur la place de ce murché est un monument à la gloire du vainqueur d’Aboukir et de Trafalgar.
(6) Il y a 10 cloches ; le gres bourdon St. Jean A EE pêse 18} tons neaux ; diamètre, 8 pieds 7 pouces ; hauteur, 5 pieds 11 pouces,
Bas-Canada.
qu'elle augmente beaucoup moins rapidement que les autres (a.) Il y a une vuste fonderie, où l’on emploie le fer des célèbres mines et des firges de St.-Munrice, situées à 3 lieues de lu ville : ces furges existent depuis environ deux siècles. Population 6,058 en 1861,
Les principaux édifices des Trois-Rivières sont l’église catholique, Îe couvent des Dames Ursulines, qui renferme un hôpital, l’école des Frères. le palais de justice et la prison.
Fntre les Trois-Rivières et Montréal, à l’embouchure de ja rivière Chambly, est le tourg de Surel, qui fut nommé William- Henry en l'honneur de feu le roi Guillaume IV., lorsyu’en 1787 il visita ce pays. Population, 4778.
La oité de St.-Hyacinthe, population. 3,695.
La ville de Lévis, vis-à-vis Québec.
La petite ville de Durchester, communément appelée St.- Jean, est située sur la rivière Chambly, à l’endroit où se termine Je trajet des barques À vapeur du lac Champliin. \Un chemin à lisses (Chumpluin Ruil- Road) conduit de cette ville à Laprairie, sur le fleuve, à trois lieues seulement de Montréal. Population, 3,317.
82. Il ; : un bon nombre de rilles, qui mériteraient une der. criptio:t particulière, si les bornes de cet abrégée le pouvaient
rmettre. La plupart sont situées eur les bords du fleuve ou
es rivières qui s’y jettent ; telles sont les villes de Laprairie, de Nicolet, de L’Assomption, de l’{ndus!rie, de St.-Eustache, de Terrebonne, de Napierville, de Chambly, de Nicolet, de houchervillé, de Longueuil, de Berthier, de Montmagny, de St.- Michel, de Ja Pointe-Lévy, de Fraserville ; Ayÿlmer et Hull, sur l’Outaouais ; dans les townships du sud est, Stanstead, Char- Jeston, Sherbruoke, etc. ; du côté du golfe, Gaspé, Carlisle, Percé, Bonaventure, Carleton, etc.
33; Education : Les principaux établissements d’éducation supérieure dans le Bus-Canada, sont les séminaires ou collèges de Québec, de Montréal, de Nicolet. de St.-Hyacinthe, de Ste.-Anne, de L’Assomption, de Ste.-Thérèse ; l’université Lav:l à Québec, créée par lettres patentes de Sa Majesté en 1852 ; l’université de MeGill College, le college Ste. Marie à Montréal, le collége de Lennoxville, le Æi: k School à Québec.