‹ Nouvel atlas céleste comprenant quatorze cartes: précédé d'une introduction sur l'étude desChapitre 2 sur 18 · EXTRAIT DE LA PREFACE DE L'AUTEUR · texte numérisé non relu

EXTRAIT DE LA PREFACE DE L'AUTEUR

Que ne m'a-t-ou enseigné les noms des constellations, pour me rendre familiers ces cieux étoiles qui s'étendent éternellement au-dessus de nos têtes et que, jusqu'ici, je n'ai pas même à moitié connus.

Gabltlr.

L'Atlas que nous publions aujourd'hui est une réduction notre grand Atlas Céleste. Le système d'après lequel il est construit est expliqué tout au long dans le texte ; nous n'avons donc pas à le développer ici.

On a tout fait pour que les commençants aient sous les yeux des cartes absolument claires; mais on s'y est pris de façon que l'étudiant le plus avancé y trouve tous les renseignements qui lui sont utiles. Par exemple, les cercles horaires et les parallèles sont tracés de quinze en quinze degrés au lieu de cinq en cinq, comme on le fait généralement; mais les intersections de ces lignes avec les cercles non tracés y sont marquées par une petite croix de cinq en cinq degrés, de sorte que la place des étoiles tirées des catalogues peut se déterminer aussi facilement que si les cercles étaient tous tracés. De même les cercles de longitude et de latitude n'ont pas été dessinés, excepté l'écliptique et le grand cercle horaire qui passe par les solstices ; mais leurs intersections sont marquées, par une petite croix pointillée, de quinze en quinze degrés, et il n'y a pas un étudiant suffisamment

VI EXTRAIT DE LA PRÉFACE DE l'aUTEUR.

exercé qui ne soit capable de retrouver très vite la position de ces cercles de longitude et de latitude et même de les dessiner au besoin. Pour nous, cette suppression d'une grande partie des cercles habituellement tracés sur les cartes, était absolument nécessaire pour rendre T ouvrage commode à la plupart des lecteurs ; et, d'autre part, les cartes eussent été imparfaites si la position de ces cercles n'y eût été indiquée.

La manière de représenter les effets de la précession est également nouvelle. Au lieu d'un triangle de précession placé dans le coin de chaque carte avec les instructions nécessaires pour faire les mesures à l'aide d'un compas, on a placé sur chaque carte des flèches de précession, le long des parallèles de latitude, de quinze en quinze degrés. On voit ainsi d'un coup d'oeil de quelle quantité la précession déplace les étoiles du voisinage dans l'espace d'un siècle.

Appelons, en passant, l'attention sur un fait bien connu, et pourtant quelquefois oublié , c'est qu'en réalité la précession ne déplace nullement les étoiles : on doit la considérer comme entraînant les cercles horaires et les parallèles dans une direction contraire à celle des flèches.

Les contours des constellations sont plus apparents qu'on ne l'aurait désiré si l'on n'avait eu égard aux recherches des commençants. Il semble vraiment nécessaire que l'étendue d'une constellation puisse être embrassée d'un coup d'œil; c'est au point que s'il n'y avait pas d'autre moyen il faudrait colorier les espaces, comme on le fait dans les cartes géographiques. La disposition adoptée nous a pourtant paru suffisante.

Quant aux anciennes figures des constellations, nous ne croyons pas que personne regrette leur suppression. Le vieil usage qui consistait à désigner la place d'une étoile au moyen

KXTRAIT DE LA PRÉFACE DE l'aUTEUR. VIE

de la massue d'Orion^ ou de la pince boréale de VEcrevisse^ ou de Vaile australe de la Vierge^ etc., est heureusement tombé en désuétude. Comme le nombre ou la lettre qui désigne chaque étoile est toujours indiqué, même quand on se sert encore de l'ancien moyen, il n'y aura jamais de difficulté à retrouver une étoile sur les cartes.

Notre Atlas sert de complément naturel à l'excellent livre de M. Webb : Celestial objects for common Télescopes ; c'est donc surtout d'après cet ouvrage que les cartes ont été dressées. Pourtant, on y a aussi représenté toutes les étoiles et les nébuleuses mentionnées dans le Celestial Cycle de l'amiral Smith, toutes les étoiles doubles du catalogue de Brother, toutes les étoiles rouges du catalogue de Schjellerup, et toutes les nébuleuses indiquées comme très brillantes dans le grand catalogue de sir John Herschel; on n'a fait d'exceptions que pour un très petit nombre d'objets qui auraient par trop encombré les cartes.

Richard A. Proctor.

Page 1