PRÉFACE DU TRADUCTEUR
Tout en conservant la disposition des cartes de Proctor, nous avons cru devoir leur apporter quelques modifications qui les complètent sans les rendre, pour cela, d'une lecture moins facile. En ce qui concerne les étoiles doubles, nous avons comparé toutes celles qui étaient indiquées comme telles dans l'édition anglaise avec l'excellent Catalogue de M. Flammarion; ce catalogue contient toutes les étoiles doubles dont les observations ont mis hors de doute le mouvement relatif des deux composantes. Toutes les étoiles de ce catalogue ont été marquées sur les cartes de la lettre m, initiale du mot mouvement. Un grand nombre ne figuraient . pas dans l'édition anglaise, nous les avons ajoutées, afin qu'on pût facilement retrouver dans le ciel ces astres binaires si curieux à observer.
Toutes les cartes ont été comparées avec soin avec l'excellent Atlas de Dien revu par M. Flammarion ; nous avons pu ainsi corriger quelques erreurs qui avaient échappé à l'attention de l'auteur et modifier quelquefois les contours des constellations afin de les mettre plus en harmonie avec les habitudes des astronomes français.
L'introduction qui précède les cartes est rédigée en vue des commençants, qui éprouvent quelquefois d'assez grandes difficultés à comparer les cartes avec le Ciel. Nous y avons
X PRÉFACE DU TRADUCTEl T.
corrigé quelques nombres qui étaient relatifs à la latitude de Londres pour les adapter à la position de Paris. Enfin rien n'a été négligé pour faire apprécier du public français un ouvrage estimé en Angleterre et capable de rendre de grands services à tous ceux que captive l'étude si attrayante de la Science du Ciel.
Les quatre mémoires que nous avons placés à la fin du Volume se rattachent à la question si importante et si pleine d'intérêt de la distribution des astres dans l'espace. Ils renferment des vues nouvelles et originales qui n'ont peut-être pas encore été exposées en français. Nous avons pensé que, par la nouveauté même des idées de l'auteur, idées très différentes de celles qui sont communément enseignées depuis Herschel, ces mémoires méritaient d'être mieux connus en France, et ne manqueraient pas d'intéresser les lecteurs. Nous serions heureux si nous pouvions contribuer à faire apprécier comme il le mérite un astronome dont le nom est trop peu connu dans notre pays, bien qu'il compte parmi les plus éminents de l'époque actuelle.
Philippe Gérigny.