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saisons de Tannée, ces étoiles principales de la carte i, on peut, non seulement étudier en tous temps les constellations de cette carte, mais encore à volonté passer de celle-ci à chacune des autres (2, 3, 4 jusqu'à 11) pour y étudier les étoiles visibles à l'époque de l'observation. On peut voir immédiatement sur la carte i elle-même quelle est celle des autres cartes qu'on peut examiner avec le plus de fruit. Supposons , par exemple , que l'on se trouve à la date du 25 mars, à minuit; on trouvera que la Grande Ourse est . dans la position figurée en III {fig* 6) presque au zénith ; en comparant la carte i avec le ciel, on verra V Ourse tout en haut, Cassiopée tout en bas, au-dessous du pôle, le Dragon un peu en haut vers le Nord-Est, et ainsi de suite. Si l'on veut maintenant examiner les étoiles qui se trouvent au-delà de la Grande Ourse ^ c'est-à-dire au sud du zénith, la carte i indique immédiatement les cartes qu'on doit prendre. On y trouve en effet sur les bords, tout près des sept étoiles de VOurse^ les mots carte 8 d'un côté, et carte 6 de l'autre; de sorte que chacune de ces cartes peut remplir le but proposé. On ira donc à la carte 8, où l'on trouvera, près du bord (là où sont inscrits les mots carte i), les trois étoiles de la queue ; on s'en servira comme point de départ pour trouver les étoiles du Bouvier^ du Serpent^ et ainsi de suite. Si l'on reprend la carte 6, on y verra, sur les bords, les Gardes et une autre des quatre étoiles du corps de VOurse^ à l'aide desquelles on peut trouver les étoiles du Lion, des Gémeaux^ etc.
Mais il importe aussi de savoir à priori quelles sont les cartes de la série i, 2, 3, 4 jusqu'à 11, qui sont les plus utiles à étudier pendant chaque saison de l'année.
Il est également à propos de savoir dans quelle position il faut s'attendre à trouver les espaces qui correspondent aux différentes cartes. Les Jig, 7 et 8 ont été imaginées à cet effet. Elles représentent à elles deux l'ensemble de la voûte
céleste (*) : le centre de chacune est le point zénithal, et la circonférence est l'horizon. Elles montrent comment les espaces qui correspondent aux diverses cartes de la série se trouvent disposés quand les n**' 2, 4, 6, 8 ou 10 ont chacun leur centre juste au Sud, ou bien quand ce sont les n*** 3, 5, 7, 9 ou II. Dans la fig, 7, la carte 2 se voit avec son centre au Sud; dans \dL Jig. 8, c'est la carte 3; et l'on remarquera que la rotation du Ciel amène l'espace correspondant à la carte 2, de la position représentée par Idijig, "j à la position qu'indique la Jig, 8, en un dixième de jour ou 1^ 24"*.
Les tables suivantes servent à montrer à quelles heures et en quelles saisons les centres des différentes cartes occupent les positions qui sont indiquées dans \esjig, 7 et 8.
L'interprétation de ces tables est très simple, ainsi que la manière de s'en servir. Ainsi, la première table nous montre que, à 10'* du soir, le 16 mars, Tespace céleste correspondant à la carte 8 se trouve à l'Est (dans la position occupée par la carte 4 dans là Jig, 7); l'espace correspondant à la carte 6 est juste au Sud (dans la position occupée par la carte 2 dans la. fig, 8); et ainsi de suite.
(*) Ces figures ont été dessinées avec le plus grand soin, de façon à indiquer exactement la position actuelle de chaque carte, non seulement par rapport aux points cardinaux, mais encore relativement à l'élévation au-dessus de l'horizon. Par exemple, dans \iifig. 7, on voit que l'intersection commune des cartes 2, 3 et 4 se trouve située presque exactemeiit vers le point de l'horizon marqué S.-E. et à très peu' près aux quatre neuvièmes de la distance de ce point au centre de la carte. Le point correspondant du Ciel occupé parÇ du Bélier se trouve situé à peu près juste au S.-E., et à 36" environ au-dessus de l'horizon le 21 septembre à minuit. Il en est de même de tous les autres points d'intersection, ainsi que de tous les points du contour de la circonférence des différentes cartes. La construction de ces figures implique la résolution de plusieurs problèmes géométriques des plus intéressants, mais non des plus aisés. On peut ajouter que les équations des courbes formées dans la projection par les limites réellement circulaires des cartes sont d'une forme assez singulière.
Fig. 7.
Montrant la disposition des régions du Ciel représentées par les cartes de cet Atlas, quand le centre de l'une des cartes 2, 4> 6, 8 ou 10 est juste au Sud.
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Ijdifig. 7 correspond à l'aspect du Ciel à minuit,
le 21 septembre.
{Le lecteur' devra /aire cinq traces de cliaque figure, en numérotant
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Fig. 8.
Montrant la disposition des régions du Ciel représentées par les cartes de cet Atlas, quand le centre de l'une des cartes 3, 5, 7, g ou ii est juste au Sud.
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La fig. 8 correspond à l'aspect du Ciel 2^2'^™ plus tard (la même nuit),
ou bien à minuit, le 27 Octobre.
les différents espaces dans chacune^ d'après les Tableaux I et II. )
En outre, supposons que nous ayons besoin de savoir quand l'espace correspondant à la carte 7 sera bien placé pour l'observation. En comparant les Jig, 7 et 8, nous trouvons que Tespace correspondant à la carte 7 doit toujours se trouver tout en bas, mais qu'il est surtout bien placé pour l'observation quand il est juste au Sud, comme la carte 3 dans \di fig. 8»
Si nous prenons alors le tableau II, nous trouvons que la carte 7 est juste au Sud, à minuit le 22 mars, ou à 11** le 7 avril, ou bien, aux dates indiquées dans la troisième colonne de dates, et aux heures correspondantes dans la colonne des heures. Une partie de l'espace céleste réprésenté par la carte 3 (et par chaque carte impaire) n'est jamais visible dans nos latitudes. On remarquera que la partie correspondant au haut des cartes 2, 3,..., 1 1, se trouve vers le pôle, et que l'espace céleste correspondant à une carte n'est situé verticalement, pour ainsi dire, que quand il est juste au Nord ou au Sud. Mais il n'y a rien là d'embarrassant, si l'on veut bien remarquer que les différentes cartes peuvent toujours se tourner de manière à reproduire la position réelle des groupes d'étoiles qui y sont figurés. Supposons, par exemple, que l'observateur veuille examiner la partie du Ciel représentée dans la carte 4? à minuit, le 21 septembre, quand cette région est située comme le montre \dijig, 7; alors, si l'on considère la carte telle qu'elle est imprimée, on ne trouvera pas les groupes d'étoiles dans le Ciel aux mêmes positions que dans la carte, mais la Jig, 7 montre que l'angle où la carte 4 recouvre les cartes i et 2, se trouve tout en haut à ce moment ; on n'a donc qu'à tenir la carte de façon que cet angle (celui d'en haut à droite) soit le plus élevé possible, pour voir les constellations de cette carte dans leur position véritable.
On voit ainsi Orion s'incliner par derrière, tel qu'il est alors dans le Ciel, le 7^a«/A'eawsurlatéte d'Or«o/i, Percée au-dessus
du Taureau, les Gémeaux presque horizontaux, à la gauche à'Orioriy et ainsi de suite. Mais, à minuit, le 8 janvier, on trouve, d'après le tableau II, que l'espace correspondant à la carte 4 est au Sud-Ouest, tout en haut; et, se reportant à la fi g. 8, on voit cet espace occuper la position marquée par la carte 2.