XIV
On a regardé jusqu’à présent l’apparition de fies comme un signe des progrès de la syphilis. Hahnemann les regarde comme une maladie à part, sui generis. Cette opinion a certainement beaucoup de raisons en sa faveur. Il y a des cas de syphilis générale très-développée sans fies, et réciproquement des fies sans autres symptômes de syphilis, ce que GlasorÇl ) entre autres a observé. Neumann (2) prétend également que les condylomes opiniâtres, pointus, proviennent d’un contagium autre que celui de la syphilis, mais qui se communique également par le coït. J’ai vu souvent des condylomes accompagner la syphilis, mais j’en ai vu aussi sans syphilis; dernièrement encore j’ai traité trois personnes atteintes d’une sycose simple, deux jeunes gens et une jeune fille de dix-neuf ans. Chez les premiers s’était montrée d’abord une gonorrhée qui ne voulait pas céder aux moyens les plus renommés. J’en découvris la cause au bout de quinze jours, lorsque les condylomes parurent au prépuce et au gland. Chez la jeune fille ils avaient paru tout aussitôt, sans autre symptôme. Ils furent guéris tous trois en peu de temps, par le remède spécifique recommandé par Hahnemann, le thuya dont l’efficacité a été reconnue par d’autres aussi (3). Le docteur Vossen d’Aix-la-Chapelle, a remarqué également que des condylomes ne sont pas toujours des
(i) Mittlieilungen aus dem Gebiete des homœopatischenHeilverfahrens. In Archiv. fur homœopatische Heilkuust, iovol., cah. i.
(i) Uber die Lustseuche. Im Journal der Chirurgie und Augenlieilkunde von C. F. von Grœfe und Ph. von Walther, xvti vol., i cah.
( 3) Prakt. Mittlieilungen aus dem Gebiete der homœopathie von Dr. Kirsch. In der Hygea, 4 vol., pag. 117, 433. Libert , Archives de la médecine homéopathique, i830. Mai et juin.