‹ Nouvel organe de la médecine spécifique ou exposition de l'état actuel de la méthode homéopathiqueChapitre 42 sur 123 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

arrivons au développement d’unepalhologie physiologique qui est en môme temps la base de la thérapeutique, et qui nous indique la voie à suivre pour faire cesser les anormalilés. Il est donc de la dernière importance de rechercher d’abord comment se forme la maladie.

L’effet des influences extérieures sut* l’organisme vivant, quand il n’est pas purement chimique et par conséquent destructeur, mortel, dépend en partie delà nature de celte puissance comme facteur extérieur , et en partie de la faculté de l’organisme de recevoir d’elle une activité déterminée , faculté qui constitue le facteur intérieur. Le développement de cette activité à la sollicitation d’une influence extérieure, est ce qu’on a coutume d’appeler réaction. Mais l’idée delà faculté de réaction est tellement confondue avec celle de l’état vital de l’organisme, que l’on n’en fait plus mention quand il est question de changemens de l’activité par des influences extérieures, et que, conformément à l’usage de la langue, on ne nomme plus que le facteur extérieur pour désigner la cause de ces changemens. On dit : cette substance est échauffante, cette autre rafraîchissante, celle-ci purgative, cellelà sudorifique, etc., n’ayant en vue, en parlant ainsi, que le fait, c’est-à-dire le phénomène de l’augmentation de la chaleur, du froid, de la purgation et de la transpiration. Mais il est nécessaire pour les physiologistes et les psychologistes d’y joindre l’idée de la faculté réactive et d’en rechercher le rapport avec les puissances extérieures, afin de pouvoir expliquer les différences des réactions sous le rapport de la qualité et de la quantité. Les connaissances de ces différences sous le premier rapport sont purement empiriques, et quoique l’on ait essayé maintes fois d’arriver à la connaissance des causes de telle ou telle espèce de réaction, on n’a jamais réussi, dans l’état actuel de la médecine, à soulever le voile qui les couvre. Nous savons empiriquement que l’ipécacuanha provoque des mouvemens antipéristaltiques dans l’estomac et des vomissemens, que la rhubarbe relâche, que le morphium endort, que le sureau fait transpirer. Nous sommes arrivés, en réfléchissant sur ces observations, à la connaissance de la loi générale du dualisme, qui nous autorise à admettre que les

PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE

substances qui déterminent dans certains organismes des activités particulières, sont avec eux dans un rapport polaire particulier, sans que nous soyons cependant en état de déterminer suffisamment la nature de ce rapport , et de prouver la nécessité de leur influence particulière sur ces organes. Peut-être l’avenir nous en apprendra-t-il davantage.

Chaque individu a la tendance de conserver son intégrité dans son contact continuel avec le monde extérieur. Il y réussit plus ou moins parfaitement , selon les différences de quantité de la faculté réactive qui méritent d’être soumises à des recherches plus exactes.

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