‹ Nouvel organe de la médecine spécifique ou exposition de l'état actuel de la méthode homéopathiqueChapitre 48 sur 123 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

ceux qui Tout subi sont portés par la suite à engraisser promptement. On observe le même phénomène chez les convalescens qui relèvent d’une fièvre où la reproduction a été très peu active, et des enfans croissent avec une rapidité étonnante quand ils ont fait une maladie aiguë accompagnée d’un grand amaigrissement. On a été surpris de voir des médicamens produire des effets tout opposés à ceux qu’on en attendait d’après leur réputation, et cela sans qu’on pût s’en expliquer la cause. Des discussions se sont même élevées sur la question de savoir quel est l’effet propre et vrai de certains médicamens, par exemple, du camphre auquel on a attribué des propriétés tantôt rafraîchissantes, tantôt échauffantes. Il possède les unes et les autres, seulement à des époques différentes. Ses effets primitifs sont rafraîchissans; mais comme pour tous les moyens diffusibles , l’effet opposé ne tarde pas à se faire sentir, et il se manifeste de la chaleur avec transpiration. Le nitre agit de la même manière, mais plus lentement. On a observé que la digitale produit tantôt des battemens de cœur plus forts et la suppression de la sécrétion de l’urine, tantôt la suppression du pouls et une sécrétion d’urine abondante; seulement on n’a pas encore suivi avec assez d'attention la succession des différens symptômes, autrement on aurait immanquablement reconnu que les uns sont primitifs, les autres secondaires.

On sait que les liqueurs spiritueuses échauffent et égaient d’abord, et causent ensuite du relâchement et de la somnolence ; voilà pourquoi il est dangereux de boire de l’eau-de-vie lorsqu’on est exposé à un froid intense ; au contraire, une gorgée de bière ou même d’eau froide produit d’abord une impression désagréable de froid, mais occasionne ensuite une sensation de chaleur intérieure, puis extérieure , de plus en plus agréable. Le meilleur moyen de se garantir des engelures, c’est donc de tenir pendant quelque temps ses pieds dans de l’eau froide , ou de les frotter de neige. C’est pour cela aussi qu’on est parvenu, dans le choléra, à rappeler la chaleur vitale par de petites doses de camphre, dont les effets primitifs rafraîchissent, ou par de petites doses de glace ou d’eau froide , lorsque le malade était déjà en proie à la raideur et au froid de la mort.

PHYSIOLOGIE ET PATHOLOGIE

Par la même raison, lorsqu’on a très chaud, il suffit, pour se rafraîchir, d’avaler une gorgée d’eau-de-vie, ou une tasse de café ou de thé.

Des hommes et des animaux raides de froid périssent dans une chambre chaude* mais reviennent à la vie si on les couvre de neige.

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