DE LA
INTRODUCTION
La médecine ne peut avoir pour dernier but que d’éloigner les phénomènes morbides, ou, en d’autres termes, de rétablir la santé, de la manière la plus sûre, la plus prompte et la plus agréable. Un système médical n’a donc de valeur qu autant qu’il répond à ce but.
Un des caractères distinctifs de notre siècle, c’est de considérer surtout l’utilité des choses , sans se laisser arrêter par la crainte de heurter quelque institution ancienne, quelque dogme ou quelque coutume fortement enracinée. Nous ne nous proposons pas do montrer ici qu’on a souvent dépassé les bornes en n’ accordant de prix à un objet qu’en raison des avantages matériels qu’il procure. Cependant * nous ferions preuve d’un amour-propre très-mal placé si nous nous plaignions de cette disposition dominante, de soumettre à la critique les connaissances et les talens des médecins, d’examiner la valeur de leurs principes, et de leur demander : «Quelle certitude avez-vous? Quels gages pouvezvous nous offrir que nous ne serons pas sacrifiés aux préjugés ou à l'esprit systématique, si nous nous confions à vous?» Des questions de cette espèce sont devenues beaucoup plus fré-