‹ Nouvel organe de la médecine spécifique ou exposition de l'état actuel de la méthode homéopathiqueChapitre 59 sur 123 · XXXIV · texte numérisé non relu

XXXIV

Selon Hahnemann, tout ce qu’on peut connaître des maladies, c’est la manière dont elles se manifestent, et la somme des symptômes représente la maladie dans toute son étendue , en constitue la seule et véritable forme. Ainsi «l’ensemble des symptômes, 1 ’ image réfléchie à L’extérieur de l’essence intérieure de la maladie , c est- à- dire de l’affection de la force vitale , est en même temps la principale ou la seule indication fournie par la maladie, du remède qu’elle demande; la seule chose à laquelle le médecin puisse reconnaître le cas morbide, et qu’il soit obligé d’enlever au moyen de son art pour opérer une guérison radicale. L’affection de la puissance intérieure invisible qui anime notre corps et l’ensemble des symptômes provoqués par elle dans l'organisme, perceptibles à l’extérieur, et représentant le mal, ne forment qu’un tout, une seule et môme chose, et ne peuvent pas être séparées. Mais comme , lors de la guérison , la perturbation intérieure de la force vitale, cause de la maladie, cesse en même temps que l’ensemble des symptômes perceptibles, c’est-à-dire quand la totalité de la maladie disparaît, il s’ensuit que le médecin n’a qu’à enlever l’ensemble des symptômes pour détruire la maladie dans sa totalité , chose d’autant plus facile qu’il n’y a pas de maladie guérissable dans l’intérieur de l’homme, qui ne se manifeste par des indices et des symptômes aux yeux de l’observateur. »

J’ai cru nécessaire de rapporter les propres expressions de rail leur de cette hypothèse. On peut d’autant moins se dispenser de l’examiner ici, que l’esprit de cette doctrine purement symptomatique, en opposition avec l’aristocratisme de l’ancienne thérapeutique causale, a fourni aux défenseurs de celle dernière le princi-

pal sujet d’attaque contre la nouvelle méthode. Je suis trop ennemi de la polémique pour faire l’histoire de cette lutte; je me bornerai à faire remarquer qu’un grand nombre de partisans de la méthode spécifique n’ont pas adopté sans restriction les opinions de Ilahnemann, et qu’ils ont déclaré nécessaire demettre des bornes au traitement purement symptomatique. Quant à moi , qui n’ai jamais caché mon opinion à cet égard , je ferai connaître à quelle conviction l’observation et la réflexion m’ont conduit.

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