‹ Nouvel organe de la médecine spécifique ou exposition de l'état actuel de la méthode homéopathiqueChapitre 7 sur 123 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

La conservation de soi-même est la première et la plus remarquable des manifestations de la rie individuelle .

Cette tendance se rapporte à la conservation du genre, de l'espèce, et plus encore de l'individu. Elle est tellement propre à tout le règne végétal et animal, que l’on peut, avec Leibnitz (1), considérer la tendance à conserver son individualité comme la tendance principalede la vie. Un des phénomènes les plusétonnans de l’admirable organisation du monde, c’est que tout être animé ne produit jamais que son semblable. Nous reconnaissons sans doute la nécessité de cet arrangement pour qu’il ne s’introduise pas de trouble dans l’harmonie de la nature, mais la cause en est eachée dans le mystère de la vie. Tout ce que nous savons là-dessus , nous l’avons appris de la seule observation des genres, des espèces et des individus qui se perpétuent, et nous sommes arrivés àl’idée d’un principe vital incorporé déjà dans chaque germe, que nous devons reconnaître pour la cause interne de la formation et du développement organiques de genres et d’espèces déterminés.

La tendance de la vie individuelle à conserver son individualité se manifeste par V opposition aux influences de la nature extérieure.

Il suffira de rappeler qu’aucune force agissante ne peut être conçue qu’en lutte avec une force contraire. Aristote (2) dit déjà que l’opposition est la cause de toutes les choses. Nous nous convaincrons d’autant mieux de cette vérité que nous observerons avec plus de soin les circonstances dans lesquelles les activités se

(1) De principio individuationis. In Opp. , t. h.

(2) Metaphys, , lib. i, c. 5.

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