‹ Nouvel organe de la médecine spécifique ou exposition de l'état actuel de la méthode homéopathiqueChapitre 79 sur 123 · IG · texte numérisé non relu

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DiiüXJÈWK PARTIE.

(]u à cet acide, oji ne peut condamner remploi de cette préparation.

Les acides minéraux doivent être dilués dans de l’eau distillée et non dans de l’esprit-de-vjn.

V acide sulfurique avec l’alcool se change en sulfure tartareux.

L 'acide muriatique avec l’alcool devient de l’éther muriatique.

V acide nitrique avec l’alcool donne de l’éther sulfifrique.

L’acide phosphorique se change promptement en phosphure tartareux par son mélange avec l’alcool.

11 est impossible qu’en broyant les substances avec du sucre de lait dans un creuset de porcelaine, il ne se détache pas quelques parcelles de qe dernier : Gutta cavat lapidem. Au reste, j’y attache peu d’importanc, parce que toutes les expériences étant laites avec des médicamens ainsi préparés, les effets doivent aussi par conséquent être toujours les mêmes. Cependant j’approuve fort la proposition ingénieuse de Messerschmidt (|), défaire les triturations dans des vases de sucre de lait, ce qui préviendrait assurément tout mélange de substance étrangère.

On ne doit pas se fier à l’eau distillée des pharipaciens, parce que toutes les eaux distillées sont préparées dans un seul et même appareil. Le pharmacien qui veut avoir des médicamens purs, doit avoir un appareil particulier pour préparer l’eau distillée et l’alcool chimiquement pur, sans aucune odeur, en un mot ne négliger aucun soin dans la préparation cfôs médicamens. Il sera plus que payé de sa peine par la certitude qu’il aura d’arriver plus sûrement au résultat. Il n’est pas nécessaire de dire qu’il ne faut employer que du sucre de lait purifié.

On peut pousser à l’excès les soins qu’on met à la préparation des médicamens. Hahnemann recommande de prendre un autre verre pour chaque nouvelle atténuation, et de ne jamais se servir

(i) Archiv. fur dip Jlomœopath. Heilkunsl. , vol. xiva i , pag. $9 el suiv.

DIAGNOSTIC ET THÉRAPEUTIQUE. i()3

du même vase pour la préparation d’autres médicamens. Je me sers de flacons cylindriformes, coniques à la base, de quatre pouces de longueur et de la grosseur du petit doigt. Après avoir été lavés plusieurs fois, lorsque je m’en suis servi , puis nettoyés daps de i’eau bouillante , puis , lavés de nouveau , essuyés avec une petite éponge bien nette attachée à une baleine, et enfin chauffés pendant quelque temps dans un poêle, ces flacons sont parfaitement purs et peuvent fort bien servir encore.

Je dois faire observer qu’il est difficile de trouver du papier non blanchi au chlore et ne sentant pas la pâte pourrie , pour y envelopper la poudre ; c’est cependant absolument nécessaire.

Je dois dire un mot aussi des globules dont Hahnemann a introduit l’usage. Ce sont de petits grains de sucre et de mucilage de gomme adragante, qu’on peut se procurer chez tous les confiseurs sous le nom de nonpareil. On les imbibe du liquide médicamenteux, et on en remplit un flacon où on les conserve jusqu’au moment de les administrer. Les pharmacies portatives ne contiennent ordinairement que des globules pareils. On les a beaucoup attaqués ; plusieurs objections sont justes, d’autres n’ont aucun fondement. Les corps fixes, tels que les terres, les métaux, leskali, le natrum, plusieurs sels, différens végétaux , delà solutiondesquels ces globules ont été imbibés, se conservent pendant des années sans altération. Mais les substances volatiles perdent indubitablement de leur force, et il serait ridicule d’affirmer que les globules imbibés d’esprit de camphre ou d’ammoniac, ou d’huile de térébenthine ou d’une dissolution de musc, ne subissent aucun changement. Il faut donc, pour pouvoir compter sur leur efficacité, humecter fréquemment, et plps souvent en été qu’en hiver, les globules qui ont été saturés de substances volatiles, et avoir soin de munir les flacons de bouchons qui les ferment exactement. En prenant ces précautions on retirera beaucoup d’avantages des globules médicamenteux; mais j’avoue que je ne les compte pas à un près ; j’en donne souvent de vingt à trente à la fois, et même , lorsque je suis en course pour visiter mes malades, je ne les emploie pas généralement, parce qu’il est im~

possible de porter avec soi un grand nombre d'atténuations dont il fautdonner tantôt une basse et tantôt une haute. Quant à la forme sous laquelle le remède doit être administré, c’est une affaire d’assez peu d’importance, pourvu qu’il soit mêlé à une substance aussi indifférente que possible. Quand on répète la dose du médicament , la méthode de le faire dissoudre dans de l’eau et de le faire prendre par cuillerée n’est pas désagréable pour le malade.

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