‹ Nouvelle anatomie artistique du corps humainChapitre 11 sur 81 · I.ps seins · texte numérisé non relu

I.ps seins

Le bassin est développé sans exagération, mais le triangle sexuel, sur la plupart, s’étale inconsidérément (Og. 22). Le geste des bras varie et sur l’une d’elles, dont les jambes sont comme enveloppées de draperies, les membres supérieurs

(1) Cet étui ou cornet phallique devait être un insigne et la marque distinctive d’une race.

On le voit sur le per-

FiG. 22. — Figurines d’ivoire de la collection Mac Grégor.

(Égypte primitive.)

(D'après Navu.i.k, Recueil des travaux et à l’archéologie égyptienne et assyrienne,

1899, p. 212. PI. IV.)

relatifs d la philologie par Masi'éuo, 21' année.

UM°bfs%die‘ï”iru n'ouvcI Empire monlrent les prisomiiers libyens pourvus de “eTaûriiut ainsi m’on en trouvera plus loin Je nombreux evemples.

PÉRIODE PRIMITIVE

reproduisent Irés exactement, à quelque quarante siècles de distance, le geste pudique de la Vénus de Médicis.

A ces premières figurations féminines, il faut rattacher les figurines égyptiennes archaïques décrites par Naville (1) et aujourd’hui au musée de Genève.

Elles sont grossières et la nature de la terre indique l’époque de la tombe de Négadah, attribuée à la P® dynastie.

L’une d’elles (fig. 23), aux hanches bien marquées et serrant de ses deux mains des seins volumineux, est considérée par Naville comme le type de la fécondité, antique spécimen d’Anailis ou d’Istar, dont l’origine babylonienne est connue.

M. Naville verrait dans cette curieuse statuette une nouvelle preuve de la communauté d’origine entre les deux civilisations babylonienne et égyptienne.

Les statuettes d'ivoire découvertes par M. Quibel à Hiérakonpolis, dont nous venons de parler, abandonnent ces formes outrées et, sur deux d’entre elles, les formes féminines s’accusent avec la discrétion et l’élégance qui seront le propre de l’art égyptien.

Dès l’époque suivante, le type féminin est constitué et ne changera plus.

Mais ce qui démontre bien les tendances naturalistes de ces premiers artistes, c’est la copie très exacte des déformations rachitiques des membres inférieurs que montrent quelques figurines d’ivoire de la collection Mac Grégor et de M. Quibel à Iliérakonpolis (fig. 24).

(1) Naville, Recueil des travaux relatifs à la philologie et à l’archéologie équpt et asstjr., publié par G. Maspéro, 2D année, p. 212.

Fig. 23. — Statuette archaïque

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