EUX ÉPOUX ANONY.MES. A
(Origine inconnue. Sti/le Fe dynastie.
Musée du Louvre, salle du mastaba.)
Fig. 48. Jambes de l homme du groupe FIGURE précédente.
(Musée, du Louvre.)
Fig. 49. Croquis d’après la jambe de l’homme du groupe A. 45.
LE NU DANS L’ART
Si vous vouler l’accentuation maladroite de tous ces traits du nu égyptien sur lequel nous venons d’insister, coritemplez,i’h.omm0; assis du groupe inscrit sous le n» A 45 (fig. 47, 48 et 49). Puis, s’il vous plaît d’en voir la
Fig. 50. — Jambe d’un personnage
ASSIS NOMMÉ KÉKI.
(Style de la V'^ dynastie A. 41. Musée du Louvre, salle du mastaba.)
caricature, regardez Kéki (A 41) (Og. 50) ou le groupe du prêtre Ourtsen (A 43) (fig. 51).
Trois statues debout, de grandeur naturelle, adossées au mur de gauche de la salle du mastaba (fig. 52, 53 et 54). ont été longtemps considérées comme les plus anciennes du monde (1). La grossièreté de 1 ensemble et les imper-
(1) Deux de ces statues représentent Sépa, prophète et prêtre du taureau blanc, la troisième est celle de la parente royale Nésa, qui, sans doute, était sa femme.
ANCIEN EMPIRE
Fig. 51. Groupe de deux personnages au nom du prêtre Ourtsen. (Origine inconnue. Style T® dynastie. Musée du Louvre, salle du mastaba.)
Fig. 52. — Statues de Sépa et Nésa.
Attribuées pai* de Rougé à la IIP ou au comuiencemcnt de la IV’e dynastie.
(Musée du Louvre, salle du mastaba.
''ÏRvr;,
LE NU DANS L’ART
fcctions des détails ont été considérées p>ar les uns comme des marques d’archaïsme pendant que d’autres n’j' voyaient que le résultat de l’impéritie de mauvais ouvriers.
Il est aisé d’y retrouver les traits caractéristiques de la méthode, assez
gaucliement appliquée ici, d’après laquelle ont été exécutées les autres statues de la même salle.
Fiii. 53. •— Statues de Sépa et Fig. 54. — Jambes de la statue de
Nésa vues de profil. sépa a. 36.
(Musée du Louvre, salle du mastaba.)
Le modelé de la jambe n’a pas la même valeur sur les deux statues, qui certainement ne sont pas de la même main. Le genou du n» 36 rappelle le faire des bonnes œuvres, tandis que le modelé du n“ 37 a 1 incorrection de Ua-sankh, de la même salle (A 39) ou d’une autre statuette en granit noir
ANCIEN EMPIRE
Quant à la lourdeur excessive des jambes de ces trois statues, elle s’explique par une raison de solidité, car elles sont de grande dimension, en calcaire plus ou moins friable, et elles n’ont point en arrière le solide tuteur que possèdent d’autres statuettes en calcaire de taille réduite.
Les statues féminines de l’Ancien Empire sont plus rares que les statues d’homme. Comme pour ces dernières, elles fixent le type qui prévaudra dans la suite. Bien que d’un faire un peu sommaire, Nésa en reproduit les principaux traits (fig. 52 et 53). Elle est vêtue d’une longue robe collante ouverte en pointe sur la poitrine et qui moule très exactement toutes les rondeurs de son corps. Les seins, fermes et hémisphériques, sont haut placés. Le ventre uni forme une saillie discrète et les fesses plates appartiennent au tjpe du bassin droit (voj. vol. 11, p. 230). Le triangle sexuel, qui s’accuse brutalement malgré la robe, est certainement un signe d’archaïsme. Le bassin étroit ne dépasse pas en largeur, au niveau des crêtes iliaques apparentes, le diamètre transverse de la poitrine sous les aisselles, mais les cuisses sont saillantes en dehors et bombées en avant.
Fig. bS. — Le haut fonctionnaire Kanofir et son épouse la parente ROYALE NopIRIRIT.
(Oriijine inconnue. ipastie. Musée du Louvre, salle du mastaba.)
Vue de profil, Nésa, que ne soutient pas un tuteur de pierre en arriére, a les aplombs corrects de la station droite, fait rare dans les œuvres primitives.
Tous ces traits du tjpe féminin sont reproduits avec plus de finesse et d’habileté sur la femme du groupe en calcaire, proche voisin de Nésa A 120) (fig. 55).
LE NU DANS L’A B T
Ils sont exagérés sur la petite femme du groupe A 45 et aussi sur celle du groupe A 44 (fig. 56).
A côté de Khéphren et de Ramké, il est, au musée du Caire, d autres statues funéraires de particuliers qui réalisent si complètement le t^’pe de la figure humaine debout créé par l’art de l’Ancien Empire qu’ils peuvent
Fig. d6. — ■ Groupe représentant ueüx