‹ Nouvelle anatomie artistique du corps humainChapitre 3 sur 81 · AUX ÉLÈVES DU COURS D’ ANATOMIE DE L’ÉCOLE DES BEAUX-ARTS · texte numérisé non relu

AUX ÉLÈVES DU COURS D’ ANATOMIE DE L’ÉCOLE DES BEAUX-ARTS

Ceux qui ont suivi V enseignement que j’ai professé pendant près de vingt ans à l’École des Beaux-Arts ont eu la primeur des observations consignées ici. Ils savent que ce n’est pas là une histoire des Beaux-Arts et que les leçons consacrées à l’histoire du « nu » dans l’Art n’avaient d autre but que de fortifier les notions puisées dans l’étude du modèle, en leur montrant comment les artistes, leurs devanciers, avaient reproduit aux diverses époques ces mêmes formes qui venaient de leur être exposées. J’ai pensé qu il y avait lieu aujourd’hui de coordonner à leur intention, en les complétant autant que possible, ces notions fatalement un peu éparses. J’en ai composé ce quatrième volume de la série qui résume ainsi tout mon enseignement.

Les élèves y pourront constater que, s’il importe à l’artiste de connaître à fond les formes extérieures du corps humain ainsi que leur raison d’être au repos et en mouvement, l’Art, même aux époques de réalisme, ne les a jamais reproduites dans leur réalité absolue et que la part de l interprétation, variable suivant les temps et les lieux, y a toujours été considérable. Peutêtre retiendront-ils cet enseignement que, bien qu’appuyé sur la Science du * nu y>, l’Art vit et se nourrit d’idéal. La simple copie du modèle vivant n’a jamais été le but suprême et exclusif de l’Art.

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