RT AUTRE PAS ÉGYPTIENS
(D’après Wilkinson, Manners and CiislonUj I, p. 505.)
Fig. 404. — Bûcherons.
(Saaiel-el-Meitin. Vl<^ dynaslia.) (D'après Licpsius, Denkmàler . II. PI. CXI).
Fig. 40o. — Exercices acrobatiques, (Béni-Hassan, tombe de Nevroltiph (Khnovm-hotep.)
(D'ajirès Roselli.m, Monumenti, II. PI. CI.)
Fig. 406. — Bûcherons.
(Sauiet-el-Meitin. VB dynastie.) (D'après Lepsius, Denkmàler. II. PI. CVlII.j
Fig. 407. — Ouvriers fabriquant une barque. (Beni-Hassan-el-Qadim.)
(D'après Ciiami'Oli.ion, Monuiaen's de l'f^yypfe et. de la Nubie, t. IV. PI. CCCLVIl.)
ATTITÜDIiS ET MOUVEMENTS
crayons qui sont à son oreille, l’autre écrit sur la tablette (fig 399)
Dans le mouvement de la houe, l’instrument est présenté en l air d abord, puis à terre (fig. 402). Dans les scènes de bastonnade (fig. 400 et 401), deux exécutants sont placés côte à côte, en face du patient à genoux; l’un lève le bâton en l’air, l’autre a atteint le but. L’artiste indique ainsi que les coups se succédaient et n'étaient pas frappés en même temps.
Le maniement de la hache est représenté aussi au début et à la fin do l’action (fig. 398). De même sur cette autre figure (fig. 400 et 407).
Le grand mouvement de la cognée, dans l’abattage des arbres ou dans l’équarrissage des troncs, est vu à ces deux extrémités (fig. 404).
Au tombeau de Ptah-hotep, sur deux vaisseaux superposés, les rameurs sont représentés différemment. En haut, renversés en arriére, les bras ramrnés au corps. En bas, le corps penché en avant et les bras étendus (fig. 397).
Ce sont des oiseleurs, dans le tombeau de Ti, qui sont figurés faisant la manœuvre pour fermer le filet, en deux registres superposés. En bas, ils sont assis à terre, tenant la corde passée derrière l’épaule; en haut, ils se sont renversés, et, dans ce mouvement, ont amené la fermeture du filet (fig. 396).
Mais, il y a mieux encore, et des mouvements plus complexes sont figurés en plusieurs phases successives.
La figure 98 semble empruntée à nos séries chronophotographiques du saut (vol 111, p. 163, n- 9 et 10).
L’exercice acrobatique du renversement du torse en arrière est figuré en deux phases successives (fig. 405).
Enfin, les trois images de la figure 97 reproduisent très exactement un exercice clownesque bien connu.
Les lutteurs de Béni-Hassan reproduisent une suite de prises de lutte d’une infinie variété. Si toutes les poses ne se suivent pas régulièrement, la figure 99 nous montre les différents temps du début d’une lutte de la façon la plus claire, à la manière d’un film.
Mouvements de locomotion.
Comment l’art égyptien a-t-il reproduit la marche et la course? On pourrait répondre, d’une manière générale, de la façon la plus heureuse. Mais il y a lieu d’entrer dans le détail.
LE .\U DANS L’A HT
Déjà, par le simple écartement des jambes de la formule ordinaire, il 'semble que la figure égyptienne soit toute prête jiour la marche, si même elle ne l’exécute déjà. C’est, pensons-nous, ce qui explique le succès de l’art égyptien dans la figuration de la marche. Pour la rendre avec vérité, l’artiste n’a eu à apporter à la formule ordinaire que de minimes changements. 11 lui suffira d’augmenter l’écartement des jambes, de fléchir parfois un peu les genoux et en soulevant de terre le talon qui est en arriére, il ajoute un dernier trait qui fait, de l’image de la marche ainsi obtenue, la traduction sincère de la vérité, puisqu’elle représente exactement un moment de la marche qui répond à la fin du double appui.
On sait, en effet, que la marche se compose de deux phases qui se succèdent, phase de double appui et phase d’appui unilatéral. A un moment donné, de courle durée, dans la marche ordinaire sur plan horizontal, tout le corps est soutenu par les deux membres inférieurs étendus et écartés à la manière des branches d’un compas, les deux pieds en contact avec le sol, celui qui est en avant par le talon, celui qui est en arriére par les orteils. C’est le commencement du double appui. Mais presque aussitôt, le pied d’avant s’abaisse et s’allonge entièrement sur le sol, pendant que l’autre pied élève davantage le talon, appuyant sur le sol par les orteils, de toute la force des muscles du mollet pour pousser en avant la masse du corps, avant qu’il ne quitte lui-même le sol et exécute son mouvement de translation, réalisant ainsi la phase d’appui unilatéral. Or, c’est cette période ultime du double appui que l’art égyptien a su réaliser avec beaucoup de bonheur et qu’on voit déjà esquissée sur les œuvres primitives, ainsi qu’en témoignent ces petites figures d’un casse-tête en ivoire trouvé à Hiérakonpolis (fig. 408j.
Mais l’art égyptien a représenté la marche de plusieurs façons, qu’on peut résumer comme il suit :
1“ Marche sur la double plante. Les deux pieds reposent dans toute leur étendue sur le sol. Surtout réservée aux statues, elle s’observe aussi dans les bas-reliefs et les peintures. Pour les statues, c’est toujours la jambe gauche qui est en avant. Quant aux dessins et bas-reliefs, c’est tantôt la jambe gauche, tantôt la jambe droite, suivant le côté vers lequel le marcheur est tourné, ainsi que je l’ai exposé plus haut.
Dans celte forme de marche, les pieds sont généralement peu écartés, et elle est réservée aux démarches lentes des processions et des cortèges religieux {fig. 409).
La marche.
Fig. 408. — Personnages marchanï.
f JJeveloppement d'une masse d’arme de l'Émipte primitive ) (D'après Quieell, Hiérakonpoiis, t. I. PI. XX\'l B )
Fig. 409. — Une porteuse.
(Tombe de Beni-Hassan.)
(D’après Phkcy-E, Neweerry. Beni-Hassan vol. 1. PI. X.)
Fig. 410. — Serviteurs.
(Tombeau de Ti. dynastie.) ("D'après Dumichey, Hesultale der archaoloriisch PI. IV.)
Fig. 411. — Scène de pèche. Labour.
(Medum. Tombe de Rahotep.)
(D'après Peïrie, Medum. PI. XII.)
Fig. 412. — Soldats.
(Tombe de Geurnah.)
(D après Roseei.im, Monumentî, II, PI. CX.) Fig. 413. — Serviteurs.
(Tombe de Sakkavah. Ve dynastie.) (D’après Lepsil'S, Denkmaler. PI. VL.)
LE NU DANS L’ART
La marche (Suite).
Fig. 414. — Prisonniers. Marche sur les pointes. D'après Rosellim, Monumenli, PI. CXLIV,;
Fig. 41a. — Prisonniers.
Marche sur les pointes.
(Grand temple de Médinel-Abou. Deuxième Empire thébain.)
(D'après une photographie.)
Fig. 416. — Serviteur.
Marche sur les pointes.
(Tombe de Giseh. F® dynastie.)
(D'après Lepsids, Denkmaler. 11. PI. LVl.)
Fig. 417. — Serviteurs.
Marche sur les pointes.
(Tombe de Sakkara.)
fD'après Lepsihs, Denkmdler. 11. PI. XLN II.)
Fig. 418. — Batelier.
Marche sur les pointes.
(Tombeau de Ti.)
(D'après DOmichen, Resultate der archâologisch.^ PL V.)
ATTITUDES ET MOUVEMENTS
La marche (Suite).
Fig. 419. — Archer.
Marche en flexion.
(D'après A^L\^•ARD-J. Blackman^ The rock tombs of MeîVj vol. I.)
Fig. 421. — Adoration du soleil