‹ Nouvelle anatomie artistique du corps humainChapitre 55 sur 81 · PAR LE PHARAON · texte numérisé non relu

PAR LE PHARAON

(Thébes. Tombe de Ramsès V.)

I D’après Champollion, Monuments de l Énypte et de la Nubie.)

Fig. 420. — Bateliers.

Marche en flexion.

(Tombe de Rahotep.) (D'après Pf.trie, Medum. PI. X.)

Fig. 422, — Prisonniers devant LE pharaon.

(Raniesseum. Deuxième Empire thébain.) (D’après Champoi.lion, Monuments de l Égypte et de la Nubie. PI. XXXÜ.)

L\ MARCHE (Sllitej.

Fig, 423. — Serviteurs montant des grains dans un grenier. Béni-Hassan. XIB dynastie.)

(D’après Lepsius, Denkmdler. II. PI. CXXVII.)

Fig. 424. — Porteurs de denrées.

(Tombe de Giseh. IV’= dynastie.)

(D'api-ès Lrpsius, üenkmàler. II. PI. XXXV.)

ATTITUDES ET MOUVEMENTS

2" Marche avec le talon du pied d’arrière soulevé parfois très haut.

C’est celle décrite plus haut. Elle s’accompagne de pas beaucoup plus grands en général. Elle est réservée aux soldats, aux travailleuis, serviteurs, àniers, etc. (fig. ilO. 411 et 412). Elle est employée aussi pour exprimer l’activité, l’effort sur place, par exemple chez les maçons, les pêcheurs dans un bateau, etc.

3® Marche sur les deux pointes.

C’est la transformation de la marche précédente par 1 abaissement de la pointe du pied qui est avant. Elle se réalise avec de grands pas et de petits pas. Dans ce dernier cas, elle est réservée aux prisonniers (fig. 414, 413). Elle exprime la terreur et la crainte. Mais le plus souvent, elle s’accompagne de grands pas. Elle exprime alors 1 agilité et peut même figurer la course. Elle est réservée surtout aux travailleurs et aux soldats (fig. 413, 416, 417, 432)

4“ Marche en rampant à terre.

Souvent très habilement reproduite, ainsi que le montrent les figures 421 et 422, qui évitent une plus longue description, elle est pratiquée par les prisonniers, par les esclaves, par les serviteurs devant le maîtie et aussi par les pharaons eux-mêmes devant la divinité (fig. 253, 253).

On a observé également la marche en flexion (fig. 419 et 420) (voy. vol. 111, p. 134) et naturellement aussi la marche en montant soit un escalier, soit un plan incliné (fig. 423 et 424). Dans ce dernier cas, la pesanteur ne trouve pas toujours son compte.

Course,

Pour figurer la course, l’art égyptien s’est souvent contenté d’augmenter la longueur du pas et de faire porter les deux pieds sur les pointes, ainsi que nous venons de le voir (fig. 429 et 432). Mais il a aussi reproduit la course d’une manière si vraie quelle est pour nous un juste sujet d’étonnement et montre la voie à l’art grec, qui a su généraliser et préciser des formes déjà trouvées par les artistes égyptiens. Un certain nombre de petites figures de soldats qui fuient ou qui s’élancent au combat réalisent de façon saisissante les différentes phases qui nous ont été révélées par les [)hotographies instantanées et qu’on peut résumer ainsi.

Contrairement à la marche où le corps ne quitte jamais complètement

LE NU DANS L’ART

La course.

Fig. 42ij. — Coureur a l’attaque d'une citadelle.

(Béni- Hassan. XIH dynastie.)

(l)'ajji'ès Champoi.i.ion, Monuments de l'Éyypl.e et de la Nubie, IV. PI. CCCLXXIX.)

Fig. 427. — Troupe d’ennemis

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