PI. LIV
LE NU DANS L’ART
le contact avec le sol, la course se compose d’une suite de sauts d’un piedi sur l’autre. Elle est donc formée de deux phases, une phase de suspension, pendant laquelle tout le corps est en l’air et une phase d’appui unilatérale pendant laquelle le coureur porte à terre sur un seul pied alternativement droit et gauche. La photographie instantanée nous a montré l’aspect du coureur aux différents temps de son mouvement, et cet aspect est résumé dans les trois formes suivantes, qui correspondent à la phase de suspension, au commencement de la phase d'appui unilatéral et à la fin de cette même phase (vol. III, p 161).
Pendant la suspension, les deux jambes restent écartées et divei’sement lléchies.
Au commencement de la phase d'appui unilatéral, la jambe qui vient de prendre contact avec le sol a le genou lléchi et tout le corps reste en arriére, l’autre jambe fléchie également se trouvant aussi fort éloignée dans le même sens (tîg. 425, 426, 427).
Enfin, à la fin de la phase d’appui unilatéral, le corps est porté eu avant, ne touchant plus le sol que par la pointe du pied qui va bientôt le quitter, pendant que l’autre jambe, très fléchie, est portée en avant (fig. 427, le soldat du milieu, 428 et 430).
On remarquera que, dans ces deux dernières figures, la ligne de gravité ne passe jamais par la base de sustentation; elle est située en arriére dansla première et en avant dans la seconde.
Or, on trouvera exactement figurées dans les dessins ci-contre (fig. 425 à 432), ces trois temps qui constituent, pour ainsi dire, la foi’mule scientifique de la course.
Danse»
La danse parail avoir été fort en honneur chez les Egyptiens et, dans un grand nombre de cérémonies, elle avait sa place. 11 y avait d’abord les danseuses qui, au même titre que les acrobates, devaient pourvoir aux distractions du souverain et des seigneurs. Et les grands festins s’accompagnaient toujours d’exercices chorégraphiques. Mais il semble même que dans certains cas la danse revêtait un caractère sacré. Dans le cortège des funérailles, par exemple, où à côté des manifestations bruyantes des pleureuses, des groupes de danseuses gesticulent au son d’instruments de musique. Enfin les soldats exécutaient des danses guerrières.
attitudes et mouvements
Fig. 433. — Hiéroglyphes représent.ym la danse.
(D'après 'Wilkinson, The Manners and CusI.oms, vol. I, p. 508.)
Fig. 434. — Deux danseurs symbolisant