‹ Nouvelle anatomie artistique du corps humainChapitre 59 sur 81 · DE STATUE CHALDÉENNE · texte numérisé non relu

DE STATUE CHALDÉENNE

(Collcclion DE Morg.^n. Musée du Louvre.)'

Fig. 457. — Mains de la statue

DE LA REINE NaPIR-AsOU.

(Musée du Louvre, n“ 2-.30.)

tant la déesse Istar, les mains se joignent d’une façon qui rappelle les statues mais plus naturelle, bien que les doigts en soient très sommairement indiqués (fig. 481).

11 serait intéressant de placer en regard du « nu k du membre inférieur égyptien, que nous avons longuement décrit plus haut, celui qu’a réalisé l’art chaldéen. La comparaison qu’on est tenté d’établir entre les deux arts se trouverait singulièrement facilitée en raison des caractères si particuliers des œuvres égyptiennes.

Ce renseignement, que les statues de Tello ne peuvent donner, puisque le vêtement ne laisse passer que l’extrémité des pieds nus, nous le trouvons dans des œuvres de plus petite dimension de la même époque.

Il existe, en effet, au musée du Louvre, un petit bas-relief en calcaire d’une stèle de Goudéa, découverte par la mission du commandant Gros et

LE NU DANS L’ART

fort instructive à cet égard (fig. 459). Un petit personnage montre à nu la jambe gauche vue par sa face interne. Or, la musculature très accentuée s’j révéle avec des caractères complètement différents de ceux de l’art égyptien. On y voit le jumeau interne très développé et le bord interne du soléaire également puissant, mais qui, loin de remonter, comme dans l’art

Fig. 459. — Fragment d'une des sept stèles de Goudéa.

(Mission du commandant, Gros.

Musée du Louvre.)

Fig. 460. — Fragment de stèle.

(Époque de Sargon l’ancien. Musée du Louvre.)

égyptien, jusqu’en haut de la jambe, s’arrête, comme il convient, au niveau du tiers supérieur. On peut encore rapprocher de cette figure un fragment de stèle de l’époque de Sargon l’ancien (fig. 460) et sur laquelle une suite de prisonniers entièrement nus, les mains liées derrière le dos font voir de gros muscles.

Ce détail de la musculature de la jamhe est si net et si précis qu’il

ART CHALDÉRN 271

éloigne définitivement la sculpture chaldéenne de l’art égyptien, pendant qu’il la rattache très clairement au nu de l’art assyrien.

L’étude des pieds vient encore accuser les différences qui éloignent l’art chaldéen des statues égyptiennes (fig. 461 et 462). Si, comme chez ces dernières, la malléole interne est supprimée pendant que la malléole

Fig. 461. — Statue de Goudéa, DITE l’architecte AU PLAN.

(Musée du Louvre, n° 45 du Catalogue.)

Fig. 462. — Croquis de pieds

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