‹ Nouvelle anatomie artistique du corps humainChapitre 69 sur 81 · ET OFFRANT LA TIGE DE PAVOTS · texte numérisé non relu

ET OFFRANT LA TIGE DE PAVOTS

{Musée du Louvre, n“ 26.)

Fig. 499.

Détail de la figure précédente.

(Phol. A. Giraudon.)

poncif, sans avoir égard à la position différente de l’avant-bras et au point de vue différent. Toutefois on remarquera entre A et B (fig. 500) des dilférences qui sont dans le sens de la vérité. Dans le dessin B, une grosse difficulté pour l’artiste assyrien (il en a été de même pour l’artiste égyptien) provient de son inhabileté à dessiner les doigts en perspective et la main qui devrait être vue par son bord interne présente inconsidérément sa face dorsale (fig. 501, 502 et 490).

Le même membre supérieur étendu peut être vu par le dedans au lieu

Fig. 300. — Membre supérieur assyrien vu par le dehors, l’avant-bras en demipronation A ET EN PRONATION COMPLÈTE B COMPARÉ AU MEMBRE SUPÉRIEUR |d’dN MODÈLE DANS LA BIÊME POSITION.

i i', masse commune au long supinateur et au premier radial; 2, deuxième radial; 3 3’, '^extenseur commun ; 4, cubital postérieur.

Fig. 501. — Scène de transportation d'un peuple vaincu. (Palais d' Assotirhanipal. Ninive. Musée du. Louvre.)

(Pliot. A. Giraudou.)

Fig. 502. — Détail du bas-relief de la figure précédente. (Musée du Louvre.)

Fig. 503. — Avant-bras assyrien en pronation vu par le bord interne (Fig. 504)

COMPARÉ A UN BRAS DE MODÈLE DANS LA MÊME POSITION. i, muscles externes de l'avant-bras; 2, muscles antérieurs de l’avant-bras.

BO'.i

LE NU DANS L’ART

d’être vu par le dehors comme tout à l’heure, et la main montre alors le pouce au lieu de présenter le petit doigt (fig. 503 et 504). On constate alors

Fig. 504. — Serviteur conduisant un cheval chargé. (Musée britannique.)

(Phot. Mansell et C'^.J

Fig. 505. — Avant-bras assyrien en supination, fléchi a angle droit.

A. Vue postérieure. — B. Vue antérieure.

Les modelés musculaires sont les mêmes que ceux de la figure 495 où le coude est en extension.

un très louable effort de l’artiste pour rendre la rotation de l’avant-bras par une ligne oblique qui traverse l’avant-bras et partie non loin du bord externe vient mourir sous la racine du pouce (Fig. 502 et 504).

ART ASSYRIEN

Lorsque le membre supérieur est fléchi au coude, qu il décrive ainsi un angle plus ou moins fermé ou ouvert, les modelés musculaires sont les mêmes (flg. 305) que sur le membre en extension (fig. 493), et l’on voit que les mêmes poncifs devaient servir aux artistes, ce <iui explique la sépa-

Fig. 506. — Guerrier assyrien (détail). Fig. 507. Génie ailé faisant le geste

{Khorsabad. Palais du roi Sarqon. Musée du Louvre, adoration.

„o 32 ) (Musée du Louvre, n» 3.)

ration trop nette, sur le membre supérieur étendu, entre 1 avant-bras et le bras (flg. 306 et 507). Le dos de l’avant-bras fléchi du guerrier de la figure 306, en outre de l’exactitude anatomique, est d’une souplesse de modelé rare dans l’art assyrien mais qui peut rivaliser avec les meilleurs morceaux des arts postérieurs. Toutefois l’auteur de ce bas-relief n en a pas moins traité les jambes avec l’outrance ordinaire.

Mais, comme nous l’avons dit plus haut, il arrive que Tavant-bras fléchi se met parfois en pronation. 11 en résulte les nouveaux modelés musculaires suivants.

Si l’avant-bras est vu par le dedans, les deux masses musculaires qui le composent se fondent en une seule. Lorsqu’elles persistent encore, distinctes ou même séparées par un sillon profond, il faut l’attribuer vraisemblablement à une inadvertance de l’artiste. Quelquefois on voit.

Fig. 508. — Avant-bras fléchi a angle

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