DANS LA MÊME POSITION (B
1, iimscles aiitérieui s : 2. muscles exlei-ues.
Fig. 317. Avant-bras .assyrien (A) en supination, le membre supérieur ét.ant
LEVÉ, vu PAR sa FACE POSTÉRIEURE (fig. 323 et 524), COMPARÉ A UN AVANT-BRAS DE MODÈLE (B) DANS LA MÊME POSITION.
I, muscles du bord interne; 2, e.xtenseur commun et cubital postérieur; 3, muscles externes.
observée et qu’il a réalisée dans ses traits principaux comme le montrent les figures 516 et 517.
MEMBRfJ INFÉRIEUR
Les personnages des bas-reliefs assyriens portent une robe qui, s’arrêtant au-dessus du genou, laisse voir à nu les jambes, dont le rendu anatomique
Fig. 518. — Soldats appoktant le chah du roi (détail). (Musrr du Louvre, n® 39.)
compte parmi les réalisations les plus surprenantes de l’art de ces anciennes civilisations et forment, avec la jambe du « nu > égyptien, le contraste le plus saisissant.
Les deux jambes, toujours dessinées de profil, montrent, l’une à côté de l’autre, leurs modelés dont l’opposition résulte d’une fort juste compréhen-
ART ASSYRIEN
sion de la nature. Seuls, les genoux ont une tendance à confondre leurs formes. Et c’est alors la face interne qui semble prévaloir. Sur certains basreliefs, ils sont presque complètement semblables.
Lorsqu’ils sont le plus nettement ditïérents, voici cequ’on observe(fig. 518) : En dedans, la rotule est représentée par une petite saillie médiane, flanquée en haut et en bas de deux saillies obliques qui peuvent représenter, celle d’en haut, l’angle supérieur de l’os plus détaché suivant la méthode propre à l’art assyrien, et, celle d’en bas, le peloton adipeux sous-rotulien interne; mais sur la face externe, la même région est occupée par de gros bourrelets superposés, au nombre de trois ou quatre, et qui, par leur forme et leur situation, ne répondent plus à rien.
L’extrémité inférieure du gros muscle quadriceps de la cuisse, plus puissant, dans la nature, sur la face interne que sur la face externe, coitïe la rotule, en haut et en arrière, sous la forme d’une masse unique, comme dans l’art égyptien. Mais c’est dans leur moitié postérieure que les genoux se rapprochent le plus de la nature. En effet, la face interne est le siège, en cet endroit, d’un grand plan puissant qui se continue en bas avec la face interne du tibia et reproduirait d’irréprochable façon l’extrémité inférieure du couturier, si, vers le haut, il s inclinait moins en arrière. Sur la face externe, il est impossible de ne pas reconnaître, en une saillie plus limitée, mais également trop inclinée en haut et en arrière, le muscle biceps crural qui s’attache en bas à la tête du péroné.
Mais c’est à la jambe surtout que les formes ont une exactitude surprenante, qui laisse bien en arrière l’interprétation qu en a donnée 1 art égyptien. C’est d’abord, à la face interne, la belle et large surface qui occupe toute la hauteur de la jambe et, s’achevant en bas par la saillie de la malléole interne, reproduit on ne peut mieux la face interne du tibia, entièrement sous-cutanée. En arrière, un jumeau interne se développe, puissant, arrondi par en bas et surmontant un soléaire, dont le bord interne ne remonte pas au-dessus du tiers supérieur de la jambe, comme il est exact, et contrairement à ce que l’on observe dans l’art égyptien, qui le fait remonter jusqu’en haut au détriment du jumeau interne
A la face externe, c’est le plan, trop étroit, il est vrai, mais très bien placé des péroniers, qui se termine en bas par la saillie de la malléole externe, en arriére duquel le bord externe du soléaire remonte jusqu’en haut de la jambe, pendant qu’il vient mourir en bas sur le tendon
LE NU DANS L’ART
d’Achille; et, pour terminer, le relief du jumeau externe. 11 convient de faire remarquer l’observation si juste de la forme différente des deux jumeaux, l’interne, beaucoup plus volumineux, descendant plus bas et terminé par une courbe, l’externe, moins puissant, s’arrêtant plus haut et se terminant en pointe (fig. 518 et 519). 11 est impossible de mieux résumer ces formes si précises.
Les saillies malléolaires sont moins exactes, l’externe ne descendant pas toujours assez bas. Toutefois, la fusion de l’interne avec le plan dû au tibia
FiG. 519. — J.\MBES DE PERSONNAGES ASSYRIENS.
A. Roi de la iig.- 529. — B. Jambes d’un soldat apportant le char du roi.
et, au contraire, l’isolement de l’externe qui occupe le milieu du cou-depied, sont des détails fort bien observés.
Les pieds sont, comme les jambes, très exactement différenciés, ce que l’art égyptien n’a pas toujours fait. Celui qui est vu en dedans montre le gros orteil et une ébauche de la voûte plantaire, car le pied n’est pas cambré et le dos en est peu saillant. Sur l’autre pied, les orteils sont dessinés obliques par rapport à Taxe du pied, le second plus court que le premier et les autres diminuant progressivement et régulièrement de longueur jusqu’au cinquième, très court et reposant sur le sol. Le bord externe du pied longe le sol et le talon est court. La face externe du pied est sans accent, et la saillie du pédieux, si distincte sur le pied chaldéen, ne s’y voil guère.
ART ASSYRIliN
La comparaison de ces muscles assyriens avec ceux de nos modèles
Fig. 520. — F.\ce interne d’une jambe assyrienne comparée a une jambe de modèle VUE sous LE MÊME ASPECT.
l, vaste interne; 2, couturier; 3, jumeau interne; 4, bord interne du soléaire.
Fig. 521. — Face externe d'une jambe assyrienne comparée a une jambe de