‹ Nouvelle bibliothèque d'un homme de goût, entièrement refondue, corrigée et augmentée, contenant des jugemens tirés des journaux les plus connus et des critiques les plus estimés, sur les meilleurs ouvrages qui ont paru dans tous les genres, tant en France que chez l'étranger jusqu'à ce jour:Chapitre 108 sur 240 · Tome IV. fl · texte numérisé non relu

Tome IV. fl

fm|)l^^ } «a français , rm assez bou abrégé de cet çuyrage, Yenise, 17^6^ Sypl- in-8^. ^

JUVENEL DE CARLENCAS.

li'Es^ai sur l'Histoire des Belles-Lettres | des Sciences et des Arts, par de Garlencas, en quatre volumes in-8<^., lySi, est une histoire abrégée de Fesprit humain. Le plan que l'auteur s'est formé s'oflfre naturellement à l'esprit. Examiner , sans aucune exception 3 chaque science , chaque art en partiçi|liçjr; ei^ dpwe^d'^bprd une idée jujte, cla^e et précise ; fixei? à des époques cerr taiues hnr. orijgine , Içuxf progrès ^ ï^ei^ per- ^ fçctip» , leur di^çadwçe, , leur ireJ|Quyaller

les Oflij; cijij[tivé§ j çt jPaj^p te ç^^ctère 4^ tou3 CjBUf ^ s'y soxrf 5Îl§^j(flgué§ , 01^ ç^ leurs décçuyertes, ojqi par |eï^3 ^éorils ; ypilà dp que|ie manière çle^ Qarlenqas a propédé à re^écutipn dç, son onyx^ey ç% r<W},y9it qu^ ^ ce plan répond j^arfaitçnient à 1,'^^^^ aaiire 4ans l'esj^it dpf Ji^ctieur^ ^ l^fypu^^^ pice 4e-s^n, liyi^ç» - .

pMties de^ sçienoef . ^-îl 48^Û?* Qû ^

d'un HOMMB de GOUT. t^S

trouve rien , par exempTè , sut Fart dé li déclamation , $nr celui de là dénsë el de IVscritaie. Parmi les dififérens genres dé poësie^ il ne dit rien de Fépithalame , ni de la cantate ; les détails qu'il s'est permis sur les arts gymnastiques et mécaniques , dans lès^els il n'omet ni l'art de nager , ni ceird âé îûttèr, ni là cnisine , ni la boulangerie ; son attention à traiter les moindres petites pièces de poésie 5 comme l'énigniè , l'épïtapliè , l'àcrosficBè , etc. 5 font remarqtîër soii bûbli à Fég^ddê quelques attires qiîi tiiSBimëià , du moins par comparaison , d'avoir ëgàlëmeht jj^àéé dans sbii bllvrag'é. Ge MVre ëist une {hretivë diBS cdnnoissbiiceé dô Sàb, àilteûr ; mais il lÈL est pas pjrôpre peiit-^kfé & tàièr lé eoiÉimùii des lectèiirs dé ïéut f gfiorkfaëe. Pour qu'il eût ptfodiiit^cèt éfiet, il aurbît fàlu traiter chaque article plus au long et avec plus de profondeur, connoître tous les bons âûtënrs sur chaque iàiatièit^ , ëh ^b¥tër Aes jtiginnens réfléchis , ël Isiissèr dans rbbbK niië foiile d'écrtvàîhs qu'oh rie pëiif |)às Krfe. Le style est , en |énérâl j pHlr , làêt «t ^Méls ; mais on y désiréroît pVai dé fittfe^ et d'élierèîé. Ces èssàîi, tels qu'ils MHt ^ dciitèht êtte regardés cohiihe tin répértlnrë iitile;

igS BIBLIOTHÈQUE^

mais tels qu ils pourrbient être , ils forme-*

roierit un livre excellent , qui mianque à notre

littérature.

Le TaWeau des Révolutions de la Litt^ rature ancienne 'et moderne , traduit de l'italien de M. Denina, par le Père de Livpy; 1767, in-i2, est un précis assez bien &it H y a des vues et du style ; l'auteur indîs^ posa Voltaire contre lui , en faisant sentir qu'il aVoit autant contribué à pervertir qu*àr' éclairer son siècle,

M, Denina a refopdu CQt ouvrage , et Ta jmblîé de^ nouveau en 1785, sous le. titre de fficissitudes de la Littérature. Cette nouvelle édition a été aussi traduite en français en â vol, inr8^, M. par GastiUbm, de Berlin.

L'Origine des Lois ^ des Arts et des Scien*» ces che^ les anciens Peuples , par feu M. Goguçt 5 conseiller au parlement de Paris ^ en trois volumes in-4^. , 1758, et en six volumes in-i2 ^ ne laisse rien à désirer sur cet objet ; mais raute]ir n'a oo^di^iit son ouvrage que jusqu'à Cyrnst S'il avoit continué da^ia le

d'un H O MME DE^ GOUT. I97

même .goût THistoire des connoissances humaines , noas ponrrions nous flatter d'avoir un livre aussi ^ intéressant qu'approfondi. M. Cj^ognet , trop tôt enlevé à la république des lettres , avoit composé un grand Traité sur l'origine et les progrès des lois , des arts et des sciences en France, depuis le conimencement de la monarchie jusqu'à nos jours. Sa première production, écrite avec beaucoup d'ordre , de lumières et de goût , avoit prévenu favorablement le public. On ne sauroit trop en recommander la lecture à ceux de nos écrivains , qui traitent superficiellement les matières qui demandent les recherches les plus profondes.

Les éloges qu'on prononce dans les différentes académies , à la mort de chaque acadén^den , sont . de bons matériaux pour THistôire littéraire , pourvu qu'on réduise certaines louanges à leur juste valeur. Nous avons fait connoître la plupart de ces éloges dans le chapitre des Orateurs , à l'article des Discours académiques.

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