M. DE LA SÉRNA-SANTANDER
Les écrits de M. la Serna-^antaiider sont jusqu'à ce moment ceux qui répandent le pins grand jour ^ur THistoire littéraire despremiers temps dèrimprimerie.Son Dictipnnaif'jç bit>liographique cboisi du quinzf^me sièdle^ iSoS, 1806 et 1807 , 3 vol^ in:8^. , coii^rend l'état nominatif de toutes les presses mobiles qui ùïtt existe depuis Tinvention de riuiprimerie jùsqûes à Van i56i de notre ère y de tous les lieux oii .ces presses furent établies. , .de tous les imprimeurs ^ui j exercèrent leur art 9 et âe toutes. ' les productioi^s typogrâiplt^que) connues. Ce trâvaxt^ est rédigé dkps Tordre cbronorogiqué le plus rigoureux poftr ïlaisrtoiré dés 'premier impi'imeurs contenus dab^ îe pjçemier vokune. L^autçur i^it e^suit^ coA^ npitre , par ordre alpliabéti<jHj^ ^e«; ayteurS| les éditions les plu3 X^^^ 4e ce m^P^fi.^i^de^ t'oMë ïy. ' ay
2rO BIBLIOTHÈQUE
et les plus récherchées. ^ Cet oiivrage fait époque dans l'Histoire Littéraire , par le graiid^ nombre ^difficultés qui y sont aplà- BÎeSrji^et.paffJeis corinoissaèees qu'il renferme. ^ ^" M; B^AÏtBIER. ^
.Le Dictionnaire liés Ànonimes et Pseudonymes de M. Barbier , Paris ,' 1806 , 2 vol. in-8^. 5 a été bien apc^içiUi.paç tous les ama* teurs de livres. Ce n'a pas été une légère satisfaction pour eux de voir lever le voile dont certains' auteurs s'^éloient plu k s'entourer. Les faire connaître au public, est phitôt un acte 'de justice qu'une indiscrétion^ si la modestie ou la crainte, du blânie les a eznpêdbés de se nommer. Dans la république des letltés i* cbmm^ dans tout État policé , il n'est pas indifférent de cônnpître les noms des individus èf â en tenir des^ registres exacts ; les droits' que des. hommes laboriejnx ont à la récbnpoîssance publique ne doivent pas être igno/és.. /Ce sujet , taeuf .dans notre ïittératui^e , et qui en' est la partie secrète , a été traité aussi-bien qu'ion pouvoït Tatitendre àe là part du rédact^^r du Catalogue de$ livres de la Bibliothècjù^ du Conseil d'Etat Les notée V^e rautèur à jplacées à la. fin de beaucoup d'articles , tantôt ppiiy appuyei: le$
d'un homme de 'GOUT. 211
iaoti& qu'il aroit d'attribuer ^ contre l'opiaion ordinaire , un ouvrage à uu auteur , tantôt f^onr relever les* erreurs 'des : biblio* graphes^ tantôt pour rapporter nue anec^ dote sur un livre \on un auteur, se font remarquer par un style clair et une critique judicieuse* L'ordre alphabétique des titrés a été adopté pour donner- la facilité de com^ parer le titre d'tm ouVrag^ anonime- que Ton tient entre ses mains, avec le tttre^^em^ blable que Ton cherGiié)dabs le Dictionnaire; Le troisième voliima contiendra beaucoup d'articles nouveaux que des amateulrsdeqîkD' sieurs départemens ^ excités par le piqnantilè ce genre deréqhercbes ^ ont eula conofAaisai^ ce d'envoyer à l'auteur. Des tables., parnoms d'auteurs et par ordre de matières, se ttitfnvéront à la fin dece volume* On peut reganâér ^et ouvrage comme un supplémelit ànos^Dic-»
tionnaires Historiques, ambibliégrapfaief de Debure et de Dindos; oavrages ofa leors atn teurs n'avoient pas pour but prindpâ: la recherche des ànommea, '/"'"*
§ IL CÀ'TALOGÛÉS bE Bt Pepqis ^pirè$ ;d'un si^c^ V W cat^^s^ dé
aia BIBLIOTHiQUÏ?
livres, rëâigi^s avee intelligeiK^e et exactitude, sont devenus des ouvrages digues dé figurer dans la Bibliothèque d'tm Homtfie de Goât ; et) en effet , il& mettent les geats de lettres en ëtat de connoitre dmieoup d'aaiHes meiU leurs ouvrages qui existent sur chaque matière et leurs medlleures éditions : ils leur apprennent aussi ail <^te des traductions dea auteurs qui ont écrit dazis les langues mortes Q[a vivantes..l4exâèbrelibreâieMartin pnjkim 9, en 1706 > k Gsibilogue de Ic^ bihlib« thèque ^ M. Bigot : on le consulte ' encore axijourd%m avec fruits Ei) 1709, le libraire Ihrôapeor Maârckandj fit paf^tre le Catalogue dn là Ittbliotliièqué de Fabbé Faultrier; il la Tfluigea ^'ap^^ ^'iystème différent de celui deiMalrikir,: etjion;iiKntis curieux : celui de ^foftèxîiQ9(Tle^pIuê' ^nérafoment raivi. On estJJbe IflSf'OaAakighef fédtgés par ce libraire,
et pwtîpnll^^^^i^ 'C^v^'l^' bibKcibèques duOQHPtè liàyipet.dèlfabfaé deRoiihetin. Son cOdGr^œôtif ninlè, 'Fn|içess;Bariws, rédigea, en 1763^ le Gatalogaeidedab&lialUèqtie du to^eçiiJ*alQQ^et-y cW.uh desplus c^n^lets ei ^es'pfus ,i3tilps^qp^i ^j&t(^^ Qi\ fait aussi le plus graAd Caàdè âèux Caltâfogues de ' bîhUo^e^è du 'dû^de k Vallièffe^Mé i>r
d'un HQMIKK D4.60ÙT. »l3
oiier , contenait les livres rares et eâr^ux ^ a été rédigé par MM« D«biirû et Van Praét ^ eu IjSS; il ferme trofs voIoums in^Q"*; le second contient les onvrages dent <m se sert le plus fréquemment ; il a été rédigé pSDr le Ii)bratre Hjon^'Àiaéy en lySS, fiyot. ia*8^. Parmi les Catalogues poUiés dans ces derniersteoipa^ on a ëiatingué cMui de la bi* btiqtbèque àe JUL de la Sei»a^ Santonder , BiiuèUtSy iBai , 5 vol. in^d^ ; et celai de la bibliothèque du Conseil d'Etat , Paris ^ de rimp^rtmcrîe im(>écialé ^ lOiXI) 2 Vol. in^foL Qu^on BOUS peratette^ d'entrer daas quelques détails sur^e.detiiiw ouvrage fitvorablement * acoueilU des savnns; Français et orangers : on pent dire qu'il préseafte un choûcde très» bons articles dfna 'tons tss goures* des connejasaaces bumauns^ a^ec beannoiqp de re^* çbf^b^ stnr les iIcmaiBs aaonimes et psen^ dteymes ; reetrapokes auxquelles le réj^etedr i^.âMkfté plus4'ét«Mins dans le Dîbtioniiaire «Ité é ïaHide prtfcédenta < ' ^
{«es^fliibeUIssaBânspinsfetés JiarSaM. t'ËM-' PE^kj^iiet MQib dM&lepalats^des Tuileries, eut nécessité , en i8o5 ^ la démolîtii» du k>dal ou étoit plsLcée la bibliothèque du Conseil d'Etat; mais, au mois de septembre 1807 »
ÛI4 B IBI4 I O Tir ÈQU B
3a Majbsté donna de$ ordres pour gne cette })ibliothèque fut transportée à Fontainebleau, dans. un local arrangé «esiprès pour la redevoir. C'est fiii> des pins* élégans et des plat . commodes qui existent . Le palais de Fontainebleau rappelle de grands souvenirs dans tous les genres. Le Monarque qui l'affectionne en ce moment , y laissera des traces de son goût pour les arts , et. particulièrement de son amour pom: les lettres.
. Henril V fit transporter à î^aris , en 1 595 , la bibliothèque que François I?^ ayoit établie à Fontainebleaii Par là, il mit «lei gens de lettres à portée de profiter d un trésor dont Téloignement ne leur permettoit pas de jouir.
L'Jg/npereur NAPOLBON^.sqirès avoir enrichi la Bibliothèque Impériale de Paris^ des ouvrages et de^ manuscrits les* {dus précieux , fhiits de ses. glorieuses conquêtes , a «voulu qu'une bibliothèque ncttoâ^ause .et choisie servît 5 dans le palais deSFantainèblean ,:à ramusement; et 4i rinstruotttMi^des personnes qui .composent sa Màiso»^ 6t4és' étraogejri admis à saCour. ♦ • ' '
d'un hommb db oauT. 2l5