‹ Nouvelle bibliothèque d'un homme de goût, entièrement refondue, corrigée et augmentée, contenant des jugemens tirés des journaux les plus connus et des critiques les plus estimés, sur les meilleurs ouvrages qui ont paru dans tous les genres, tant en France que chez l'étranger jusqu'à ce jour:Chapitre 116 sur 240 · CHAPITRE IIL DES DICTIONNAIRES HISTORIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE IIL DES DICTIONNAIRES HISTORIQUES

Pour îttgér. sainemeiit des Diefionnairefi historiques , dit l'abbé des Fontaines ; il faut examiner isi leurs aatemrs ont choisi ce qui éloit intéressant , indiqué les véntaMes soureeii , et marqué des dates snrôsL C'e'st sur ce {principe que, je itie referai , en paériant des différentes cpUeetions historieo - al{Àabé* ticRlea. . , ,

J tJ I G N É-

" ^ Le {nremier qui a donné mi othrràgè de ce genre, n'est point 'Môreri^ coxmhe le pre^ tend YfAtsdte ; nous- avions auparavant tm &ctioiinaiire Mkonque français, par un^ nommé Juigné , en uti vbhim^ ni^4^.' de plus de lâÀ>^pâges ; imprî^é àPàrfs en 1664. Ce Uyré^éift peu eonnu ; il ne mérSië^ j^as deTét^ë dayanlnge*; c'eA un làtras^ d%isto{rë et dé hi)rthologie , éàrH^é par^ un ^hàtanfie; saiis jgpéty tant ^rit , sans critiqué; 11 y a des minuties ptlériles , deJB^ fiûts avanéés d'après ie^^uietirs les ^kiii crédules, des ^lés ràbbîîixqites^, indigné» de toutQ croyaiuië?3mgûi

2l6 BIBLIOTHÈQUE

a pourtant joui des honneurs de la réimpression )/parce qu'alors on n avoit rien de mieux ni en finfxiçais , ni ^n latin.

M O RE R i.

On ne &t guère pins nelsa , florsqtie Mo-^ reri mit ésmaé son Diôtionnaire bi^torigne eu 1674 9 in-foL Ce n'est pas que l'antetirne se fàt dtitaaé. beaiiconp de peine pmÉtôom* piler tout 00 qoi ponvôit a^bir rapppi^t à son but ; nmis il manqnoit d'ordre et de oritique. Il étoit j^une^.et n'avoit eu ni te temps de se former le style , ni celui de peser les ftits dans une balantee exalté. Èa'Seconde édition qu'il ja?^ô^i|^i^parée, et qfi^Aç parHt<|u'après sa.i|i(^t 1^ ço^^soxToliMqie^iQ-CQlio^ ^oittr^ supérieui:e à |a. pn^ini^e ; . niai^qiwidQ^'BaKwaf

•ont u^v^Xijrdçpm» k i'MgfflentérJ Qo»T bieç U'ÇU'ii-l^n p^aa &it < 4'^ditiail>|^ffî{i!«iir te,, daBuis>,prçnii^e^^^q^ à^X^pni;

et que la. 4q:yHère) prpp9ffé¥^ Ç9f spofioj^ iifin^ ,eft. jç^SB:, etpi*^é#,ie|t 1769 , .«Q..¥oU in-foliojîi.fr flVf^n|f)|(e,3i,i|riil(WtiBaleft|oi^ Lfslîbf affesjgtttfiniîs ^fltffttfîQiifa^iarMiSjeOrimt éparg^éni. wiW) #Â44p«ïSQ»^pOîirj latRiidm aapérjeut^ ^^M,pîéft4ÂjftffiftJ jt<ei3ttf»èa»q^ pe Diciiqgpavpe.eut dans s& MÎsaéiiâe y efcc

D*UN HOMAtS D£ GOtJT. 21^

ne s'est point démenti jnsqu a présent, est mi garant certain qne le public en a tonjours goûté lei^an. Mois, en admirant lé'j^rôjet, et même TeiécQtion, à bien dés égards, on y désiroil des changeme^s et des adâili6b:î qui le rendissent de pins en {)Ius digne de tenir <on rang honorable parmi les livres né-^ CQssaices de onos bibliothèques» £n eâet, eet ouvrag0t Qst de la nature de ceux auxquels le temps , apporté des degrés damélioration ^ qu'il lie p^fkt avoir en sortant des mains <iii premier. 4ii1)eur.

G'e^ daits cette vue que des; savans , d'un mérita di$ti|igué, onttravaillésuoeèssivement à^ poFr|î|^r, à le pecfeetionner : lil n'y en a p^ mif $euie éditlàn .( et on ena donné un très-grand. ilPmbre ) .(|{ii a ait été dirigée pai» de très-habiles gôns. A ces éditions qnt suo^ cédé des;.sti]^léuienâ^'.'qui «m^t: été &vora* hlément accueillis ; les d^nx'iferni^s surtout dont on est redevable à^rabbë 'GôujSeté ' ^ Il sembéLe^qœ ffOQrjlf>ttev<i& DiOtiOnHaire an degré de perfection 4pi^ il étoit suscep^ tible, il suffîsoit ^'y retondre les derniers mcfpUiiùfM v-afiH âtépiÈtgùlét ' à' ceux' ^ le bonfoltent , fl^bsbarras éf 4è d^sà^énïeii^ dà recourfa* fedMKâ^ens volunroi l^^ôtir chetchct T G M E I V. 2,8

^1^ , BJI^LIOTBÈQÙS

tf% tt¥ A^^^ ^^ trouver daos nu seul. (Test l^l^^^fD^eAtrpiiique objet qfoe s'étoîtpro-» |^u;é^¥^(MPIu# d^ httMW qui s est chargé dé çejte^^itioii.; mml^^^ examine «wesoiâ qjQiaigp^s. partiels ^^aeèées de c/ T«eiieit ^ 14, Prpoet y (A reniaiif ué desdi^tits «tesen-^ tiels e| niultipUés, par le rappwt qtffe tant ,^'jàfc\iGkm Ont les.ans avec les «Dtres: 6Md#^ ^ctupi$it4&. l'ont détdvîxmé adb^i^ ^cm 'fraya^ mv nn nouveau plan $ et àis-ii^poser und |4çti(3 que ^MS de^ranfiiors avoieAt i^gtîg^ dé remplir. H a lu exactement le:2>{etk)ûnaire e;t;sss aupplémeiiB : il a conapavé leâdMTërem irtM^xeiatifS'à.un même obfet ; il àr^riâé k plupart: des: époques , a refotK|li< le^ Ûtt d^i^ les bistres Jo&açtieke rëpéiésr^ et a4nr d^fué y par des r»iqr«tS', le nom' 1^ fdito cômm sous bquel ililBs;a jAacés. Il s'^t particulier rç^enti a|^li^[iié a pn^ttr» dai|5 les dlfféreiiè f^tiples^^u.o*dxo, une liaison j-et V «i l'osk peut p^ler ;âit^V bfle..hai?iBi€H»ô s}istémiH t^^P i <ïtt-ott ^Vioit aé^igéer jusçn'diif sw

n 9f^^. ai^teur. %xp|»,, *y«Wtidç«ei«ride f» bU^; UA Pictij9DjÇ^irellii§ite>ffi^e^ jd*«l:gOttt uouyeau , avpit gb^îçuf il ifejif Jittfttréiw d«

.V I :ii'. ;

fauto de ecthû cb Moi^ri ; il donna éiffiii lé $ieaen 1696 , et il eut te plus grand sMchi.^ Scm but avoit été d ej^oser , en peii de mots, les fxriiicipaies circojsstances- de la vie tl'un homsM Slmtre , et les faits curieux, dignes d exMàM ilk critique , et de leÉ dérelopper ^lanitendaiis d'ab<EHidÉDt^s remarqnesCiliiseè au faftt des pages» Ou t^l comtueutairé demmckiit de vastes compilations, unèïecturô uurersefid , une mémoire heui^eusé , la consoisssàiîeé des hommes et dès livres'^ tjn boii ^oài^ d'érèdttiou , lin esprit philosôpfciqïïé', «■eimagination vire et brillante. Bâî^iè àvoîit tcniteB ce* qualités ; riiais , commfe le dit Vottaîrô , il écrivoît cuïireîïte cXlamo pottr'SôÀ Ubrake. Il sàvOif multi^îer leS^ volàmteér^^^et au lîeU'd'uu iu- folio, il eu 'd6ntiai"q!tèfflbe'*^ remplis le plus souvent des conteur léis pliis Mvùieé , d^s remarqtiesf les plus n+ittufiètf^fesf, des saletés les plus rëvoltantes. li eiiifla èôu énorme recueil de piné de sijt^ceirts érwclëi de ministres iuthésieiis, d# processeurs calvinistes , de commentateurs Allemands , que personne ne counoft , uî nevéutfcoiiBOlHxe. Cbçrcbei rartîcle de Césitf , Vbtlaf Itoùverei Jean CSësârius', ptofesseàràOoîogtie^^ et au

Ueu de Scipion , vous élirez six grandes pàges^ sur Gérard Scioppius,

Un défaut plus es^eatiel ,. c'est que la relî* giou .est très-peu ménagée . dans le Dictionnaire de Bayle. U n'y apaspeut-^êtrétoi seul blasphèifa^ ^vident contre le christinai^me dans tçfjf^ son livre ; œais il n'y a. pas une seule.page , dans Ips articl^s des anéiens phi« iQsapbes.et des hérétiques > jqui im ooiiduise le lecteur au doute, et souvent. à rincrédu^- Utéi» XI ne ie montre pas ouvç^rteiDCiBt impie ; mais iJ fait des impiei» , en mett^^at les^Jec* tiens contre jbos dogmes dans un jotir siîé^« tant, qu'il n'est pas possible à une foi mé^ diocre de n'être pas ébranlée; et p'est Surtout dans ces articles danger,enx qu'il &it briller lç,|]ilusL^a dialectique et }e talent de ladéve^ lopper« Il se comp^roit au Jupiter asseinblenmiges d'Homère. En çfiet , perspnne n'a jamais fait élever autant^de brouillardsantour de la yé;:'itable relig^n.

Page 1