IV. COLLECTIONS DE VOYAGES
Noos ne dirons qaun mot de la eofleëtibn dite de^ Grande et* Feliis F'oyagesysi recherr cbée des curieux ;*9a<;raveté empêche de la placer dans beanccoip debxbUothèqQe6ti.cettX qui voudront connoitre les pièces qui -la composent, en trouveront le détttl exact dans l'ouvrage de M» Gamus , intitulé : Mi> moire sur la coUebiiûndes grands- et pe^ta Veyagesy etc., Paris^,- i8oa, in-4*'. .
Pour redresser une erreur de notre: prédécesseur, l'abbé de la Porte, nous nous arrêterons un peu: SUT; la? relation de diveis voyages, curieux, qiii n'oijt point <enqoâre: été
d'un homme DK GOUT. 279
publies y et qu'on? a tradi^ ou tirée des originaux des voyageurs Françai» , Espagnols, etc.,^ donnée au public par les soins de Melchisedech Thevenot. La meittenre édition, de ce recueil est celle de 1696 , 2 vol* in - foL Le Mémoire dé M« Camus &it aussi ^onnottrc les pièces qui doivent se trouver dans- cette > collection.
L'âbbé de la Porte à confondu Mdchisedech Thevenot avee Jôan^ Tlievenot son neveu , auteur des Voyagèëen Europe , Asie et Âfirique , Paris ^ i669 etannées suivantes, 3 vol. in-4^ ; Amsterdam y 1727 , 5 voL in-iJ2.
L'ABBÊ DE LA PORTE, L'ABBÉ DE FONTENAY. ET DpMAlRON.
On a dit que lés voyages étoient les romaus
.des philosophes, L'histoîve des peuples éloi«*
gués. de non» à des dîstanœ^ oonsidérahles et
fions nn.^iel di£férent< d\h a6tre , nous trans-
.porte dans nn monda pu- tout .est nouveau
il: nos. yeuac^ C'est bi fhâfix. qu'on éprouve
en lisant le J^qyageur JFn^mçms^ 9 ou. la Cour
^noissâgoM de i'atacien et^dumQiaveau monde ,
conunencé en 1766 par l'abbé de la Porte ,
•continué >par l'abbé de . F^tenay çt .par
;lLJIéuiiéin}n9.et dont il ^ paru 4a voi< ia-12.
a8o BIBl«IOTHfiQU£
L'abbë de la Porté a cru qu'une Histoire dôs Voyages, en forimé' de lettres, dont le style familier, commode , agréable ,est.à la portée de fous les lectonrs , axnuseroit plus et son* tiendroit mietix . l'attention , qu une relation suivie , continue- et didactique*
Tous les objets, faits pour exciter ratten** tion dun lecteur philosophe, les lois, lei mœurs , les usages., la religion , le gouvernement , le commerce , les sciences , tes arts, les modes, rhabillemept , les productioiu naturelles, en un^nlof, la connoiasançe de tous les pays et de toutes les nations de ruai* vers, font la matière de cet ouvrage. Un mérite particulier,' et qu'on né peut trop louer dans le V'oyàgeur Français , c'est Fattention qu'a eue l'abbé de la Porte , de rappeler à chaque inatant quelqtee traits de rfaistoire ou des mœurs de notre nation, qBfil compare o«r qu'il oppose aux mœors et à rhîstoire dès pays qu il parcourt. Tel est lé caractère {moprê de cet ouvrage :il fait coimôîtré nm usages aux éirangors, par rofypdéition ou ià ressemblance «{ofiis ont avec nous.
Les vingt-six premiers volumes du /" »geur Français sqnt de l'abbé de la Bd i;
d'un HOMMB DS GOUT. 281
les tomes zj et 2,8 ^ de Y abbé de Fontenay ; les snivans , de Domairon*
Oaa fait à Tabbé de la Pointe des repro<^es assez fondés : comme il n'avoit rien vU , il a toujours puisé dans des sources étrangères , mais, sans discernement et sans critique : ses continuateurs ont mis plus de soin dans leurs extraits ; mais leur style n'a paru ni aussi coulant^ ni aussi ingénieux.
M. CAMPE ET M. iQBETOJî.
Il 7 a du eliùix et du travail dans la collection intitulée , Bibliothèque géographique et instructU^e des jeunes gens ^ ou ÀecueS de Voyages intéressons pour l'instruction et V amusement de lajeunesse , par Campe y traduit de TaUemand par Ji-B^Bireton, orné de cartes et .de figures , Paris , Dufour , 1801 et années suivantes, 72 yoL in-i8 ; le rédacteur s'est conteïité-'^ donner une esquisse des principaux Voyages qui ont été Ëdts dans. les. diverses, parties de la. terre , ^esquissesuffisafite pouride9)euiiea gens occu- .pésld^;plu«i$«crs autresjorteft d'études:, pour ,des femmes que rebutent soui^nt les détaib .nautiques,. géographiques et d'idstoire naturelle , et même pour beaucoup d'hommes trop Tome IV. 36
slBz bibliothèque
occupés de leurs affaires et de leurs plaisirs, pour consacrer beaucoup de temps à la lecture* M* Breton a beaucoup étendu le plan de M. Gampe , de manière qu'on doit moins le considérer comme le traducteur de cet esti^ mable ëtranger>qu<e comme l'abréviateui: des voydgeuts les plus célèbres.
On doit à ce savant orientaliste, une Collection portative de Voyages traduits de différentes langues orientales .e.t européennes, Paris , 1 797 — 1 8oÇ ., .5 voL i|i- 1 8, L'habile txaductei^: mérita d'autant plus de reconnois-
$ance, que le nombrev^des Y<>X^®^^^^^^ de^ lapgues .orientales, «rst encore fort petit.