H ORNE MANN
' Irfistimàble Société Africaine k^x s'est formée à LoadTQSj: poursuit Ifiitioble entr^-. prise de reconnoître T Afrique intérieure ; elle. y envoie , à ses frais^des voyageurs éclairés et courageux J ceux qui succombent sont remplacés par d'auiifes,- également bien préparés pour cette mîssioo. Hornezpann s'pŒrit i elle, en 1796 \ il fut d'abord, envoyé à Gottingtie pour y étqdier Tara]^ et lef» scienpes les plus utile3 ::au mois de, j:fx^t% 1797 , l'assemblée générale, de la Société l'ayant jugé assez instruit , lui .donna. ordre fie partir sans délai pour entrer^ en Afrique p^ l'/onestdu Caire : en même: temps Jilungo-Fark suivoit uiie autre direction de la même Société , et faispit des découvertes danf la partie occi;^ 4entale , à l'e^^t dç la Gambie* . ,
Jjia guerre qiji ^ dé|K)lpit âlojfs l'Europe, n'arrêta point 1^, marche .de|Hornçmajin ; , i| passa par Paris ^ et y fut acci^eilli des sa^ vans. Lorsque , J^es^ Français . s'emp^rèripnt de l'Egypte , MM, BerthoUet et,]^Qng;e le firent mettre en liberté , et le présentèrent* au général Bonaparte , qui le traita avec toute sorte d'égards. Le voyagem^ §'en montra re.
d'un homme de gôut. 579
connois^apt di^soine lettre écrite dn Caire , le 3o août 1798,' et qui est insérée dans la préface de son Voyage ^ans l'Afr^ique septentrionale \ traduit de l'anglais par Labaume 5 Paris y iSo3 . 2 vol. ih-8^. Ce Voyage contient des détails de- mœurs très-curieux, quoique peu développés. Le voyageur n'a guère envoyé» en Europe que des notes préliminaires, réservant pour son ^retour et à la fin de sa mission , les développemens nécessaires pour rassasier la curiosité : il paroît d'ailleurs aimer la vérité et ne rien hasarder légèrement. Le voyage est suivi d'éclaircissemens sur Ta géographie de l'Afrique par le major Rennôl , et des remarques de sir W.'Young, secrétaire de la Société africaine, sur la description des mines et des antiquités de Syouah par Hornemann ; il est accompagné de notes et dNih Mémoire sur les Oasis, composé principalement d'après les auteurs Arabes : ces trois Mémoires, ainsi que les notes étymologiques et critiques que M. Langlès a répandues en grand nombre dans les deux Volumes, donnent beaucoup de prix à ce Voyage , déjà si intéressant par son objet.*
On ne fait* aucun cas de la première tra-
duction française da ce Voyage ^ publiée en 1802 , en un seul volume înr8®,
M. BORY DE SAINT-ViNCENT- ^
M. Bory.de Saint- Vincent , employé par le Gouvernement dans une expédition de découvertes importantes , à visité les îles Candies ; les résultats de son examen , et les sepours qu'il a pu tirer , tant des auteurs qui en ont écrit,! que des Ubmmes éclairés qu'il a consultés sur les lieux , se sont liés à des méditations intérieures sur lés Canaries^ considérées sous le^ rapports de l'histoire , du commerce et de^ sciences n^ureUes, et même à un travail plus vaçte., dout il amasse depuis Ipng-temps les matériayx y et dpnt les eonsidérat^ops qui regardait cet arehi* pel, ne sont qu't|U^ portion détïichée; il en ^st résulté un ouvrage, eup^tie historique 0t descriptif 9 et en partie systématique, rempli de repbeçphes étendu?^ et de vues ingénieuses, .et qui a médité» i ces deux 4gards , d oi^çupef J^ attentjov publique. Cet ouvrage e^t intitulé '• JEs4»s 6tut k^. ihs ^Q^fM^é^Mi'anfSçif^jiti^nfîçut^on Précia de VHistoire générale de l:]Arxiiiipet ikf$. X^anaries , Paris >' i8o5 ,1 mr4i?>ï\ /•
d'un homme P£ GOUT. 38l
SPARMANN.
Rien de plos iatëressant qae le Voyage au Cap de Bonne -^Espéranoe, traduit de Fanglais du docteur A. Sparmann , par Le Tourneur, Paris, 1787, 2 vol. in-4*^., ou 3 vol. în-8^. Ce voyageur donpe une relation écrite du Cap de Bonne « Espérance , bien diflférente de celles feumiespar Kolbe , Byron , Bougainville et plusieurs autres : son ouvrage porte l'empreinte de la vérité ; il contient les descriptions les plus instructives ; il est semé de récits curieux. La narration de rantéur est enjouée , son style est agréable et n*a rien perdu en passant par la plume de Le Tourneur, qui, traducteur infatigable , a consacré ses veilles à enrichir notre langue des bons ouvrages que FAngkterre produisit de soii témpi.