CHARDIN
Le chevalier Chardin , qui faisoit le même négoce , passe encore pour plus sincère que Tavernier. Le recueil de ses Voyages^ traduit en anglais, en flamand et en allemand, est en dix volâmes in-12, Rouen, 1723, et en 4 volumes in-4^, Amsterdam, lySô, Cette dernière édition est la plus complète et la plus recherchée. Ces Voyages sont à la fois trèç-curieux et très-vrais ; et l'on doit bien les distinguer de ceux de tant d'autres voyageurs, qui n*ont copru le monde que pour en rapporter des ridicules et des mensonges.
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. Ciiardîn donne une idée complète de laPerse^ de sa religion, de ses usages, de ses mœurs, de ses coutumes , etc« La description qu'il fait des autres pays orientaux qu'il a parcourus, n'est ni moins exacte ni moins curieuse. *
L'ABBÉ MARITL.
Les Voyages de M, l'abbé Mariti dans l'île de Chypre , la Syrie et la Palestine , publiés à Turin en 1769, en italien, sont composés de cinq volumes in-S**. ; ils jouissent d'une estime méritée.
La traduction française , publiée en 179 1 , 2 vol. in-i2, ne représente que les deux premiers voltmies de l'original.
La description de l'île de Chypre conte-* * nue dans le premier volume, est d'un véritable intérêt; sur les villes dont la description forme le second volume , nous avons des relations plus satisfaisante» que celles de l'abbé' Mariti.
La description de l'Arabie par Nîebuhr^' fngénieur-géographe , traduite de Tallemand •& firan^ais^ par M. Mourier ^ Copenhague ^
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1773 , iii-40, , OU Paris, 1779 , 2 vol. în-4^, renferme deux parties : dans la première , Tau* teur décrit l'Arabie en général , ses différens climats , leur température , la religion des Arabes , leurs différentes sectes , leurs mœurs , le«rs coutumes ; il y ajoute des notions très^ curieuses sur leur langue et leur écriture, sur leur astronomie , leur chronologie, leurs sciences, leurs arts, le genre de leur éloquence et de leur poésie ; enfin , sur Tagriculture, la zoologie, Tinsectologie de T Arabie. La seconde partie est particulièrement consacrée à TArabie Heureuse. Niebuhr y donne la solution du problème qu offre le peu de célébrité dont jouit aujourd'hui l'Arabie , tandis qu'elle en ayoit une si grai^de dans les temps anciens. Une vaste érudition , une saine critique se font remarquer dans toutes les parties de la description.
Ces observations s'appliquent également au Vçyage du même auteur , en Arabie -et dans d'autres pays circonvoisins , Utrecht, 1776 et 1780, 2 vol. in-4^
Dans la description de l'Arabie , Niebuhr résout ou s'efforce de résoudre plu^ietirs des questions proposées pa^ le savant docteur de Gottingue, M, Michaêlis, dpnt nous
avons
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avons une traduction française , par M. Mérian, Francfort, 1763, in-8^ , on Amsterdam, 1774, in-4^
M. George Forster , Anglais de nation , a suivi pour se rendre des bords du Gange à ceux de la Mer Caspienne , une route qu'aucun autre voyageur n avoit encore parcourue avant lui : il a été par terre du Bengale à la Mer Ga'spienne , et de là par la route or* dinaire sur le Volga à Saint-Pétersbourg , en 1783 et 1784 ; il parcourut sous le costume oriental , et dans la compagnie des Asiatiques , une inunense étendue de pays musulman, dont les naturels haïssent les étrangers , làtant par jalousie • que par fanatisme. Nous avons la relation de ses courses , sous le titre de J^oyage du Bengale à Saint-Pétersbourg ^ a traders les provinces septentrionales de rinde y etc. , traduit de l'anglais avec des additions considérables, par L. Langlès , Paris, 1802, 3 vol. in-8^ (1).
Il ne faut pas confondre fauteur de cette
(i) A, Paris, chezDumiml-Lesueur, rue de la Harpe^ NO. 58.