THUNBERG
Un séjour de dix-huit mois a suffi à Thimberg pour étudier et connoître le système politique, l'histoire naturelle et civile, la religion , les sciences , les arts , les usages et le commerce du , Japon ; c'est ce que prouve le. Voyage de ce Suédois au Japon piEir le Cap de. Bonne-Espérance , les îles de la Sonde , etc., traduit, rédigé et augmenté de notes par M. Langlès, et revu, quant à la
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partie d'histoire naturelle ^ par M. Lamark , Paris, 17965 2 vol. in-4®. ou 4 vol. in-S"*.
Quoique le Japon ait été le but du voyage de Thunberg , il n'a pas négligé d'examiner et de décrire les pays situés sur sa route ; l'histoire naturelle forme une partie considérable de son ouvrage. M. Langlès en a fait disparoître le désordre et les répétitions , et il y a ajouté d'excellentes notes.
Habile dessinateur, naturaliste distingué, M. Sonnerat, commissaire de la marine , fut envoyé par Louis XV au fond de l'Asie , non pas pour y àch^er des mousselines et du coton, mais pour y étudier les hommes, les animaux et les plantes; il a rempli, avec succès, les vues du gouvernement. Son Voyage aux Indes .orientales et à la Chine , Paris , 1782 , 2 vol. in-4^. , enrichis de cent quarante planches dessinées sur les lieux, jouit d'une réputation méritée sous le rapport de l'histoire naturelle. M. Langlès reproche cependant à ce voyageur , d'avoir hasardé beaucoup de faits dont il n'étoit pas sûr, ou au moins de ne s'être pas toujours exprimé avec la précision convenable. Sur les révolutions
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de rinde , dit le même M. Langtès , il n a pas eu soin de marquer les ëpoqnes précises de plusieurs (îvénemens qu'il cite : cette inexactitude lui a attiré une vigoureuse réfutation bien motivée de la part de M. Law de Lauriston, dans le Neuvième volume des Mémoires concernant l'histoire, les sciences et les arts des Chinois.
Dès 1783, l'ingénieux et savant Foucher d'ObsonvîIle, dans un Supplément au Voyagt de M. Sonnerat y par un ancien marin * bro- ' churein•8^5 avoit prouvé, par de nombreuses ' citations , que la majeure partie des faits racontés par M, Sonnerat , étoit ou triviale , ou erronée , ou prise dans d'autres auteurs. . Le public n'a pas accueilli favorablement la nouvelle édition du Voyage de Sonnerat , publiée à Paris en 1806, 4 vol. in-*8^.
LORD MACARTNEY ET iENÉAS «ANDERSON.
Le commerce de l'Angleterre avec la Chine étoit languissant , contrarié ; les agens étoient vexés, même insultés; les plaintes qu'ils étoient en droit de faire , n'étoîent poi écoutées , et ne parvénoient pas à Tempt
reur ; ce fat dans cette position que les commissaires de la Compagnie des Indes orientales engagèrent le gouvernement anglais à envoyer une ambassade à Pékin. Lord Macartney , connu par des talens exercés , par rbabitude des affaires, par une sagesse de conduite qui lui avoit obtenu les éloges de tous les partis parlementaires ,*fat choisi pour cette mission , aussi délicate qu'bonorable ; il Fa remplie à la satisfaction des amis des sciences .de tous les pays, et si elle n a pas été de plus longue durée , il fautVen prendre au charlatanisme du gouvernement anglais , qui crut tromper l'empereur de la Chine , en lui envoyant comme une nouveauté , comme im cheÊd'œuvre créé par le génie anglais, un planétaire epcécuté dans la ville de Herford en Allemagne , vers lyôo. La supercherie ayant été découverte, le lord Macartney fut aussitôt congédié.
Le Voyage d^^ns l'intérieur de la Chine et en Tartarie, fait dans lès années 1792, 1793 et 1794, par ce lord, et la Rela^ tion de son ambassade , par sir Georges Staunton , de la Société royale de Londres , et secrét^re de l'amliassade d'Angleterre , ont été très-bien traduits en français par'M,
Çastera, Paris, 1798, 4 vol. îni-8^.; 1799 et 1804 , 5 v©l. in-S*"-
Les additions contenues dans la seconde * et la troisième édition, forment un volume, •qui se vend séparëment pour compléter la première.
En examinant les observations que lord Macartney et' les savans qui Faccompagnoient , eurent occasion de faire , soit pendant leur séjour à Pékin , soit en traversant le vaste royaume de la Chine , on est convaincu combien ceux qui ont voulu nous instruil*e sur la religion, le gouvernement, les mœurs , les usages , les sciences , les arts db cet ancien peuple , depuis Marc Paul jusqu'à Sonnerat, les ont imparfaitement connus. Ce "Voyage est instructif, agréable , et peut être utile à la navigation, à l'astronomie et à la géographie ; il est la critique la plus complète qu'otai pût faire d'une autre prétendue Relation en deux volumes , publiée par iEnéés Sandèrson , qui étoit employé dans Fambassade anglaise , mais qui, sans doute, ne remplissoit qu'un emploi subalterne : aussi on ne trouve dans ses deux volumes , traduits en français en 1796, ni détail intéressant, ni 'aperçu philosophique, ni co^noissance
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exacte de la nation, au milieu de laquelle il s'e^t trouvé ,' et du gouvernement singulier auquel elle doit sa tranquillité et la constance de son bonheur.