‹ Nouvelle bibliothèque d'un homme de goût, entièrement refondue, corrigée et augmentée, contenant des jugemens tirés des journaux les plus connus et des critiques les plus estimés, sur les meilleurs ouvrages qui ont paru dans tous les genres, tant en France que chez l'étranger jusqu'à ce jour:Chapitre 58 sur 240 · D U T E RT RE · texte numérisé non relu

D U T E RT RE

l^our rendre son jihrégé de l^ Histoire d'Angteterrô en 3, voL in*?i , plus, intéressant , du Tertre s'est étendu .davantage sur les derniers règnes des rois d'Angleterre. Les ëvënemens dés siècles recules iioiis touchent mçins , que ceux qui sont arrivés de notre ' temps. Aussi , de trois vol. qui bomçôsent céC' Abrégé chronologique, il h -en '^ employé qu'un à écrii*e ce qui s'est passé ^pXiis FiiiVâ-' ^k^ dès Romains dans la Graiidë Bretagne jusqu'au rè^e d^îisabeih ; ce qui :ést arrivé^' depuis cette' princesse jtisqu'à Georges II , fait la matière des deux autres. On a mis à M fin ' tJe ehaqi)ie tome des choses cuHelises e Vins-'

tmctives : dans Tun , ce sont des anecdotes qu'on n'auroît pas pu faire entrer dans le corps de Fouvrage sans interrompre la suite des éVénemens , itfais qu'on ne lit pas avec moins de plaisir que Ies« événemens mênieS) qui y ont donné lieu; dans l'autre', c'est la (description des principales villes d'Angleterre , d Ecosse et dlrlande > avec des remarques sur la religion , les mœurs et le gouvernement des habitans. Il y a aussi pour le parlement d'Angleterre un article séparé , qui mérite d'être lu. Ce sont là de ces petites additions, qjii ne peuvent manquer d'être très-agréableé! aux lecteurs, et qui rendent cet Abi-^gé aussi: amusant qu'il est utile.

M. a A I L LARD.

C'est pour jpipntrer alix deux nations l'intérêt qu'elles ont d'être amies, que M. Gaiil^d a publié THistoire de la rivalité de la France fit dç l'Angleterre, 1 771-1777, 11 vol. in-i;ai II y trace l'histoire de leurs haines et des erreurs. dct Jeuçrs pères; il fait yoir.ftrt:.. inême tempf aux Anglais , qu'ils ont dû leurs succès passagers à nos divisions et à nos £411-*' tes ; apx Français , qu'ils ont dû leurs succès . dëfinitifs à'des vertus trop pa^^agères choa;

eux.

eux, et qu'on devroît y fixer. Il s'étend sur tous les objets de rivalité entre les deux nations; rivalité qui porte surtout sur la philosophie et les arts 5 sur différentes parties de Tadministratiôn , comme sur la gloire des armes. Plus attaché à dévoiler les causes des guerres qu'à en suivre les opérations , il ne s'arrête aux détails militaires que lorsqu'ils font tableau , qu'ils annoncent quelque progrès ou quelque révolution d§ns l'art de lat guerre^ ou qu'ils deviennent intéressana par quelque particularité remarquable» Les ob* jets sont présentés dans cette Histoire sous le point de vue le plus frappant , les faits bien vus et détaillés avec ordre : les causes en sont développées avec sagacité et précision , les' suites prévues d'avance ou rapprochées de^ leurs principes , ou liées avec art à l'ensemble de^ événemens/ Des réflexions philosophiques 5 critiques , morales et politiques; font honneur à l'esprit et au cœur de l'habile académicien. Quand la censure croîrôit pouvoir s'exercer sur la forme, la marche, le ton de l'ouvrage , comme peu assortis au cfaractère de l'histoire, elle n'en contestera certainement pas ïutilité ; elle ne pourra s'empêcher d'applaudir aux vues sages, à l'amour Tome IV. i3

de Tordre , du bien et de l'intérêt public qui s'y font partout remarquer.

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