GU I C H AU D I N
Guîcliàrdin a écrit les Guerres dltalie d'un style fort élevé , fort pur et fort naturel'; c'est dommage qu'il soit si passiontié contre la France. Cette Histoire a été- tradaite en français par Favre, et revue par Georgeon, iySS, 3 vol. in-4^. Les éditions multipliées de l'Histoire d'ItaUe par Guichardin , n empêchent pas que la dernière , donnée en quatre volumes in-4^. , en 1776 et 1776 , ne doive être regardée comme la première et la seule conforiùe au manuscrit autographe. « J*ai publié cette Histoire , dit le libraire dans un « avertissement, sur le maifusqrit revu et corrigé par Fauteur , et qui est ' conservé dans la Bibliothèque de Magliabecchi, à Florence : le sénateur Ange .Guichardin l'âvoit sous ses yeux, lorsqu'il publia la première édition; mais les circonstaïices du temps et les vues politiques du gouvernement dé Florence , ne permirent pas que cette Histoire fût impriihée telle que Gmchardin l'avoit écrite. Messire Bartheiteni Goncini , secrétaire du grand' duc Côrae I , avoit pris un soin particulier de là mutiler ; il la rendit en effet si différente du texte original,
d'un HOMMB BB GOUT. £29
ginal , qa'on peat asiorer que cette histoire paroit pour la première fois après deux* siècles. »
On trouve dans cet ouvrage une notice intéressante de la vie de Fauteur , son por* trait , des sommaires , des tables et des notes qui rendent' cette édition aussi commode , qu'elle est précieuse par Tépurement et la totalité du texte*
M. Denina, ancien professeur àTurm; publia , en 1769 , dans cette ville , ^Histoire des Réi^olutions iP Italie, en 3 vol. in-4^» , que M. l'abbé Jardin a traduits ^ français eu 8 vol. in-12, 1770- 1778^ Ce^itre de Révolutions n'exprime ici que la rapidité avec laquelle rhistoriey &it passer sous les yeux de ton lecteur , tout ce qui. peut Tinti^resser. Les bistoriens^des Révolutions d'Angleterre y d'Sqia* gne , de Portugal 9 n'avoient à décrire que les vicissitudes du trône arrivées dans le même royaume. Quelque multipliés que soient ces événemens , l'ordre, naturel des faits sert tou« jours de fil à celui qui les raconte ; et l'utâité du siqet simplifie son plan et sa marcbe :.rien db semblable dans les révolutions d'Italie. Tome IV. 17
Léi::^ë des débris du second Empire d'Occîdékt^ii «e fut formé di&erens Etats dans cette contrée , les révolutions du royaume de 'Na{^e8 n'eurent) aucun, rapport avec le gonreornemvnt de Venise : les discordes des Fiorentitis et des Siénois , les révoltes des garons de la Romagné et de la Marche , ne piodnisoient pas la moindre secousse dans les Etats de Milan ^ deMontferrat et du Fié« mont ; les Yisconiis f les qiarquis de Montferrat , les comtes et les ducs de Savoie ^ y ipégnoieirt jpaisîbieâiènt ^ tandis que les faclicbs '{>dpid£lijretf ^ebib!rti^ôîènt la Toscane, et que le ipà][>è 5 fugîtîTdatts ^h^ propres Etats , li'yétbilën^retéiitiftè fart ^Ce.coupd'œil suffit |>dui: fiure'seiitir qhê M. Déiiina a dû éàoièt^ ; tiiie ïiiarëïë- ttiùf e différente de celle éttt Hi6t<$riens que nôiis venons db 'eite^. Son cfûVrsge est écî^Jt ^i'Utt ityle Vif ,' concis , aoiimè j et le Hràdtifctèiir à *cru , avec Tâison , devoîar qièelqùèfeii^ ^crifibr rérégdîicé 'dé saL kngue ,ipour'niiët& torapprodhèi^des téttees ▼ariés^dt énergiques , employés pat l'ëùrivain <»riginkl; cependant le style de^ premiers volumes à parti plus sage et plus grave que eelui des derniers. T
d'un HOIMCME DI GOUT. nZl