M. LEVESQUE
L'inconvénient inséparable de presque tontes les histoires , se fait surtout sentir dans celle de Russie : ce sont d'épaisses ténèbres qu'il n'est guère possible d'écls^rcir ; on ne marche qu a tâtons ^ à travers une foule de febles et d'absurdités plus grossières les unes que 4es autres. Voilà pourtant l'entreprise courageuse qu'a osé concevoir M. Levesque, dans un âge oii le travail doit effirayer : son Histoire de Bnssie est divisée en cinq vo* lûmes in-i2 , 1782. Les plus grands éloges «ont donc dus au zèle^et à* la passion, si on peut le dire , qui a emporté M. Levesque jusque dans ces climats lointains , dont quel- ^pes- uns. peuvent être appelé^ le tombeau
de la nature. C'est ainsi que les premiers historiens Grecs parcoururent l'Asie , et même l'Afrique <, pour étudier par eux-mêmes les usages , les. mœurs , leô caractères dont ils voulurent tracer le tableau. M. Le vesque a mis lui-même à la tête de son ouvrage 5^ les noms dune foule de souscripteurs Russes ; c'eât annoncer qu'il se gardera bien 'd'être l'interprète de vérités désagréables. Le style de notre historien est noble , sans prétention; peut-être y désireroit-on plus de chaleur , moins de réflexions , qui sont presque toujours préjudidiables au récit. On a du même auteur une Histoire des différens peuple^ ^soumis à la domination des jRusses ^ ou suiie de l'Histoire de Russie ^ 1783 , 2 vol. in-12 i xres deux ouvrages ont été réimprimés en 'iBoo , 8 vol. in-8^ , avec une suite jusqu'à la mort de Catherine IL