NICÉPHORE — NICERON
latin dans le traité de Léo Allatius, De Consensu , t. II ; — Spitome logica et physica , m grec; Aiigsbonrg» 1605, in-8*. Beaucoup d'autres ouvrages de Blemmidas existent en manuscrit dans les bibliothèques de Monicb^deRome et de Paris. Y.
CiTe, HUtQfia tUer, — Fabridat, BibliotMeca Grêeca, Tol. XI, p. S94. — Dupln, BMMA, des AuUun eceléi. 4u treizième tiècle,
NICÉPBORB GALLI8TB (CollistltS Xan-
ihopulus ), historien ecclésiastique, né dans la seconde moitié du treizième siècle, mort vers 1350. Lui-même nous apprend qu'il n'avait pas encore achevé sa trente-sixième année lorsqu'il commença à écrire son Histoire ecciésiastique, qu'il dédia à l'empereur Andronic Paléologue ( mort en 1337 ). Ses ouvrages sont une //i5toire ecclésiastiqtie en vingt-trois livres» dont il reste dix*huit, compilée d'après Eusèbe, Sozomène, Socrate, Théodoret, Évagrius, Philostorge et autres écrivains ecclésiastiques. Les dix-huit livres qui restent contiennent la période qui s'étend depuis le Christ jusqu'à la mort du tyran Phocas, en 610 ; des cinq antres livres il ne reste que des arguments qui montrent que l'ouvrage allait jusqu'à la mort de Tempereur Léon le Philosophe, en 911. Nicéphore n'est qu'un compilateur ; mais il écrit avec une habileté qui Ta fait surnommer le Thucydide ecclésiastique. On lui reproche avec raison sa crédulité, son manque de jugement, son amonr du merveilleux. Il n'existe de son Histoire ecclésicutique qu'un seul manuscrit, dont l'histoire est curieuse. Ce manuscrit, apporté probablement de Constantinople, se trouvait à Bude, dans la bibliothèque de Mathias Corvin, roi de Hongrie. Quand cette ville fut prise par les Turcs, en 1526, les vainqueurs transportèrent la bibliothèque à Constantinople. Le manuscrit de Nicéphore, acheté par un Allemand, fut vendu à la bibliothèque impériale de Vienne, où il se trouve encore aujourd'hui. V Histoire ecclésiastique de Nioéphore Calliste, traduite en latin par Jean Lange, parut à BAle, 1553, in^fol. et fut réimprimée à Anvers, 1560 ; Paris, 1562, 1566, 1573; Francfort, 1588; le père Fronton du Duc donna une bonne édition du texte grec, avec la traduction latine revue avec soin ; Paris, 1630, 2 vol. in-fol. ; » Catalogue des empereurs de Constantinople en vers ïambiquesy finissant à Andronic Paléologue l'ancien (1327 ); un autre écrivain a continué le Catalogue jusqu'à la prise de Constantinople ; le texte grec a été publié par Lange , BAle, 1536, in-8°,etpar Labbe, Bistor, Protrept, Byzant»^ Paris, 1648 ; — Catalogua des patriarches de Constantinople^ contenant cent qnarante-et-on noms et finissant par Calliste, que Jean Cantacozène institua patriarche; il a été imprimé à la suite des Épigrammes de Théodore Prodrome , Bâle, 1536, in-S**, et par Labbe, dans l'ouvrage cité pins haut. On a encore de Micéphore Cal-
liste des Catalogues de la Genèse, de VEjBodê^ du Lévitique, des Nomlnres et du Deuiénn nome, des Saints Pères de l* Église et d*aulr» ouvrages do même genre en vers iambîqoes , mais ces opuscules ont trop peo d'importance pour être mentionnés en détail. VBisMre ecclésiastique a été traduite en français par le président Cousin. Y.
Oudin. (kmmênt ée terlpt, aeeteriose., vol. m, p. 109, etc. - Cave, Hist, Ut. - Fabrlelas Bibtiotkeca Graeca, vol. VII, p. iVZ. — Hambnger, Naekncàtn von getehrteH Mmmem, — Oupio . BibUeikitme éa écrivains ecclésiasUquês Ou ^uatorUime stéelê,
NicÉPHORB, savant prélat russe, né «a 1731, à Corfou, mort à Moscou, le 31 mai tsoo. Après avoir perfectionné ses études en lialie, il embrassa, en 1748, Tétat monastique, et Tin^ en 1776, en Russie, où, protégé par le prince Potemkin, il fut élevé à la dignité d'arcfaevèque d'Astrakhan, dont il se démit, en 1792, poor consacrer ses derniers jonrs à la prière et k l'étude dans le monastère de Saint- Daniel à Moscou. Voici la liste de ses ouvrages, tons écrits en grec, et la plupart traduits en russe : La ChainCj ou commentaire sur les premiers livres de V Ancien Testament; Leipzig, 1772,
2 vol. in-foL; — Sermons; Leipzig, 1766, in-4''; — Kiriahodromion , ou commentaire sur les évangiles des dimanches; Moscou, 1796, 2 vol. in-4**;— - Commentaire sur les épUresdes dimanches; Moscou, 1800, in-l»;
— Réponse (ftin orthodoxe touchant les raskolniki ( schismatiques de l'Église nisse) et Us uniates (grecs-unis); Halle, 1775, in-8^;
— Des Principes élémentaires de la pAjrsique; Leipzig, 1766, m-8o; — Des Prinapa des mathématiques; Moscou, 1798-1800,
3 vol. in-S**; » Quatre Sermons de véture; Moscou, 1809. Outre ces écrits, ce laborieni prélat en a composé on traité en latin contre le» s/aroobriades ( sectaires rosses encore existants}, traduit en russe (Moscou, 1800, 1803 et 1813, in-fol. ), et il a traduit plusieurs ouvrages ds latin et du français en grec; parmi ces deniers, il faut citer les Lettres de Clément à Vo/totre (Vienne, 1794, in-4''), auxquelles le ducte moine a ajouté des notes très-incisives.
Pcc A. G— H.
JHet. hist. des écrivains ecclésiastiques russes, par le
métropolite Eugène. :
mcÉPBOiiB. Voy. BRYENNBet Gregoius.
NicBRON ( Jean-François (1)}, mathématicien français, né en 1613, à Paris, mort le 22 septembre 1646, à Aix en ProTcnce. A dixneuf ans 11 fit profession dans l'ordre des Minimes. Après a'ètre rendu deux fois à Rome, il fut chargé d'enseigner la théologie et accompagna le P. François de La Noue, vicaire général, dans la visite des couvents de Tordre en France. Étant tombé malade à Aix, il y mourut
(1) On lot donna chez les Minimes le prénom de Fran* çois pour le distinguer d'un onclr. paternel qui t*y troovalt et qnl portait aoaat cdot de Jean.
NICERON -^ mCET
à rage de treote-troû ans. Ao milieu des de' ▼oirs et des voyages qui remplirent sa courte existence, il sut ménager le temps pour satis* faire la passion que dès sa jeunesse il avait témoignée pour l'étude des mathématiques foutes les parties de cette science ne Toccupèrent pas ce|)eDdant; il se borna à l'optique, et y atteignit une habileté remarquable. Il était en relations avec Descartas, qui le mettait au nombre de ses amis et qui lui fit présent, en 1644, de .^s PriU" cipes. On a de lui : La Perspective curieuse , ou magie artifideile des effeis merveilleux de V optique, de la catoptrique et de la diop' trique; Paris, 1638, in- fol. : ce n'est qu'un essai de l'ouvrage suivant; — Thaumaturgus opticus; de iis qux spectant ad visionem directam; Paris, 1646« in-fol. : il devait y avoir deux autres parties; mais la mort de l'auteur, arrivée dans la même année, l'a empêché de les donner. Il a aussi traduit de l'italien d'Antoine-Marie Cospi : V Interprétation des chiffres, ou règle pour bien entendre et expli' quer facilement toutes sortes de chiffres simples (Vsm, 1641, in-S**), et il a dessiné et fait graver, en 1636, un monument à Tbonoeur de Jacques d^Auzoles La Pcyre, avec son portrait. P. L.
Thoilller, DiaHmm mMmonKm, — Nleeroa, Mimotru, VU et X. — Mooeonfi. yo^agêi^ I, I8l.
H iGBROif ( Jean-Pierre)^ savant compilateur français, né à Paris, le 11 mars 1685, mort le 8 juillet 1738, à Paris. Il fit de bonnes études au collège Mazarin, et, au mois d'août 1702, il entra dans la congrégation des Bamabites. On le chargea presque aussitôt de professer la rhétorique au collège de Loches ; il passa de là au collège de Montargis, où il enseigna pendant six années la rhétorique et la philosophie. Ses occupations comme professeur ne lui avaient fait négliger ni la prédication, dans laquelle il obtint de grands succès, ni l'étude àeis langues vivantes; en 1716, il fat rappelé à Paris, et se consacra dès lors tout* entier à des travaux littéraires. 11 avait résolu de réunir en un seul corps d*ouvrage une série de recherches biographiques et bibliographiques sur les hommes qui avaient marqué dans la littérature et la science depuis la renaissance des lettres. Le premier volume de cet important ouvrage parut en 1727, sous ce titre : Mémoires pour servir à rhistoire des hommes illustres dans la république des lettres, avec le catalogue raisonné de leurs ouvrages ; trente-neuf volumes se succédèrent sans interruption jusqu'en 1738; le quarantième parut l'année suivante, après la mort de l'auteur ; le P. Oudin, J.-B. Michault et l'abbé Goujet se chargèrent de sa publication, et le firent suivre de trois nouveaux volumes. Cet ouvrage , le principal titre littéraire de Niceron, a été jugé trop sévèrement; on lui a reproché son manque de méthode; mais l'auteur y suppléa en joignant à chaque volume, à
partir du treni&et-onième, une table générale des articles contenus dans tous les volumes précédents. On ne peut nier que Nioçron ait fait figurer dans son livre bien des écrivains qui sont loin de mériter le titre d'illustres, ni même qu'il ait parfois très-mal proportionné l'étendue de ses notices à la valeur des personnages qu'elles devaient faire connaître. Mais, ces réserves faites, les Mémoires de Niceron restent un ouvrage plem de renseignements précieux, et puisés à des sources alors trop peu explorées; la partie bibliographique surtout mérite encore aujourd'hui d*ètre fréquemment consultée. Ces Mémoires ont été traduits en allemand, de 1749 h 1777 ; et l'abbé Rive avait formé le projet de les réimprimer avec des additions considérables. On doit encore à Niceron ? Le grand Fébrifuge, ou discours oà l'on fait voir que Veau commune est le meilleur remède pour les fièvres, et vraisemblablement pour la peste; ce petit traité est traduit de l'anglais de Jean Hauckock ; il parut en 1724, réuni à quelques autres pièces sur le même sujet, et fut réimprimé pluôieurs fois; l'édition la plus recherchée parut en 1730, 2 vol. in- 12, chez Cuvelier, sous ce titre : Traité de Veau commune; -~Les Voyages de Jean Ovington à Surate et en divers autres lieux de VAsie et de V Afrique, avec Vhistoire de la révolution arrivée dans le royaume de Golconde ; Paris, 1725, 2 vol. isk-lli — La Conversion de V Angleterre au christianisme comparée avec sa prétendue reformations traduction de Tanglais; Paris, 1729, in-8*; — Géographie physique, ou histoire naturelle de la terre, traduit de Vanglais de Jf. Woodward par Pioguès, docteur en médecine; avec la réponse aux objections de M, le docteur Ca^ mérarius; plusietirs lettres écrites sur la même matière, et la distribution méthodique des fossiles, traduite de Vanglais par le P. Niceron ; Paris, 1736, in-4». M. Barbier lui attribue le T' volume de la Bibliothèque amusante et instructive, continuée par Duport-Dutertre. — fiiccron a laissé en manuscrit : Une table de tous les Journaux formant plusieurs volumes in-4*; — Mélanges littéraires, 2 vol. iB-4**; — Bibliothèque volante, 1 vol. 10-4** ; •— les trois premières lettres de la Bibliothèque française ; — quelques Sermons.
A. Frankun.
L'ûhhé GoiUet , Éloçt ée J.-P, jneeron, à la fln dn t. XL des Méjnotm pour servir à FhUMrê des Hmntnss iUustres. - Cbaiiteplé, Dket. AM, et erUique.
NIGBT OU HICBTIUS (Saint), archevêque de
Trêves, mort le 5 décembre 566 (1). Sa vie a
été écrite par Gr^ire de Tours ; on la trouve
au chapitre 17 du Yitœ Patrum. D'abord
moine, puis abbé d'un, monastère Inconnu, il se
(l)CestsaDfl donle par inadvertance qa*un crtllque moderne a toaerit la mort de NiecUos à raaoée Mi : Di' ptom,, CHwrta, L 1, p. IM.
NICET -^ NIGÈTAS
concilia, dans cette charge, l'estine et ranitié du rot TlMMoric, auquel pottrtaat, seloo ce qu'on rapporte, il ne ménageait pas les réprimandes : aussi, après la mort de saint ApmncqIus, Théodoric le cfaoiait^il pour arche?èque de Trèwts. On Mippose que la eéréoumie de soa ordination eut lieu en 527. Nicetius est un des plus célèbres prélats de randeaoe Gaule. 11 lioit sa renofnroée à la fermeté de son caraotèi e. Après avoir pl«s d'une fois censuré le gaa- Temement et les moeurs de Théodorie , il ne iriénaftea pas davantage Théodebert, son Us, et Clotaire 1^. 11 eut même Pandaee d'esicomiMinier Clotaire, ce que celui-ci ne lui pardonna pas. Le roi , courroucé, chassa révéquede son siège. Mais à la mort de Clotaire, Sigebert le rappela. Nous voyons Nîeetius aux conciles de €lerroont en S3S, de Toul en 540, d'Orléans en 544, an second condle de Clermont , convoqué vers le même temps, «nfMi,au concile de Paris en 555. Grégaire de Tours n'a pas été seul apologiste de Nicetius. Florien, abbé de Roman- Moiitier, nous a laissé un pompeux éloge de son éloquence et de sa vertu. Fértonat l'appelle :
ToUot orbifl amor, pontticamqae capat.
Quelques autres contemporains ont également Inoé ce puissant évéque. Il jouissait, en effet, d'une grande autorité, lui qui osait, vers 563, admonester l'empereur Justinien lui-même, et lui enjoindre de désavouer les principes d'Eotychès.
Nous avons conservé plusieurs écrits de Nicetius. Luc d'Achery a publié dans le tome IIl de son Spicilegium ses traités De Vigiliis servorum Dei et De Psalmodix bono, A ces opuscules il faut joindre deux Lettres , l'une à Justinien, Tautre à Clodosiode, femme d'Alboin, roi des Lombards. Plusieurs fois reproduites par la presse, ces deux lettres se trouvent notamment dans les conciles de la Gaule de dom Labat, coL 1145, 1151, et dans le Recueil de dom Bouquet, t IV, p. 76-78. B. H.
Hlst. litt. de la France^ t III. p.ttl. — Caf/ia ChHifianu, t. Xlil. p. aso. - Grttfoln: do To«n, f^itm Pa- IrtfM, c 17.
HIGBT ou HiCKTics (Saint), prélat français, mort dans la première moitié du septième siècle. On célèbre sa fête le3i janvier. Cependant Bollandus a publié ses actes à la date du 8 février. Ce qu'on sait de la vie de saint Nicet est peu considérable. Il était archevêque de Besançon quand saint Oolomban arrivant dans la Séqoanie, y fonda le monastère de Luxeuil. Plus tard saint Coloroban, chassé des Gaules, passa par Besançon. Saint Nicet fit le plus honorable accueil à cet illustre proscrit. B. H.
Ihinod deOhwMge. HisL derÉfliaêâe Bêumçen, 1. 1. - CaUia Ckriittana, t XV, col. it. - L'abbé Ricbard, Hist. des Dioc. de Besançon et de Saint-Ciaude^ t. I.
nicéTAS (Saint), martyrisé en 372. Suivant les hagiographes, il est, avec saint Sabas, le plus célèbre martyr de ta nation golbe. Les Grecs
r«Qt placé .dans la classe des bieoheumix qa1!$ ^ appellent grandi marigrs. Il naquit sur k» bords du Danube, et fut converti dès sa jfiuKk^ par Théophile, qui était évéque mébopolitun i Scythes , des Sannates et des Goths (l) soas règne de Constantin 1" (vers 3ii). Il pratiqc< librement sa religioa jusqu'à la perséontioQ ordonnée par Athanaric (3) , roi des Goths d'Orient. « Ce prince barbare, rapporte Godeseanl, fit meltre une idole sur un chariot que Ton tninott dans les lieux oà l'on soiipçonnoit qoH y avoit des chrétiens, et il ordMina de mettre a mort tous ceux qui refîueroient de l'adorer, h supplice que l'oneiiiployoit ordinaireraettleoalR les fidèles étoit de les brûler dans lenrs niinB ou dans les églises dans les^elles ils s'awsbloient. Nicétas tient un rang distingué para ceux qui aacrillèrant alors leur vie pour la défense de leur foi. Ce fut par le fènqa'il remporti laoonroniie du martyre. » Il fat, selon BoUsodiu, Sozomèae et antresaoteurs ec4slésiastiqaes, (friU dans une église avec vingt-trois aoires fidèla; pois Godescard ajoute : « On transpmiû depo» son eorpt à Mopsneste, dans la Ciiiôe, oà iilil divers miracles, et oà on loi bAtit une ^ilise- ■ Le bit de rincmératioo de Nieétas suivi , sprè» plusieurs années, du transport de son corps a laissé quelques doutes sur l'authenticité des adt> de ce saint. Quoi qu'il en soit, H est honoré par les Grecs et les Latins le 1» nepleinbre. A. I
BoUandat, IS leptinibre — > Stcontène, UuL eedn^ Ub. VI, CAP. xxjLViS. - BillUrt, Les Fies des i«»'(, t III, IB «ept. — Dom Thierry Riiin.irt, jidtt jnrlfunm wtartifrum. — Drooet de Miapertoy* iM rèrHâHtt AdU» des miirtrrf (Paris, ITSt, t toL lo-lll, L li, il^ wsarçmss , p. SSS. — Qodetarû, les fies éa «n-' Mor^ri, etc., is sept.- Rlcbard et Gtitiud. BiM 3<KTrf
HlciTAS (Saint), prélat dac«, né à Roiqitiane, ou Remesiane(eo latin Remetianiensis on CivUoâ Romationumf en Mysie), vers Ul mort après 414. Sa ville natale, dont il est difficile de déterminer aujourd'hui exacteoMot le Heu et le nom actuels, était située entre Sardlqo^ et Haïsse ( Aare) ; Il en devint évèqup, et assistit en décembre 39 1 , au concile de Capoue qui admonesta Bonose , évéque de Natsse. Nieétas pnd Justement être appelé l'apôtre des Daces, ear il ne se borna pas à gouverner chrétiennemeot s* troupeau immédiat, il Ht de nombreuses inissioi» au delà du Danube, et réussit à y répandre bfoi évangélique. En 397, il vint en Italie pour ooo*tater les miracles accomplis par saint Félix de Noie. Il s'y lia avec saint Paulin, qui a composé à la louange de son ami des vers pleins d'affection et de respect, qui sont parvenus jusqo'i nous. Dans une lettre adressée à saint StU' pice-Sévère , saint Paulin donne à JSké^ ^
(D Socrate, HisL eeeUs., lU». Il, cap. ZU.
(S) D'autres bagtoRraphes érrlvent qw nitétuoeeomba par les ordres d'an autre roi fotfc. **2îta fonghertc; luts tom i^ioeordeat à dire qa^ '^'^U. Tic NOOS le* r^aes de Valentloica I"e4de Vafc«; D^ mitlait Hodestu* et Arlntbcus éUatconsots. c'eUN" eaSTt.
NIGÉTAS
qnalfté de doeOsHmiu, Gênnadras dit que Ificétas composa dîTers ooTrages, qui lui ont fait donner rang parmi tes saints pères et les autears «ecclésiastiques. Il nomme entre autres un traité en six lirres (bit pour l'instniction de ceux qui se préparaient au baptême, et un autre pour aider à relever une vierge qui était tom^tée dans lepécbéetpour lui prescrire ce qu'elle a?aità faire dans sa pénitence. La forme de ces ouvrages est concise. L'Église honore saint Nicétas le 12 juin, quoique squ nom figure an martyrologe romain à la date du 7 janvier. A. L.
Oriens ChrM., t. Il, p. 3oe. — Balllet, rie* det saints, t. il. — Rictard et Glnutf, BibUnUlévtë saarét,
HiciTAfl ou xicàTB (Saint), prélat grec,' né à Césarée, mort à Coostaatinople, le 3 avril «24. Il s^appliqua dès sa jennease k Tétude des saintes Écritiirea et des beUes-l«ttrea. et se rendit habile dans las unes et les autres. Il se dégoûta de la vie nondaine, et se retira dans te monastère des Aoénètas de Médice, fondé sur le mont Olympe (en Bithynie), par saint Ntcéphore (1), qui en était alors supérieur. Il y reçut la prêtrise, et succéda à sami Nicéphore dans la direction de Médice. Lorsqu'en 913 Léon l'Arménien renojuvela la guerre contre les images, Nicétas fotmandé àConatantiiiople, et n'ayant pas voulu accepter les doctrines des ioooocla8tes,il fut envoyé en exil. Rappelé et sommé rie nouveau d'obéir anx ordres de l'empereur, il s'y refusa formellcoiettt. Le monarque, irrité, le livra aux persécutions de Jean Hylide, dit le (Grammairien, iconoclaste violent. Rédoit an pain <^i à l'eau et à la pins dure prison, Nicétas céda enfin, et consentit à communier avec le patriarche Théodose, partisan de rem|>€reur. Néanmoins il âe rétracta bientôt; il fut alors déporté dans la lietite lie de Sainte-Glyoérie, aux extrémités de la Propontide. 11 y sonfirit beaucoup. Léon FArménien ayant été massacré le jour de Noél de l'an 810, Michel le Bègue Ait retiré des fers , et placé sur le trône. Le nouvel empereur rappela tous les eiîlés, et Nicétas recouvra sa liberté. Il se confina» dans un ermitage au nord de Constantinople , oA il mourut. Son corps fnt transporté à Médiœ, et y devint l'objet de la véBération des fidèles, à cause des divers miracles qui s'y opérèrent. Les Grecs et les Latins honorent sa fête le 3 avril. A. L.
Surin, rUsB stutetontw», — BalOet, fies an Mtatf, 1. 1», S avril. - Blcbard et GIraad, BM, taerée.
HicÉTAS (Ntxiqrrac}, surnommé ^comlito^
('Axo(itv«Toc) et Ch»niaieM , historien byxan-
tia, né vers le mifieu du outème siècle, mort
à Nioée, vers 1216 II Bnqoit à Chonès (l'ancienne
Colosse), en Phrygie, et descendait d*une famille
noble. L'empereur Isaae II TAnge le nomma
gonvernear de Philippopolis à noe époque où
la révolte des Bu^ares et l'approche de Frédé^
(1) It M faut pÊÊ Gonrottdra wt «bbé ivm ulnt Nfcépbore pairlarahe de CaostaDUoople et non coaCeai-
rie 1er d'Allemagne, k la tète d'une paissante armée, rendait ce poste partiealièrementimportant. Plus tard Nicétas occupa l'office de logotliète, et reçut le titre de sénateur. Il assista à la prise de cénstantinople par les Latins en 12A49 et il a laissé une attachante et fidèle description de cette terrible journée. Son palais fut brûlé pendant Tassant; lui-même, après avoir couru les plus grands dangers , parvint à s'échapper avec sa famille, gr&ce à la générosité d'un marchand vénitien, et se rendit à Nicée. Là il passa le reste de sa vie à la cour de Théodore Lascaris, occupé de la composition du grand ouvrage qui a transmis son nom à la postérité. Son Jiiê' toire est moins un ouvrage qu'une suite de dix ouvrages comprenant vingt et un livres et se divisant ainsi : Jean Comnène (1118-1143) en un livre; Manuel Comnène ( 1 143-1160) en sept livres; Alexis Comnène (1180-1183), en un livre; Andronic Comnène ( 1 183-1185 ), en deux livres ; Isaac l'Ange ( 1 185- 1 195), en trois livres ; Alexis l'Ange ( 1195-1203 )» en trois livres; Isaac l'Ange et son fils Alexis ( 1 203- 1 204 ) en un livre ; Alexis Ducas Mourzouphie ( 1204), en un livre; Sac de la ville ( Urbs capta) (1204), en un livre; Baudoin de Flandre ( 1204-1206), en un Kvre. Les histoires de Nicétjis furent publiées pour la première fois |»ar H. Wolf , avec une traduction latine, BÂle, 15â7, in fol. et réimprimées par Simon Goulart , Genève, 1593, in-4*^ : par Fabroty avec un Gloswrium grœeo'barba-* rum, dans la collection byrantine du Louvre , Paris, 1647, in-XoL (reproduite, sans soin dans la collection de Venise, 1729, in-fol ); et enfin pat M. Bœkker, pour la collection byzantine de Bonn; 1835.
Un manuscrit de la bibliothèque Bodleyenne contient, en deux livres , le récit de la prise de Constantinople, avec des détails sur les statues détruites par les Latins. Ce récit, attribué à Nicétas et qni parait avoir subi des interpolations, a été pubiié par Wilken, sous ce titre : Nicetm narratio de sUUuii antiquis quas Franeif post capiam anna 1204 Coni^nn/iJiopo/iii desirtixeruni ; Leipzig, 1830, in-s". Un autre ouvrage de Nicétas, iotilulé 6i)oa\>pàc opOodo^ia;, en vingt'Sept livres, est resté inédit (excepté les cinq premiers livres, dont une traduction latine par P. Morel fut publiée à Paris , 1561 , 1579, 1610), et se trouve dans la Bibliothèque impériale de Paris. Nicétas avait en tant à souffrir de nnvasion des Latins qu'on ne peut espérer de lui une stricte impartialité quand il parle des conquérants de Constantinople, et l'emphase ordinaire de son style ajoute encore à l'exagération passionnée de ses pensées ; aussi son récit, quoique le fond en soit généralement exact, doitil être contrôlé avec soin au moyen de la conquête de Constantinople de Villehardouin et du De Be lia Constat! tinopolilano deKamusio. Y.
Miehd ChonUlen, Uonoéit en «enlamblqiieii tor BU
ocpliorc ChonlalC!*, tradiiltr rn Infin et piiMif^c p.irP. Mo*