NICIAS
chimiques ( 1802, 11 vol. îii-8*}, de Fovraov;
— VArt du blanchiment (1789, in-tc*) ; —
Éléments de chimie (1791. 3 vol. in-8*),
Cliapinl. Enfin on a traduit de Niclioif^oa en
français les deux ouvrages suivants : Descnp-
lion des machines à vapeur { Paris , 142^
1837, in-8° }, et Le Mécanicien anglais {îiàl^
1826, 4 vol. in-8o; 1841, 2 vol. fig. ). P. L.
GeiUleman's Magazine, 181S. — Ro«c« ifcw kèegr. Dtctionmrf.
HiciAS , célèbre peintre grec, vivait vers b fin do quatrième siècle avant J.-C. il élaîi fit de Nicoinède et né à Athènes. On n rtmarqat que cette ville, quoique lé principal siège des arts helléniques dorant deux siècles, n'avait dant vu naître dans ses murs que deux peintres, Nicias et Apollodore. On en dirait salant de Rome, qui a été un des plus grands oeotr» artistiques du monde et qai n'a domi^le iov qn^i deux peintres éminents , Jules Romain et Charles Maratte. Nicias fut te disciple d'Antidote, qui élz^ Ini-mèine disciple d^Euphranor, cnntriwpor»i de Praiitèle. Cet ttlnstre sculptear vivait vers U 104* olympiade ( 364-360 avaat J.-C). C^est sar cette date que l'on a fondé la chnmalogie de licias. Puisqu'il était le dîMâpIe de l'élève d a peintre qui vivait vers 366, on a pensé c|ue loimême vivait un demi-siècle phis tard, verâ 310. Cette date s'accorde bien avec une anecdote racontée par Piotarque. Suivant ceA hislorica, PI»lémée V% roi d'Egypte, offrit à Nicias de loi acbe^ ter son beau tableau de VÉvoeation des morts au prix de soixante talents. Le peintre rdmsê, et donna son tablnan à sa ville natale. S'il s*^ de talents attiqnes,le prix offert était de piês iie 360,000 fr.; s'il s'agit de talents égyptiens {et qui est peu probable), la somme nirait qva 100,000 fr. environ. Mais ce qui importe ic.. c'est la date et ifon le prix. Ptolémée ne rnoold sur le trône qu'en 306 avant J.«>C. Micias fixait donc à la fin du quatrième siède. D'an aotre côté Pline assure que Praxitèle (qui vivait ver» 360) employa Nicias pour mettre des enduits a ses statues ( in statuis circumlinendis ). li y a entre l'anecdote de Platarqne et l'assertion (le Pline une difficulté frappante. Sillig a tenté de U résoudre en supposant qu'il a existé deux peintres du nom de Nicias. Mats on n'a pas bèoia d^ reoonrir à une hypothèse aussi aii>itraire , et U difficulté se trouve , à l'examen , moins consîdérable que ne le pen^ Sillig. J)*abord les dates de Pline ne sont que des approximations vàgue>, se rapportant en général au milieu de la carrière de l'artiste, et permettant une large marge soit en avant, soit en arrière; dans le cas présent il est certain que Praxitèle vécut longtemps encore après la 104' olymp. Quant k Nicias, il devait être avancé en âge lorsque Ptolémée, vers 30» avant J.-C, voulut lai acheter le tableau de V Évocation des nwrls^ puisqu'il était asses celètire pour qu'on lui fit cette proposition et a»»<'i riclie pour la refuser; il n'est pas iavraiseio-
•U-Jd
lUQAS
>>i«ble que Cloquante sas plus tôt il ait été employé par Prautèle. Go ^et, remploi qoi consistait à mettre oa enduit à des sUtoes n'était pas fort rdevé , et convenait mieux à un jeune ijomme débutant dans l'art qu*à un grand peintre. L'objection tirée des leçons que Nicias reçut d'un disciple d'£ophranor est de peu d'importance, car rien n'autorise à supposer néoessairemeot entre on maître et oo disciple une grande différence d'âge. L'bistoire des écoles d'Italie nous fournit des exemples de disciples aussi âgés et même plus âgés que leur maître. Nous pensons donc que les indications de Plutarque et de Pline, loin de se contredire, fournissent les deux limites approximatives de la carrière artistique de Nicias» laquelle aurait été de cinquante ans environ, entre vingt ans et soixante-dix ans (a65-30& ayant J.-C.}.
L'epipioi que Nicias remplissait dans l'atelier de Praxitèle exige quelques explications, car c'est on des points contestés de rhistoire de l'art ancien. Pline rapporte que Praxitèle, interrogé sur celles de ses statues qu'il préférait, répondit : a celles auxquelles Nicias a mis la main ». « Tant, ajoute Pline, il attribuait d'importance à son enduit (circumliiio) ». Le mot circumiifio a été diversement interprété, mais il ne peut s'entendre que d'une préparation appliquée sur tes statues. Celte préparation était une peinture à l'encaustique» puisque les peintres de statues (ol àvSpiâv Tcc YPÂ90VTB; comme les appelle Platon) sont désignés d'une manière plus précise par Plutarque, souA le nom de àycù^iAttav l^xaucrai (peintres à l'encaustique de statues), et l'art luimême comme à^oXiidruv lyxauaiç. Il est probable que l'enduit ( ctrcumUlio ) que Nicias à^ pliquait aux statues de Praxitèlie n'était pas identique pour toute la statue. Le peintre pour les formes nues se contentait d'un vernis, et il n'appliquait la couleur qu'aux yeux, aux sourcils, aux lèvres, à la chevelure, aux draperies et aux différents ornements du costume. Nicias montra dans ce genre de travail une extrême habileté, et il donna ensuite des preuves d'un talent so- |)érienr. Son chef-d'œuvre était une Évocation des morts, dont le sujet parait avoir été emprunté à la Nexuia ou Aécronumcie d'Homère. Pline cite encore de lui les tableaux suivants à i'encaustlque : un Alexandre (Parts), une Caljfpso assise f une lo, une Andromède, une autre Calypso, sous Te portique de Pompée; on Bœchus, une Diane et un Hf/acinthe^ dans le temple de la Concorde. L'Hyacinthe fut apporté d'Alexandrie par Auguste, qui avait poor oette charmante peinture une admiration particulière. Tibère, en souvenir de cette prédilection, plaça le Hyacinthe dans le temple d'Auguste.
Auguste dédia dans la curie Julie un antre tableau de Nicias, représentant la déesse Piésnée assise sur un lion et tenan t une palme à la main; h son côté se tenait uo vieillard appoyé sur son bâtoo; au-dessus était représenté un char à deux
dievanx (biga) (1). Silanus ayait mppoitc ce tableau d'Asie. Un jour qu'on le montrait à un arobassadeor germain. • Je n'en voudrais pai^r^ pondit-il, quand même il serait vivant. » Ce vieillard appuyé sur on bâton lui semblait une possession peu prédeiise, et il n'avait Dut aucune attention an mérite de la peinture. Nidas peignit aussi des tombeaux, entre autres celui de Méff^72e, grand prêtre à Éphèse, et un autre à Tritéa. Pausanias dit qu'ayant d'arriver i Tritéa, en venant de Phères, on Toit un tombeau en marbre blanc qui mérite surtout d'être examiné à cause des peintnn*s de Nicias. Une belle jeune femme y est représentée assise sur une chaise d'ivoire; derrière elle se tient une esclave avec une ombrelle; près d'elle est un jeune homme imberbe vêtu de pourpre ; et à côté du jeune homme on voit un serviteur avec des épieux de chasse et des cliiens en laisse. Pausanias jkjottte que Nicias étaK le meilleor peintre dV ntmauK de son temps. Il n'en faudrait pas conclure, comme on l'a fait quelquefois que Nicias excellait surtout dans les petits tableaux. On voit au oonti'aire par on remarqoable passage de Démétrios de Pbalère que Nicias pensait qu'U est très-important pour un peintre de clioisir un sujet de quelque grandeur et de ne pas prodiguer son art et son travail sur de petits ottjets, tels que oiseaux et fleurs. Les meilleurs sujets poor un peintre étaient soivant lui les batailles sur terre 00 sur mer, dans lesquelles les diverses attitudes des hommes et des cbevanx fournissent à l'artiste une riche matière.
On ne sait presque rien de la vie privée de Nicias. Plutarque rapporte qu'il était si absorbé par son travail qu'il oubliait s'il avait mangé et qu'il avait l'habitude de le demander à ses esclaves. Il employa le premier l'ocre calcinée qu'il avait découverte par hasard dans on incendie do Pir^e. Il eot poor disdple OmphaKen, qoi avait été d'abord soo e^ave. Il fot enseveli à Athènes, sor l'avenue qui conduisait à l'Acadéinie. L. J.
Pline, ÊtUt, Mt, XXXV, 4,c, u. - IHttUr^e. Mh» poiS. suacUer vio. saconif. Epieureoi, il. - l'ausaaias. 1, 19; VU, tt. — Démélriut de Pbalere, de Utor., 78. ittntus, Catatogm arUflcum. — Sllllg, Cataloçns arfijicum. — > Smith, Dietionmm vfgrtik and rowtan onriftifties, article Picttara.
ifiGiAS, fils de Nioérate, Athénien, mort en 413 avant J.-C. Il appaiiient à la génération qui prend, après Péridès, la direction des affaires d'Athènes. Pendant les seize ans qoi séparent la mort de ee grand borome du désastre de Sicile, 429-413 avant J.-C, Nicias parait, dans Aristophane et Thucydide, comme l'homme le pins
(i) Cette dernière Indication est obaenre; Kexstnr, <|ulUi ditcate dans ion ijoneoon^ penne que le paanse de Pliar, iatula 6<«a, est finur, et qu'U s'agUiei non d'un ebar à deax chevaax, qal se comprend d'autant molaft qu'am Jeqx néaiëens on employait des chars i quatre chevaox, nuis d'une tablette (irroxiov) dans iaqaelle Hidat avait Inaertt sun nom : NixCaç é>6cau<rrv, JVIefof « petmt à r«MMiif Igné (#NoiM JCHpitt «e imuaUtu, dtt PUne ).
«51 WICIAS — NICOCHARES
considérable da parti aristocratique, de ce parti | Démosthène, il Ait, deux ansaprèt
qai regrette les conquêtes que la démocratie a faites avec Clisthène , Aristide , Ephialte et Périclès, qui désire l'alliance de Sparte et voudrait imiter sa constitution. Ce n'est point que Nicias appartienne à la vieille noblesse de l'Attique, il n'est point d'une famille d'Eupatrides; ce qui l'a porté à la place qu'il occupe dans la république, c'est, outre sa grande fortune et les énormes profits qu'il tire de ses mines du Laurium , la dignité de sa vie, une extrême et libérale piété, une singulière affectation de gravité et de dévouement à la chose publique.
A cause de ces qualités, que prisaient fort les Athéniens, Nicias fut sans cesse élevé aux fonctions de général par cette démocratie qui se montra toujours bieu moins turbulente et moins exclusive que n'ont voulu la faire ses détracteurs. Le peuple nommait bien plus souvent, aux charges que conférait Télection, des hommes comme Micias, qui le contredisaient et le contrariaient en maintes occasions, que les plus por pulaires des orateurs, comme Hyperbolos et Clé^tt. Si l'on peut, à propos de Nicias, adresser un reproche au peuple athénien, c'est d'avoir eu trop de respect et de considération pour ce personnage, c*est de n'avoir pas deviné quels faibles talents, quel caractère indécis et timide cachaient ces dehors imposants. Dans plusieurs petites expéditions contre Cythère, la Tbrace, les Mégariens, Thyrée et les Éginètes, Nicias avait réussi, à force de prudence et d'attention, à ne rien donner au hasard ; mais quand il s'agit de prendre nie de Sphactérie où étaient enfermés quatre cent vingt Spartiates, il s'efTraya de la difficulté de l'entreprise, et par une maladroite manœuvre politique, fit charger de l'expédition Cléon, qu'il croyait perdre et qui réussit (425). Malgré cette déconvenue, après la mort de Cléon, Nicias reprit assez de crédit pour décider les Athéniens à traiter sérieusement de la paix avec les Lacédérooniens, et il fut, de leur côté, le principal négociateur du traité de 421 , auquel son nom resta attaché. Mais dans ses négociations il s'était laissé jouer par les éphores, et le mécontentement des Athéniens , qui, par la faute de Nicias, ne recouvrèrent pas Amphipolis et les villes de la Chalcidique, favorisa l'influence et l'ambition du nouveau chef du parti populaire, du jeune, brillant et aventureux Alcibiade. Ce fut Alcibiade qui fit décider, malgré Nicias, la hasardeuse expédition de Sicile, et Nicias, qui l'avait combattue obstinément,„fut encore, malgré tout ce que les Athéniens avaient à lui reprocher, un des trois chefs à qui ils Toulaient la confier. Resté seul commandant par le rappel d'Aldbiade et la mort de Lamachos , il ne sut ni attaquer ni se retirer à temps; toujours indécis, il perdit et l'occasion d'emporter Syracuse encore presque sans défense, et plus tard les dernières chances de sauver l'armée et la flotte d'Athènes ; malgré les renforts que lui amena
dépttt
d'Atliènes, obligé de lever le siège » cerné dan» sa retraite, fait prisonnier avec les débris de sm armée, et conduit à Syracuse, ob on décret da peuple le condamna à mort. G. Pesmor.
TDucydide. - PluUrquc, fie 4e Niciat,
NICLA8 {Jean^Nicolas), philologae alkmaai!, né en 1733, à Grafenvrerth près de ScUeUi, mort en 1808. Fils d'un agriculieur, il acquit, presque sans secours étranger, une connaîssaot étendue du grec et du latin; il alla ocHitûmer tes études à Gœttiogue, où il se lia avec J.^^M. Gcs»ner, qui le ht nommer, en 1760, professeur ai collège d'Ilfeld. En 1763, il devint co-recieur, €( en 1770 recteur du gymnase de LonebocDig. Sa belle biblloUièqup, contenant .seize mille Tolomet» a été incorporée à celle de la ville de Lunebooi|. On a de lui : Spécimen Theœritemne ; Laotbourg, 1762, in-4o; — Briefe ûber die Jaiobischen Gedanken die Erziehung der Gtistlichen und die Gelehrsamkeit betreffend (Lettres snr les idées de Jacobi ooncemaDt Tedocition du clergé et l'érudition); Lubeck, 176g, in-8*;
— Vita J.'M. Gessnerit dans la Biographia Gottingensis d'Eyring; — Nicias a donné une édition estimée des Geoponica ; Leipzig, ITSi, 4 vol. in-8° ; il a encore publié avec des adjonctions les Fundamenta styli euUioris d'Hdnenius (Leipxig, 1761 et 1791, in-8^) et les Prima lineœ isagoges in eruditionem gèneralem de Gessner; Leipzig, 1773 et 1783, 2 vol. in-8«. O.
Measel. Celêkrtet DeutseMand, t. v. — Fr..â. Voir. Utteràritekê ÂnaUkten,
' mcoGHARBS (Nixox^r<<)i poète athénien de l'ancienne comédie, fils du poète comique Philonide, vivait dans la première moitié da quatrième siècle avant J.-C. Il était le contemporain, un peu plus jeune, d'Aristophane, et vécut au moins jusqu'en 354. On cite de lut les pièces suivantes : À|iu{uovt) {Amgmone) ; Ilc- Xo4;< {Pétopt) (suivant Meineke ces deax titres désignent une seule comédie ) ; — TaXateta ( Gtflatée) ; — 'HpaxXij; yoiAÛv ( Le Mariage d^ffer^ cule ) ; — 'HpaxXiic X^P^YÔC ( Hercule chorège } ;
— KpîjTeç ( Les Cretois ) ; —■ Aaxiovec ( Us Laxfh niiens)\ — Aijiivia; ( i>« Ltmnicnnes) ; Kêv- Tsupoi ( Les Centaures ) ; ~ Xtipoxétaroçtz ( Ceux qui vivent de leurs mains^ les ouvriers }. n ne reste de ces pièces qu'un très-petit nombre de fragments qui permettent à peine d'co deviner lesujet.On pense que Le Mariage d^Bercule représentait la vie elTéminée d'Hercole auprès d'Omphale. Les Laconiennes furent représentées en 388 avant J.-C, en compétition avec le second Plutus d'Aristophane. Le sujet des Lemniennes était les amours de Jason et d*Hypsipyle. Toutes ces pièces, si l'on excepte la dernière, étaient mythologiques et devaient contenir à c0té de plaisanteries buriesques des passages d*une élévation qui touchait à la tra|$édie. Aristote mentionne un Nicochares comme l'auteor
NICOCHABES
il'u 1)6 Av)XuKc (Déliade), dans laquelle les bomines étaient repréflenté? pires qu'ils ne sont; on ne sait si c'est le même que le poète comique, et Ton ignore à quel genre cl*oavrage appartenait la Déliade ; mais d'après Aristote qui la cite, on voit que la Déliade n'était pas une comédie. Quelques critiques, au lien de AyiXicîc, proposent de lire AeiX'.dç {La Poltronnerie), Cependant le premier titre est plus vraisemblable ; cette Dé' liade était sans doute une satire des habitants de Délos. li. J.
Soldas. Bo mot NixoxàpfV]?. - Aristote, jér$ Poetiea. 1I« 7. — Fibrlelu, Btbîiotkeca grmea, toI. II. p. 471. -^ Mekofke, ComiépncOT gruemitm fragmenta, toI. I, p. 256; II. p. %K\. -* Botbe, Poet. cQmic grtec, fragm,, dan9 la fiibliothéque ifrtcque de A.-F. Dldot. — Cllntoo, Fasii heileniei, toI. Il, p. 4i, lOl.
NICOCLÈS (NixoxXfic),roi de Satamine dans nie de Cypre, fils et successeur d'Évagoras I*% régna dans la première moitié du quatrième siècle avant J.-C. Son père {voy. Év agoras) périt dans une de ces obscures tragédies de palais communes chez les despotes orientaux. Quelques historiens ont prétendu que Nicoclès avait été complice du crime ; mais c'est certainement une erreur, provenant de l'étrange méprise de Diodore^qui a donné à l'eunuque assassin d'Évagoras le nom de Nicoclès. Si réellement ce prince avait été parricide, Isocrate aurait-il osé lui adresser un panégyrique de son père dans lequel il insiste sur les vertus filiales de Nicoclès ? On ne sait presque rien du règne de Nicoclès. Si Ton s'en rapporte à son panégyriste Isocrate, ce règne fut une période de paix et de prospérité. Sous le gouvernement doux et équitable de Nicodès les villes devinrent florissantes; le trésor royal, épuisé par les guerres continuelles d'Évagoras, se remplit sans imposition de nouvelles taxes. Nicoclès protégea les lettres et la philosophie, et récompensa magnifiquement les éloges dlsocrate. Suivant Théopompe , il déployait un grand luxe, et dans ses fêtes luttait de splendeur avec Straton, roi de Sidon. D'après le même au* teur il périt de mort violente ; mais on ne connaît ni la date ni les circonstances de cet événe* ment. Y.
Isocratf, EvaçoraSt Nicoclèi. — Dlodore de Sicile. XV, t,i. — Borrell, JVottee sur quetquet médaiUet gree^ que» du rait de Chffpre.
HiGOGLBS , prince de Paphos dans 111e de Cypre, dans la seconde moitié du quatrième siècle avant J.*G. Dans les querelles qui déchirèrent le monde bellénique après la mort d'Alexandre, il prit d*abord le parti de Ptotémée, fils de Lagus, conhre Antigone, mais plus tard, en 310, eflrayé de la puissance croissante de Ptolémée,qui avait étendu son antorité snr toute l'Ile, il entra secrètement en relation avec Antigone. Ptolémée, alarmé d'une négociation qui pouvait soustraire Cypre à la puissance égyptienne, envoya deux de ses amis, Arg£us et CaUjcrate, avec mission de le débarrasser du prince cypriote. Les deux messagers, arrivant avec une troupe de soldats, en-