‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 105 sur 110 · NICODÈME · texte numérisé non relu

NICODÈME

tonrèrênt le palais de Nicoclès, et ordonnèrent au malheureux prince de mourir. Nicoclès fut forcé d'obéir sans avoir pu même obtenir l'ex* plication de cet ordre de mort. Sa femme, ses frères et les femmes de ses frères ne voulurent pas lui survivre, et toute la famille des princes de Paphos fut enveloppée dans la même catas* trophe. Y.

Dlodore de StcUe^ XIZ. 9» ; XX. il. ^ Polyen, VIII, 4S. Droycen, HeUeninrtut, vol. I, p. 3S9.

niGOGRÉosi (Nixox^cov), roi de Salamine dans nie de Cypre» vivait dans la seconde moitié du quatrième siècle avant J.-C. Il se soumit sans opposition à Alexandre,ainsi que les autres princes de l'Ile de Cypre. En 331 , quand le jeune conquérant revint d'Egypte, Nicocréon alla audevant de lui jusqu'à Tyr, et fit représenter magnifiquement dans cette circonstance diverses pièces de théâtre. Après la mort d'Alexandre, il prit parti avec Ptolémée, el en 315 il coopéra activement avec Seleucus et Mënélas, généraux de ce prince, pour la réduction des villes de Cy« pre qui avaient pris le parti contraire. En récompense de ses services, il obtint de Ptolémée les territoires deCitium, Lapethus, Ceryneia et Marion, et gouverna le reste de l'Ile pour le roi d'Egypte. On ne connaît rien de plus sur le règne de Nicocréon ; mais comme ce prince ne joua aucun rôle ni dans le siège de Salamine par Démétrius en 306, ni dans la grande bataille na* vale qui suivit, on pense qu'il était mort dès cette époque. Nicocréon fit mettre à mort de la manière la plus barbare le philosophe Anaxarque, qui avait blâmé sa conduite servile à l'égard d'Alexandre. Y.

Plutarqoe, Mex., 19 ; de Virt.^ p. Ul. - Dlodore de Sicile, XIX, 89. 61, 79. - CIoéron, Tuteul., II, 11; De nat, Deor., 111. ss. — DioKène Laerte, IX, V»,

hicodAmb {Adam-Burchard Sbllt, en religion), moine russe, né vers la fin du dix-septième siècle, mort à Saint-Pétersbourg^ en 17409 était Danois et luthérien de naissance. Il vint en Russie en 1722, y professa le latin en différentes écoles, fut, en 1741, secrétaire du fameux Lestocq, embrassa la religion orthodoxe en 1744, et s'enrôla l'année suivante sous la bannière de- saint Basile. Dès son arrivée en Russie, Nicodème s'était appliqué à tirer, soit d'ouvrages imprimés mais devenus rares, soit des fonds manuscrits, tout ce qui avait été écrit sur la Ru^ie. Le premier fruit de ces utiles recherches fut la publication d'un livre intitulé : Schediasma lUterarium de seriploribut qui historiam poli* Hco-ecelêMiasticam Rostits scriplis illustra" runtt où il donna, par ordre alphabétique , le catalogue raisonné de presque tous les ouvrages qui ont fait quelque mention de la Russie Imprimé à Revel en 1736, traduit en russe en 1815, ce premier manuel bibliographique peut être encore consulté avee profit malgré les travaux récents et plus complets en ce genre, de Heiners» d'Adelong et du savant directeur de la Inbllothèque impériale de Saint-Pétersbourg, le baron

955 INICODÈME

Modeste de Korff, Son second oavrage est un Miroir des souvenirs russes aepuis Burih jusqu'à ^impératrice Elisabeth. Écrit en Ters latins, ce travail, plus généalogique qu'hisiorique et beaucoup trop laudatif , ne parut qu'après la mort de son auteur, traduit en vers russes par lo métropolite de Moscou Ambroise, et ne se trouve que dans le XVI* tome de VAncienne Bièliùthèquê russe (2^ édit.). Son œuvre capitale, formant 5 vol., a pour titre : De Rossih rum HierarcMa ; elle a été transportée en langue russe dans le premier tome de VBistoire de la Hiérarchie russe. Les travaux qu'il a laissés, en outre, inachevés ou inédits, font vivement regretter qu'il n*ait pas vécu aussi longtemps que le moine Nestor, père de l'histoire russe, qu*il avait pris pour modèle. Parmi ces travaux inachevés, les archives de Moscou possèdent à notre connaissance : un Dictionnaire de toutes les images de la Stère de Dieu et quelques Notices historiques sur des monastères russes ; et la bibliothèque de Saint-Alexandre-lSerski : un traité de médecine intitulé Bibliotheca medicochirurgica, des Souvenirs de ses voyages écriti> moitié en latin , moitié en allemand et en danois; et un Recueil, formant 15 tomes, de diverses pièces, la plupart relatives à Thistoire de PÉglise russe, dont quelques-unes sont peutêtre uniques. P^ A. G—it.

Diet. hitt. des écrivains de r Église gréco-russe. — Gretch. Essai d'histoire de la littérature nuse. — Soplkof, Essai de bibUoçrapMe russe,

kicolaI , nom d*une ancienne famitle originaire de Saint-Andéol, bourg du Vivarais, et qui compte parmi ses membres plusieurs personnages distingués, surtout dans la magistrature. Ils étaient seigneurs deMéas, de Saint- Victor, de Gonssain ville, de Presie, d'Ivor, d'Osny, etc., et s'allièrent aux plus noUes familles de France. On remarque entre autres :

Jean II, qui fui conseiller an parlement de Tbalouse et accompagna Charles VIII dans sa conquête de Naples ( ]49d). 11 accomplit plusieurs missions importantes près de divers princes d'Italie et remplit les. fonctions de diancelier du royaume de Naples pendant l'occupation française. Le roi Louis XII le nomma maître des requêtes (3 juin 1504), puis premier président de la chambre des comptes de Paris (1&06). 11 mourut en août 1524, à Saint-Andéol. Il avait résigné ces fonctions en faveur de son fils Aimar (1618), qui mourut en 1553 et eut pour successeur, le 27 «eptembre de cette année, son fils Antoine /•**, mort le 5 mai I5S7.

Jean nn NicoLiâ,! II* du nom et filsd'Antoioe 1*', fut, comme ses ancêtres, conseiller an parlement, mettre des requêtes, premier président de fai chambre des comptes , et mourut le 31 mai 1624. Son fils, A ntoine 11^ lot succéda el en mourant, à Essonne, le t*' mars I656,illaiasasacliargeetses titres à Nicolas de NiGOLAj«qm était alors con- •dller au grand conseil et mourut le 20 ff^Tricr

— NICOLAI

1 686. Vient ensoiie Jemt -Aimar /«^ de Kmouu, qui fui reçu premier pvéaideot le 5 vamr* 1696 d monnH le 6 octobre 1737. Il 6it le tutewde Voltaire, et avait épousé Mario-Gatberiiie nièce du cardinal de ce nom, dont il eiit Nicolas, né le 10 octobre 1691, qui foi premier président et mourut à Aoteoil pcés Paris, le 15 juin 1731. Jen-Aimar l*' s'étaâ remarié, le 25 novembre 1705, avec Françoise- Élisaiieth de Lamoignott, fiUe du célèbre Yille , qui loi donna onze enfants» entre

Aimar-Jean, dr NlcolaI, marquis de GovssainvUle, seigneur ù*Osnp, né le 3 avril 1709. qui après avoir été mestre de cutip ée (9 août 1727) quitta le senrioe afin de se en état de remplir, pour la nenvième f&miUe, la charge de premier président de b chambre des comptes , charge qu'elle a po^ sédee pendant près de trois siècles. Il se fit pourvoir d'un oflice de cons«*illcr commissaire anx requêtes au parlement (3 août 1731) et fui installé comme premier président, le 5 avril 1734 Son second fils fut Aimar-Charles-FrançoU DB NicoLAî , marquis d'Osirv , né le 23 avri 1737. Celui-ci était devenu colonel de drapo» en 1761, et colonel de la légion royale a 1764. Ayant quitté le service, il fut sooeettîvement nommé président à mortier au parleuMut de Paris en 1771 , président an grand conseil en 1774, premier président (novemlrt 1776), et condamné à mort par le tribunal re- Tolutionnaire , le 27 avril 1794, comme ayant cberclié à émigrer pour se rendre k Bruxelles. Son exécution eut lieu le lendemain à Paris. Son frère Aimar-Claude de Nicolâî, né le 6 août 1738 à Paris, où il mourut, le 25 no- Tembre 1815, fut successivement chanoine d»- Paris en 1756, Yicaire général de Verdun, pai> de Reims, abbé de Saint-Sauveor-le-Viooinie en août 1766 et fut sacré évêqoe de Béliers, le 13 octobre 1771. Il quitta la France en 1792 par soîk de son refus de prêter le serment exigié par U constitution civile du cleigé, et haiNta Flareoc> jusqu'en 1814.

Le frère puîné de celui-ci, Aimar^Ckarki Marie de NicolaÏ, né le 14 août 1747, conseiller au parlement de Paris, le 20 juin 1767, succéda à son père comme premier pré^dent oi la chambre des comptes en I768, foi reça c 1789 membredeTAcadémie française ctdiancrlier des ordres du roi, et fut exécuté à Paris, le ' juillet 1794) « comme convaincn de s*être rendu Tennemi du peuple en conspirant oûntra sa libf'rté et sa sûreté, en provoquant par la révoltf des prisons l'assassinat et la dissolution de U représentation nationale, etc. • Aimar-Fiem Léon, fils aîné de ce dernier, né à Paris le i ^ juillet 1770, périt sur Téchafoud trais joar^ après son père, au moment où il aeooroplîssait si vingt-quatrième année (10 juillet 1794).

nicolaI { Antoéne' Chrétien féhienlier, pu» comte ne), maréchal de France, né le 12 no-

NICOLAI

v(>tnbre 17(1, mort lelO mars 1777. Il était le q^iatrième Als de Jean-AÏHMr 1*% et fut reçu die* ▼alter de Tordre de SaiM-Jeeii*de-Jénisaleni le ao aottt 1715. Il entra comeltf! aux dragons de Nicolai, dont son frère Aimar-Jean était colonel propriétaire, et en fat noininé mestre de camp, le 27 juin 1731. De 1733 à avril 1736, il servit en Italie et prit part aox siégea de Pizzlghitone, de Milan (1^33), dé Sarravalte, de Novare, et de Tortone, de La Miraodole, an affaires de Colorao, am. batailles de Parme, de Guastalla (1734); aux prises de Gouague, de Reggiolo, de Revero (173ô). Nommé brigadier Oes armées da roi (15 mars 1740), il servit dans Tannée du BasRhin sons le maréchal de Mailleboia, et fit en aoAt 1742 les campagnes de Westphaiie et de Bohème avec le prince de Conti. Il défendit le Rhin et la haute Alsace en septembre 1743, sons les ordres dn maréchal de Goigny. Gréé maréchal de camp (2 mai 1744), il concourut à la reprise de \Veissemboarg et des lignes de la Lautem, et se trouva à TafiTaire de Haguenau , au siège de Fribonrg. L'année suivante il combattit en Sonabe et sur le Rhin. En 1746, il était sur la Meuse, et se distingua devant Mons, à la prise de Charleroy (2 août), au siège de Namur, à la bataille de Raocoux. £n 1747, il setronva à Lawfeld, et api-ès la reddition de Maêstricht (15 avril 1748) il fut nommé lieutenant général. Après dix années de repos il reçut le commandement d*un corps d*arroée destiné à agir en Allemagne; il s'empara de Gotha (27 août 1757), et fut blessé à Rosbach (5 novembre suivant). Après avoir opéré dans la Hesse, il assista à la bataille de Crevelt (juin 1758), à celle de Bfinden (1*' août), et lors de la retraite d'Kimbeck prit le commandement de Tarrièregarde française, et repoussa plusieurs fois les ennemis. Louis XV lui donna le commandement da Hainant (31 mars 1760), et Louis XVf le créa maféchal de France ( 24 mars 1775).

Le cinquième enfant de Jean- Aimar I*' était Àimar'ChréCien'FrançoèS'Miehel ne Nigolaî, né à Paris, le 23 janrier 1721, et nommé successivement prieur deSainte-Catherine4]e«la>Coutore, à Paris, chanoine de TégliM Notre-Dame de la même capitale, agent général dn clergé, aumônier de la daupÀiine, pois évèqne-comte de Yerdnn, le 16 juin 1754. Il mourut dans son diocèse, les décembre 1769.

mcohXÏ(Âiniar- Pierre-George» 0B),nér«23 août 1752, mort en mars 1824, était le quatrième enfant de Almar-Jean. Il prit la carrière militaire, entra dans les mouAquetaires en 1767, passa officier aux dragiins en 1770, puis donna sa démission pour voyager. Il fut en 1772 attachée Tambassade de Suéde. De retour en France, il parvint de grade en grade an commandement du régiment d*Angonmois ( infanterie )le 3 juin 1779. il émigra en 17111, devint maréchal de camp , le I** mai de cette annéc,et fit les campagnes contre la Franee dans Tarmée de Gondé.

I Rentré k la suite des Bourbons , Louis XVUI le

I créa lieutenant général en 1814.

1 On levoit, la famille Nicolaï a rempli des chargea de quelque importance; aussi fiit-eUe appelée à la pairie par Louis XVIIl, le 17 août 1815, dans la personne de Aimar' Charles- Marie- Théodore, comte, puis marquis db Nicolàî, quatrième fils du président Aimar-Charles-Marie , mort sar t'échafaud, né en 1779. Il avait été rejoindre, en mars 1815 , le duc d'Angouléme dans le midi. Le roi le créa marquis après la seconde restauration ( 3i août 1817 ). Il a pris plusieurs fois la parole pour défendre des Intérêts industriels et commerciaux. En 1816 0 avait été nommé membre du conseil de surveillance de l'École polytechnique. Depuis I84ft il s*est tenu éloigné de la scène politique. Il a époosé M"* de Lévis, fiUe du duc de ce nom.

Son frère atné, le comte Christian nn NicoLAÎ , né à Paris, le 23 août 1777, mort le 14 janvier 1839, fut chambellan de Tempereor Napoléon r% et remplit, de i8il à 1813, les fonctions de ministre plénipotentiaire à la cour de Bade, puis à Carlsrohe, et fut maintenu dans ces fonctions jusqu'au l*' juillet 1817. Il n^ fut pas employé depuis. Louis-Philippe l'appela à la chambre des pairs, le 1 1 octobre 1832.

sa pion DE NicoLAi, frère des précédents, commença par être auditeur au conseil d'État sous l'empire. Il entra ensuite dans l'administration militaire, et en 1812 fut chargé du gouvernement de Wilna. La restauration le raya des emplois publics. Un autre marquis de Nicolaî, cousin des précédents, suivit aussi la carrière administrative, fut préfet de la Doire (1813), del'Ariége ( 10 juin 1814 ) et de l'Aisne ( 10 juillet 1815). Il présida en 1820 le collège électoral de ce dernier département, qui le nomma son député de 1820 à 1827. Il fut nommé officier de la Légion d'honneur, le 10 juillet 1825.

A. D'E— p-cetH. F.

Bbochard, HUtotre dti vu^Um des revêtes. >- La Thaumastlèfe, ttift de Berry — Morért, Lb Grand IHetionnaire hittonqu^- — /'« Moniteur universel^ an Xf, n* <»»; ann. ISll, p. i04; ann iSis, p. iM. — Bioçraphie deâ hommes 9iwtnU (Juillet 1S18). — Hioyraphie spéciale des pairs du royaiimtf (Parla, 1818 J. — Aniauit,rtc., Mfufraphte nouvelle des Contemporains ( Piiris. l8Si). — CoarcellM, Dict, hist. et (Aoçraphique des généraux français. - Çhronologi» mUUaire, t v, p. 488.

hicolaI {Phiiippe)f controversiste aileroandl, né en 1556, à Hengershausen, mort en 1608. II occupa le ministère évangélique dans divers endroits, et devint en 1601 pasteur à Hambourg. Il s'est fait remarquer par son intolérance fanatique contre les catholiques et tes calvinistes. Ses nombreux écrits religieux ont été recueillis en 6 vol. in-foi. ( Uimbourg, 1717). Les deux suivants méritent surtout d'être cités : De duobiis antichristiSf Mahumete et ponti-fiée romafio (Marpurg, 1590, in-8"), et Dean- Uchrisio romano perditionis filio conflicius (Rostock, 1609, in-ft*} Le soin qu'on a mis à

NICOLAT

«apprimer ces deux violents libelles les a rendus

fort rares. O.

Wltten, ifemorimtheologorum, — Thless, Hamburger Cetehrten-Lexikon.

-nicoLXÏ (Jean), controversiste français, né en 1594, à Monza, près de Slenay (diocèse de Verdun ), mort le 7 mai 1673, à Paris. Entré à douie ans chez les Dominicains, il fit profession en 1612 ; il compléta ses études à Paris, y reçut en 1632 le diplôme de docteur en théologie, et y enseigna pendant Tîngt ans cette science dans une mai^^n de son ordre, dont il fut élu prieur en 1661. Il se fit remarquer par la singularité de ses opinions religieuses, et passa une partie de sa vie à trayailler sur le texte de saint Thomas, dont il tâcha de concilier les principes ave« ceux de saint Augustin et d'autres écoles. Nous citerons de lui : GalHêB dignitas adversus prxposterum Catalanix assertorem vindicata; Paris, 1644, in-4* : c*eât une réfutation de Pouvrage de P. Mesplède au sujet de la prétendue transaction faite entre saint Louis et Jacques d*Aragon; — Ludovici XI II triumphalia monumenta; Paris, 1G49, in-fol. : ce recueil d'emblèmes, de figures et de vers, entrepris à la demande de la cour, lui valut une pension de 600 livres ; — Judieium seu cemorium sutfragium de propositione Àntonii Arnaldi : Defuit gratia Petro ; Paris, 1656, in^* ; et en français {Avis délibéralïf, 1656); il y combat la doctrine de Jansenius; — Thèses sur la grdce; Paris, 1656 , 10-4" : réfutées par Nicole , qui accusa Tauteur d'être molînistef — FesHvus FF, Prœdicatorum pronatali regio plausus; Paris, 1661, in-4**, poëme latin; — Dejejunii christiani et Christian» abstinentix ritu ; Paris, 1667, 1675, in-12; — • De baptismi aniiquo ti5M; Paris, 1667, in-12 : ces deux dissertations, ainsi que trois autres, qu*il est inutile de citer, sont pleines de personnalités et d'injures qui ne sont propres qu'à blesser la charité; Launoy, contre qui elles étaient dirigées, eut la brutalité de dire en parlant de son adversaire : Fratris Nicolai scalpellum longe magis guam calamum reformido. Le P. NIcolal a publié comme éditeur la Théologie latine de Rainier de Pise (Lyon, 1655, 1670, 3 vol. in-fôl. ) avec des corrections et des stappléments ; la Somme de saint Thomas ( Paris , 1663, in-fol. ; Lyon, 1685-1686, 2 vol. in-fol. ) avec des notes, et quelques antres ouvrages de ce saint. On lui a attribué un traité De ritu antiquo et hodierno bacchanaliorum, inséré dans le t. VU des Àntiq. grœc, de Gronovius, et qui parait être d'iïn autre Jean Nioolai, professeur à Tubingue. P. L.

fichard t\ QuéUf, Biblioth. fr. praedie. — NIceroD, Siémoirei, XIV.

NicoLAl ( Jean ' Frédérie ) , orientaliste allemand, né à Querfnrt, vers 1639, mort en 1683. Après avoir fait pendant quelque temps

des cours à runiveraifé de léaa , il devînt ea 1071 pasteur à Lunebourg» et en I682 sariot»dant à Laoenbouiig. On a de lui : Hodegeiieum orientale hartnonieum, guod compleciiivr lexicon Unguarum ebraicx^ chaldaies, sgriacx, arabicss^ sethiopicx et persicêe; lésa, 1670, in-4'*; — De litteris Hehrseorum, Grxcorum et Latinorum quibusdam muemonieis; léna, 1670, in-4o; «^ Fascieulus florum philosophicorum; léna, 1671. O.

BertniD, BvançelUehes Umèbomrg.

nicolaI ( Jean ), antiquaire allemand, né es 1665, à Ilm, mort en 1708. Il étudia dans diverses universités d'Allemagne^ et fat noraoïe en 1702 professeur d'antiquités à Tobôi^Bf. On a de lui : Commentarius de rituaniiqmo et hodierno Sacchanaliorum ; Belmstêlt, 1679, in-4''; reproduit dans le t. VII do Thésaurus de Gronovius ; — Demonstratio qwa probatur gentilium theologiam^ Deos^ socrificia ex fonte Scripturx originem iraxisse; Helmstœdt, 1681, in-8*; — De Mercurio ef Hermis, seu statuts mercurialibus ; Francfort, 1687, in-12; — De Grsecorum luctu tugentiumque ritibus variis; Marboarg, 1696, in-12; — Romanorum triumphus soiemnissimus, quo eserimonix, vestitus^ currus aléaque qux ad hune pertinebant, iliuslraniur; Francfort, 1696, in-12; — De phflUh bolia, seu florum et ramarum spanione in sacris et civiUbus rébus usitatissima ; ibid^ 1698, in- 12 ; — De nimbis antiquorum imaginibus Deorum , imperatorum olim et nunc Christif Apostolorum et Marix capitis adpictis; léna ,1699, in-12; — Sagan, seuvicarius Pontificis perpetuus non datur in Scriptura sed rabbinarum figmentum est ; léna , 1699 , in-4'* ; » De junmiesUis Hebrxorum , Grxcorum , Romanorum oUorumque populorum; Francfort, 1700, m- 12;

— De substractione et pignoratiout ves- Hum; Giessen, 1701, in-12; — De chhrcte' carum usu et abusu; Giessen, 1701, in-l?;

— De calcarium usu et almsu nec mm j*ribus illorum; Francfort, 1702, in-12; ^ De siglis veterum; Leyde, 170S, in-4*; — Antiquitates ecclesiastiew in quibus mores Christianorum veterum oslenduntur; Tabingne, 1705, in-12 ; — De sepulcris UebrMO" rum; Leyde, 1706, in-4"; — De s^nedrio jEgyptiorum illorumque legibus insignéoribus; Lejde, 1706 et 1711, in-8**; — De Mose Alpha dicto ; Leyde, in-12 ; -» De luelu Christianorum^ seu de ritibus ad sepulturam pertinentibus ; Leyde, 1739; — Adnotationes ad libellum Domini de Fleurg De moribus Patriareharum ; Leyde , 1740, in-8«; — Adnotationes ad Bon. Com. Bertramum De republica Hebrxorum ; Leyde, 1740, in-S^i — Nicolai a aussi donné des éditions annotées de la Respubiiea Hebrxorum de Sigonius, de l'ouvrage sur le même sujet de

CunflMis et da Dé ant%quùrum torquibus de SchefTer. O.

J. J. Mo«er. ErlâuterUs f^UrUmberçt Partit I, p. M*. - BOck, Gnekiehte dêr &ii4Mnttâl TuUnnén. — Sai, Onomasaeon, t. V, p. tro.

ricolaI (Gtfti/aiimfi), antiquaire français, né le 16 février 1716, à Arles, où il est mort, le 13 février ^788. H était d'une autre famille que les précédents. Venu de bonne heure à Paris, il s'en éloigna en 1756 pour rentrer dans sa ville natale, où ses concitoyens le mirent trois fois à la tète de Tadministration municipale. En 1735 il devint membre associé de l'Académie des Inscriptions. Le recueil de cette compagnie renferme de Ini un Mémoire hUtorique sur la vie et sur les ancêtres d'Alexandre Molossus, roi d*£pire{i. XII, 1740). Avant d'être admis dans l'Académie, il avait eu deux dissertations couronnées par elle sur l'examen des connaissances géographiques au temps d'Alexandre et sur les lois communes aux peuples dç la Grèce qui formaient le corps hellénique. 11 avait aussi composé plusieurs mémoires dans lesquels il examinait si le Rb6ne appartient à la province du Languedoc. P. L. Aebsrd, Diet hUt de 1^ Pro9§nee.

xigolaI ( Smest'Antoine^ savant médecin allemand, né le 7 septembre 1722, à Sondershausen, mort le 28 août 1802. Il étudia la médecine à Halle ; par ses connaissances étendues dans les langues anciennes et en mathématiques,, il se signalai l'attention de Schulzeet du célèbre Hofman, qui lui procurèrent tous les moyens de s'instruire dans l'art de guérir. Nommé en 1748 professeur de médecine à Halle, il se rendit en 1768 en la même qualité à léna, où il reçut l'année suivante la chaire de chimie et de clinique ; il devint plus tard doyen de la faculté, fut élevé à la dignité de comte palatin et reçut encore d'antres distinctions honorifiques. Parmi ses cent et quelques ouvrages et dissertations nous citerons : Von den Wirkun' çen der Einbildungshraft im menschliehen Kôrper ( Sur les effets de l'imaginalion sur le corps humain ) ; Halle, 1744 et 1750, in-8''; ~ Die Verbindung der Musik mit der Arznef* aelahrtheit (Les rapports de la musique avec la médecine); Halle, 1745, In-S""; ^ Vondem LacheniUtï rire); Halle, 1746, inSf'; -< Von der Schônheit des menschlicfien Korpers (De la beauté dn corps humain); Halle, 1746, in-8*; — Gedanken von Thrànen vnd Wei-nen (Pensées sur les larmes et les pleurs); Halle, 1748, in-8*; — Von der Brzeugung der Missgeburten (Delà formation des monstres ) ; Halle, 1749, in-8''; — Sysiema materix medtca;; Halle, 1750-1752, 2 vol. in-4'* ; — Von Fehlern des Gesichts ( Des défauts du visage) ; Berlin, 1754 ; — Von der Verujirrung des Verstandès, dem Rasen und Phanta" siren ( Sur l'obscurcissement de l'intelligence, la folie furieuse et le délire); Copenhague,

MOOV. BIOGR. CÉRÉB. ~ T. XXSVU.

mCOLAl 962

1758, hi-8*; — Ratio structurx quarum' damaurium parléum; léna, 1760, in-4"; — Pa/^togte; Halle, 1769-1784, 9 vol. in-S*"; — De cueurbitularum e/Jectibus ; léna, 1771, in-4'* ; — De famé naturali et prxter na^ turam acuta; léna, 1774, in-4o; — De nyc» talopia et hemeralopia^ visu simplici ae duplici; léna, 1774, in-4»; — De cousis cata^ ractss extemis; léna, 1776, in-4**; — Recepte and Kurarten nebst theoretischen and praàtiseken Anmerkungen ( Recettes et traitements, avec remarques théoriques et pratiques) ; léna, 1780-1784, 5 vol. in-4*, et 1799, 5 vol. in-8* ; — Theoretische and praktische Abhandlung ûber die Bntzûndung und Si* terung ( Traité théorique et pratique sur l'inflaramation et la suppuration ); léna, 1786, 2 vol. in*8* ; — De sanguinis missione in /ebribus intermittentibus ; léna, 1787-1790, 17 parties, in-4*; — De curatione febrium intermittentium per evacuantia ; léna, 1794- 1798, 9 parties, in-4°. O.

Hlnchlng, Htmdbueh. — Mensel, GeUhrtet Deutuhlandy t. v. - BOner, Naehrtehiên, t. U et III.

nicOLAï (Christophe- Frédéric), célèbre littérateur allemand, né à Berlin, le 18 mars 1733, mort le 8 janvier 1811. Fils d'un libraire, il fut d'sbord destiné à la carrière de son père , et employa ses moments de loisir à étudier les langues, la philosophie, l'histoire et les mathétiques. En 1755 il publia sur la querelle littéraire entre Gotisched et Bodmer nn petit écrit, dont les conclusions impartiales attirèrent l'attention de Lessing, qui se lia avec Ificoljù et lui lit faire la connaissance de Moses Mendeissohn. Ces trois jeunes gens se réunissaient souvent pour examiner en toute lilterté les opinions reçues dans le public sur les matières d'esprit, et se préparaient au rôle de délivrer TAIlemagne du joug du pédantisme. En 1757, à la mort de son père, NIcolaï quitta le commerce; satisfait de la inodeste fortune dont il venait d'hériter, il s'appliqua avec une ardeur croissante à étendre ses connaissances. En 1758 le décès de son frère aîné l'obligea de prendre la direction de la maison de librairie de son père, qui se trouvait engagée dans des dettes considérables; à force d'activité il les acquitta toutes dans l'espace de dix-sept ans. U écrivait de temps à autre dans les Lettres sur la littérature moderne^ revue pul>liée par ses amis Lessing et Mendeissohn, avee lesquels il avait déjà édité La Bibliothèque des belles- lettres; ces deux recueils propagèrent en Allemagne des principes nouveaux en matière de critique littéraire. Leur influence fut encore dépassée par celle qu'exerça la Bibliothique universelle allemande, qui, fondée en 1765 par Nicolaï avec le concours de beaucoup d'hommes de mérite , prépara le terrain d'où devaient sortir les plus belles fleurs de la littérature allemande. Partisan déclaré de ce qu'on appelait alors le progris des lumières (AuHlâ-

IVGOLAi;'

rung), NiœlàL fit dans cette mae^ comme Uaes ses autres Dombreuit onrragesy une guim à o»* traoce ain préjog^, oa à ce qa'il regardait comme tela, l'autontéen matiàre de religkmpar -exemple; aa pas»oncoetretout ce qui lai paraia-^ «ait entraver la liberté de la pensée le porta fioavent au accusations les plue injustes. Et cependant lui*méme cherchail à exercer sur tons les auteurs de son pays une sorte de dictature; censurant TÎ^ement tout ce qui sortait du cerde quelque peu étroit. de ses idées, il nia systëmati- <iuementla valeur des plus grandséerirainsde la fin du dix-huittème siède, telsque Goethe) Herder, Schiller, Kant, Garve« Wietoed, elc. U eut à stBu tour à subir leura aMaques (1) ; l'atgreur et Pem* poctement qu'il mit dans ses réponses loi firent -beaucoup de^ tort dansi Tcaprit publie* Micelai supporta stoïquement cette défiiTeur, et ne modifia pas la tendance de ses écrits. Aésidanti presque constamment à Berlin , il coutinuA sa manière de vivre retirée' et laborieuse. Élu en 1781 membre de TAcadémie de Munich, il fut «n 1799 appelé à entrer à celle de Berlin. Ses principaux- o«¥rag£s sont : Untersuchung ot MUlon tein verlorenes ParadUs aus laêeinisdien SchrîJMeUern ausgeuJiNnkebûn habe

< Examen <de la question ide savoir si MUton a |)oursonPar«</i9|)6rtfti oopiédes auteurs latins) ; Leipzig, 1753, in-8*; — Brtûfe ûàenden jeisi- ^en Zustand der tahôneit WissentckafUn

< Lettres sur TétaC actuel dea bellesrlettres) ; Berlin, 1755, i»ré°; — Bhrenfedâchtniê» Ew, Chr, von Kieisà (Souvenir d'Ew.-Clir. de Kleist); Berlin, 1766, in-4^; — NtMJahrtgeschenk fur dus sehône Geschleehi (Élrenses pour le beau seie ) ; Berlin, I7ê4 et 1765, 2 voL; — Shrengêddchtniss Thomas Abi (Souvenir <Je Th. Abt); Berlin, 1764, in-i**; — Bescàrei* éung der Slddàe Berlin und Potzdam, nebsi den Leben aller Kûnstler dis seit dem Chur» fùrsten Friedrich WiiAelm dem Groêsen ifi> Berlin gelebt habe» (Description de Berlin et de Potfldam, avec les biographies de tous les artistes qui ont vécu à Berlin depuis l'électeur Frédéric- Guillaume le Grand); Berlin, 1769, in-8*; 1779, 3 vol.; 1786^ 3 vol. in-8'' ; un extrait de cet ouvrage curieux et intéressant, entreautres par lefi nombreuses places tirées des archives <ic TÉtat, parut en 1793, ia*8^ — Dot Leben und die àieintmgen dee Magisiers Sebalduê Nolhanker (La Vie et les Idées de Sebaldus. Nothanfcer, maître d'éeole); Berlin, 1773- 1776, 3 vol. in* 8**; la quatrième édition parut en 1799 : ce roman philosophique* oè Tau-

' tenr persifle avec une ironie acérée plusieurs V travers de l'époque, entre- autres la fausse sensiblerie, a été traduit en français, Londres, 1774 «t 1777, in- 8*, ainsi- qu'en hollamiais, en danois ««et en suédois; il provoqua une* vive polémique

tf) Flcbte se ilgnala ptr ramertume de set récriminatloas contre Nlcolal; Il le perslB.< tans ménagemeiit dans «a hedeNieûlaî (Tublngue, iMt).

contre Ittcelaii Paimt les iffiHafions qn en furent faites nous citerons : La Vie du sacristain Wplibald ScAluteritUf Halle, 1779, in-8*; et La Vie de SébaMiientessprofeiseur;hàfm^ laai, in-8' ; — PreuSen des jungen Werihers ( Les joies du jeune ^WMher); Berlin, 177&, in-IT; ^ Egn faner kkfner'Ahnanaeh von sehônem echten hebliehen VolksUedemJtistigen Repen und hlûglidien Mordgesehichtengesungenvon G. Wunderlieh weyland Benkelsângrr (Un joli petit almanach de belles, authentiques et agréables chansons populaires, de joyeuses rond» et de lamentables htstoirea de meurtre, ï'iniwféff par G. Wund^ich, ex» chanteur ambutant); Berlin et Stettfn, 1777'et 1778, 2' vol. în-n : « Eh publiant ce recueil. écrfvaH Nicoiai à Moser, j'ai eu Tinfention de donner une petite chiquenaude à nos- pfétendns génies, qnl se livrent à toutes espèces d'excès, et'CB même temps j*ai vouIb tirer de Tobseurité le» chansons populaires qui ont de la véritable naiveté. » — Versmck ûber die Beschuldigunçen welche dem Ttmpler orden gemaeii worden und ûber dessen Geheimntos ; nebit einigen Àmmerkunçen ûber das Bntsêehen der Preimanergeeelh' chaft (Essai sur leaaeeusalions portées cealre Tordre des Templiers et sor ses mystères; avec quek|ues observations sur l'origine de la fii maçonnerie); Berlin, 1783, 2 vol. in^s**; une noueelie édition du premier volume parut en 1783 : cet ouvrage, qui a été traduit en français (Amsterdam, 1782, in»l2) , a pour but de démontrer contre Anton et fierder la culpaèilité des Templiers, que des documents pnbUca de nos jours paraissent attester; «- BexhreibmMg einer Reise dureh Teuischkmd umd die Sehweitz im Jahre 1781, nebst Bemerkemgeu ûber Geiehrsamkeït^ Industrie^ Belffkm mmd Sitien (Relation d'un voyage fait en 1781 en Allemagne et en Suisse , avec des remnrqoea sur l'état des sciences, de l'industrie, de la rdiginn etdes nxxurs) ; Berlin, 1783, 1796, 12 voL in-8''; les deux preeniers volumes panirent en 17^ dans une troisième édition : cet onvrage beaucoup d'observations piquantes sor les temponins célèbres de l'antenr, ainsi que des jugements conçus avec une grande indépcîidance d'esprit; aussi s'étonne-t*on d'y trouver une partialité extrême contre le catholidMne; les parties arausantsadu livre sont trop séparées les unes des antrm par des renseignements de pure statistique, pour quK paisse être d'une lecture attachante. Le poète Blumaner, dont Nkseiai s'était moqué comme de Kant et de beaucoup d'autres, répondit par deux pamplUels faoétieui» qui blessèrent Ntoolai an vif; — KaeknchUm van den Kûnsilern welche vom dretaêknUn Jakrhundert bis jeUt in und um Berlin stc* an^gehalten haben ( Notices sor les artiafes qui depuis le treiaième siècle jusqu'à nos jours ont habité Berlin ou les environs); Berlh^ 1786^ in-S^" ; — OMffentlMe Erklérung làtr ulne

MS NICOLÂI

gehekme Verbindung tnU dem lUuminafen Orden (Déclaration publique sur les liaisons secrètes de Nicolû avee Tordre des illuminés); Berlin, 1788, in-8* : Taateur échangea encore sur ce sujet plusieurs brochures aveeStark, le pré- <licateur de la cour; " Anekdûien von Kànig Friedrich II von Freussen und von einigen Personen die .iim ihn waren ( Anecdotes sur le roi de Prusse Frédéric II et sur quelques personnes de son entourage); BerKn, 1788*1792, 6 parties in-8** : cet ouvrage intéressant fut attaqué de divers côtés, comme trop- favorable à Frédéric; NicoUi répondit à ces reproches, un peu mérités, parles Remarques Jranaàes surles Fragments du chevalier de Zinanermann au sujet de Frédéric le Grand (Berlin, 1791, 2 parties in-8*); — Geschichte eines dicken Mannes (Histoire d'un gros liomme); Berlin, 1794, 2 vol. in-80 : roman humoristique qui dépeint les travers et la vanité de beaucoup de jeunes gens; — Leben und âteinungen des Sempronius Gundiberl, eines teutsehen Phu losophen ( Vie et Opinions de Sempronius Gun- <Iibert, philosophe allemand); Berlin, 1798, in-8'* : cet écrit, où l'auteur se moque de fa phraséologie obscure du système de Kant, provoqua contre lui plusieurs attaques , auxquelles il répondit par sa brochure : Ueber meine gelehte Bildung (Sur mon éducation scientifique ); Berlin, 1799, in-8*; — Ueber den Gebrauch der falschen Haare und Perûehen in alten und neuern Zeifen (Sur l'Usage des cheveux postiches et des perniqoes dans les temps anciens «t modernes); Berlin, l80t, in-8o, avec gravures : ouvrage curieui et amusant; — J^ini^e Bemerkungen ûber den Vrsprung und die Oeschichie der Hosenkreuzer (Quelques Observations sur Torigine et l'histoire des rosecroix); Berlin, 1806, in-8*; — Phitosophische Abhandlangen ( Dissertations philosophiques ) ; Berlin, 1808, 2 vol., in-8®; — beaucoup d'articles et de mémoires intéressants dans divers recueils, entre autres : Examen sérieux de l'origine de la coutume burlesque du poisson 4*avril , dans la Berliner Manatsschrift (année 1803) ; Notice sur Hitler, même recueil, année 1805; Origine des locutions Black monday et qtierelle d'Allemand et Sur la naissance de la locution : Purter des cornes, même recueil, année 1807; ~ Sur les tarots et r Invention des cartes à jouer , même recueil, années 1808 et 1809; — .Stir les pantalons bouffants, les vertugadins et les paniers; ibid., année 1808. — Nicolai a traduit de Tanglais : La vie et les opinions de Jean Bunkelj Berlin, 1778, 4 vol. in-80; ce qui l'engagea dans une polémique avec Wieland; il a édité les Œuvres de Lessing et de Jostus Morer, dont II avait écrit la biographie; Berlin, 1797, in-8*; enfin il a pris une part très-active à la publication des recueils périodiques suivants : BibHothek derschùnen Wissenschq/ten und

— NICOLAS

der freien Kûnste (Bibliothèqae des belles» lettres et des arts libéraux ) ; Leipzig, 1757-1760 et 1760-1762, 4 vol. in-8* : cette revue fnt oon* tinuée par Weisse; — Briefe die neueste Ur teratur betreffend ( Lettres sur la littérature moderne) ; Berlin, 1761-1766, 24 parties, in-S»; ^ Sammlung vermischter Sehri/ten zur Befùrderung der schônen Wissenschaften ( Recueil de mélanges destmés au progrès des belleslettres); Beriin, 1759-1763, 6 vol. in-8*; — Àllgemeine deutsche Bibliothek ( Bibliothèque allemande universelle); Berim, 1765-1792, 107 Tol. ln-8<* avec 21 vol. de suppléments; en 1793 Nîoolal cessa de diriger la rédaction de cette revue, qui s'imprima dès cette année h Kiel, sous le titre de Nouvelle bibliothèque allemande universelle; en 1800 il en reprit la rédaction : la Nouvelle bibliothèque , qui fut continuée jusqu'en 1805, se compose de 162 vol. O.

Lowe. JetzUebtndë têrifmr Cetekrten (•ntoMofrapble). - MeoMl, GeMurta DeutMeJUana, t. V, X et XIV.

— GockiDg. Nieolal't Leben und lUerarischar Hiachlast»

— JOrdent, Leiikon.

ricolaI. Voy. Nicola! et Nicgolat.

NICOLAS 1*' (Saint), pape, né à Rome, an commeneement du neuvième siècle, mort le 13 novembre 867. Fils de Théodore de la famille des Conti , il entra dans les ordres et fnt fait c&rdnial diacre par Léon IV. Après la mort de Benoit III, il fut élevé à b papauté ( 24 avril 858 ) , et fut couronné de la tiare à Saint-Jeande-Latran , premier exemple de cette cérémonie. Quoique Téleetioo se fût faite sans que l'empereur Louis ir eût été consulté, la bonne har-^ roonie n'exista pas moins dans les premiers temps entre le pontife et ce prince. En compagnie de beaucoup de nobles, Nicolas se rendit auprès de Louis, qui résidait à Tor di Quinto; l'empereur vint au-devant de lui , descendit de cheval, et prit par la bride la monture du pape, acte symbolique qui prouve que le pape reconnaissait comme son suzerain temporel l'empereur, et que cehii-ci honorait le pape comme son père spirituel. Nicolas eut bienMt de vif* démêlés avec Jean, archevêque de Ravenne, qui administrait son diocèse avec rarbitraire le plus scandaleux. Malgré l'aide do l'empereur, qui, voyant les allures indépendantes et énergiques du pape, n'était pas Iftché de lui susciter des embarras , Jean, excommunié et chassé de son siège, fut, pour le recouyrer, obligé en 861 de s'engager envers le pape à observer dorénavant les lois canoniques. En cette même année Nicolas envoya les évêques Rhodoald et Zacharie assister au concile réuni è Constantinople pour statuer sur la déposition du patriarche Ignace et son remplacement par Photius ( vog. ce nom ). Gagnés par des présents, les deux légats laissèrent passer sans protestation les procédés iniques dont on usa envers Ignace, qui fut définitivement condamné. Mais, devinant toutes ces intrigues, Nicolas non-seulement refusa de reconnaître Photius, mais le fit excommuniirr

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