‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 110 sur 110 · NICOLE · texte numérisé non relu

NICOLE

germain da précédent, né te 4 septembre. 1611, à Chartres, où il est mort, en novembre 1665. Il fut conseiller du roi, puis président de l'élection de Chartres. 11 possédait bien les langues grecque, latine et italienne, et avait du talent pour la poésie; les élégies amoureuses d'Ovide, les odes d'Horace sur des sujets trop libres et quelques autres ouvrages dans le même goût, sont les morceaux qu'il a soignés le plus. Ses pièces de vers coururent d'abord dans les sociétés parisiennes, en feuilles séparées. Il les réunit sous le titre ô'Œuvres du président Nicole (Paris, 1600, 2 vol. in.l2), et les dédia au roi; ce recueil fut réimprimé avec des «additions à Paris, en 1684, 1693 et 1705. On trouve dans les dernières éditions Proserpine, poème de Claudien ( 1658, in-12 ) ; Les Amours d'ànée et de Didon (1668, inl2); Les Amours d* Adonis de Marini; des élégies de .Properce, de Catulle et d'Ovide ; des traits de Ju vénal ; des odes d'Horace ; etc. Le défaut de ces traductions est d'être paraphrasées d'une manière fade et languissante. Le président Nicole épousa en secondes noces la sœnr du P. Cheminais, célèbre prédicateur. Une de ses filles, Charlotte^ était extrêmement pieuse : elle gémissait des poésies licencieuses de son père, et ayanl appris qu'un Ubraire de Chartres voulait les réimprimer, elle s'y opposa par devant l'évêque. P. L.

Moréri, Crond IHct, hiti, -OouJct,fl<6«o«A./ranc..T cl VI. ^ y*

NICOLE ( François ), mathématicien Irançais, né à Paris, le 23 décembre 1683, mort le 8 janvier 1758. Sa famille le destinait à l'état ecclésiastique; mais ses remarquables dispositions pour l'étude des sciences exactes attirèrent l'attention de Montmort, qui le prit auprès de lui. Nicole avait alors moins de seize ans. Bientôt Montmort ne vit plus dans son disciple que le compagnon de ses recherches, et en effet, dès 1706, Nicole présenta à l'Académie des sciences un Essai sur la théorie des roulettes qui lui valut Tannée suivante une place d'élève de cette savante compagnie. Il s'empressa de justifier ce dioix flatteur en donnant Touvrage dont l'essai précédent n'était qu'un abrégé, où il traita des propriétés des roulettes planes et sphériques. Kn 1717, il commença un Traité du calcul des différences finies , qu'il continua en 1723, 1724,et 1727. En 1729 il fit paraître un Traité des lignes du troisième ordre^ et il appliqua à ces courbes des considérations nouvelles, auxquelles Newton n'avait pas songé. Vers cette époque, il fut conduit à calculer des tables destinées à établir la fausseté de ces prétendues quadratures du cercle qui arrivaient alors de toutes parte à l'Académie et dont les auteurs étaient généralement étrangers aux connaissances mathématiques les ghxs élémentaires. Dans ces tables, Nicole part des périmètres des hexagones inscrit et circonscrit au cercle, et, en doublant successivement le nombre des côtés , H va jus- |

NICOLEAU K;^

qu'auxpérimètresdes polygones inscrit efâroK.

crit de 393216 côlés. Pour démontrer ForesT

d'une quadrature, il suffit de calculer la \ûx

qu'elle attribuerait à la circonférence et de ^e

voir que cette valeur est plus grande que ceL-

d un périmètre de polygone circonscrit oa pk^

petite que celle d'un périmètre de polygooe va-

crit. Aujourd'hui que nous possédons un ooi&faR

considérable de cliiffres de la valeur approebéc

do rapport de la circonférence au diamètre, b

tables de Nicole sont devenues iootiles. U

Mémoires de V Académie renferment encore

de nombreux travaux de Nicole sur dirme»

branches de l'analyse, telles que la théorie de:

probabilités, le cas irréductible de l'éqoatioaâi

troisième degré, la trisection de l'angle, etc.

HiH. de VAead. rurale ûét teiencet, 178t. - M»bda, Hist, de la gvadràture du cercle,

^ICOLB (Nicolas)^ architecte français, Dé i Besançon, en 1701, mort en 1784. Filsd'artisas. il fut d'abord dest'mé à la profession de semrier. Étant venu à Paris pour se perfectiomter dans son état, il eut le bonheur de reseootm Tarcliitecte Blondel, qui, reconnaissant en lui Qi>' imagination brillante et une rare aplitnde, ia conseilla de suivre la carrière deVarchitectorr et le prit sous sa direction. Ses progrès forent tels^ que, revenu dans sa ville natale, Kic^if put être chargé de la construction de Yégliu du Refuge^ dont la façade surtout fat gés^ ment approuvée. Il eut moins de succès arec IVglise Sain te- Anne j qu'il éleva àSoleDre;QBlai reprocha avec raison d*avoir prodigué dans cd édifice des ornements qui n'étaient pas tocydors de très-bon goût. Une église de la Madddnè. qu'il avait commencée à Besançon, n'apoiatét^' terminée. E. B— R.

Atmuaire du Doubt. — Fûàrer wm Sdotkwm.

NICOLE (Annelle), Vop. Abbbllb.

KiGOLBAc (Pierre), littérateur français, w« Samt.Pé (Bigorre), en 1737, mort à Paris, le 2S mars 1810. Il fit ses études à Toulouse, tirtet porta plusieurs prix aux Jeux floraux de celle ^illfi ojl il professa la rhétorique dorant dix-hait années. Il dirigea ensuite k Angers l'Institut académique et militaire de la jeune noblesse, pois vm^^ Paris, où il fonda une école spéciale du m^^ genre. Il se retira du professorat en 1784. Lor» de la révolution, il fut successivement ëefA^t conseiller de la commune, officier uioniopai & président de l'admmistration centrale dn dépv tement de la Seine. Incarcéré pendant It terreur, U fut rendu à la liberté, après on «npn* somiement de onze mois, et nommé biUiotiK' cah-e de l'hôtel de ville de Paris. H mourut dai< ces fonctions. On a de lui : ÉpUre de la r»ne Christine aux souverains; Angers, l770,ui 8 J — deux JHscours sur les sujets sairanfs^ terminer ce guHl y a de fixe et d'arbitr^^l dans le goût , et La frivolité nuit auii^^' très; Angers, 1770, in-8<>; - rory««' ^

V homme confondu^ stances couronnées par l'Académie de l'ImraacDlée-Conceplion à Rouen; 1771, in-8'; — Éléments du calcul numérique et algébrique; Angers, 1775, in-12.

Ameïlliont Éloge de P. ITteoleau, mu. de la bUdiolbèqac de Tbôtel de vUle de Taris. — Quérard, La France litt.

KicoLBT { Jean-Baptiste), directeur de théâtre, né à Paris,vers 1710, mort dans la même ville, en 1796. Fila d'entrepreneurs de théâtres forains, Nicolet, après aroirparu lui-mâme snria corde et sur les planches , établit à son compte une baraque dans les foires Saint-Germain et Saint-Laurent. On y représentait des tours de force, des danses de corue et d'animaux savants. La troupe de Nicolet avait succédé à celle de Gaudon, et elle avait acquis une telle réputation qu'on disait, lorsqu'on voulait parler de quelque chose de surprenant : « C'est de plus fort en plus fort, comme diez Nicolet », dicton qui est depuis devenu vulgaire. Cet habile directeur obtint un nouveau et brillant succès; il fit jouer un acteur qui devint la coqueluche de tous les Parisiens, et surtout des Parisiennes. Cet acteur, fort instruit , était un smge qui exécutait avec beaucoup d'intelligence plusieurs scènes bouffonnes. Un nouvel élément de succès se présenta bientôt, et Micolet ne le laissa pas échapper. Mole (voir ce nom), brillant acteur, qui venait de débuter avec un grand succès à la Comédie-Française, tomba malade. Tout Pans en fut ému; Nicolet parvint à faire jouer à son singe le personnage du comédien malade; on lui mit une robe de chambre, des pantoufles, un bonnet de nuit avec un ruban rose, et ainsi affublé, ce spirituel animal se donnait des airs et faisait des mines qui rappellent Tacteur à la mode. Le chevalier de Boufilers composa à cette occasion des couplets qui eurent une grande vogue parmi les amateurs de scandale; en voici deux :

Qael «st ce senUl animal Qui, dau cet Jours de carnaval, Tourne à Paris toutes les têtct, Et pour qui l'on donne des fêtes?

Ce ne peut>£lre qne Molet (1) Ou le singe de NlcoIet.

L*anlroal, un pen libertin, Tombe malade un beau matin ; Voilà tout Parts dans la peine •.

On crut TOlr la mort de Tnrenne :

Ce n'était pourtant qne Molet On le singe de Nicolet.

M. de Boufflers, lorsqu'il composa cette chanson, était loin de se douter que celui qu'il comparait au singe de Nicolet serait un Jour son confreie à l'Institut. Nicolet, qui permettait tout sur son théâtre, eut quelquefois des démêlés avec l'autorité. Un jour, pendant qu'on faisait encore jouer les marionnettes chez lui, un jeune président au parlement, qui se trouvait au spectacle ,

(t) L'auteur a changé l'orthographe dn nom, pour la richesse de la rime.

NICOLEAU — NICOLET

fut virement apostrophé par Polichinelle. En vain le président invita la marionnette à se montrer plus respectueuse, Polichinelle continua toujours, et le public éclata de rire. Le tumulte augmentant, Nicolet envoya chercher la garde, et fit arrêter le président , sous prétexte qu'il troublait le spectacle. Le président, conduit au corps de garde, fut déclaré dûment arrêté et resta prisonnier. L'affaire s'étant ébruitée, le magistrat demanda réparation à M. de Sartine, qui promit que le soldat qui avait arrêté le président serait mis au cachot. Cette affaire devint funeste à Nicolet ; la chambre de ce membre du parlement s'assembla en; grandes robes ; elle déclara que le jeu de cet histrion serait fermé et que le soldat, qui n'avait pas été mis au cachot, serait puni : le maréchal de Biron donna satisfaction au président, et le schlat fut enfermé indéfiniment. Mais les officiers aux gardes françaises se montrèrent furieux de cette punition , et on conflit eut lieu pendant quelque temps. Une autrefois on afficha : «Les spectacles ont vaqué aujourd'hui conformément aux ordres du roi, » Nicolet, qui n'était alors qu'un chef de marionnettes et non pas comédien d'un tliéâtre royaly eût dû afficher, conformément aux ordres de M, le lieutenant de police, La justice trouva le cas d'autant plus grave que, dit-elle , cet histrion avait déjà été réprimandé pour pareille audace; on ne doutait pas que les puissances comiques lésées ne demandassent cette fois qu'il fût envoyé à Bicêtre pour récidive de son msolence. Né avec la passion du théâtre, Nicolet prit à loyer, en 1759, une salle que Fauré avait fait construire sur l'emplacement où a existé l'ancien Ambigu-Comique, dans l'intention d'y élever un spectacle dans le genre de Servandoni. En 17A4 il loua le terrain sur lequel il fit bâtir la salle de la Gatté. 11 éprouva de grandes difficultés; la première fut celle de ne pouvoir élever- cette salle plus haut qu'une espèce de butte , reste des anciens remparts de la ville, qui existait encore à cette époque; ensuite l'inégaHté des terrains, des vastes fossés à combler, tout semblait devoir le faire renoncer à son entreprise ; mais il triompha des obstacles, et fit en 1767 l'acquisition des terrains sur lesquels il avait bâti. Ce théâtre portait alors le nom de Nicolet ; il obtint plus tard la permission de jouer des petites pièces grivoises et des pantomimes arlequinades. Un nommé Taconnet, auteur et acteur, donna et joua sur ce théâtre beaucoup d'ouvrages amusants et qui eurent un grand succès. Nicolet soutint son entreprise avec intelligence et probité, bien qu'il fût souvent persécuté, comme nous l'avons dit, par les comédiens royaux. En 1772 il reçut le titre de Tliéâtre des grands Danseurs du Roi, qu'il conserva jusqu'au 22 septembre 1792, époque où il prit celui de théâtre de la Gatlé. £n 1795 il loua son théâtre à l'acteur Ribié, qui lui donna le nom de Théâtre d'Émulation, Ce ne

JSICOLET — KICOLINI

fut qu*après la mort de Kicolet que sa veuve lui

rendit sa dénomination. A. J.

Mémoires de Bacbaumont, année vi69, — Bracler, Chroniques des petits théâtres de Paris, depuis teur cré<Ulotijtuqi/^a ce Jour, 1. 1*', p. 4.

NicoLBT {Bernard- Antoine), graveur français, né en 1740, à Saint-Iinmier, mort en 1807, à Paris. Élève de Boilly et de Cochin, il a travaillé à la Galerie de Florence, au Voyage de Vabbé de Saint^Non, au Musée français, et il a exécuté au burin plusieui*8 bonnes planches, telles que Désastre de la mer, de J. Yernet, La Résistance à^ Desbaîs, et les portraits d'Antoine Deparcieux, de Perronneau , de Joseph Vernet, et de :Soèl Halle, d'afjirès les deux Cochin. p.

Raun,Z)«:e. des graveurs. » Cta. Le Blanc, V^mOeuT d'estOfUipei.

Kicou. Voy, Niccou.

KicoLisii (Gti»eppe), littérateur italien, ls en 1788, à Brescia, où il est mort, ie 26 juûkt 1855. Il étudia le droit à Bologne, et y prît le titre de docteur. Après avoir enseigné le:» beile»leltres à Brescia, il occupa pemlant plus et trente ans la chaire d*histoire au lycée de Yérooc. Il débuta par une élégante tradaction e& vers italiens des Bucoliques de Virgile et da Corscin de Byron, et pubKa ensuite un poème dîdKtique Sur la culture des cèdres, ao IHscoun sur Vhistoire de Brescia, et une tradaction de Macbefh.

Biogr. univ. et portai, des eontmp. (SuppU-

Fir< DU TfiENT£-S£PTl£MB VOLUME.

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