NANI
! 17 13, pendant le siégfl de Frit)oiirg, il emtMirla, ' Tépée à la main, la lunette de lalèle du chemin couvert et fut blesKé en repouniant un a sortie des Impériaux. Il devint sucreAsivHne nt lieutenant général ( 8 mars 1718), directeur général de rinfanlerie ( l'*" mars f 721 ), chevalier d 'lion- I neur de la reine (1725) et chevalier des ordres I du roi (1728). Lorsque la guerre m) ralluma, on eut encore recours à ses services : Il se comporta avec beaucoup da bravoure devant Phi- I lipsbourg (1734) et seconda les 0|)éralionH du I duc de Coigny. Le bâton de maréchal de l'ranca I lui fut donné le 11 février 1741, un an aviint sa mort. « Après avoir longtemps , ajoute Baint'Bimon, fait une figure flatteuse et singulière par relévation de se» heureuses galanteries et par le grand vol des femmes, du courtisan et de rofficier », il acheva sa vie « sans considération et comme dans la «olHode au milieu de la cour, s'ennuyant et ennuyant les autres ». Il avait épousé en 1704 une riche héritière, nUsce de La Hoguette, archevêque de Sens. P. L.
Pinard, Chronol, miitt., III. tôt. (iritM, Journ. HM deUtuit XI y. — \t.»etmr,(,rattdi o/f. w la rotironfu, - Ue Quinry, UM, mUtt. d* Utuii l» drund ~ S«liit- SiiBOfi, Memoirei, ffl. |V, Vlll r( xt (é^iL Clieruel;. «- Uorért, f,rand Dut. hiU. { tàn. itH/,
MAN6IS ( Gui//, ne ;. Voy Gi;ii,lacmb.
XÂfli ( Domenico Mmabblli ;, érudit italien, vivait dans la seconde partie du qiiinxi/;me slè« de. il ensHgnait les bellei^-teltreH a Alto Poni' peia, dans le* environs de Turin. On lui doit un de ces ouvrages dont le« éditions mulliidiées constatent le mérite et Tutiltlé; il a pour titre Polyanthea l Savone, IZfO;», in- 4" /, H acoo* triboé pendant le «eizieme siéde an devdr^pp^ ment des études awicnoetf* y,
MASI ( Jean- BapfUte- FfiUx - Oa»pard ), booHne d Élat et bi*lArien iiaiim, n^ 1« :4t aoét 1616, a Vcn:ft#'» mort le i iv>«#t«ibfe i//T8 U'une dies plu* ancMunes fariiîil«« de U r^p^i!/, <|t>^, U acccimpajEna ta 161(4 son père, qMi «erM 1 d être WKr*frie arotoMSidfna' a Koro^. Ile r«^^jr k \*%iyi en U«l, il fU ofHMné tu t*iUi ^utJ-tt s%^ /l«s or-ir^, H •• IC44 *a«» M Urrf (trrtt^; t^ t,^Mti Mént^ annéir; ii ut rtn^i't a U «uwr tU' fnt^i*'^, em qiMi'té d w ^*i*.«*^*tir. Uevira «a KV2 1» «v^r^ craf.be det^f; .u,.ae^ îi trttt^^k rA*^«nne' inr«i aen »î/&irc*^.'-rr.H Att %ktiar^, a t^mm^ 4ti IVal eirtor-»**^ de* ka?m»% de vm y^^%. CAft4 :*^ MOH^ v«îvaolM. ta UA fcr>y>*4«««^f.^ fc*r«e »-» t £s •»?» de sae^ crvyl *t 'if p''x*r»' te-ir '^ S^'.t Marc. H («t ^kv'vv^ aeH«f (/<"m( arriftvs^Vsr arc<'4s V.*-'{^#r.r *< <» ISM a&fT9 ifc .'V V F r^«:i^ 7-, -/r.* - . «s.* a '««^llre ca ;^i a««c 'Li»:.!^'^. 1 r«;f ac.«-i« «r^rcAi^/ji^
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NANl — NANNl DI BACaO BIGIÔ
1662- 1 679, 2 ToI. in-4®; soaTent réimpriinée ; et reproduite dans le t. VllI du Recueil des historiens de Venise, publié eo 1720; le premier volume a été traduit en français par Tabbé Tallemant; Paris, 1679, 4 vol. in-12; le second par Masclary ; Amsterdam, 1702, 2 vol. iD-12; l'ouvrage de Nani commence à Tannée 1613 et va jnsqu*en 1671. « Nani, dit l'abbé Le Gendre, en ce qui touche de près ou de loin Tintérèt de la république, est plus Vénitien qu'historien. Dans le reste il rend volontiers justice, et dit des gens ce qu'il sait. Les portraits qu'il y fait sont d autant plus fidèles, qu'il avait étudié en ses différentes ambassades les princes et les ministres qu'il peint. Si son style était moins enflé, sa diction plus pure, et ses phrases moins erobarra-ssées de gérondifs, de participes et de parenthèses, il n'est point parmi les modernes d'historien qui le surpassât» ; —Relazione dello siatodelV Imperio délia Germania, dans le tome 1*' des Letiere memorabiUàc Bulifon(Pozzuolî, 1693), où se trouve aussi sa Relazione del regno di Francia, O.
p. Caih. Zeno. F'tta di Nani (en t«te de l'édlt. VHMoria Fetuta de Nani, publiée daas le Benteil des historiens d« Fenise], - P. Aug. Zeno, Memoria deçU seriUori Feneti PatritH. — Nleeron, Mém^ U XI. — Oct Ferrario, Opéra varia ( WolfenbQitel , 1711, t. I,p. 670.)
N AKI ( Tommaso ), jurisconsulte italien , né en 1757, àMorbegno (Vaiteline), mort le 19 août 1813,à Pavie. 11 fit ses études à Pavie et il n'avait pas encore quitté les bancs de l'école lorsqu'il écrivit, en 1781, la dissertation De Indiciis eorumque usu in cognoscendis criminibus, laquelle lui fit donner par acclamation la collation des grades académiques. Appelé en 1794 à succéder à Cremani, son maître, dans la chaire de droit civil, il se montra favorable aux idées françaises , et prit place an conseil des anciens de la république Cisalpine. En 1802 il siégea dans la consulte de Lyon comme député du collège des savants. Le vice-roi d'Italie le nomma conseiller d'État et membre du conseil des prises maritimes. On a de Nani : De Indulgenlia criminum et prsMcriptione i Côme, 1789, in.4°; -* Principii di çiurisprudenza criminale; Milan, 1812, 1. 1*% in-8"; il est à regretter que la mort ait empécbé Nani de publier la mite de cet ouvrage estimé. Il a édité avec des notes De Jure dotium apud Bomanos (Milan, 1788) iVAïnoTCi\\\Decrimlnibus {Milan, 1803 } d'Antoine Matthœi ; Codice pénale per la Toscana ; et Codice pénale del regno d^Italia{k vol., in-8"). On lui doit encercla traduction de V Analyse raisonnée du droit français ( 1801, 6 vol. in-8o ) de Gin, et quelques articles dans le recueil de llnstitut italien, dont il était membre. P.
B. de Tfptldo, Bioçr. deçti Italiani illustri, I.
MANiKi {Giovanni' Maria ) ^ compositeur italien, né vers 1540, à Valleranojmort le 1 1 mars 1607, à Rome. Il étudia le contrepoint dans l'école de Goudimel , et y eut pour condisciple Pa-
lestrina. De 1571 à 1575, il rempfitles fonctions de matlre de chapelle à l'église de Sainte-Marie- Majeure, et en 1577 il entra au collège des chantres de la chapelle pontificale. Il dirigea une école de composition, qui fut la première de ce genre fondée à Rome par un Italien. Selon M. Fétis, ce maître doit être regardé comme un des plus savants hommes de l'école romaine, et ses productions méritent d'être placées immédiatement après celles de Palestrina. On chante encore quelques-uns de ses motets , entre autres aux matines de Noël un ffodie nobis cœlorum rex, qui est vraiment beau. 11 a pdblié : Motetti (2 livres); Venise, 1578, in-4*; — MadrigaU a einque voei (4 livres); îbid., 1579-1586, 4 vol. in-4''; — Canzonette a tre voci; ibid., lâS7, in-4o. On connaît encore de lui beaucoup de morceaux disséminés dans plusieurs recueil» ; et en manuscrit, des canons, des litanies, des messes, des psaumes et un Traité de contrepoint.
Son frère puîné , Giovanni- Bemardino, fut aussi maître de chapelle à Rome ; un des premiers, il abandonna l'ancien style pour lanouvelie musique avec accompagnement d'orgue. On loi doit : MadrigaU; y eaise et Rome, 1598-1612, Spart, in-4*;^ Mottecta ;'l\ome , 1608-1618, 4 part in-4'»; — Salmi; ibid., 1620, in-4'. P.
Batnl, Memorie delta vUa di Palestrina, II, M. — FétiSf Bioçr. vntv. des Musiciens,
rarui di banco, sculpteur italien, né à Florence, en 1383, mort après 1421. Issu d'une famille riche et distinguée, il s'adonna à la sculpture sous la direction de Donatello, qu'il récompensa assez mal de ses soins, si l'on en croit Baldinucci. Il exécuta, aux frais des corporations de métiers, plusieurs statues destinées à des niches extérieures de l'église d'Orsan-Micbele. Son clief-d'œuvre est un fronton très-élevé qui surmonte une porte de la cathédrale de Florence faisant face à la via del Cocomero. Au centre est la Vierge enlevée au ciel par deux petits anges et un chérubin ; elle se détache sur une auréole dont la forme ovale ou en amande a fait donner au bas-relief le nom vulgisire de la Mandorla ( l'Amande ). L'auréole est soutenue par quatre anges. Aux c6tés de la base du fronton, on voit à gauche saint Thomas prosterné, à droite un ours grimpant sur un chêne. Cicognara, qui a publié cette composition ( t. H, pi. L.), la juge avec raison une des meilleures productions de la sculpture du quinzième siècle. £tle fut terminée en 1421. £. B— n.
Vasarl, fWe.— Ratdtnacci, lioUxied^ professori. — CIcoKnara. Storia delta Scullnra. — Tlcozzl, Diiionario. -> Fantoul, Guida di Firen%e,
NARNi DI BACCio BIGIO, sculpteur et architecte florentin , vivait dans'les deux premiers tiers du seizième siècle. 11 étudia la sculpture sous Raffaele de Montelupo, et produisit la statue du pape Clément V//àla Minerve à Rome, et une twnne copie de La Piété de Michel- Ange, qu'il exécuta, dit-on, sous sa direction pour l'église dell' Anima. Après avoir étudié l'architecture»
161 NANNl DI BÂCCIO
sous Lorenzetto, il fut employé aux travaux de la basilique de Saint-Pierre f)ar Antonio de San- Galio. On sait que Michel- A nge^soccédant à San* Gallo, commença par détruire tout ce qu'avait fait soD prédécesseur, congédiant tous ceux qui avaient travaillé sous ses ordres. De là la haine que Nanni porta au prince de Técole florentine, haine à laquelle, il est triste de le dire , il doit peut être d'avoir échappé à l'oubli. « En effet, dit Quatremèrede Quincy, Nanni n'a point laissé d'ouvrage propre à lui assurer une place distiognée panni les architectes de son époque, et peut-être aurait il peu mérité d'en obtenir Doe dans l'histoire de l'architecture si l'homme dont il osa devenir le rival et sur lequel il réussit par intrigue à l'emporter deux fois, ne lui eût donné une certaine célébrité. » — Michel-Ange aiait été chargé de la restauration du pont Santa-Maria sur le Tibre , Nanni lui fit retirer ce travail, et s'en acquitta lui*mémede telle sorte qu'à la première inondation le pont Fut emporté. Plus tard 11 réussit à se faire adjoindre à Michelkoffi dans les travaux de Saint-Pierre. Michel- Ange réclama avec sa vivacité ordinaire, prouva l'ignorance de Nanni, qui, dit Vasari, fut honteoseroent congédié. Plusieurs édifices considérables de Rome ont été élevés sur ses dessins, Dotammentlespa/ai5 Ricci eiSalviati.E, B — n.
Vanri. rffe. -> Cleognar», Stor la délia Scultura, — Tlcozzi, Dixionario. — Qualremère de Quincy, Di^, SjnkUuture,
HANNi ( Remigio ), dit Rémi de Florence, littérateur italien, né vers 1521, à Florence, où il est mort, en 1581. Il était de la noble et andenne famille des Nanni. Entré dans l'ordre de Saint-Dominique, il s'y distingua par sa piété et par sa science, et fut élevé à différentes dignités. Pendant la peste qui désola sa ville natale (1547), il alla au secours de ses compatriotes ; en I5&4 il se rendit à Ancône, et passa de là à Venise, où pendant douze ans il s'appliquait à la composition de ses ouvrages. En 1 5ft9 il fut appelé à Rome par le pape Pie V pour surveiller l'impression des cpuvres de saint Thomas d'Aqnin. On a de Nanni : Rime; Venise, 1547, iii'8*; — Orationi militari raccoUe da tutti gli storici antichi e moderni; Venise, 1557 , 1&60, in-4^; la seconde édition a été revue et augmentée ; — Orazioni in materia civile e eriminale traite dagli storici ; Venise, 1561 , 'vi-V*\ . Pot$ie in Iode delta Madonna; Venise, 1577, in-4*; — Considerazioni cento cici/i sopra /'Historié di Fr, Guicdardini ; Venise, 1582, in-4°; — / dueAmanti, egloga pastorale; Ferrare, 1595, in-8"; — Tirsi, fgloça; Macerata, 1606, in- 12; — des poésies italiennes dans plusieurs recueils du temps. Il a traduit du latin : De* Rimedii delV una e Valira fortuna ( de Pétrarque); Venise, 1649, in-go; — oegli Uomini illustri ( d'Emllio Pfobo); ibid. 1550, in-8'; — Belle Guerre de*
Aomdni (d'Ammien Marcellln); ibid., 1550,
KOUT. BIOGR. OéKÛI. — T. XXXYII.
BIGIO — NANNING
in-^^ ;— Le Epistole di Ovidioin versi sclolti; ibid., 1555, 1560, (569, in-12; — Historia délie eose set tentrionali (d'Olaûs Magnus); ibid , 1561, in^""; et 1565, in-fol.; ~ Le due deche delC historia di Sicilia (du P. Fazello); ibid., 1584, in-4''; Palerroe, 1628, in-fol. ; — Epistole e Evangelj, con annotasioffi mora/i; ibid., 1575, 15S4, 1597,1599, 1639, in-4*'; Turin, 1582, in-fol.; toutes ces éditions avaient été précédées de deux autres moins amples, et dont la date est inconnue ; — Instiiuzione del buono e beato vivere ( de Marco Marnlo ) ; ibid., 1580, 1610, in-4^; — Summa de* casi di conscienza ( de Bart. Fumi ); ibid., 1588, in-4''. Ce savant religieux a édité avec des commentaires, des notes marginales et des tables : Historié universali di Villani; Venise, 1559, 2 part, in-4*;— De Summi Ponttficis autoritate, de episcopum residentia et be^ nefidorum pluralitate; ibid., 1562, 2 vol. in-4'*, collection de traité-s de saint Thomas d'Aquin, de Cajetan, de NacchiantI, etc.; —Historia d*Italia di Fr. Guicciardini ; ibid., 1568, 1583, in-4<>, avec la Tie du célèbre écrivain florentin P.
Échard, Script, ùrd, Prtedieat,, II, 1S9 et $H. - Negrl. Fiorentini SerUtori — Mcéron, il/émo<re«, XXXIV.
NAKiii ( Girolamo ) , peintre de l'école romaine, né à Rome , vivait à la fin du seizième siècle. 11 travaillait lentement et avait pour devise poco e buono^ maxime qui devint son surnom. Un de ses meilleurs ouvrages est une Annonciation à Santa- Catarina-de'-Funari de Rome. Dans sa vieillesse. Il devint aveugle. £. B— n.
Itegllooe, Fite dtf* pittori, — Plstoletl, Desertiion^ di Roma.
KAii!ii?iG OU NAimicis ( Pierre), érudit néerlandais, né à Alkmar,en 1500, mort à Louyain, le 21 juin 15.'>7. Après avoir été pendant quelque temps clerc de procureur, il alla faire ses études à Lonvain, dirigea ensuite le collège de sa ville natale, et devint en 1535 précepteur au collège Saint-Jérôme à Louvain; quatre ans après il y fut nommé professeur de langue latine au Collée âe» trois Langues, emploi qu'il exerça avec su^ès jusqu'à la fin de sa vie. Le cardinal Granvelle, qui appréciait son mérite, lui donna un canonicat à la cathédrale d'Arras. « Vir/uit ingenio faeili f dit Valère André, ad quidvis prompto et ad humanitatem ae festivitatem facto. On a de Nanning : De Bello Turcis inferendo; Louvain, 1536, in-12; ^ Orationes très de laudibus eloquentix; Louvain, 1541, in-4''; — Dialogisml heroinarum; Louvain, 1541, ln-4»; Paris, 1541, in-4»; traduit en français sous le titre de : Délibérations de cinq nobles dames Lucrèce, Suzanne, Judith, Agnès et Camma; Paris, 1550, In 8»; — Detiierologia sive Spicilegia in liàrum quartum ^neidos; Louvain, 1544, in-4*; — Castigationes in T. Lioii librum tertium decadis prima; Louvain, 1545, in-4o; ^ £u|&|tîitTwv
JSANNING — NAKNOiM
sive Miscellanorum decas una ; Louvain , 1 548, in*I2; Leyde, 1548, in 12; ce recueil d^ubser Talions critiques sur divers passages d*autears anciens a été reproduit dans le Thésaurus criticus de Gruter, t. I; — Declamatio quodlibedca desternitate mundi; Louvain, 1550, in-12 : pièce curieuse par les faits sinj^uiiers qui y sont rapportés; — in Cantica canticonim paraphrases et scholia; Louvain, 1554, 10.40 ; /}| virgilii Bucolica cnmmentaria; BÂle, 1560, in-12; — Somnium; Louvain, 1611, m-16 : satire contre le luxe et la luxure. Nanoing a aussi publié un grand nombre d'éditions annotées de divers écrivains anciens, et parmi lesquelles nous cilerons : TheophUi AU" tecessoris Insiiiutiones Juris ; Louvain, 1536, in.4**;— Athenagorx De mortuorum resurrectione, grœceet latine; Louvain, 1541, in-4" ; — Synesii et Apoilonii epistolx selectiores , latine versx; Louvain, 1544, in-4^; — Chirii Fortunati Rhetoricorum libri ^res; Louvain, 1550, in-12; — Alhanasiï Magni Opéra la^ Une; Bâle, 1556, 4 vol. in-fol. : cette traduction fut souvent reproduite; — A, Prudentii Opéra; Anvers, 1564, in-8"; — un Commentaire sur VArt poétique d'Horace, dans l'édition de cet auteur, donnée en 1608, in-4^. O.
Valère André, Bihliotheca, — Ntceron, Mémoires, t. XXXVII. — Panuot. Mémoires, t. XIV.
HANNOHi (Angelo ), chirurgien italien, né le l*'juin 1715, à Jnssa, dans les environs de Florence, mort dans cette ville, le 30 avril 1790. Dès rage de seize ans il se livra à Tétnde de Tanatomie et de la chirurgie, et fit des progrès rapides sous la direction d'Angelo Benevoli , chirurgien en chef du grand hOpital de Sainte-Marie- Nenve de Florence. Ses lieureuses dispositions, son habileté, des cures obtenues grâce à un perfectionnement dans Topération de la taille par la méthode latérale lui donnèrent une prompte oàlébrtté. Un de ses tHenfaiteurs, le chevalier Maggio, lui ayant procuré les moyens d'augmenter ses connaissances, il se rendit en France (1747), et suivit assiduement la pratique des h6pitanx de Paris ; il fit même le voyage de Rouen poar y connaître Le Cat, qui passait pour un des meilleurs lithotomistes de Fépoque. Aussi bon praticien qu'observateur soigneux , il fut frappé de l'abus qu*on faisait des médicaments ainsi que des incorrections qui existaient dans la façon d'opérer, et il conçut dès lors le projet de rédiger pour ses compatriotes un nouveau code chirurgical. De retour à Florence, il dovlnt professeur et chinirgien en chef de l'hôpital où il avait reçu aa première instruction , et il conserva ces doubles fonctions jusqu'à la fin de sa longue carrière. Il ne voulut point attendre la mort dans son lit , et lorsqu*!! la sentit approcher, il reçut, habillé et étendu sur on cana|>é, Pardie- ▼èque Antonio Martini, qui vint en personne lui administrer Pextrême-onction ponr lui témoiiSner la gratitude des pauvres. Ses deux fils em-
brassèrent la même carrière que lui et ses cinq filles devinrent toutes religieuses. Nannoni était, dans Topinion de Scarpa, l'un des premiers chirurgiens de l'Italie. « il acquit, dit Desgenettes, une grande fortune et encore bien qu'il passât pour fort intéressé , on vanta sa libéralité envers les indigents. C'était un homme d'une sévérité de mœurs, qui approchait souvent de la rudesse; son caractère était empreint sur sa physionomie , dans son langage , ses mouvements et jusque dans son costume. » Adversaire de l'Iiamorisme galénique , il prit pour base de son système médical cet axiome que, dans l'état de maladie, il faut laisser agir la nature et quelquefois l'aider. Aux corps huileux, aux baumes, aux résines, aux spiritueux il substitua dans le pansement des plaies les cataplasmes de mie de pain , la charpie sèche , les décodions éinollienteset l'eau pore. On a de Nannoni : Tratlato sopraimali délie mamelle; Floi'ence, 1746, in-4" ; il se prononça d'une manière décisive pour la prompte extirpation des squirres ; — Dissertazioni chirurgiche^ cioè delta flstula lagrimaie, délie cataratte^ dei medicamenti exsiccanti e eaustici ;Pdx\s, 1748, in-4®; il blâme la perforation de Pos unguis dans la fistule lacrymale et conseille l'abaissement de la cataracte ; — Discorso chirurgico per Pintroduzione al corso delV operazioni da dimonstrarsi sopra ilcadavere; Florence, 1750 : il y est principalement question des méthodes d'amputer les membres-, — Memorie ed osservazioni chirurgiche , colla storia di moite e diverse malattie felicemenle guarite; ibid., 1755, in-4*; — Délia Semplicilà del medicare; Florence, 1761-1767, 3 vol.; c'est le plus remarquable des ouvrages de Nannoni ; — Delta Semplicità di medicare i mali attenenti alla chirurgia, con aggiunta sopra le matattie délie mamelle; Venise, 1764, in-4**; — Trattato chirurgico sopra la simplicità del medicare, con osservazioni e ragionamenti; Venise, 1770, in-4'' ; — Memoria sulV anevrisma delta piegatura del cubilo ; Florence, 1784, in-4'*. P.
Nannoni ( Airoftllno), Eloçiodi Ânçelo Nantyanlî Florenre, itgo, lo-S*. - HaUer, BihL ehintrgicai \\b, 8. — Desgettcttes, dans la BUigr. médicale,
ifANNom ( Lorenzo ), chirurgien italien, fils du précédent, né en 1749, à Florence, où il est mort, le 14 août 1812. Il reçut une éducation très-soignée et parcourut, aux frais du grandduc Léo|)old , la France, l'Angleterre et l'Allemagne, en compagnie de Felice Fontana, de Giov. Fabronl et de Giorgio Sancti. Successivement placé à la tête de quelques hôpitaux secondaires de Florence, il établit dans l'un d'eux un enseignement qu'il ne discontinua jamais. Pendant l'occupation française, il fut nommé président du grand jury médical. A la mort de son père, il se trouva maître d'une fortune considérable; il prétendait d'ailleurs avoir gagné par lui-même, en vingt-cinq ans, près d*un million de francs. Ne
les NAHN03W —
lassant échapper aacane occasion de faire voir aa\ nchts qu'il n*esliinaii que leur argent , il en exij^eait beaucoup eo édiange de ses services; celte Apreté au gain était pourtant tempérée par une grande générosité envers les pauvres. En 181 1 il fit un voyage en France et dans le nord de riUlie. « Nannoni , rapporte Desgenettes, ne pratiquait que des opérations indispensables ; a fioii même par éprouver pour celles qu'il exécutait avec le plus de succès une répugnance qu'il avait de la peine à surmonter. Si on venait ï comparer Ange et Laurent Nanooni, on vernit que le père, qui dut encore plus à la nature qn'à l'éducation , fit davantage pour le perfectionnement de l'an que son fils, malgré les nonibreux avantages dont il fut constamment envifonoé. Ce dernier s'est à la vérité rendu plus ulilc par son lèle pour renseignement et les nombreuï élèves qu'il a formés ; mais U a peutêtre un pen trop écrit pour sa gloire. » On cite deliOrenzo Nannoni : Traité sur Vhydrocèle^ trad. en anj^lais ( Londres, 1779, in- 12) ; — Trattato di cliirurgia teorico-prattica, con un cûTso compte to di oUetricia; Florence, 1785, 6 Tol. in-S*» ; — Trattato d'anatomia e fisiologia; ibid., 1788, 3 voL in-4°; 2* édit., augmentée ; ibid., 1793, 3 vol. in-4o. P.
SttfciiettM . daoa U Bloçr. médicale.
SAUQUiEE ( Simon ) , poëte latin moderne. Dé dans les environs de Paris, mort au commenceroenl àv seizième siècle. Son nom de famille parait avoir été Lecoq ou du Coq , et la qulité âejrère qu'il prend en télé de ses poésies, fraler Simon Nanquerius alias de Galto, donne lieu de croire qu'il était moine. Kn admettant cette opinion, on peut conjecturer qu'il appartenait à l'abbaye de Saint-Faron, ou au couvent de Cerfroi , diocèse de Meaux. Nous aTons de lui deux poèmes qu'on Ut avec plaisir, et qui sont 4'un et l'autre pleins de bonnes maximes et d'une agréable philosophie. On les a imprinEkés ensemble sous ce titre : De lubrico temporis currieulo, deque hominis miseria^ Carmen elegum , necnon bucolicon de funere regù Caroti Vllt; Paris, s. d. (1505), ln-4* et i:w8»; Lyon, 1557; Paris, 1563 et I60ft; Coulaucfs, 1621, in-8*. Dans ces quatre dernières éditions, les poèmes sont accompagnés d'un long commentaire tout au moins inutile. Le premier, en vers élégiaques, est dédié à Charles de Biliy, alibé de Saint-Faron, de septembre 1494 à août 1517, à Robert Gaguin , général des Mathurins, Diori le 22 mai 1501, et à Fauste Andrelini, poêle lauréat, mort le 25 février 1519. Ces dédicaces fixent à peu près l'époque de la pièce de Ifaoqnier, qui a été traduite en vers français par Jean Paradia , de Loubans , sous le titre de: Mieropxdie, Lyon, 1546, in- 12, et par Pierre Piehard , de Silléle-G)&illaame sous celui de La Mer du temps qui court , Le Mans, 1556, ia-8*. Le deuxième poème, en vers tiéroiques, roole sur U 0M>rl de Charles VI U, roi de France,