NAPIER — NAPIONE
et pour la seconde édition sont dans le sens libéral. Il était depuis 1805 un des rédacteut-s de VEdïnburgh Review, lorsque à la retraite de Jeffrey il fut , sur la recommandation même de son prédécesseur, choisi pour diriger cet inàportant organe du parti whig. Sans avoir les qualités brillantes de Jeffrey, Napicr n'était pas moins capable que lui de conduire une grande revue. VEdïnburgh Review ne dégénéra pas entre ses mains, et Jeffrey a pu dire que le public n'avait pas eu sujet de regretter sa retraite. £n 1830, à l'avéneinent du parti whig, M. Napier devint principal clerc de session. Il dut cette place à ses opinions politiques ; mais il la méritait par ses connaissance.^ judiciaires.
Parmi ses plus anciens projets littéraires était une édition des ouvrages de Walter Raleigh. H n'exécuta point ce dessein, et les matériaux qu'il avait rassemblés à ce sujet lui servirent pour un article sur Raleigh, qui pamt dans VEd. Mev, (avril 1840). Cet article a été réimprimé à Cambridge, en 1853, ayec son Essai sur Bacon, On n*a pas encore recueilli en volume les divers écrits de Napier. L. J.
Biographteal Notice nf Maevev Napier iloaûm^lWI, In '8*. ' Documents pariteuliert,
NAPIONE DE CoccoNATO (Gton-Francesco Galeatii, comte), savant littérateur Italien, né le 1^' novembre 1748, à Turin, où il est mort, le 12 juin 1830. Fils d*un sénateur du Piémont, il avait pour mère Maddalena de Maistre, tante des célèbres écrivains de ce nom. Sa famille était originaire de Pignerol. Dans ses premières études il ne fit guère espérer par son application ou par ses progrès ce qu'il deviendrait un jour. Impatient de la routine des classes, il recherchait volontiers la lecture den poètes et des conteurs, et méritait jusqu'à un certain point d'être qualifié par un professeur de testa svenlata (tète à l'évent). Lorsqu'il passa du collège sur les bancs de l'université, où il étudia le droit un peu contre son gré , il sentit le besoin de regagner le temps perd», et, sans cesser de cultiver les muses, il apprit seul les langues anciennes, la philosophie, l'histoire, l'économie politique, la diplomatie et les beaux-arts. Dès ses premiers écrits il donna la mesure de la variété et de la profondeur de ses connaissances. Cependant il était devenu, par la mort de son père (1768), chef d'une famille nombreuse et peu favorisée de la lortune ; il dut songer à lui venir en aide, et sollicita auprès du gouvernement un emploi auquel son titre de docteur en droit et le succès de quelques ouvrages lui permettaient de prétendre. Admis en 1776 dans radministration des finances, il y fit un stage de trois années, qu'il mit à profit pour publier de nouveaux travaux et en même temps pour former des liens d'amitié avec Beccaria, Paciaudi, Alfieri, Durandi et d'autres écrivains, qui composaient à Turin une espèce de société littéraire. En 1779 il obtint le rang d'intendant, et il administra en celte qualité b province de Suze
(1782) et celle de Saluées (1785). Rappelé à Turin (1787), il eut la surintendance du cadastre du Monlferrat avec mission d'écrire i'iiisloire des monnaies du duché de Savoie. Après avorr visité une grande partie de l'Italie, on sa réputation l'avait précédé, Napione devint conseiller d'État attaché aux archives (1796), puis inspecteur général des finances (1797) , fonctions dont il se démit l'année suivante pour ne pasconlre-signer un édit qu'il signala comme dangereux , ce que l'événement ne tarda pas à démontrer. Il se confina alors dans la retraite, d'où il ne sortit point pendant toute la période de la domination française, et il n'accepta de l'empereur Napoléon, qui l'avait désigné à une préfecture, que la croix de la Légion d'iionneur. Au retour de la maison de Savoie (1814), H fut nommé surintendant des archives royales , emploi qu'il occupa jusqu'à sa mort. Il prit aussi part à la réforme des études, et ce fut diaprés ses conseils que l'on créa à l'université de Turin les chaires de droit public et d'économie politique, supprimées dans la suite. Napione mourut à l'ftge de quatre-vingt-deux ans , après avoir vu ses deux femmes et ses quatre fils le précéder au tombeau. Il fit partie de presque toutes les sociétés savantes de T Italie, notanl^ment de l'Académie des Sciences de Turin, dont il fut plusieurs fois président Sa correspondance avec li\ plupart des érodits italiens est fort étendue et formerait, si elle était publiée, une histoire littéraire de son époque, riche de renseignements et d'observations.
Les principaux écrits du comte Napione sont : La Morte di Cleopatra, poemelto; Turin, 1767, in-8*; — Ragionamento intorno al Saggio sopra la durata del regno de' re di Roma del conte Algarotti; ibid., 1773, in-8*; — Sa ggio sopra Varie storica; ibid., 1773, in-8% dédié au roi Victor-Amédée III; — DelV Uso e dei Pregi délia Hngua itaHana^ con un Discorso Intorno aile slorie del Piemonie; ibid., 1791, 2 vol. in-S**; cet ouvrage estimé, et qui a donné lieu à plusieurs éditions , avait été écni dix ans auparavant; aussi Cesarotti a-t>il vainement prétendu que Napione avait mis à contribution son Sagçio sopra lafilosofia délie lingue pour le composer ; — Pfolitia dei principali scriltori d^arte militare italiani; ibid., 1803, in-8'>; — IHssertaûoni intorno alla palria di Cristo/oro Colombo; ibid., 1805* 1822, in-4*; on y trouve de savantes redierches pour établir que Christophe Colomb était Piémontais et natif de Cuccaro, château du Montferrat; elles n'ont pas persuadé beaucoup de lecteurs; — Dell' Origine delU slampe délie figure in ligno ed in rame; ibid., 1805, in-4*; — Traduzione délie Tuseulane di Cicérone; Florence, 1806, 2 vol. in^"; — Discorso intorno aile antichità cristiane ed agli sarit^ tori di esse; Florence, 1805, m-8^; ^ Iradu%iQne délia Yita d'Agricola di Taeito, eon un discorso intorno alla conquista délia