‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 40 sur 110 · VEufance de Napoléon, par àlarandet; Parti, «855,in · texte numérisé non relu

VEufance de Napoléon, par àlarandet; Parti, «855,in

73, Mémoires anecdotiquessur Vinlérieur du palais et sur quelques événements de C Empire depuis ii05 jusqu'au V mai «8«4, pour servir à r histoire de Napoléon , par L.-F.-J. de Baossel, ancien i)réfet du Palais; Paris, chez Baudooifl, 1827-1829, 4 vol. in-S».

76. Mémoires de Constant, premier valet de chtmbre de l'Empereur, sur la vie privée de I^ofoléon, sa famille et sa cour; Paris, chez Ladvocat, iSS^i 6 vol. in-8".

77. Napoléon et Marie-Louise, souvenirs hislonques de M, le baron Meneval, ancien sccrelatn du portefeuille de Napoléon, premier consul tl empereur, ancien secrétaire des commandemetiU de t* Impératrice régente; Paria, «845- «845, 3 vol. in 8*.

78. Nouvelle relation de l'itinéraire de Kapoltn» de Fontainebleau à Vile d'Elbe, par M. U coub de fTaldbourg-Truchsess, l'un des commissaire des puissances alliées chargés d' accompagner f«*pereur à sa destination, traduite de Caltemanden fratiçais ; Paris, chez Plancher, «815, in-8* (plusieurs éditions).

79. Réfutation de la relation ducapitaimMsiiland touchant rembarquement de Napoléon sitri^ Bblléropiion, «827, in-8*.

Nous n'avons pas pu nous procurer l'opuscule q<u préci^de, dont nous prenons l'indication éua iu>e bibliogra{.bie anglaise.

80. Mémorial de Sainte- Hélène, ou Journal 6^ se trouve consigné^ jour par jour, tout ce qu'a oj^ et fait Napoléon durant dix-huit mois, i«r k comte de Las Cases ; Paris, «823, 8 volumes in-^^

Le Mémorial commence au 20 juin «815 et Gnit aa 25 novembre «8«6. — Cet ouvrage a été réimpr"^ plusieurs fois, notamment en «624 avec des corrections et des additions, ou avec de nouveaux titrer <^ «828, en «830-«83l,etc., etc. La «'•édition !>*« pour avoir subi le moins de modifications couipl*'" santés. — Il y a une continuation à cet ouvrage jou^ le titre ci-après indiqué :

81. Suite au Mémorial de Sainte-Hélène, pJ^ MM. Grille et Musset-Patbay ; Paris, «89«. 2 toi fn.8».

82. Napoléon en exil, ou l'Écho de SainierHe^f*'' ouvinge contenant les opinions elles réflexttmt"! Napoléon sur les événements les plus impormii de sa vie, traduit de Vanglais du docteur B*^^^

(ymeara par Af»* Collet et revu par Beaupoil de SaintfJuUtire ; Pari», chcx les marchands de non- Teaotés, 1S22, 2 vol. in*S«.

Ouvrage aoavcut réimprimé, ht journal d'O* Heara comprend l'histoire de la captivilé dnpuis juillet Itf S jusqa'aa mots de Juillet 1818.

8S. Mémoire» du docteur Antommarchi, ou les derniers moment» de Napoléon ; Paris, chez Barrois, «SB, 2 vol. In 8*.

Ouvrage souvent réimprimé.

Le journal d'Antommarchi compreml l'histoire detaeaptivité depuis le 18 septembre 18ID Jusqu'au

3 mai 1821.

84. Récit» de la captivilé de l'empereur Napoléon hSaÎHte'Helène^ par le général Moutholon^ compagnon de sa captivité et »on premier exécuteur te»' famentaire; Paris, chez Paulin, 1847, 2 volumes in-8*.

Ces Récittt que précède une longue introduction sur l'histoire de l'Empire, commencent à Tarrivée de Napoléon au palais de l'Elysée Bourton, le 21 juin 1815, et ne se terminent qu'après la mort de Napoléon.

83. Correspondance de Guillaume H^arden, chi» rurgien^ à bord du vai»»eau de S, M, S, le Nor- TnusBBiLiKD, çui a conduit Napoléon Buonaparte à l'isle de Sainte- Hélène; avec cette épigraphe : Non ego, »ed Democritu» dixit; Bruxelles, chez T. Parkins, 4847, in-8*.

Cet ouvrage, dès qu'il fut connu à Sainte-llélene, y excita beaucoup de plaintes. On le tnmva inexact , mensonger, présomptueux, etc., etc. Il en fut fait plusieurs réfutations, dont la plus remarquée, dans le temps, fut la suivante t

86 Lettres écrite» de Longwood, et connues sous le titre de Lettre» du cap de Bonne- Espérance, Onze lettres, du 19 avril au 3 juillet 4817. — L'auteur, ^ nous inconnu, de ces Lettres les donne comaie étant de Napoléon. On y trouve des détails •isHz curieux sur l'histoire de l'Empire. — Nous n'avons pu nous procurer aucune de éditions qui m ont été faites ; mais nous les avons lues dans le Recueil de pièces authentiques sur le Captif de Sainte- Hélène, tome II, p. 307*478.

87. Histoire de la captivité de Napoléon à Vile Sainte-Hélène d'après les document» qf/leiel» inédite et le» manu»erit» de Sir Hud»on Lowe, publiée par IFilUam Forsyth; Paris, chez Amyot, 48:^4,

4 vol. fn-8».

Cette Hi»lo\re, qui contient de nombreux et de très-précieux documents, explique, sans la Justifier, la coDduite de lludson Lo\\e. Mais la captivité de Sainte- Hélène s'y montre sous un jour tout nouveau.

85. Mort de Napoléon religieux, par Antoine de Beauteme. Nous n'avons point pu nous procurer cette brochure composée, dit-on , d'une lettre de M. de Beauteme au général Montholon et de deux lettres de ce dernier ; elle forme, assure-t-on, les pagC9 301-528 du volume ln-8* publié par le même auteur en 1837 sous le titre de Mort d'un enfant impie.

Les ouvrages dont nous allons donner les titres offrent plnsienrs caractères de la biographie ; c'i^t la raison pour laquelle nous Ict rangeons k la suite des livres de cette catégorie.

t9. Corre»pondance inédite de Carnot avec Napoléon pendant le» CenZ-youn; Paris, chez Plancher, «849, in-8*.

90. Correspondance de Bernadolte avec Napoléon ^fpuis 4840 Jnsqu*en 4814 ; pièce» officielle» recveiffifs et publiées par A/. Bail; Parif, chez LhuiUier, 4849, in-8*.

91. Mémoires pour servir à Chi»toire de la vie privée, du retour et du règne de Napoléon en 4845 par Fienry de Chaboulon ; Londres, 4 820, 2 voL in-8".

Ouvrage souvent réimprimé et cité. Flcury de Ch.ibou!on a joué un rôle important dans le retour de rile d'Elbe; Napoléon, à Sainte-llélcne, a pris ces Mémoire» en considération ; il les «^ annotés et çk et là rectifiés.

92. Le Portefeuille de 4845, par M. de Norvins; Paris, 4823, 2 ToL in-8«.

95. f^ie politique et militaire de Napoléon, par Jomini; Paris, 4827, 4 volumes in-8«.

94. Mémoire» ou »ouvenir» et anecdote», par le comte de Ségnr; Paris, chez A. Eymery, 4827, 3 voL ln-8o.

95. Mémoire» du duc de Rovigo pour »ervir à l'histoire de Vempereur Napoléon; Paris, chez Bossange, 4828, 8 vol. in-S".

Ces Mémoire» d'un homme qui connaissait à fond rhistoire de l'Empire et qui n'a pas toti^ours craint de dire ce qu'il savait, sont pleins de trés-curirusea indications. Ils ont soulevé de vives polémiques.

96. Mémoire» de Bourrienneeur Napoléon, le Di* rectoire, le Con»ulat, l'Empire et la Re»tauration ; Paris, chez Ladvocat, 4829, 40 vol. in-8*.

Ces Mémoire», qui conliCMcnt beaucoup de documents et de renseignements, mais qui doivent être lus avec méfiance, ont donné lieu à plusieurs réclamations dont les principales furent réunies en un corps d'ouvrage et publiées sous le titre sui* vaut !

97. Bourrienne et»e» erreur» volontaire» et invo» lontaire», ou Ob»ervation» »ur »e» Mémoire» , par (suivent les noms des réclamants) ; Paris, 1830,2 volumes in-8*. Ce recueil offre un grand intérêt.

98. Mémoire» »ur le» Cent- Jour», en forme de tel- Ire», avec de» note» et document» inédit», par Benjamin Constant; Paris, chez PicUon et Didier, 4829, in-8*.

99. Manuscrit de Van III ( 4794-4793 }, etc., par le baron Pain ; Paris, 4828, in-8*.

100 Manuaertt de 4842, contenant lepréd»de» événement» de> cette année pour eervir « CMttoire de Napoléon, par le baron Fain ; Paris , chez Dor* launay, 4827, 2 vol. in-8*.

404. Manu»crit de 4843, contenant le préci» dit événement» de cette année pour»ervirà V histoire de Napoléon, par le baron Fain ; Paris, chez Delaunay. 4824,2 vol. in-S»,

402. Manuscrit (<r 4844, trouvé dans les voitures impériales prises à fFaterioo, contenant Chistoire des six derniers tiiois du règne de Napoléon, [lar le baron Pain ; Paris, chez Bossange, 4839, in^g*.

On doit regretter ces mots mis dans le titre qui précède : < Trouvé dans Icm voitutet impériales prises à Waterloo •, mots imaginés dans un intérêt qui se devine aisément; nonobstant cette inqualifiable invention, l'ouvrage est sérieux, utile, bien inspiré, plein dedfxaiments du plus haut intérêt, et M. Fain, qtai était un fort honnête homme, n*a jamais cessé de mériter la confiance du public.

403. Mémoires et souvenirs du comte de Lava* lette, publiés par sa famille sur ses manuscrits; Paris, chez Fonruier, 183', 2 vol. in-8*.

404. Correspondance et relations de J. Fïévëe avec Bonaparte pendant onze années (4802-4813) ; Paris, chez Desprez- Beau vais, 1836, 3 voL m-8".

405. Souvenirs diplomatiques de tord llulinnd publiés par son fils lord Henri- Edouard Holland , traduits deVanglais par //. de Chonski; Paris, chez Just Bouvier et Lc<loyen, 4834, tu- 42.

On sait les nobles et touchantes relations de lord el lady Holfand avec Napoléon à Sainte^llélène. Lord Holland, le premier, a réclamé dès 1818 au parlement anglais, pour l'honneur de son pays, contre le traitement infligé à l'auguste captif. — Les Souvenirs diplomatiques sont rœuvre d'un esprit élevé et fin et d'un o<rur généreux et délicat. Il est peu de livres d'une lecture plus instructive et attachante.

106. Mémoires du maréchal duc de Eagvse de 1792 à 4832; Paris, chez Perrotin, 1857, 9 vol. in-8«.

Ces Mémotrvj ont soulevé, lors de leur apparition, une vive polémique, qui a donné lieu adx publications suivantes :

107. Réfutation des Mémoires du maréchal Marmoul, duc de Raguse, par M. Laurent (del'Ardèche) ; Paris, chez Pion, 1857, in-8*.

108. Le maréchal Marmont, duc de Raguse, devaut l'histoire, examen critique et réfutation de ses Mémoires diaprés des documents historiques la plupart inédits (sans nom d'auteur); Paris, chez Denlu, 1857, ln-8», 2" édition.

L'auteur de cette Réfutation est M. Du Casse.

109. Le prince Eugène, Réfutation des Mémoires du duc de Raguse en ce qui concerne le prince Eugène, par le comte Tascherde la Pagerie; Paris,

1857, in-8».

110. Le prince Eugène en 18U. Réponse au maréchal Marmont, publiée par M. Planât de la Fayc, ancien ojficier d'ordonnance de l'empereur; Paris, à la Ubrairie nouvelle, 1857, in-8*.

111. Quelques observations sur les Mémoires du duc de Raguse, par M. te comte Napoléon de Lauritton; Paris, chez Dcntu, 1857, in-8*.

112. Lettre de M. le général marquis de Grouchy, dans le Moniteur du 4 avril 1857.

113. Lettre de M. le général comte de Plahaulty dans le Moniteur du 9 avril 1857.

114. La Défection de Marmont en 18t4, etc., par RapetU : Paria, chez Poulet- Malassis et de Broise,

1858, in-8o.

Il a paru des Mémoires de Marmont qnelqnes autres réfutations, mais nous ne les citerons pas, l)arce qu'elles sont étrangères à l'histoire de Napoléon.

115. Mémoires du comte Miot de Melito; Paris, chez Michel Lévy, 1858, 2 vol. in-8*.

Le 1" volume de ces Mémoires i été cartonné par sdite d'une réclamation du prince Pierre Bonaparte.

116. Translation du cercueil de l'empereur Napoléon à bord de la frégate la Belle-Poule. Histoire et vues pittoresques de tous les sites de l'Ile, se rat' tachant au MéaoïiAL de Sai?ite-Hélère et à l'expédition de S. A. R. le prince de Joiiiville, par Durand-Brager, peintre de marine; Paris, 18 H, in-8*.

117. Sainte-Hélène, par E. Masselin , capitaine du génie , dessins de Staal d'après les croquis de l'auteur, un volume in-8*: Paris, chez II. Pion,

Le gouvernement anglais ayant cédé h la France LongDvood et le tombeau de Mapoléon , des travaux furent entrepris ponr réparer les dégradations que ces lieux avaient subies depuis le 3 mai 1821. Crs travani ont été exécuté!!, des premiers mois de t859 à la fin de (860, sons la direction de M. Masselin, qui en a rendu compte dans l'intéressant ouvrage dont le titre préctde.

Histoires GÉ?(ÉBiLES. — Histoihes paetiqouèid.

— MÉMOiaES.

1 1 8. Histoire générale de Napoléon Bonaparte, it sa vie privée et publique, de sa carrière poHtique et militaire, de son administration et de sonsou' vernement, par A.-C. Thibaudeau ; Paris, clicx Pobthicn, 1837,3 vol. in-6*.

119. Le Consulat et PEmpire, ou ttittoirt it France et de Napoléon Bonaparte de 17» à \m, par A.-C. Thibaudeau ; Paris , chez Rcnouanl, ICI- 1835,10 vol. in.«*.

Les écrits historiques de Thîbaudeao laissnt beaucoup à désirer pour ce qui concerne la gorrre, la diplomatie et l'exposition générale des faiU Mais nulle part on ne trouve mieux qoe dans ta écrits l'histoire civile proprement dite. «Ile d« lois et des institutions. L'auteur a recueilK an grand nombre de paroles de Napoléon dans le con5fl] d'État, et ces paroles, qu'il rapporte avec foio et fidélité, donnent à ses récits un prix inestimable. A h vérité, cet historien , si sincère qu'il soit, est mqvent d'une impartialité fort suspecte; Tbibaudcan, en effet, a joué un rdle dans les dernières assemblées de la révolution, et il appartenait à cette minorité qui s'est ralliée à l'Empire sans cesser d'être' républicaine. De Ih, le point de vue spécial anifael il a jugé tous les événements et tous les faits dt l'histoire de Napoléon. Mais pour ceux qui savent apprécier l'importance des idées , il y a quelque avantage à pouvoir connaftre, sur chaque que<t|o, Topinion d'une de ces grandes sectes qui se sont partagé l'esprit d'un temps. Or, Thibaudeau reprtVnle bien dans ses jugements la tradition de l'ancien parti révolutionnaire.

Voir les n" 15« et 137.

120. Mémoires tirés des papiers d'un honnu d'État sur les causes secrètes qui ont déterminé k politique des cabinets dans les guerres de la Pifvolution; Paris, chez L.-G. 5Iichaud, 1851-183?, 13 vol. in-8*.

Ces Mémoires, ordinairement attribués JM.fAllonville, sont de MM. d'Allonviile, Micbaud cl Alphonse de Beauchamp. En les consultant avec quelque critique, on peut en tirer bien des rcnsfi gncments et bien des points de vue de beaucoup d'intérêt. Ces Mémotres contiennent d'aUlears un grand nombre dindicattons de documents, qui ont seulement besoin d'être vérifiés.

121. Histoire de France sous Napoléon, ifpvn le%i9 brumaire jusqu'à la deuxième restaurait' «, parBignon; Paris, 1829-1850, 14 volumes inf

Le titre de cet ouvrage a quelque peu varié, di"' le cours de sa longue publication, aux tomes !*'• I.X, XL Les tomes VII et VU! ont paru à Paris et 1 Leipzig. Les tomes XI» et XIV ont été rédiçés{«ar M. le baron Emouf d'après les papiers laisses par .M. Bignon.

On sait que M. Bignou avait reçu de Napoléon la mission d'écrire l'histoire des relations extéricureJ de la France sous le Consulat et l'En^pire. Aussi son œuvre est-elle presque exclusivement politique et o»* plomatique. Toutes lesautres parties y sonteo g|^f"' assez négligée*. M. Bignon s'est efforcé de justifier W choix dont il a été honoré en apportant dan$rac«"°* plissement de sa tâche un esprit résolu ) ne ^^' cher, h ne trouver, à ne dire que la vérité, et vérité il ne l'a épargnée ni à Napoléon, ni an^ amis, ni aux ennemis de l'Empire. C'était tt p"^ manière d'entendre les devoirs de l'histoire Ijien digne de la confiance de Napoléon». Malheureuse"

meot M. Bignon, deTeno sons la Restauration un des coryphées de l'opposition liljéraie, a pris parfou pour les inspirations de sa conscience lessuggestiooides besoins moroeutanés de son parti, et son ouvrage porte trop souvent la trace de ces pensées saperficielle^ médiocres ou fausses alors en usage daju les luttes parlementaires. Mats nonobstant ces aitëratioQS accidentelles, la composition hisloriqoe de H. Bignon est un très-important et trts-prédciix document, plein de faits, d'aperçus, de dtatious. L*autf ur ne aéslifçe pas de mettre en saiilje les détails intéressants, les mots de circons- UDce, les anecdotes du jour. Sur toutes les questions il a des renseignements puisés aux bonnes sources. Il excelle à intercaler dans ses récits des k'ttres, des extraits de pièces, des preuves textoeUes à l'appol de ses assertions ; et c'est là un ^nod art inconnu aux anciens. La partie rédigée par U. Ernouf, gendre de M. Bignon, est remar- «{(ubie, entre autres qualités, par la franchise et la ^i>arité du sentiment politique et patriotique.

122. Hhtoire de la République et de V Empire M7«9-1»l5},par Félix Wouters, un fort volume in-4* de 4,002 pages i deux colonnes fort compactes; nnixr.i1es« chei VIF* venre Woulers, IS49.

Cet ouvrage est terminé par des Annales Napoféoniennet contenant Thistoire de la captivité de Sainte-Héièoe et celle de la dispersion de la famille Bonaparte après 1815. On y trouve bcancoiip de faits rangés par ordre chronologique en forme de journal, une partialité constante pour Napoléon et des appréciationa toujours dictées par Tesprit révo- Jutionnalre.

123. Hhioire de la Révolution 'Jrançaiie^ par U. Thiers ; Paris, 10 volumes in-S*.

U i'« édition a paru en 1825-1827, la 2« en 1828t^29,etla13«en18S7.

On a reproché à ce grand ouvrage : I* de donner une explication insuffisante des causes du mouvement de 1789 ; V de trop Incliner à Tapol'*gie des hommes et des principes de la RévolutioD ; S" de placer les excès eux-mêmes de ce temps ^Mis Feicuse d*une sorte d'entraînement de la force des clioses ; 4* de ne point tenir compte de l'importance des idées en lotte contre la Révolution ; 3' d'avoir par U exercé sur les esprits, en 1830 et depuis, une action qui a trop ravivé peut-être les passions révolutionnaires des générations nouvelles. ~ A ces reproches il y a bien des réponses à faire; nous en indiquerons une seulement. — Il est dans llramanité divers courants, diverses forces en com* pétition ; s'élever au-dessus d'elles, les comprendre et les expliquer toutesà la fois, cette tâche est trop ardue pour l'esprit d'un homme ; tout ce que l'on peut et doit demander k un historien, c'est, quelles que soient ses tendances et ses options, desavoir toujours représenter, sans la diminuer ni l'exagérer, la part de vérité relative propre à Topinion pour laquelle ii se prononce. Or personne n'a jamais pu reprocher i H. Thiers de n'avoir point su garder cette <^iacte mesure; historien de la Révolution, tout ce «la'ii a dit est juste, vrai, conforme aux faits. C'est <Qx liistoriens contraires à la Révolution qu'il appartient, ron d'exiger de M. Thiers ce qu'il ne saurait ^rp, mais de tâcher de Timiter en faisant valoir à leur tour l'autre part de vérité.

Hais ce que l'on n'a jamais contesté à M. Thiers, «est le grand art du récit, la clarté, l'inlérèt atta- «aant des expositions, son bon sens animé, et, soit M« »l blâme soit qu'il approuve, l'honnêteté généreuse, passionnée, sympathique de ses jugements.

M. Thiers raconte dans ses derniers volumes les campagnes d'Italie, d'Egypte, de Syrie 2 c'est la partie que l'on a toujours la plus admirée.

124. Hiatoire du Consulat et de V Empire, par AI. Ttùers ; Paris, chei Paulin, 1 845-1862,20 voL ia-8*.

Entre cet ouvrage et le précédent il y a eu pour M. Thiers bien des révélations ; dix-huit ans d'expérience personnelle dans les grandes affaires d'État ; une catastrophe inattendue, produite par une nouvelle explosion des forces révolutionnaires ; le rétablissement de l'Empire après quarante ans de régimes contraires qui croyaient l'avoir remplacé et supprimé. Jamais historien près de reprendre son (Euvre ne vit venir à lui plus de clartés à la fois. La haute raison de M. Thiers était digne de cette fortune extraordinaire ; elle n'en a pas été accablée ; et si l'on trouve çA et U, dans cette nouvelle composition , quelques effets , bien naturels, des mécomptes de l'homme d'État, ce qui s'y montre encore mieui, c'est la résignation sereine d'une âme supérieure et forte, c'est l'observation des faits devenue plus étendue, plus pénétrante et plus sûre, c'est encore, signe certain de i'érainente valeur morale et de la bonté de l'esprit de M. Thiers, non point ce scepticisme et cette irritation chagrine qui sont presque toujours la suite du spectacle et îles épreuves des révolutions, mais bien une fol plus clairvoyante et plus assurée dans les principes nécessaires à l'ordre social, un amour plus profond et plus vif du droit et de la liberté. Il est presque superflu de dire que Tanteur de l'Histoire de la Révolution n'a pas changé de scntUnent en entrant dans ce nouvel ensemble d'événements où la Révo* lution s'est développée, sous la main de Naiioléon, avec autant d'énergie que de sagesse ; M. Thiers est resté, avec la modération passionnée et ferme de son caractère, l'écrivain toujours partial des princi|)es de 1789. Cequ'il comprend bien dans l'œuvre de Napoléon, ce n'est pas ce qui échappe au cercle des tendances révolutionnaires, c'est toujours ce qui en est le triomphe, le progrès et Torganisation.

L'Histoire du Consulat et de C Empire a obtenu un des plus grands succès que puisse citer la librairie sérieuse ; il s'en est tiré, assure-t-on, plus de 6S,000 exemplaires , et les tirages continnent. Nonobstant ce succès, et peut-être même à cause de ce grand succès, bien des reproches ont été adressés à l'auteur. Les uns, les plus futiles, ont remarqué ses négligences de style ; d'autres , ses préventions et ses accès de partialité pour et contre quelques hommes ; d'autres encore, le dédain dans lequel M. Thiers semble avoir tenu les travaux de ses devanciers qu'il ne cite presque jamais ; il yi eu des réclamations, des réfutations t M. Tliiers a rarement cru devoir y faire droit Certains criti' ques. poussant plus avant leur examen, ont demandé compte à M. Thiers des variations de ses jagements sur Napoléon. La partie militaire, toujours traitée supérieurement, a soulevé pourtant çà et là plus d*une contradiction de la part des hommes spéciaux. La partie plus particulièrement politique a paru tantôt faible, tantôt erronée, le plus souvent arbitraire et non réglée d'après les vraies maximes de la raison d'État ; on y a trouvé f incertitude et parfois la médiocrité de la politique propre aux discussions parlementaires et aux pratiques gouvernementales de 1830 à 1848. La partie administra* tive a seule été irréprochable pour tous les juges.

Mais ces critiques, au reste x>uies fort exagérées, ne sauraieut empêcher {'Histoire du Consulat et de l'Empire d'être une ouvre admirable pour la plénl-

tude etU sûreté de ses renseignements, Tabondance deses aperçus, la Tiradté de son style clair et rapide, la belle ordonnance de ses expositions, la puissance dramatique deses récits; c'est une Téritable et grande création: on pourra la compléter, l'abréger et même la corriger çà et là en quelques parties ; mais elle restera toujours le monument amour duquel se dresseront, pendant Itien longtemps, toutes les autres tentatives des futurs historiens de l'ère na* poléonienne.

123. rie de Napoléon Botuiparte, par Walter Scott, traduite en français; Paris, 1827, 9 Tolumes iii-8«, et 18ln-ia.

C'est le recueil de tontes les opinions, exagérées ou fausses, de la coalition enropiéenne contre Napoléon, l'Empire, la France, la révolution. Nous ne jugerons pas ce livre d'un ennemL

126. Rifvtalwn de la Vierde Napoléon par sir Walter Scott, par le général Goorgaud; Paris, 4827, 2 vol. in-8*.

127. Réponse à sir ff aller Scoll , par liouis Bonaparte, comte de Saint-Lea; Paris, «S28, in-8*, 2" édition en 1829.

128. Histoire de Napoléon, par M. deNorvins; Paris, 1827 et suiv., 4 vol. in*8« ; plutieurs éditions.

Cette Histoire, qui a été très-populaire, représente la première tradition établie sur Napoléon et rfmpire ; un grand enthousiasme militaire et patriotique, beaucoup de préjugés et d'injustice centre les adversaires, un libéralisme d'invention nouvelle, des sentiments révolutionnaires trèsnaïfs bien que déjà vieillis.

129. Observations sur ^histoire, de M. de Nor^ vÎMS, par Louis Bonaparte, comte de Saint- Leu; Paris, in-8*.

150. Histoire de Napoléon, par Elias Begnault; Paris, chez Perrotio et Pagnerre, 1846, A vol. in-12.

Cet ouvrage est un des meilleurs abrégés qui aient été faits. On y trouve une pensée forte, des aperçus ingénieux, une exposition dramatique, un style vigoureux, et tous les Jugements de l'école révolutionnaire.

131. Histoire de Napoléon^ de sa famille et de son époque au point de vue de Vinjluence des idées napoléoniennes sur le monde, par U. E. Dégin; Paris, chez Pion, 1855-1834, 5 vol. in &•.

Cette Histoire, qui laisse peut-être à désirer pour le choix des documents, présente un grand nombre de faits exposés avec beaucoup de vivacité et d'imagination. Elle appartient aussi , par l'inspiration , à l'école révolutionnaire.

152. Histoire de Napoléon^ par Abcl Hugo; Pari?, chez Ed. Testu, 1855, in-8«.

M. Abel Hugo a réuni dans cet ouvrage une série de tableaux présentant les phases principales du Consulat et de l'Empire. Aussi bien pensé qu'il est sagement écrit, ce résumé, fait sans prétention , est un de ces livres, trop rares, qu'on peut laisser entre les mains de la jeunesse.

155. Histoire des deux Restaurations jusqu^à la chute de Charles X, par A. de Vaulabeilc ; Paris, 1844-1847, 6 vol. ln-8».

Cet ouvrage a eu une seconde édition en 1835, et depuis, croyoas-nons , plusieurs tirages. Quelques parties y sont consacrées à la campagne de France en 1814, aux Cent- Jours, à la captivité de Sainte- Hélène, aux conspirations t)onapar listes de la Restauration. L*auteur, qui s'est montré consciencieux dans le choix de ses documents, a su mettre beaucoup de droiture et de bonne fol au service de passions exclusives et partiales. On trouve dans cet

f ouvrage, fortement conçu et vigoorensement écnt. les jugements et les traditions de l'école révolu^ tionnaire et républicaine.

154. Histoire de Napoléon, par le baron Uirtia (de Gray), ancien membre du Corps législatif et de la chambre des dépotés, 2* édilioo augmentée d'co avant*propos par M. Louis de Noiron et précédée d'une préface par IL Charles Weiss; Panachez Ledoyen, 1858, 3 vol. In-g*.

Cette Histoire , qui a de fervents appréciateon. est une œuvre faite avec beaucoup d*étade, de plus écrite avec une éloquence soutenue. L'anlenr n'appartient à aucune secte potitiqoe, et on ne décourre dans ses Jugements aucuu parti pris pour ou contre la révoluUon. Mais il considère son sojel en moraliste: il est fortement hbéral, et toot en admirant avec une sincère sympathie le génie de Napoléon, il ne néglige aucune occasion d'accsier en lui les excès d'ambition et de pouvoir.

133. Histoire de ta Restauration^ par M. de Lamartine; Paris, 1851-1853, 6 voL in-8*.

Le tome !•' de cette Histoire contient une appréciation de l'ère impériale et de son principal acteur. C'est une éloquente et éclatante iraprécatioD contre le génie de Napoléon. Il semble que U. de Lamartine, comme M. deChiteaubriand.aît soofTert impatiemment de trouver son siècle dé^à wc^t par la gloire. Mais les grands esprits se trompent autrement que le vulgaire ; leurs erreurs soot toot jours comme des explorations à la découverte d'b ^ rizons nouveaux, et il y a profil à les suivre même dans leurs divagations les plus aventureuses. Ao reste, les idées de M. de Lamartine sur Napoléon ont été réfutées avec auUnt d'autorité que d'éléra tion dans une lettre datée du fort de Ilam.25août 1845; M. de Lamartine n'avait pas encore publié alors son Histoire de la Restauration; mais déjà il avait fait connaître son Jugement sur le Consulat et l'Empire; c'est ï ce jugement que répond la kUre ci-dessus indiquée et rapportée dans les OBuvrts dt Napoléon III, tome 1«', p. 351-570.

15G. Mémoires sur la Convention et le Direc' toire, par Thibaudeau ; Pari^ 1827, 2 vol. io-8*.

157. Mémoires sur le Consulat de l799 à 4804, par un ancien conseiller d'État (Thibaudeau); Paris, 1827, in-8'.

138. Mémoires, souvenirs , opinions et écrits du duc de Gaite; Paris, chez Baudouin, 1826, 2 roi. In-S*.

A ces Mémoires du ministre des finanoesdn consulat et de l'Empire, il y a un Supplément public en 1854, qui en est la partie la plus estimée.

159. Mémoires d'un ministre du Trésor public {k comte Mollien) de 1780 d 1815 ; Paris, chez Fournier, 1843, 4' vol. in 8**.

MO. Histoire des cabinets de V Europe pendant U Consulat et V Empire, par BL Armand Lefebrre; Paris, 1843-47, S vol. in-8o.

141. L^s Quatre Concordats, suivis de considérations sur le gouvernement de V Église en géturat et sur VÊglise de France en particulier^ par l'abbé de Pradt; Paris, 1818, 4 vol. in-S».

Cet ouvrage a eu l'honneur d'être annoté par Kapo* léon à Sainte- Hélène ; nous ne le citons qu'il ce litre.

142. Mémoires du cardinal Pacca , traduits de l'italien par l'abbé Jamet: Caen, 1852, 2 vol. in-S^.

143. Notice SUT la vie et les travaux de M. le comte Bigot de Préameneu, ministre des cultes tous l'empire , Vun des trois rédacteurs du projet du Code civil, par M. Auguste de NougarëdedeFayd; Paris, chez Didot, 1845, in-8«, de 71 pages.

Oa trouredaDS cette NoUee ane indication prëcieiiM sur l'eolèvenient du pape opéré à Rome à lin» et uns l'ordre de Napoléon.

144. Journal d^Abdurrahman Gabarti pendant toccupaUonJrançaise en Egypte, mivid* un Précis de la même campagne par Mou* iUlem Nicolas-elîuriri, trddoit de l'arabe par A. Cardin ; Paris, chez Dondey-Dupré, «858, in-4*.

145. Histoire de Vexpédition des Français en Egypte par liakouia'et''iurk , traduite et publiée par Desgranges ; Paris, 4839. in-8*.

146. Recherches historiques sur le procès et la condamnation du duc d'Bnghien, par If. Auguste de Nougarède de Fayet : Paris, 4 SU, 3 volumes in-8".

Oavrage fait avec un eoin consciencieux, et plein (te docnmenls. L'auteur, «(ui est un petit-fils de rsincien ministre des cultes Bigot de Préamenen, y soutient la thèse de la non-participation du premier consul ï la condamnation du duc d'Enghicn.

147. Les Polonais à Somo'Sierra, en \tXS%j suivi des opinions de Napoléon P* sur la Pologne y etc. ; Paris et Berlin, f 8S5, in-8<>, de 64 pages.

148. VOdyssée polonaise etc., par M. ElLis Regnautt; Paris, I8G2, ïn-h".

On trouve dans cet ouvrage un historique, un peu partial, de la politique de Napoléon envers la Pologne.

149. Itinéraire de Napoléon de Smorgoni à Paris, épisode de la guerre de 1812, etc., par le baron Paai de Bourgoing ; Paris, chez Dentu, 1862, in- 12.

150. Histoire de l'ambassade dans le grand duché de Farsovietn 1812, par M. de Pradt; Paris, 1813,

in.8».

Napoléon, à Sainte-Hélène, a, de sa main, annoté on pxemplaire de cet ouvrage. Nous n'avons point d'aotre raison pour le citer. Le début' en est d'un grotesque grandiose. L'ensemble se compose de merises et de calomnies. On y trouve pourtant des traits d'observation fort ingénieux, et vers la fin, le r^i'it d'one entrevue avec Napoléon de retour de Moscoo ; ce récit, souvent cité, est malgré l'auteur, 'i'niKpathétIqne navrant.

131. La Domination française en Italie, 1800lili, par 3J. le comte Frédéric Sciopis, mémoire lu ^ l'Académie des sciences morales et politiques; Paris, 1861, in-8«.

Cest l'œuvre d'un esprit élevé et sage.

*Ô2. De la bataille et delà capitulation de Paris, »'</>* de la 2« édition du Congrès de Chdtillon, l>3r Pons (de l'Hérault) ; Paris, 1828, in-8«.

f35. Événements de 1814, etc., par un ancien officier attaché à Tétat-maJor du roi Joseph; Paris, 'W4, in.g% de 75 pages.

Cet opuscule, qui est une justification de ta con- (inite du lieutenant général de l'Empire en mars ^^^4. 8e trouve à peu prés fondu dans les Mémoires ^» roi Joseph. On doit lire sur le même sujet la 'notice intitulée : • Quelques mots sur Joseph-Na- Néon Bonaparte »; dans les Œuvres de Napo» <'vn in^ tome 11, p. 415-460.

154. Histoire du soufflet donné à M. de Talley^ rond-Périgord, par Marie- Armand, comte de f^^ierry^Maubreuil, marquis d' Orvault (par Maun«o«l) ; Paris, 1861, in-8», de 164 pages.

*55. Récit historique sur la restauration de la ^^fiuié en France, le 31 mars I8l4, par M. de Pradt; Paris, 1816, 2* édition, in-8-, de 103 pages.

^X* Souvenirs contemporains d* h utoire et de lit- »^ïu»,parM.VilIemain; Paris, 1853, 2 vol. in-8».

Tout ce qui sort de la plume de H. Villemain est

NAPOLÉON r

ingénieux, éloquent, d'une hante distinction, même l'hostilité. Ces Souvenirs sont pleins de Napoléon ; on y trouve plusieurs épisodes important» de l'Empire. Le second volume est tout entier consacré aux Cent-Jours.

157. Fictoires et conquêtes^ désastres, revers et guerres civiles des Français de 1792 d 1815, par une société de militaires et de gens de lettres; Paris, chez Panckoucke, 181 8 et années sulv., 27 vol. in-8^

158. Histoire des campagnes de V empereur Na-poléon dans la Bavière et t' Autriche en 1805, dans la Prusse et la Pologne en 1806 e/ 1807, dans la Bavière et l'Autriche en 1809. Mémorial du dépôt de la guerre; Paris, chez Picquet; 1843, in-4*.

159. Mémoires sur la guerre de 1809 en Aile* magne avec les opération» particulières des corps d'Italie, de Pologne, de Saxe, de Naples et de H'alcheren,psi!t le général Pelet; Paris, chez Roret, 1824,4vo:. in-8*.

(60. Histoire de Napoléon H de la Grande^Armée pendant Cannée 4812, par le comte de Ségur ; Paris, «852, 16« édition, 2 voL in-8«. U1'* édition est de 1824.

461. Histoire de Vexpédition de Russie, etc., par le marquis de Chambray; Paris, chez Pillet, 1838» 3* édition, 3 voi. in-8«.

«62. Les derniers jours de la Grande-Amtée, ou Souvenirs, documents et correspondance inédite de Napoléon en 1814 «M 815, par Hipp. de Uauduit; Paris, «847, 2 vol. in-8».

«63. Mémoires p&ur servir à l'histoire militaire sous le Directoire, le Consulat et PEmpire, par le maréchal Gouvion Saint-Cyr; Paris, Anselin, 1931, 4 vol. in-8«.

164. Mémoires du marécluU Ney, publiés par sa famille; Paris, chez Foumier, 1833, 2 vol. in-8^

163. Mémoires du comte Belliard, écrits par luimême et mis en ordre par M. Vinet, Tnn de ses aides de camp; Paris, chez Buquet et Petion, «842-«843, 3 vol. in-8«.

«66. Mémoires pour servir à la campagne de 1814, par le générai Koeh; Paris, chez Uagimel, «819,2 vol. in-8*.

Pamphlets.

On trouvera peut-être que de pareils écrits ne doivent pas être recueillis et cités. Nous ne sommes pas de cet avis. Les accusations portées contre un homme ne sauraient être dédaignées par l'histoire. Ces accusations sont-elles seulement des exagérations de faits vrab ? Elles prouvent beaucoup , et c'est le bon droit des accusateurs. Ne sont-elles, au contraire, que de mensongères suppositions de faits ima.^inés par la haine? Klles prouvent beaucoup encore, et c'est l'innocence de l'accusé. Or, nous avons pensé qu'il n'était pas sans intérêt de laisser voir, par les pamphlets indiqués ci-aprés, tous choisis entre les plus fameux, quelle a pu être la valeur des invectives dirigées contre la gloire de Naimiéon. — Au reste, dans fa liste qui va suivre, on trouvera quelques livres qui n'ont , du pamphlet , (}u'un trait, et c*est le parti pris de dénigrement.

1<i7. Le Catéchisme civil et petit abrégé des obligations de tout Espagnol, etc., traduit de l'original en français.

Ce Catéchisme, souvent cité, an moins par fragments, n'est pas un pamphlet : c'est la protestation, la vengeance, le cri de guerre d'un peuple. On le trouve dans les Mémoires tirés des papiers d'un homme d'État, etc,, tome X, page 505.

\^, Histoire secrète ducabinetde Napoléon Buo-

naparte et de la cour de SainUdoud, par Lewis Ck>id8mith, notaire, ex-interprète près les cours de Justice et le conseil des prises àt Paris; Londres, 1810, in-So.

Cette Histoire t réimprimée en deux volâmes in-8*, en 18U, est suivie de deux appendices, le premier composé de pièces plus ou nioi&s authentiques, le second d'une biographie, très-satirique » des personnaiçes de la conr et du {onvemcmeiit de l'Empereur. C'est l'opinion que l'on voulait avoir en Angleterre sur Napoléon et radministrmlion de la France.

Les denx ouvrages suivants appartiennent à la même catégorie des calomnies imaginées en Angleterre.

iOd. Le Moniteur teeret, ou Tableau de la cour de Napoléon, de son caractère et de celui de ses agents; Paris et Londres, 1814» a vol. in-g**.

170. Recueil des manifestes, proelamaUtms^ dtscours, décrets^ etc,, ete,^ de Napoléon Bwtnaparte, comme général en chef des armées républicaines, comme premier consul et comme empereur et roi, extraits du Moniteub, par Lewis Goldsmltii , etc. ; Londres, 1810, in-8*. Ge vohimc est divisé en trois parties ; la 3« partie a paru en 1811.

On doit remarquer que, dans cette composition , il y a : 1*" des pièces réellement tirées du Moniteur^ mais séparées des circonstances qui les expliquent, les excusent ou les justifient, de plus accompagnées de cummentaires aggravants; 2* des documents tout à fait apocryphes dont on imagine aisément le caractère. L'auteur a pensé sans doute que ces derniers documents, pour lesquels le recueil est fait, seraient admis avec confiance par les lecteurs crédules, grâce an voisinage des pièces officielles avec lesquelles ils se trouvent mêlés.

171. De Buonaparte^ des Bourbons et de ta nécessité de se rallier à nos princes légitimes pour le bonheur de la France et celui de PEurope, par M. de Chateaubriand ; Paris, 1814, in-8*.

Ce pamphlet produisit à son apparition un grand effet ; il donna le signal à cette eiplosion d'écrits ignobles qui n^est pas une des moindres souillures des premiers mois de 1814. Aujourd'hui on ne le connaît plus; mais il n'est pas encore assez oublié pour la gloire de Ghâteaubrhnd.

172. Le Brigand corse, ou Crimes, forfaits, at' tentais et péchés de Nicolas Bonaparte depuis Page de treize ans Jusqu'à soh exil à l'ile de Sainte- Hélène; Paris, 1814 et 1815, 2 voL in -32.

Voilà le type des écrits de ce genre. Chateaubriand eut l'humiliation de voir son succès dépassé par celui de ce livre sans nom. Et ce fut justice. Le Brigand corse eut plusieurs éditions. De 1814 à 1815 il s'augmenta d'anecdotes nouvelles et devint de plus en plus scandaleux. Tout d'un coup on n'en entendit plus parler; la main de la police qui avait lancé cet affreux Ubelle, s'était retirée. On ne sait pourquoi en 181 4 il fut trouvé plaisant de changer le nom de Napoléon en celui de

175. Aventures extraordinaires de Buonapartc depuis l'époque de sa déchéance jusqu'à celle de son arrivée à l'ile ji* Elbe, etc., etc. ; Paris, 1814, in-, 2.

174 Bonaparte et sa famille, ou Confidences d'un de leurs anciens amis; Paris, 1816, in-16.

173. Conspiration de Buonaparte conire Louis xnir, par Lanurtelière ; Pai-is, 1813, in-8«.

176. Histoire du cabinet des Tuileries depuis le 20 mars 18l5, et de la conspiration qui a ramené

NAPOLÉON P' 448 î»

Buonaparte en I^iictf/Parls, 1815, in-8*,2'édiL

iTI, Mémoires secrets sur Napoléon SMnapurU

écrits par un homme qui ne Va pas quUté deptù

quinze ans; Paris, 1815, 2 vol. pet. m- 8*. 4*édil

178. Tableau historique des prisons d'itel es France sous le règne de Buonaparte, par H. tu dit Oeoiaillot, vieillard .iniimie et prisonnier d'S* tat pendant dix ans; Paris, 1814, in-8*.

179. L'Écho des salons de Paris depuis la Kalauration, ou Recueil d'anecdotes sur Vtx-etsft reur Buonaparte; Paris, chea Uebunay, 1814-1115, 3 vol. in-12.

Cet ouvrage, composé avec qudqne esprit, eit ud résumé de tous ks pamphlets publiés centre Ka* poléon jusqu'en 1815. C'est, dans son genre, le seul livre peut-être dont la tecinre loit upportable ; car s'il contient d'ignobles taiveotioai, ce qui n'est pas doutAix, on y trouve ausii quelques anecdotes assez puisantes sur plusieurs sorte de personnages.

liO. RecueU de pièces officùHesdesUnittàiitrognper les Français, sur les événements qrà « sont passés depuis quelques années, par Fitdtric Schœll ; Paris, 1814-1816, 9 volumes in-T.

Il est poisaile que ce Becueil ait été fert xablant , à son apparition , pour quelqoo «BlhoU' siastes de l'Empire; mais aujourd'hui il nesaanit plus surprejMlre personne; et l'on n'y trooTc <}K des documents intéressants et curieux.

La phase des pamphlets s'arrête en 1815. Cèpes* dant on en rencontre encore quelques-uns, i de rares intervalles : en 1831, au moment de la pku grande exaltation de la gloire napoléonienne, apR> 1830, alors que les partis politiques eurent commencé à se préoccuper de plus en plus ûnwm^ Napoléon.

181 . Paris, Saint- Cloud et les départmtnts, c* Buonaparte^ sa famille et sa cour, paru» chem" bellan forcé à Vitre; Paris, 1820, 2* édit., 5iQ*f>

182. Napoléon, sa naissance,, son éducation,!» carrière militaire^ son gouvernement, saehule, tt» exil et sa mort, par M. €*«•** ; Paris, 1821, in-«2.

183. Mémoires de Napoléon Bonaparte recueilià et mis en ordre, par le rédacteur des Mémoires dt 5. M. Louis IFJIl^ Paria, 1834.

184. Les dernières n^flexions de Napoléon, écrites par lui-mime à Pile Sainte-Hélène , trouvtti fn aoi}/ 1836 par un officier anglais, qui vient tevr lement de les faire connaitre en France; LyûO, 1837, in-12 de 14 pages.

Nous n'avons pas pu nous procurer cet écrit

Théories politiques.

Les théories politiques dont l'œuvre de NapoléoB a été l'objet ou le prétexte n*ont pas donné llea^ un grand nombre d'ouvrages, et ces ouvrages, de valeur fort inégale, ne sont pas tous dignes d'étit cités. Il est, de plus , à remarquer, au sujet de ces théories, quelles ont beaucoup varié, et qu'icfaacunf de leurs phases principales elles n'ont pas été toujours représentées par des livres.

Ainsi, sous l'Empire, une idée s'est produite, et c'est que Napoléon était le réparateur de ^(xàn monarchique , compromis à la fois par les abos àa princes, les sophismes des philosophes et les excès des révolutionnaires. En voyant hi révolution maîtrisée, l'aulorilé rétablie, la royauté rsconstroite avec l'escorte d'une nouvelle noblesse , les esprit» clairvoyants de l'ancien régime conçurent une espérance : ils crurent assister à une paHn^énésie de la. civilisation ; ils étaient près do salotf

fn Napoléon un antre CluirieinagiM, chef d'une quatrième dya»tie dont les eiemples relevaient le coocep4 moral de la aoaveraln^ et raffermis- »icnt tous les tr6net à la fois. Telle était l'idée que }Upoléoa iQHDéine tendait k bire prévaloir, et coDtie laquelle luttaient le» révolutionnaires aussi bien qos Iss royalistes, ceux-ci par attachement pour leurs vîsui princes, oeui-U par horreur pour le principe de l'hérédité du pouvoir. L'idée de NipoléOD régénérateur de l'ordre monarchique «t fondateur d'une nouvelle dynastie ne se montra ea France qu'en quelques rares manifestes » notamment dans les discours de M. de Fontanes; i J'étran«er, elle fut surtout aperçue par un grand esprit, M. Joseph de llaistfe,.qui la signalait dans ta correspondance secrète, depuis publiée. Toutefois cette idée commençait à se former et à prendre corps, lonqu'elle fut violemment compromise par les excès de prépotence et de dicUtnre auxquels l'Empire parut s'abandonner à partir du traité de Tiisit. lue autorité régulière et durable admet et n'exclut pas la liberté; or, l'Empire semblait exclure et ne pas admettre la fiberté : on se demanda dés lors si l'Empire pouvait bien être une création^ s'il n'était pas plotdt uu accident nécessairement passager et Molement une phase du mouvement révoluUonoaire.

Cette seconde Idée se lit Jour dans les esprits trouJil^ sortûot après 1814. Napoléon tombé, il parut que tout droit populaire s'affaîasait en Europe, «tue la liberté perdait Jusqu'à Tcspoir de son rétabiisemeolet que Tancien régime remplaçait partout ia révolution. Comment douter que la révolution oe fût pas l'Empire? La défaite des deux causes a^^t été simultanée. Le retour de l'Ile d'Elbe se lit ainsi aux' cris smistres des fureurs de 1793. Les Ceot-Jours furent le triomphe tumultueux Recette DOQf elle conception. Napoléon , qui sentait vivfr> ocot combien cette idée calomniait et démentait ^ glorieux précédents de recoostructeur de Tordre «européen, s'opposait, autant qu'il était enlui, k l'illusioQ commune. Il eût voulu qu'on vit en son œuvre ce qni n'avait cessé d'y être, une réconciliation de tous les principes vrais et nécessaires de l'ancien ^Sime et de la révolution. Les efforts de sa sagesse n'aboutirent qu'à inspirer des inquiétudes et des méiiances à ses partisans les plus emportés. Il y eut <u) arrêt dans l'enthousiasme public; les intrigues l>ostilci en furent enhardies; elles profitèrent du coDtre'COup de Waterloo pour surprendre Napol^Q et précipiter une seconde fois sa chute.

Qoellê était donc la signitication de l'Empire? La réToiution venait de le répudier ; Tancien régime ii'svait jamais cessé de lui faire la guen-e. Des esprits spéculatifs , se prévalant de ces incertitudes, donnèrent alors un libre cours à leurs rancunes.

Ce qu'était l'Empire selon eux, ils osèrent le dire ralintouthaut. C'était un immense mouvement d'une prodigieuse fécondité, que venait de faire avorter l'dmbition d'un seul homme. L'Europe, la France, 1^ institutions modernes avaient été entre les mains ^ cet homme « l'Europe en sortait plus troublée sue jamais, avec moins de peuples libres et phis attats despotiques ; la France , désormais odieuse >ux nations, retombait sur elle-même, meurtrie et amoindrie -. dans les institutions il n*y avait plus de place pour la liberté. Napoléon avait outragé la Jilure humaine; il avait fait voir jusqu'où l'on peut • Jlialsser. Les caractères étalent affaissés, les moeurs loljiiqucs corrompues, les princii)e8 frappés dinlerdit. Napoléon n'avait eu qu'un art et qu'une i

iNAPOLÉON 1*'

puisnnce : H avait sa tromper tonte une génération et durer prés de quinze ans contre les lofs do l'étemelle justice. C'était l'art du mensonge et la puissance du mal.

Mais pendant que l'esprit de liberté se vengeait ainsi de l'homme qni l'avait méconnu par ses pratiques plus encore que par ses maximes, une légende naissait d'elle-même dans le cœur du peuple. Les vieux soldats, fiers de leurs blessures, racontaient autour d'eux, dans les chaumières et les ateliers, les grandes cbuses auxquelles ils avaient pris part : lea terribles mêlées , les privations et les fatigues sans nom, les capitales occupées, les princes prosternés ; une soûle gloire, celle de la France. Certes 11 y avait eu des revers $ mais pourquoi ? Parce que la France avait été faite par lui trop grande. Sans les ingrats et les traîtres, il l'eût encore emporté. Accablé par le nombre, il tomba. La patrie tomba avec lui. La légende croissait ainsi, ne séparant plus la cause de Napoléon de celle de la France ; après la solidarité de la gloire, la solidarité, plus étroite, plus intime et sacrée, du malheur.

A ce moment on entendit acoonrir de Sainte-Hélène d'étranges récits t le captif des rois était en proie à d'fndi^cs traitements. LMmotion populaire ne connut phis de mesure. Napoléonétait sembhiblo au Juste : il souffrait pour l'affranchissement du genre limnain. Il y eut de nombreux complots; les conspirateurs s'en allaient à travers les populations, exploitant cette exaltation extraordinaire et la surexcitant sans cesse. Les écrivains, à leur tour, et les orateurs politiques qui voulaient trouver de l'écho dans le pays, ne parlaient plus de liberté, d'avenir, de progrès, de grandeur luUonale sans mêler à leurs discours des allusions, des appels aux souvenirs, aux espérances, aux regrets laissés par Napoléon. Rien ne manqua à la légende qu'avaient commencée et qu'entretenaient plus d'un million de soldats répandus dans toute U France. Réelle ou feinte, elle eut l'adhésion de tons les esprits ; elle se grossit de tout ce qui s'agitait dans les imaginations populaires. Notre époque, rationaliste entre toutes, eut le spectacle d'une de ces transfigora- .tiousanthropomorphiqoes qui sont l'étomiement de la philosophie de l'histoire et que l'on croyait propres seulement aux temps fabuleux. Tout un ordre nouveau de civilisation s*est personnifié dans un homme.

On pourrait citer des témoignages bien curieux de cet étrange phénomène, s'il était permis d'insister sur des faits qui semblent appartenir à la région des rêves. Ainsi, il est certain que, dans les campagnes de France et ailleora, on a longtemps refusé de croire .à la mort de Napoléon. Napoléon paraissait immortel, comme l'œuvre de ses institutions qui restait debout malgré la chute de l'Empire. Nous avons personnellement connu un homme faisant (tartie d'une sorte de confrérie dont les membres se réunissaient , à certains anniversaires, pour communier en Napoléon; ils rompaient le pain et se le partageaient. Le bon sens, toujours un peu ironique, de nos populations, a fait obstacle en France à U propagation d'une pareille idolâtrie. Mais l'invocation religieuse , le culte de Napoléon s'est retrouvé ailleurs, et, chose surprenante, dans des pays qui ont eu le plus à souffrir de la politique de l'Empire, en Pologne et même en Russie. D'après un récit tout récent, c'est le héros lé^ten* daire de la France qui aurait seul le mérite de U grande mesure de l'affranchisscnient des serfs par Alexandre U. Napoléon, en 1812, avait envahi U

Moscovie pour contraindre le czar k donner la li« berté aux serfs; il se relira, ayant obtenu la promesse de cet arrranchissemenL Cette promené tardant à s'accomplir. Napoléon revint, en 1855, par la Crimée, et le czar dut s'exécuter. Que l'on substitue au nom de Napoléon l'idée de liberté et d'égalité civile signifiée par ce nom , et la fable absurde rentre dans le domaine des réalités de l'histoire t car, évidemment, la grande mesure de l'affranchissement des serfs de la Russie n'est pas un fait spontané et propre de cette race asiatique naturellement servile t c*est une contrainte exercée par les idées de droit de la civilisation occidentale. " En mars 1849, nous demandions à un homme tenant à juste titre une place éminente dans le mouvement révolutionnaire, ce qu'il augurait de l'avenir : « La légende napoléonienne nous envelopjie ■, nous répondit-il, « il n'y a de triomphe possible que ponr elle ». Cependant, à ce moment, tout semblait nous rapprocher bien plus d'une représailie du 9 thermidor que d'un renouvellement du 48 brumaire ïVoniTre de Napoléon, étudiée d'après les documents authentiques, avait donné lieu k des ouvrages tout k fait conçus en dehors des rêves mythologiques de la tradition légendaire ; l'héritier de l'Empire, notamment, avait publié, en 1839, sous Le titre d'Idée* napoléoniennes, un livre d'uu rationalisme passionné et puissant. Napoléon ne relevait plus que de la raison critique, et comme tout problème débattu par Tesprit humain, il était Tobjet d'inccrlitudes et de doutes sans nombre. Mais cela se passait ainsi dans les régions de la science et de la politique lettrée; et lorsqu'on 1848 on descendit dans les profond<*urs du suffrage universel, l'on n'y découvrit encore, sous les débris superposés d'un demi-siècle de régimes différents, qu'un nom toujours vivant i Napoléon.

Les livres dont nous allons donner la liste correspondent bien incomplètement aux diverses phases des conceptions théoriques indiquées par nous dans les lignes qui précèdent.

183. Napoléon, par Channing, dans le recueil des œuvres de cet écrivain protestant d'Amérique, publié iMP IL Charles de Rémusat sons le titre de Channing^ ta vte et tes œuvret, 2* édition, Paris, 1861, in-8*. On trouve dans cet ouvrage une expression fort animée et fort éloquente des sévères Jugements portés sur Napoléon par l'école libérale. L'extrême véhémence et çà et là l'injuslicc de certaines appréciations rapprocheraient cet écrit du pamphlet; mais l'auteur cède, même dans ses excès, k une inspiration morale qui le place naturellement dans une région plus élevée.

186. Quettion décisive tut Napoléon, sans nom d'auteur; Paris, 1840, in 12. de 22 pages.

Cet opuscule, qui est de Hoéné Wronski, semble être comme le prodrome de l'ouvrage ci -après du même auteur.

187. Secret politique de Napoléon, comme base de Vuvenir moral du monde, par Hoéné Wronski ; Paris, 1840, in-8« de 128 pages.

Dans cet ouvrage, d'une formule fort abstraite et difficile à suivre en ses développements, l'auteur prend à tâche de démontrer que Napoléon a fondé une nouvelle conception de la souveraineté et du droit, et que cti\fi conception, rigoureusement conforme aux suprêmes pottulata de la raison humaine, aussi éloignée des superstitions de l'ancien régime que des impiétés anarchiqnes de la révolution, véritable création du génie, contient \nè principes essentiels à l'ordre moral des sociétés.

188. V Église et le Messie, par Adam Uickiewicx; Paris, 1845, in- 8*. Contenant le cours professé imt l'auteur an Collège de France de décembre 1843 ï mai 1844.

Quelques détails relatifs au cafte de Napdéoa en Pologne et en Russie se lisent en cet onvraige, surprenante relation du cours peut-être le plus étran* geroent éloquent qui ait été fait dans une chaire de renseignement public en Krance. A ce coite de Na)X>léon se rattachaient, pour M. Mlckiewicr. des idées religieuses et poliliqaes dont l'éclat fnt extrême en 1844. Lors de la dernière leçon faite par le professeur, on distribua dans l'auditoire An lithographies représentant Napoléon , le Btagisint du Verbe, tel qu'il ayait apparu à quelques adrptfs de Towianski dans la plaine de Waterloo. La duirc de rillustre slave fut frappée d'interdit

189. Études sur Cavenir de la Attsste, par D.*IL Schedo-Ferroti ; Berlin, I86S, in-8*.

On lit dans cet ouvrage au sujet des sectes astihiérarchiques qui divisent la Russie, sectes dont les principales sont au nombre de trente-sept: c L'une des plus singulières est celle qui est coo* nue sous le nom de Communauté de Napoléon [Hapoleonowschina).On ne s'attendait guère à trouTtr en Russie une communauté religieuse sous ThiTocatlon de Sa Majesté l'Empereur des Français, ?iapoléon V du nom, roi d'Italie, protecteur de la Coufedération du Rhin , médiateur de la Cunfédératioa suisse, etc. Elle y existe ceiicndant, et M elle n*c«t pas nombreuse, elle n'est pas pour cela moins atlachée k son culte. Cetle communauté voit dans Kapoléon l*** une incarnation du Christ et soutient qa1l n'e^t pas mort, mais se trouve aux environs dlrkoutsk (Sibérie orientale), d'où il viendra avec une armée irrésistible pour conquérir le moodc rjt proclamer la victoire de ses adhérents. Dans Irar rénnions, les membres de la Communauté d^ Napoléon font leurs dévotions, soit devant que^ijiK buste de celui qu'ils regardent comme une incarnation du Christ , soit devant la gravure très-cm • nue qu'on nomme V Apothéose de Napoléon ... i La gravure dont il est parlé est celle, croyons-nut «, dont nous venons de faire mention et qui fut distribuée le 28 mai 1844, au Collège de France, à L dernière leçon du cours de M. Adam Ulckiewicx.

190. Comme quoi Napoléon n'a Jamais eiist> . ou grand erratum source d'un nombre infini d'errata à noter dans Vhistoire du dix-neuvifLic siècle, par J.-B. Pérès, bibliothécaire de la ville d*.'.* gen; Agen. 1817 ; Paris, 1860, ln-32.

A côté des livr(^s où l'on voit que JVapoléon est plus qu'un homme, on ne sera pas étonné d'en trouver un prouvant qu'il n'a Jamais existé. Cette très-spirituelle critique des systèmes de Dupiiis et autres inventeurs de mythologies historiques a cd plusieurs édition*.

101. La Guerre et l'homme de guerre, i«ar M. Louis Veuillot; Paris. 1835, in-18.

On trouve, dans le chapitre III de cet ouvragie, un; importante appréciation de la mission religieuse de Napoléon Bonai^rte.

192. Histoire de la monarchie nnpoléonienHe n Vusage des familles chrétiennes et des maisofii fè' ducation, par A. Potin ; Paris, Amyet, 1888. lD•8^

Cet estimable ouvrage, moins connu qu'il ne mérite de l'être, est digne de sa grave et modestt destination. Il contient des idées fort sensé«s mt le caractère monarchique et religieux de rbbtoire ei des institutions de l'Empire.

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