NARVAEZ
a AlbMète, il se jeia entre lui et Seoane, allR (lébloquerTeruet, point de oomnuinicatioo des <leax trmées, et arriva, le 15 joillet» aoiae les ma» de Madrid , qui rarun de lui ouvrir ses portes. Le 23 il cerna la division de Seoane è Torrajon de Ardon, et, après an quart d'heore (k eondiat, il loi fit poser les armes. Dnna la isème journée il re^nl du gouvernement piovisoire qui a'étail formé les titras de lientonant général et de capitaine général de la province <te Madrid. Le 24 il entra dans la capitale, déclaliée en état de siège. La hardiesse de cette mar* che décida de Tissue de riosurracbon, et le récent, après s*êlre arrêté à bombarder inutileaMnt Séville, se vit attandonné de aes soldats et se retira en Angleterre. Peu de jonm après ( 8 août) , <laos sa proclamation à l'armée, aprèa avoir traité Espertero de « grosaier sateMitedu despotisme » et conseillé « d*as8orer le triomphe en fortifiait le goovemement qui a pnoclamé le priocipe sacré de la tolérance et de la concilialioo », il ajoutait : « Je serai le premier à resfiecter laeenatitutionde 1827 et la gouvemensent que la nalion a*est donné. »
Cette révolution si praaapte aboutit au renversanent de k régmoa d'Esporteio, à la déclara- Uoo anticipée de la majorité d*lsabellft II el an nppel de la reino mère. Issue d'une coalition, «Ue o'olTrit dans tea prenûera momonts quo des scènes de eonftision , où chacun des portb intéressés se disputait le fruit de la victoire. Trois calHnets an suocédèrent, ceux de MM. Lopez (23 juillet ), Oloiaga (23 novembre) et Gonzalén ttravo (30 novembre r843), dana moine d'une «mée; TEspagne s'agitail de toutes parte; il fal^ hd avoir lecoura aux conseils ou ji Tépée de Narvaei poar mainlentr l'ordre» troublé à Sar^ nsnçse, en Catalogne, à AUoMite, à Gnrthagiène, à Madrid nsèmew PlosJeors attentats enrent lien centre sa personne. Derrière les ministres libéraux gouEvemait un ponvoir ocenlle» qui fun après l'antre les rédaioait à I1mpniasanr«. Enfin, on nxne après le retour de Marie-Christine, ^rvaex prit la direction dea aibires s il fonna QB cabinet modéré, qii'H présida et où figuraient MM. Mon et Pidal » et garda le département de la gnerre dans ses attribotiona ( 3 mai 1844). C'est à son premier ministère que se rattactiant de sérieux essais de réiormea politiques, la ré* pression de la traite des noirs et du vagabon- <lege, la création du conseil d'État , les amélio» rations inlroduîtcj^ dana l'instruction publique, la transformation des imp^s. Maie céa progrès ^ministratifs ne paraiaaaieot aux yeux des prof^ressistes qu'une faible compensation de la perte des Ifbertéa pul)ttqueB. On reprochait à Narvaex d'avoir ajourné la vente &c* biens du clergé, prodamé Pétat de siège dan& plusieurs provinces \ eflacé de la charte le prinei{kc de la souveraineté du peuple, établi un cens électoral, conféré à la loyauté le droit de nommer iea sénateurs ; chose plus grave encore» Il ne s'était pas contenté de
reatreindra la liberté de la presse et l'indépefrdanoe des corpenlions municipales, il ai ait obtenu des chambres la réforme de la eonstitutioo (décembre 1S4&). Cette poHlique, toute d'ordre ei de discipline, provoqua un mécontentement général ; des conspirations furant tramées, des émeutes éclatèrent sur pliiaieura points, notamment à Madrid et à Valence. Aux plaintes de l'opposition ae >oignirent cetlea dea conservateura dissidents, qui se pranoocèreal à leur tour en faveur de la léf^alité , trop fréquemment violée. Le parti modéré lui-même conamençait è trouver que e'était asse» kMgteaipa être commandé par un soldat, lorsque la gnerro avait cessé. Narvaen résistait encore : H fut nommé, le 18 novembre 1845, grhnd d'Espagne de première classe avec le titre de duc ée Valence. Le 10 févTîer t846 il quitta le pouvoir; mais le calnnet MiraAores n'ajant pu réussir k se maintenir, il foraiale le man une administration nouvelle, avec MM Peaneia et Kgana. Une intrigue de cour décida, dit- on, de aa chute définitive. Remphcé le S avry suivant par M. Isturii, il vint attendre à Paris des jonra iBcilleure. Le & avril 1847 il accepta Iea ionctioas d'aaabasaadeur auprès du roi Louia Philippe.
Une neavelle crise pohtiqne nppeUi le duc de Valeaoe en Espagne; il y revint au mots d'août avee in pleine confiance de la rane mère ci du parti nMdéré. Le 4 octobre 18* il composa, aveo MM. Snrtorius at Gordova, un cahinel oenaervnlenr, où il se réeervala direction des aSairas étnngèrea, puis eeèle de la gnerre (3 no» vemlMre), en même temps que la présidence du ceaseiL Le mérite le plua saillaut de cette seconde administration fut d'avoir maintenn avec énerve l'ordre en Espagne à une époque où il était violemment troublé ou menacé dans tons les autrea pifo de l'Enrepe. Ce ne fut pas sans obstacles. Le contre-coup de la révolution de février se fit sentir à Barcelone, à Madrid et à Séville; à cesélémentade désordre vints'aionter l'însnrrectiaa carliste, qui, à la voix de Cabrera, relevait son drapeau daoa les montagaee de TAngoB el de la Catalogne. Dans ce moment de crise, Nnrraea fit preuve d'énergie et dliabHefté : après avoir pacifié Iea provinces troubléea, il osa de ooncihatien, comprit, dans une amnislie générale» carllstee, révokitionnairea et réfugiés, et appela aux emploia les représentants de tous les partis. Cette exoeliente mesure, prise dans l'été dp 1849, ne suffit pas pour ramener complètement à lui l'opinioa publique. Sea manières impériensea^ sa parole tranebute, aea querelles pariementaires, son duel avee le député Saitasti conUnuaient d'entretenir la défianeeet l'oubli de aea serviaea passée. Leeaaoiena grieU ae réveillaient contre lui. On lui raprocbaii » comme en 1846, d'abaser de la force^ de corrempie le paya, de sobnrdonaer à sa prépondérance personnelle les intérét.1 publics, de préférer à une représentation vraiment nationale le dévoneraent d'une
NARVAFZ - NASALLI
majorité obscure et docile flétrie «lu nom de polacos. A ces aceosatioos on mêlait le nom de la reîne Clirifttine. Il j «Tait entre cette princesse et Narraez une rupture complète , qui éclatait dans des incidents futiles. Ce fut devant cet ensemble de difficultés, plutôt latentes que déclarées , que le général , impatient et froissé , quitta subitement le ministère (10 janyier 1851)-
Les nouvelles révolutions qui agitèrent TEspagne de 18&4 à 1856 ne permirent à Karvaez de jouer aucun rôle. Mais, après le renversement d'Espartero, il revint à Madrid, et rentra bientôt en faveur auprès de la reine. La situation fausse où se trouvait O Doonell entre les progressistes qu'il avait abandonnés el les conservateurs qui ne l'acceptaient point pour leur rhef, s'aggrava de jour en jour, et la nomination (lu duc de Valence à la présidence du conseil parut un fait naturel et attendu (12 octobre 1856). « H travailla résolument, dit-on dans le Dictionnaire des Contemporains ^ à la restauration pleine et entière de Tautorité royale , effaça les dernières traces de la révolution de juillet 1854 dans les lois, épura l'administration, rendit la condition des joumau\ plus dure, et remit en vigueur sur le conseil royal, surTadministration communale et provinciale, les anciennes lois qui semlïlaient le complément de la constitution de 1845. Narvaez ne rencontra dans le pays aucune résistance matérielle; mais par l'elTet des rancunes de ses prédécesseurs ou de l'ambition de ses rivaux , il se forma contre lui, autour de la reine , une suite d'intrigues au milieu desquelles, après bien des tentatives de combinaisons miniâtérielle^ avortées, il laissa la place au cabinet Armero-Mon (novembre 1857;. » Depuis cette époque le duc de Valence n'est pas revenu au pouvoir* P.
Men of the Time. ^ Cmmertationi'UaeUum. — Pierer, Onlvertat Lexikon. — Cb. de Muade, dans la Revue des Deux Mondes {l*' réfrier 18S1 et IS Juin ISM). - ^nnu€Ure de la Revue dés Deux Mondes. 18M-18S0. -» Va* pereaa , Diet. univ. des Contemp.
NAET (Cornélius), érudit anglais, né en 1660, dans le comté de Kildare ( Irlande), mort le 3 mars 1738, à Dublin. Après avoir reçu la prêtrise à Kilkenny (1684) , il vint l'année suivante à Paris, pour y poursuivre ses études au collège des Iriandais , dont il fut principal pendant six ou sept ans. Reçu docteur en philosophie à Cambrai, il devint en 1695 précepteur du comte d'Antrim, et fut ensuite attaché à une église catholique de Dublin. Il écrivit beaucoup pour la défense de sa religion, et ses ouvrages, rédigés avec autant de clarté que de mesure, furent publiés sans aucun empêchement à Dublin et à Londres. Nous citerons de lui : The New Testament, translated into engtish, with marginal notes; Londres, 1705, 17*8, in -8"; — A new history of the world, from the création to the (rirth of Christ; Dublin, 1720, in-fol. K.
Morérl. Crand Diet. AM.
NASAPI {Ifedgmeddyn Abou-Hafs Omarben'
Mohammed, al), théologien et poète arabe, né à Nakcheb ou Nasaf, en 1069, mort en 1143, à Samareande. U était de la secte hanétite, et a éerit plus de cent ouvrages, tant en prose qu'en vos, sur toutes les brandies de la tradition et du drait musulman. Les principaux sont : El Madhoumciy ouvrage en vers sur toutes les questions de droit controversées parmi les diverses sectes musulmanes. Il existe en manuscrit à b Bibliothèque impériale de Paris, sous le n** 138S» et à la Bibliothèque bodleyenne d'Oxford, socs le n** 1243. Le Mandhouma a été commenté, en 1275, par Mahmoud ben Daoud; samominé Allouloui al Bokhari Alfoulchandji. Ce ooaiiDeDtaire se trouve également en manascrift à b Bibliothèque impériale de Paris, sous le n^WT,. Un autre est à la Bibliothèque de Leyde, ns. no 359. Nasafi a ensuite écrit : Akaid^ ou Trmtt atfrégé des principaux dogmes de ta religwÊ musulmane (ms. n° 407 de la BiU. inp. àt Paris). On a un commentaire de TAkud, pir Saadeddin Masoud ben Omar al Taftazanl, qoi, à son tour a été commenté surtout par des mollahs turks. Nous citerons enfin de Nasafi ua pe tit poème moral en stances de cinq distignes, traitant De la vanité du monde et de la né* cessité de s^en détacher. Les vers de chaque stance tournent sur la même rime, et celle-ci parcourt successivement toutes les lettres de l'alphabet. Ce poème se trouve en manuscrit à la Bibliothèque imp. de Paris sous le n*^ U18.
NASA PI {AUhaddedin ou Ahuadtddin, al) , docteur arabe, qui a vécu à la cour des Salgouriens de Chyraz à la fin du tnsdèoie siècle. On ne connaît pas les détails de sa vie. Il a écrit un petit poème en 76 vers, asseï curieux, sur les principaux dogmes àês soanites, ou musulmans orthodoxes, sons le titre -. Kelamdt nesmaha al Schineh, Ce poème a été publié avec une tradition latine, par J. Un, soof le titre : Carmen arabiettm, vel verba doetsris al Nasafi de religiottis sonniliex principiis numéro vincta; Oxfortl, 1770, w^".
MA8API (Hqfededdyn Aboul-Baracat Abdallah ben Ahmed f al ), docteur arabe, mort» Bagdad, en 1315. Il a composé : Commentaire sur V Almandhouma de Nedfmeddin Omar al Nasafi t sous le titre Aimas fi ou Almosai^ en manuscrit à la Biblioth. imp. de Paris soos k n*» 1386; — Kenz al hakaik ou Traité de jurisprudence musulmane, en manuscrit; ibûi.
soos le n» 473 ; — Omdat al akaïd ou Traité de métaphysique et de dogme sunnite, ^ manuscrit, soos le n^ 412. Ch. R.
Aboolmoh-iien, Dirt. 6i6{i09rapA<gti«. — Hadjl KhaBi. Laeienn blbiioçraphieum et enryeloptedieum, édititf Flueffel. — Hammer, Bigt, de la littérature ara*?.
NASALLI ( /^fioce) , cardinal italien, n^* Parme, le 7 octobre 1750, mort à Rome, le 5 à^ cembre 1831. Entré de bonne heure dans la carrière ecclésiastique, il se disposait à son noviciat dans la Compagnie de Jésus, lorsque Clément XIV
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se Yîl obligé de supprimer cet ordre. Pic VII le fit soccessivemeot prélat de sa maisoD, référendaire des deu\ sigpatare», lieutenaot civil du tribunal du cardinal-vicaire et l'an des membres de rimmunité ecclésiastique. En 181 S, il fut envoyé en Espagne à TefTet d'y concilier les esprits et de s'entendre avec Ferdinand Vil sur diverses communications que ce prince avait faites au souverain pontife ; mais en arrivant à Barcelone, il fut prévenu qu'il ne pouvait continuer M route jusqu'à Madrid sans uue autorisation expresse de la cour. C'était une conséquence «les notifications faites au satnt-siége au nom de Ferdinand YII au sujet de la publication des bulles du pape en Espagne. Nasallt rebroussa chemin, et revint à Parme, où il était chargé d'affaires de la cour de Rome. En novembre 1813, il devint nonce apostolique près la confédération helvétique et fut préconisé, le 27 décembre 1819,archevèque deTyr in par tibiis. Homme en juillet 1 8)3 ministre plénipotentiaire à la cour des Pays-Bas, il fut, deux mois après, envoyé à celle de Prusse pour« conclure un concordat avec ces deux gouvernements ; il échoua dans cette mission à Bruxelles au:«si bien qu'à Beriin. Toutefoiâ,po^r récompenser ses services, Léon XTI le créa cardinal du titre de Sainte- Agnès hors les murs, dans le consistoire do 25 juin 1827. Nasalli, qui, en 1814, avait puissamment contribué au rétablissement des Jésuites, en faveur desquels il avait autrefois publié quelques écrits, continua dans sa nouvelle position à porter le plus grand intérftt à cet ordre. il. F.
Pfotizie romane, panlin. — VÀmi de la BeUgion, »néc issi. — IHetUmn. des Cardinanr.
i«A8CiliBRTO ( FranciseO'Mamtel no), célèbre p^e portugais, né à Lisbonne, le 23 décembre 1734, mort le 25 février 1819. Après avoir fait d'excellentes études, il prit i'habit eodésiastique. Il remplissait les fonctions de trésorier-bénéficler dans Vé%\ise das Chag9s-<lo- Chrislo appartenant à la confrérie dés marchands, lorsqu'il fut dénoncé au Saint-Office par un clerc de rarehevèché de Braga, nommé Manuel da Leiva, qui l'accusa, le 27 juin 1778, de professer certaines opinions hétéiXMloxes. En conséquence de cette dénonciation, Nascimento fut arrêté. Cette phase si dramatique de la vie do poète a été racontée par ses amis d'une façon mystérieuse et peu cooQ^ante. Selon les uns ( c'est la version que l'auteur de cette notice a oui raconter dans sa famille, où Franciàco-Manuel était fort aimé ), il aurait attendu résolument le familier du saint-office dans son cabinet et après l'avoir menacé du poignard s'il osait avertir les sbires qui le suivaient, il se serait échappé par une ruelle pour se réfugier chez un ami; selon d'autres, les choses n'auraient pas eu lieu d'une façon si tragique. Le familier s'éfant présenté cliez Nascimento à cinq heures du matin , celui-ci l'aurait enfermé sous clef dans son cabinet, se serait
HOUT. BIOGR. QÉXfÉtU — T. XXXVU.
NASCIMENTO
échappé par on escalier dérobé, et aurait fut jusqu'à ce qu'il se trouvât en sûreté cliez un voisin. Quoi qu'il en soit, il alla chercher un asile dans l'hdtel du comte da Cunha , et ensuite dans la maison de T. Lecussan-Verdier, qui le fit, sous un déguisement, embarquer à bord d^m navire en partance pour Le Havre. Ce fut le 15 juillet 1778 que le poëte quitta ainsi sa ville natale pour n'y jamais rentrer. Le fugitif se rendit à Paris, et y vécut plusieurs années dans une complète obscurité. En 1792 , Araujo d'Azevedo (qui devint plus tard premier ministre sods le titre do comte da Barca^ l'emmena avec lui à La Haye, sans l'astreindre à remplir aucune fonction diplomatique et l'admit dans la plus grande intimité. Mais au bout de cinq ans il revint en France, et se fixa d'abord à Choisyle-Roy, près Paris, puis à Versailles. A la paix d'Amiens il eût pu rentrer dans son pays ; mais comme on ne fit pas droit à ses réclamations au sujet de ses biens injustement confisqués, il continua de vivre dans la gêne. Pour être plus rapproché de ses amis, il avait transporté ses pénates (1815), au faubourg du Roule , et là il vivait entouré de la sollicitude de quelques Portugais généreux. La traduction de ses odes, publiée par Sané en 1813, lui avait acquis une juste renommée panni les rares esprit^ qui s'occupaient alors de littérature étrangère. Parvenu à un âge avancé, il travaillait encore avec une ardeur singulière. Les embarras domestiques venaient trop souvent, pour le noble vieillard, mêler leurs dégoûts aox chagrins de l'exil, et il les supportait avec une admirable sérénité. Les gens qui auraient dû adoucir sa position le volaient outrageusement, parfois sans qu'il sût y porter remède; il eut successivement deux servantes, qui le dépouillèrent. ^ La première, dit-il, avec une grâce naive , me fit répondre de ce que je ne devais pas ; la seconde, qui me devait tout, me laissa nu comme la main. » Nascimento était presque aussi pauvre que Camoens ; et il n'avait pas comme lui la consolation d'avoir un serviteur fidèle. Lorsque le poète eut succombé, la vente de ses Uvres et de son mobilier n'apporta qu'on bien douloureux commentaire à ses plaintes résignées : le produit total s'éleva tout au plus à 92 l. (1). Durant sa dernière maladie, une hydropisie de poitrine , les soins les plus affectueux lui furent donnés par le marquis de Marialva, alors ambassadeur du Portugal près la cour de France : il pourvut généreusement aux obsèques du poète (2}.
(1) Environ lOO fr. to centimes de notre monnaie.
(1) I.e« restei de ftasdmento demear^rent durant pluilrnni anoéca aa cimetière du Pèrc->Laclial«e,et devinrent pour tous les Portoirali le but d'uo pleui pè' lerln^iite; mais renthoos(a«Be croUsant, qa'excltalt la mémoire da poCle, ne grandlanalt pas seulement à Lisbonne et * Rio { on citoyen américain, M. Georges Harrisson, habitant <le la Pciijijrlvanle, lui fit ériger un monument dans ses propriétén, et fit graver %nr ce cénotaphe quelques vers de la fameuse ode * l'Indépendance aBBérfcaloe. Eb iSM^ les osaemenU de Maycimeato furent
r^ASCIMElSTO — NASER £D DAITLAH
MaiuMl do Maficimenfo avait d'abo d adopté le nom académique de Fitiulo iViceno, pour se conformer «ans doute à uo anclea usage des Arcades; il ne te garda que fort peu de temps et prit celui de Filùito Elysio, sous lequel il publia tous ses ouvrages. Ce n*est pas sans doute un génie créateur ; mais il se montre poète Traiment inspiré, ot son taieal a an se ployer à tous les genres. Depuis Camoens, nul n'a su enrichir la langue d'un plus grand nombre d'expressions heureuses. ()n lui reproche l'alHis d'archaïsmes; mais il ne faut pas oublier quii avait à combattre, au )nvaç% où il vÎTait, une déplorable manie ailoptée^par lea Portugais depuis déjà bien des années. On n'admirait pas seulement la littérature 'firançaise, on se modelait sur elle d'une façon serYÎle. FiKnto Elysio prit l'attitude d'un réformateur sévère, tout en traduisant nombre d'écrits français, et pour cela il se fit l'admirateur peut-être un peu trop exclusif des vieux éoivains originaux, qui sont demeurés la gloire de son pays. Ses odes sont connues en France, dès le début du siècle, par une traduction faite pour ainsi dire sous ses yeux. Il était dans la destinée de ce poète, si vivement admiré de ses compatriotes, que ses plus beaux titres à la célébrité lui vinssent de deux traductions : ses versions en vers de La Fontaine et des Martyrs^ qui sont de vrais chefs^'œuvre. On a donné trois éditions des o^nvres de Nascimento : 1* Oe Vertoi de Filimio Elysio; Paris, 1797, 1801, 8 vol. in- 12; elle est fort imparûUte, et se compose en partie de pièces détachées que l'auieur avait réunies avec une pagination particulière; 2' Obras complétas de FUinto Elysio ^ emendada e aeerescentada , com tnuUas obras inedUas e oretrato do auctof ; Paris, A. Bobée, 1817, 1819, 11 t in-8**. Ce fut Domingos Ribeiro France, libraire de Porto, qui vint en France pour (aire exécuter cette édition. L'auteur ne put en surveiller fimpression que jusqu'au t. VUl. Elle est peu digne dn titre qu'on Ini donne, puisque beaucoup de morceaux en ont été écartés. Les érra'a qui sont à la fin prouvent le peu de soin qu'on a apporté à sa correction ; c'était cependant l'afni dévoué du poète, Solano Constancio, qui s'était chargé de la surveiller. Le t. XI renferme, sous le titre de Uliimas Obras^ bon nombre de poésies iné<lites; 3* Obras de FUinto ElysiOf noua ei/fç^o; .Lisbonne; édit donnée par le libraire éditeur Rolland : elle est bien préférable aux précédentes. Ferdinand Demis.
A.-M. Sané, Poésie /irriqiM jmrtnçaUet au choix dtâ odes de Francisco- M annei^ traâ. en français avec le texte en regard i Part», IBOS; iilsGOur* preilmlnalre. — Obtenadar Portvçue*, 181S, 1. L — José «ta Fonseca^ O Coutemporaneo, journal pub. à Paris en 1819. -> Jj»M. da Cobta y Sylva. O Bamalkete. - A. P. de Caa-
exlraméa et rameoéa aolenneUement k Llsboooe; Ib farrni alora d6po«ei dao* le cloître totérleur de la cathédrale, et le I mare lUS on décret du gouvernement ordonna qn'ttn moniimenl lui Nerail élefé. O tombean, terminé en Juin tu«, a'étère aigonrd'lMi dana le elncllère 4o MtaéeS.JoOo.
tliho, Jifote* insérées dans la Primarer», édii. de lU:. - I Upes de Mendoça, l»moria$ de meetbga eeitmpormnea. — L-F. da Sjlva, Déeetenario >i>ft«|rnpt4i» portugttei^ etc.; Liabonne. 1SI9 et ann. «alT.,L H. - 0 Panorama, Jomel Uterario.
NASBLU iFrancesco)^ peintre dé Thk de Ferrare, né dans cette ville, mort ven 1630. On te croit , mais sans preuves, élève de FS. MazzuoU, dit le Bastaroolo. Issu d'une fimiUe noble, il ne s'en appliqua pas à son art avec moins d'ardeur, et concourut à rétablisseiiMt d*une académie dans sa ville natale. Cnde« bout imitateurs des grands maîtres bolonais, il apprit ainsi à joindre à on caractère grandioN ok touche large et moelleuse ; son coloris Uiue m peu à désirer, ses chairs étant généraleiMit bronzées. Ses ouvrages sont nombreux à Ferme; nous citerons : Une Madone avec deus tusheureux de Vordre des Servîtes, à la Consolizione; — Sainte Françoise flomfline, à Suri- Georges ; — Saint François stigmatisé, à Saint- Etienne; — V Assomption de la Vierge, i Saint-François ; — Saint Augustin et dm religieuses, k Saint • André ; — Dot^^fifiinn* nue, au palais Costabili; — *£e défi d^ApoUn et de Marsyas, à la Pinacothèque. E. B-i-
Barrufaldl, rife dei pUtoH ferraresl. - «f»**' landi. Tlcozxl. — Cam- Laderchl. La pittvre prtrm. — CUtadeUa,/n4tef 4S?'«rrar«.-*BartiKlBll,AiM' teca ëi Ferrara.
HASU (Abouè-ffaçan Emir al Said), roi de la Perse et de la Traaaoxane, de iadptflK des Samanides, né à Bokbara, en 906, norten 943, à Hérat. U soecéda à son père Ahmed eo 914. Après avoir triomphé de ses oodes libak et Mansour, qui lut disputaient le trâoei il ^ rechercher et punir les meurtriers de sot piit Naser est le prince le pins illusUe de sa nûs». U repoussa les Turcs Hoéike au delàda AJihoan (laxarte), enleva aux Alides ia p(** vioces de Dfordjan et de TaharistaD va k» bords de la mer Caspienne, et se fit céder le territoire de Réi par le khalife de Bagdad. Dépouille momentanément desaa posaesswns oocideiitaltt par lesDailémides et les Bouides. en mènelemps que ses frères levèrent Tétendard de la révolte dans le Khorasan, Naser quitU Bokbara, et ^^ sa résidence au centre de ses ÊUt&, i IkratH se fit construire près de son palais une t^ d*ennita0^ appelé Beith el Abadet, où il fa^ i> dernière année de sa vie dans l'exercice desff» vres depiété* basera été un des premiectpri»^ orientaux qui patronal la puésie persane taH' santé dans la personne de Rôndéki.' Cb. H
MlPkhood, Histoin des Samanàdes. « B3inaer,£f^ de* belUs-Mtres en Perse {ta aUemand). - AlwuJjea jnnales Mottanici,
HASKR ED DArLAB l*' { AboU-MohOf^'
med al Haçan), roi de Syrie et de Mésopol»mie,de la dynastie des Hamadanfdcs, né^^ 910, à Mossoul, mort au château de Téknt,* février 969 Fils d'Aboul-Hidja-Abdallah, et petit fils de Hamadan, U fut le vrai foodatenr de» dynastie des Hamadanides. U s'érigea eo *oflt«'
4SS NASEU H) DAULAH — NASH
nin de MossmI e» 035, aytès «foir feit périr
son onde Âboal-Otai. U aida easnite son frère,
prinœ d*Âlep» dans se» guerres- contre fes By-
lanUiM» amqiMlft H reprit, de Ma à 965, toutes
ieors QMqufites ta Syrie tt en nUsiipoUniie.
C'eêi dana cette deraière année cpiH ae tronra
maître inoiiileaté de tMie la Mésopotamie et
d'ooe partie d^ ta Syrie. En 96^ ii fut détrôné
par son fils atBé,Aiiott-Taghieb, qui »e fit enferw
mer dana le château de Tékril,«i il mourut
peu après.
XASBA BD BAQLAiiii {AhouUHoçan Ali\ roi d'Atep, de la mémedynaetie, né en 991, dans celle Tille, mort aii Caire, en t070. Arrièrepetit-Be^eo dn précédent, il soeeéda à son père Said ed Daolah. Abenl-Fadlnil en 100t. DépoiittM de ses États, il se retira en Egypte, oà U parrint à de hautes dignités. Il se mit ^ la lête des rebelles sous le règne d» khalife Mostanser, et fot masucré avec ses deux frères , en 1070. Son corps fut rois en pièces; et nn BK>rcta» envoyé dans chacune des viUes de l'enpire latimiAe.
Ch. R.
relatires aux querelles religieuses de Tépoque ef dans lesquelles il se montra le champion de la haute^ Église. p. l— y.
Baièr, Bioçruphia dram. — Whartoo, HUtorg «/poetrp. — fbUipA, Tkeatrmm poetarum, — Cwntttra tUeraria^ U. - MbUograpkêr, H. - O^lsraei, CattaMin cfauthan.
lenalctfdlJi, HisMn drjle^ ~ Preytaf, Stiacta tm aut. BaUbi.
iiAsa {Thomas) ^ littérateur anglais, né vers 1564, à LeostofT, dans le SulTolk , mort en 1600 ou IGOI, à Londres. D'une bonne famille do Hertfordshire, il fit ses études à Cambridge, et fot obligé vers 1587 d'en sortir, b cause de certains pamphlets , où il n^avait pas ménagé ses supérieurs. U dissipa en pen de temps sa fortune dans les prodigalités et les aventures; la liaison intime qu'il entretint avec Robert Greene ( voy. ce nom ) ne contribua pas à le remettre dans, le droit chemin. A diffiércntes reprises, U fat jetées prison ; il hitta d« reste avec énergie contre' ses ennemis et ses créanciers, qoi Inî laissaient ra- T^nent du répft. Dans les dernières années de sa vie, Nash parait s'être amendé; la prébce qu'il a mise à la tète des Chrisl's Tetars ovtr Jérusalem témoigne en effet de son relonr à de meilleurs sentiments. « Adieu penr teninars, s'écrie-til, à ki fantaisie satirique t Dans ces vanités j'ai gaspillé mon esprit et follement cons« pire contre les bonnes heures. Le pltjs ardent de tous mes vœux est d'être en paix avec le genre humain et de faire amende honorable è ceux que j'ai le plus offensés. » Nash écrivait avec autant de facilité que de force et d'élégance ; pourtant Malone lui reproche d'avoir été de tons il» autenrs du tempe d'Elisabeth celui qui a le plus abusé He la langue. Ses écrit» ont eu beaocoup de succès et sont devenus extrêmement rares, notamment les pamphlets intitulés : Pieree penmiless, Termimu et non Terminus, Addresg to the two universii\e$ {ib%9)^ et Bave ^cith you to Saffron-Waldetu il a donné an théâtre une tragédie, DidOj qmeen of Cartkage (1594 ), et deux comédies , Summefs last will and testament (1600) et Tke Isle o/ dogs, non imprimée. Enfin, on a de lui f^usieurs brochures
NASH ( BÀcbard ) , avoilBrier anglais , dent Goldsffijth a raconté lesaventures» néà Sivansen, dans le Glamorganshire , le IS octobre t«74, morte Bath, le 3 février 1761. Doué d'un esprit superficiel, DMôs astucieux et cntrepremantr il commença sa réputation dès le collège par «nt intrigue d'amour. U se fit soldat, puis, ennuyé de la vie militaire, il rentra dansi le monde, et devmt en peu de temps le modèle des beHes na^ nières et du bon ton. Dénaé de fortune, il vrvait au jour le jour, n'ayant pour tout revenn que rintrig^e et sa célébrité; vers cette époque la ville de Bath était menacée d'une mine presque complète, grâce au pamphlet d'un médecin célèbre, qui contestait Tefificacité de ses eanx ; Nash se rendit dans la viUe^ ramena en pen de temp^ l'ainuence et se fit donner la surintendhnce des jeux et des bals. Ce fut Tinstant de sa pkis grande fiartuoe et de sa plus grande célébrité. U réorganisa complètement les plaisirs de la ville; des bals réguliers remplacèrent les réunions ae« cidentelles des voyageurs ; il fit coMtruira une maison splendide, dans lamelle on donna dea séances musicales, et imagina mille moyens agréables de passer sans ennni la journée. H exerçait dans Bath une sorte de royauté ; car o« le vit même se mêler de l'administration civilcL Mais pour suffire aux dépenses que nécessitait un train de vie si brillant, il eut recours à de hentenx expédients^ et ne se fit pas .«empale do spéculer sur le jeu, qu'il encouragea à un tel point que la police interrint. Privé de sa piM grande ressource, il tomba dans la pauvreté et peu à peu dans l'oubli. Parmi tous ses vices il avait beaucoup de qualités et qoelqties vertus. Goldsmith à dit de hri que son esprit était per* verti, mais que son cœur paraissait être le mélange des qualités que montre vu bienveillant caractère et des défliuts qui peuvent provenir d*nn excellent naturel. A. H— t.
Goldiinlth, Lif§ of tfatk. — Warner. MMwr^ ùf Rùih. — ChAlmen, General biograpà.ihctUm. — Tke EM§li$M Cycloptedla
hash (John }, architecte anglais ,né en 1752, à Londres, mort le la mars 1835, à East-Cowe»- Casile. Fils d'un ingénieur, il apprit de sir Robert Tayior les éléments de l'architecture ; mais il ne potissa pas fort loin l'étude de cet art, et vint s'établir à Londres en qualité d*entrepreneur de bâtiments. Ayant gagné quelque bien, il se retira è Caerrnarthen , dans le pays do Galles, et y fit le commerce de bois. Les pertes d'argtmt qu'il essuya ne tardèrent pas k Ten dégoûter. Cédant aux sollicffations de ses amis, il revint à Londres vers 179!?, et prit ert peu do temps on rang honorable parmi les architectes
NASH — NASINI
de son époque. Après s*èire occupé de la constttjction des ponts, pour laquelle il préconisa remploi du fer, il fut employé jusqu'en 1812 à bâtir, pour Taristocratie d'Angleterre et d'Irlande, un grand nombre de cliâteaux et de maisons de plaifance. £n 1812 il donna les plans de Régent' S' Parkei de RegenVê^Sirect. Nommé en 18 f 5 inspecteur des bâtiments de la couronne , il s'efforça de redresser l'alignement des mes, de grouper les édifices ou de les disposer de Taçon à tirer de leur arrangement certains effets favorables au point de vue; nous citerons comme modèles du genre les positions heureusement combinées du théâtre de Bay-Marketeide Vé- §iise de Langham-Palace, que Ton doit aux dessins de Mash. En 1826 il commença Buckingham- Palace^ ainsi que les embellissements de Saint- James's-Park. Citons encore, au milieu d'œuvres presque innombrables, \t pavillon deBrighton, an des caprices de Georges IV. Cet artiste n'abandonna la pratique qu'un an avant sa mort; il était alors plus qu'octogénaire. On a un portrait de lui peint par Lawrence et conservé au collège de Jésus à Oxford. P. L.
Tkè EnçUth Cvetopmdia.
HAsm I ( Prancesco ) , peintre de l'école de Sienne, florissait au milieu du dix-septième siècle. Père d'il;i<oiiio, de Giuseppe et de TommcuiO Nasini, il fut le chef d'une famille qui la dernière lit honneur à Sienne. 11 a peint dans le réfectoire du couvent del Carminé trois fresques qui ont beaucoup sourfert, La Cène, la Madeieine et Le Repas chez le Pharisien , et d'autres ouvrages au Palais Public. £. B^n.
Bomagnoll . Cmni utorieo artisllel di Siena. — Gaakodl , Memorie originali d( belU'-arti.
NASINI {Antonio), peintre, fils du précédent,
né à Sienne, en 1641, mort en 1710. Quoique
ayant embrassé l'état ecclésiastique, il étudia
la peinture sous son frère Giuseppe, et devint
âiirtout liabile portraitiste. Son portrait peint
par lui-même fait partie de la galerie de Flo-
xence. Sa Tille natale possède de lui un grand
nombre de peintures religieuses, tant à l'huile
qu'à fresque, entre autres4es tableaux de Sainte
Françoise romaine , du Christ mort, et les
fresques de la Décollation de saint Jean, de
L* Invention de la Croix et de la Victoire
remportée sur les Turcs à Uscopia par Bnea
PUxotomini. K. B— rr.
Unil, Storia piUorUa. « DelU VaUr, Letten SaiMti. -TIcoxzt, DiUonario. — Campori, Gli jtrtiUi ntgti Stati Estensi. — RomaKnoli, CmuiI OaHeo-artUtici di Stena.
N A81M ( Guiseppe-Niccolo), peintre italien, frère du précédent, né à Castel-del-Piano, près de Sienne, en 1654, suivant Romagnoli, selon d'autres en 1657, mort en 1736. 11 fut élève de Ciro Fcrri. IL eut « on talent plein de chaleur, dit Lanzi, une imagination riche, un esprit cultivé par la poésie. On aurait désiré dans sa manière de peindre plus d'ordre, un dessin pliu châtié, an coloris moins vulgaire ; mais on y admire, avec
raison, un faire toujours grandiose , une grande hardiesse de pinceau , un ensemble imposant. ^ Cet artiste a prodigieusement travaillé; aussi set peintures, tant à l'huile qu'4 fresque, sontrelies ea très-grand nombre, prindpalementàSienne.Ala Sainte-Trinité il a peint, en 1698, trois fresqii» magniliques, représentant Us Enfants de Babplone ; VÉvéque Barba baptisant ; et U Pèrt Eternel entre Isme et saint Jean-Baptiite. Au Palais-Pnblic, on voit de lui BartoUmm» Soccino haranguant Alexandre Vi; à l'église des Servîtes , sept jolis médaillons représentant Les Mystères du Rosaire; à l'oratoire de Santo- Gaetano , quatre grands sujets tirés de la légende du saint Ces fresques sont belles et Msez vigoureuses; .elles sont cependant inférieures à la Descente du Saint- Esprit, qae Nasini a peinte, en 1703, à la tribune du Santo-Spirito. Les derniers ouvrages en ce genre qu'il parait avoir exécutés à Sienne dans un âge avancé sont les fresques de l'église de rh6pital ddla ScaU, qoi datent de 1728, et le cloître del Carminé, décoré en 1730. Parmi les tableaux dont il a earichi sa patrie, nous citerons : La bienketreuse Julienne, à la Conception; Le Christ succombant sous la croix, k l'hospice dd R^ fugio ; Les Mystères du Rosaire, à Santo^iadnto et à Saint-François quatre énormes tableaux qni méritent peu les éloges exagérés qui leur cot été donnés par Cochin. A Pistoja , Nasini a peint à fresque, à Saint-Barthélémy, Saint Augustin expliquant le Mystère de la Sainte Ttintlé; et à riiulle, une Assomption k Santo-ffiajpo; >e Martyre de sainte Catherine k Samt-Dominique , et la Mort du saint à Saint-PhiKpiK. A Foligno, il a décoré d'excellentes fresques l'église de la Madonna-del-Pianto; mais c'est à Rome, dans l'église des Saints- Apôtres, qa'il faut chercher son chef-d'œuvre. La petite coupole en avant de la chapelle Saint-Antoine, représentant le saint aux pieds de ta Vierge^ est vraiment une œuvre étourdissante, seJos l'expression de Redi, /a stordire il mondo. A cette liste, déjà bien longue, nous joindrons ses* leroent le beau tableau de La Madone et phisieurs saints, peint en 1695 pour la cathédrale de CagU; et à Florence le Saint Jérémt de Saint-Laurent, La B. Jeanne du Santo-Spirito et le portrait de Nasini lui-même à la 91* lerie publique. Cet artiste a laissé aussi quelques eaux-fortes et quelques poésies. Il avait formé un assez grand nombre d'élèves, dont Itf plus connus sont Antonio, son frère, ApolloBio, son fils, Nicoolô Nasoni, Stefanu Mani, Antonio Vannetti et Girolamo Pedani. £. B—R. Orlandl, jitbtcêdario. - Lanil, Storia jHttoréM.- » bclia Vaile, UtUreSanui. - TioozzI, DiaàoMfi»' — GaaiandI. Memori$ oriçinaU éi bette arti. - S»* magooU, Cenni ttoricO'artittiei di Siena.
NASINI ( Apollonio), architecte et peiotre, fils du précédent, né k Florence , selon les nos en 1689, selon d'autres en 1697, mort en 176S. Il cultiva avec quelque succès l'arcbitectare;
NASIKI — NASOLINÏ
mais il «'adonna principalement à la peinture. Son coloris est généralement faible et son dessin manque de pureté ; aussi n'est-ce pas sans quelque étonnement qu'on trouve une vigueur innsitée dans une fresque qu'il peignit, en 1734, à ia voûte de Toratoire de Santo-Gaetano, à Sienne , fresque qui représente Clément Vil approuvant les statuts de Vordre des Théaiins, Deux fresques au Palais-Public de la même ville, L'Assomption de saint Joseph ^ et une grande ilnnoRCta/ton, ne sont pas non plus sans mérite. Citons encore de lui l'ancienne bibliothèque du couvent de Saint-Augustin, la Généalogie de saint Joseph à la voûte de l'Oratoire qui lui est consacré , quelques peintures aux palais Tomnoasi et Forteguerri , une petite chapelle à l'église de Pontignano, l'égUise de la Certosa, La Cène au réfectoire du couvent de Lecceto, aux environs de Sienne. £. B — n.
DellA Yalle, UUere SanesL « Unzl, Storia piOorica. — TIcozzi, Diùonario. — Romagnoli. Cami <Mrieo-artlitM di Siêna.
K ASMi, poète turc, né vers 1520, à Adrinople, mort à Constantinople, le 11 octobre 1588. D'abord janissaire, puis mollah, il conserva ses fonctions jusqu'à la fin de sa vie. 11 a composé une grande Anthologie turque ^ contenant 4,000 pièces de vers tirées de 175 poètes, et rangées d'après les lettres finales des rimes , et la mesure métrique. On la trouve en manuscrit dans les bibliothèques de Constantinople, et dans la bibliothèque particulière de l'empereur d'Autriche. M. Hammer en a fait de nombreux extraits. Ch. R.
KliiuUMde« Biographie dêi poètes. — Ha4}l KJialfa, Ijfxieon bibliographicum et encpctopeedicum, — Kliabaasadr. Histoire d'Andrinople. — Hammer, Histoire de ia poésie turgtu. .
HASMiTH (James), antiquaire anglais, né en 1740, à Norwich, mort le 16 octobre 1808, à Leverlogtoii ( lie d'Èly }. U fit ses humanités à Amsterdam, et prit ses degrés à Cambridge, dont il fut un des plus savants agrégés. Ayant embrassé l'état ecclésiastique, il obtint un bénéfice à Londres (1773) et en dernier lieu le rectorat de Leverington. Pendant plusieurs années il exerça les fonctions de juge de paix dans le comté de Cambridge. Outre quelques sermons , on a de lui : Catalogue of the MSS. in arehbishop Parkefs library at Senet's collège ; Cambridge, 1777, in-4*; le collège de Benêt fait partie de l'université de Cambridge , qui fit imprimer à ses (rais cet utile recueil. Il a aussi publié une édition des Itineraries of Symon, son ofSimeon, and William of Wortester; Londres, 1778, in-S», et une autre de la Plotitia monastica de Tanner. K.
Gentleman Magmine, LXXVIII.
NASMTTB ( Alexander ) , peintre anglais , né en 1758, à Edimbourg, où il est mort, en 1840. Il vint de bonne heure è Londres , où il fréquenta l'atelier d'AlIan Ramsay, peintre de
Georges III. Après avoir passé plusieurs années à Rome, il s'établit dans sa ville natale, et y aequit à la fois fortune et considération. Il avait la réputation d'un bon maître et il a formé de nombreux élèves. Quoiqu'on ait de lui des tableaux d'histoire et des portraits, entre antres celui du poêle Robert Burns, il a surtout brillé dans le paysage; la plupart des sujets qu'il a traités en ce genre offrent des réminiscences de l'Italie; ils manquent peut-être d'originalité, mais ils ont une beauté tranquille , une touche simple et harmonieuse.
Tous ses enfants se sont distingués par un mérite peu commun ; à Texceptlon d'un seul, ils ont tous cultivé la peinture de paysages. L'alné, Patrich, né en 1786, à Edimbourg, mort le 17 août 1831, à Londres, a reçu d'admirateurs plus enthousiastes qu'éclairés le surnom d^Hobbema anglais; il n'a pourtant avec le maître flamand d'autre rapport qu'une extrême recherche dans les détails. 11 s'est appliqué à rappeler sur ses toiles les sites mélancoliques ou sévères des montagnes de l'Ecosse. Parmi ses cinq sœurs nous citerons Barbara, Margaret et Jane; cette dernière peint avec une fermeté et une précision qu'on ne rencontre pas d'ordinaire chez les femmes artistes de l'école anglaise. Le plus jeune membre de cette famille , James, né le 19 août 1808, s'est fait à Manchester une certaine notoriété par l'invention ou la construction d'appareils ou de machines à vapeur. P. L — y.
The Ençliseh Ctelopmdia.
NASO ( Jean), philologue italien, né à Corleono en Sicile, vers 1435. Sa vie est peu connue; en 1477 il était secrétaire du conseil de Palerme. II s'exerça dans la poésie latine ainsi que le constate son poème De eelebntate rerum (Palerme, s. d. ), dont la rareté fait tout le mérite. On lui doit aussi un ouvrage de droit : Consuetudines Panormi ( Palerme, 1477, in^**), et un livre d'histoire : Supplementum ad Christophorum Scobar de rébus prœclaris Syracusanis ( Venise, 1520, in-fol. ). G. B.
Mongitore. BibL Sicuta, l, SIS. ~ Fabrleim, BibL iatina medii tni, IV, 319.
NASOLini { Sebastiano ) , compositeur italien, né en 1768, à Plaisance, mort en 1799, à Naples. Dans sa jeunesse il était habile claveciniste. A vingt ans il donna à Trieàte son premier opéra , intitulé Nitteti (1788). Après avoir obtenu un brillant succès à Milan avec Adriano in Siria (1790), il fut appelé à Londres, et y écrivit Andromacca, qai ne répondit paa à l'attente du public. Dans la même année il fit jouer Teseo à Vienne. De retour en Italie (1791), il fut jusqu'à la fin de sa courte carrière recherché par les directeurs des principales villes, et en peu d'années il composa une quinzaine d'opéras, parmi lesquels nous rappellerons La SemirO' mide {1792), une de ses meilleures productions; Euyenia; H Trion/o di Clelia; la Merope, l due Fratelli rivali; Il Torto immagi-
NASOLINI
jiarto, ele. Dans U plupart de ses œuvres, H y a de Mkê soèDes. P.
F^H. Bi^gr. uniu. du MuaideaM,
1IAMIBD9IK KJiesjA OU KÂMA, odoteor turc, né à Siwri-ilisnr, pues d'Aagora, an nûiieii da <|iiatoraèiiie sièele de salve ère, mort à réniaeMir, vers t410. C^est YEmiempieg^ dea Taras» doit la célébriié est deTenue popalaÎK «■ Orient par roriginalilié de sob earaoière , aet reparties apiritacMes et sosveBl obscèoea. Kaamddki. joua un oertaÎB rMe étaê les pierres de Bajazeth 1"' eontre Tameriaa, vers lequel fl Alt député par lea lialntânta de Yénischehr, pour préBerver leur ville de la destmclioD. U eut Tadresie de ramener le Tuoqueur à des se»* iiincnte <l*bninanHé , an moyen d'un toarori- ^al , qui est un des meilleurs de sa vie. Ses CmUes facétieux ont été ptfbBés à Bonlak <près du €aire), en 1823, 1 voL in-8*; et à <}on6tantiBople, 18M, im-V". Cli. R.
Banner, MiL de fJSm^ii i Ottaman, « ZiolKlaen, U. { en aUemandJ. - BUnoht, InmOMcUMi au JHbU
HJkSSAVB (PunO* iDusicien espagnol, né en M64, dans TAragon. Admis en 1686 chez les Cordefiers, il Ait organiste du grand couvent de Saint-François, à Sarago8se« et y passa le reste de sa vie. On a de lui : Fragmentos musico» repartidos tn IV tratados ; Saragosse, 1693, ài4o; V édit., Madrid, 17t)0, in-4% av^ des additions deTorres: c*est un traité élémentaire de plain- chant, de musique mesurée , de contrepoint et de composition, en dialogues; — Sseuela muska wegun la praetica modema; Saf«|}BSse, 17231724, 2 vol. in-fol.: recueil CMBplet de toutes les oonoanssances rcflatives à là aoienoe «t à Fart. P.
FéMs, Béofpr. nahf. du JVas<cieiu.
■Assamc ( maise-AntoinB^^ littérateur es- ^agncA, parent du précédent, né le 4 Tévrier 1689, à Alguezar (Aragon }, mort le 13 avril 1751, à Madrid. Après avoir achevé ses études à Sàragasse, «b un de ses oncles, chapeUrin de Tfotre- Dame dal Pilar, loi sertit de tuteur, il s'appliqna àia jurisprudence, tant ctylle qu'ecclésiastique, et obtint en 1711 une chaire de droit dans Tunivcrsité de cette viHe. n Tut ensuite chanoine de IV(^e métropolitaine. S^étant fait connaître à la cour, il fut nommé premier bibliothécaire du roi. Hassare était membre de FAcadémie royale de Madrid. It ert sorti de sa plume un très -grand nombre d'ouvrages, notamment des Observa^ ISoRS «ur r^neienne discipline des conciles ; des Otfmmeniaxres sur la collection des canons de saint Martin, archevêque de Braga; divers traités de jurisprudence; une édition des Œu^ vre$ de Joseph Vêla avec sa vie; beaucoup de pièces de vers et d'éloges académiques ; etc. II a aussi une large part à h composition du JHetionnaire de la langue castittofu, P.
Auf. ée MoQtlaM. Éloge kUt. de tfûuan; Madflia. KM, ta »•. - Mém, de Ttéowue, féivl«r nu.
JIAMAU, ancienne famille eomtile et plus