‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 47 sur 110 · NARVAEZ · texte numérisé non relu

NARVAEZ

grave. Possesseur de Mexico, où 0 était en quelque sorte bloqué par les indigèoes, si Cotiez attendait l'arrivée de Narraez, sa perte était inévitable, surtout si tes Aztèques apprenaient que non antagoniste le déclarait rebelle k la couronne d'Espagne, pour laquelle il avait toujours prétendu agir. Cortès comprit sa position, et envoya à Narvaez le P. Olmedo ( voy, ce nom ), 800 aumônier, homme plein d'adresse et d'ailleurs chargé de riches présents, qui offrit au lieutenant de don Velasquez une belle position dans lanouTelle conquête, s'il y voulait prendre part. Narvaez rejeta dédaigneusement toute offre d'arrangement ; mais il n'en fut pas de même de la plupart de ses ofSders, qui acceptèrent les présents du P. Olmedo et disposèrent leurs soldats à se rallier à Cortès dans le cas d'une action. Informé de ces dispositions, Cortès n'hésita pas : laissant Mexico à la garde de don Pedro de Alvarado, il s'avança lui-même avec deux cent soixante-six hommes seulement contre son ad ver* saire, qui a*en comptait pas moins de huit cent dix et avait dix-huit pièces d'artillerie (mai 1520). Narvaez se laissa surprendre dans Champelloa durant une nuit d'orage. A la tête de quelques-uns des siens, il essaya une vaine résistance. Déjà couvert de blessures, un coup de lance lui fit sauter t'œil gauche et le mit hors de combat. Ses trotipes se rallièrent an vainqueur; sa flotte fut prise et lui-même incarcéré au fort de La Yera- Croz. Mis en liberté après sa convalescence et renvoyé en Kspagne, Panfllo de Narvaez obtint en 1526 le gouvernement de toutes les terres qu'il pourrit découvrir depuis la rivière des Palmes jusqu'aux confins de la Floride. En mars 1528 , il fit voile de Cuba avec quatre cents hommes, débarqua le l«r mai dans le cap Corrientes, et se dirigea sur le pays d'Apalache, que les Indiens disaient riche en or. Après une marche dans une contrée difficile et inhabitée, il arriva le 27 juin à la ville d'Apalache, qui ne comptait pas quarante cabanes. Il reconnut que tes Indiens, ne pouvant détruire leurs adversaires par la force, avaient résolu de les faire périr par leur grande passion, celle de l'or. Chaque jour, de nouveaux guides leur indiquaient un nouveau gisement qui reculait toujours, et les chercheurs s'enfonçaient dans des déserts sans issues. Narvaez et les siens restèrent vingt- <Ioatre jours à errer de la sorte, n'ayant d'autre nourriture que des fruits sauvages, et sans cesse barcelés par les indigènes. Beaucoup d'Espagnols succombèrent. Enfin Ils arrivèrent sur les bords d'un grand cours d'eau qu'ils nommèrent la Magdalena. Ils construisirent cinq pirogues sur lesquelles ils descendirent jusqu'à la mer. Ils abordèrent sur une lie qu'ils nommèrent .San- Migutl et cabotèrent le long Ae& côtes. En novembre, près du cap des Palmes, ils furent attaqués par les Indiens et obligés de prendre le large. Leur flottille fut dispersée par une violente ^CDipête. Narvaez fut englouti avec le plus grand

nombre des siens. Quatre-vingte hommes furent jetes sur une lie inculte qu'ils nommèrent Malhado (Malheureuse). Ils s'y mangèrent les uns les autres. Quinze seulement arrivèrent après six ans d'absence ( 15 mai 1536) sur le continent, dans la Nouvelle* Galice. a. de L.

Psrœtr del lie. Aylloo al aàeiantado Diego yeUuqnez { IsU Femandina. IRO, m«). - Relaeion del lie. AjUon ( Santo-DoiDlngo,80 aoât llto m> ). . Bernai DIal. Hitt. de la conqnlsra^ cap. cixx. - Oviedo, HhL de lai IndiaSt 1U>. XXXV« cap, zxxxvu. — Urenzana, Rel. $eç. de Cortéi, p. 117-tlO. - Herrera, Hist. gênerai. lUc. II. Itv. X, cap. X, ni. - W. Preseotl, HisL du Mexique (trad. par Amédée PIchot; Parts s vol. In-s» ), t. II, chap. IV. p. 17C-1I0. - La Renaadlère, Mexique t dan» VOnineri pittorcy^iM, p. 106-108.

;nae¥ABZ (Don Manuel- Ramon-Maria)^ duc DE Yalence, général et homme d'Étet espagnol, né le 5 août 1800, à toja, en Andalousie. Il commença sa carrière militaire après 1815, en entrant comme cadet dans les gardes wallones, qui formèrent plus tard le 2' régiment d'infanterie de la garde royale. Dans sa jeunesse il fut remarqué pour sa facilite à apprendre les mathématiques, et il eut pour professeur de fortification et d'artillerie don Felipe Vaidric, qui devint marquis de Yalgornera; il était officier en titre lorsque éclata la révolution de 1820. Partisan du r^'me constitutionnel, on le vit dans la journée du 7 juillet 1822 défendre par les armes ce régime, contre le maintien duquel s'était soulevée une partie de la garde royale. Quelques mois après^ sous les ordres de Mina , il combattait en Catalogne les guerrillas organisées pour le réteblissement du pouvoir absolu. Cette campagne lui offrit Toccasion de montrer sa bravohre. An siège de Castellfoltit, il pratiqua , sous le feu de l'ennemi, une mine au pied du rempart d'un des forts, et fut blessé , au moment même de l'explosion, d'un coup de feu dans les reins. Après la resteuration de 1823, il quitta l'armée, et se retira à Loja, sa ville natele. L'avènement d'Isabelle II permit à Narvaez de rentrer dans la carrière militaire (1833). Ce fut avec le grade de capitaine au régiment de la Princesse qu'en 1834 il prit part aux opérations actives contre l'insurrection carliste. Tout d'abord il se fit remarquer par son énergie et ses talents militaires. Employé à l'une des divisions de l'armée du nord , il contribua à la victoire de Mendigorria en forçant , à la tète d'un bataillon du régiment de l'Infant, le pont de la ville, défendu par près de trois mille hommes; à l'attaque des lignes d'Arlaban, il reçut une assez grave blessure.

Signalé comme un des premiers officiers de l'armée, il parvint en 1836 au grade de brigadier, qui est en Espagne le premier degré du généralat, et fut placé sous les ordres d'Espartero, qui venait d'être nommé général en cbefl « Une des qualités qui distinguaient Narvaez, dit M. de Mazade, outre une bouillante intrépidité, c'était une extrême sévérité militaire, une vigueur de commandement qui ne laissait nulle

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pUM à i^iadiflcipliBe... L'ao«rdû« politique sa rflprodwsait à»m U ¥ie miUtaii'e av«e uAcarM» tèrei parUciilier de fureur traKÎqae. Par Taseea- <Uint d*ttBe énergie oà le aeotimeiit poltti<|ue se ikiètail à ViMtifict du soldat, Narvaez sut préser* ver ses troupes, et si c'a été par la suite uat rai* son plausible de sa fortune» oe fut pour le luomeut ce qui fixa sur lui l'attention et Taida à se • mettre au premier rang. » On le désigna pour arrêter à tout prix la marche di» hardi partisan Gomez, qui, à Ift tète de quelques milKers d*bom> mes, avait réussi à traverser toute TCspagne eo échappant anx poursuites des généraux RodiL, Alalx cl Ribero^ Narvaez, qui se trouvait à Medina-Celi , s'élança , à marches forcées, jusqu'au fond de rAndalousie, atteignit Goraez sur le plateau de Majaceite, près d'Arcos» et le jela dans la plus sanglante déroute ( 25 novembre 1836). Ce fait dermes si promptemeat accompli lui valut une grande popularité : il devint le hé^ ros du moment. Sooa llmpressien de ce sncoè», il fut, à la fin de 1S37, élu par Séville député anx oorlès, puis chargé d'organiser une armée de réserve en Anrialousie et de pacifier la Bianche, livrée au^ déprédations des bandes carliates. Avec sa diligence accoutumée, il mit sur pied , on moins de trois mois, un corps de dix ou domoe iniile hommes, qu'il Uii fallut équiper, habiller et ontretenir. A peine entré en campagne (mai I83a), » Marvaes, ^«to M. de Mazade, fit occuper lec pointa prittcipauxy eft divisa la rûte de son armée en colonnes mobilea se reliant entre elles et enveloppant le pays dans un réseau de fer et de feu. Les effets de celte haibtte maneauivre, exécuté» avec une rare vigneor, ne se firent point attendre: chacun des eabeemiu vint successivement se filtre battre; PaKlloe, Orejita, CSpriano eurent à peine le tenpe de se sauver dans la montaçi», abandonnant leurs hommes, qui déposaient les armes; taille se rendirent dana une seule rencontre, à la Calzada» après une lutte obstinée. D'un autre oété, Narvnea tnvaittaH à relever le moral des populations civiles, è rétablir l'action administrative, à remettre à la téla dea munici* paMtéa des hommes énergiques et è réorgsniser lea milices. naticni|les^ ». Au mois de juillet la Manche était pacifiée, résnitat qui émpt d'antant plus vivement l'opinion populaire qu'il eoiocidait arec Téckee des années dn centre et dn nord à MorelU et à Maella.

Appelé à Madrid, Narvaet fut bienaconeillidn ministère d'Olalia» qui, dans le but de balancer par une force rivale IMnflueoce abusive exercée par Espaiiem» le nommn à la fois capitaine gérai de U Vieilk-CastiUe et ceasmaodant d'une nouvelle armée de résene pnrtée au chiffre de quarante sMlIn he«raee. EsJMrtere prit auseitût ombrage de cette Mesure : il s'opposa à la formation de la réaerre, rédamn l'ineorporaiion dans son amée de la division qui avait opéré «Uns la Mancbe, et réossil à faire entrer au raiflisière dn la guerre Alaix» un de ses partisan».

Abandonné dn parti modéré, et ne se sentant pas asser fort pour engager une kitte poUtiqoe» Narvaez ae démit de ses fondions (novembre tiOè), En même tem^, le 12 novembre, édatail le promutciamenla de Séville, qui est reaté l'un des faits ka phis ohscvs de Thistnira cnntca^»raino en Espagne. Une junte InsnrrectionBelk s'était formée» composée de progreaaiaies et de conservateurs et présidée par le générai CordoTa; on des articles de son programme ooncemailU création de l'armée deréeerve, ai viveracat osss» battue parEspartero. Ce nMHivement,a'il avait u» portée politique» ne semblait pas en avoir d'aoUt que celle de protester contre lès prétentions dictatoriales dn chef de l'amée du nord. Appelé à h vice-présidenee de la junte, Nanrae/ refusa de .«« mettre ainsi en évidence; mais il se rendit à Séville, et quelques jenrs pins tard il fat des p»miers à ramener le catane dans la dié { 13 ne* vembre). Avait-il agi pnr conviction de aoa infériorité on par répugnance à entreprendre me lutte dana dtes conditinne éqaivequea? Le sss secret de cette sédition avortée n'échaiipn peint à Espartem. Aussitôt il réclaren împéilrâsemBt la mise en aocnsation des deux généraux eoepahlea; il alla même jusqu'à dcMaader qpM leur cause fût disfointe de l'enseroUe ëen Ma iasarrectionnels et qu'ils fussent traduite dceast n conseil de guerre dans la droonecriptieu de son ooRMuandeoient. Gordova se réfngJA ce Poffegsl, où il mournt pen aprèe. Quant àHarvaen, foraé awsi d'émigrer, il gagna Gibraltar, iNiiail vint vivre en Ft aace, et s'j marin en iSAdavec W^^ de Tasciier.

Ce Int dens rexH que Marvaez cnnnnt la reiae Christine. Yiotiesea l*nn et l'autre de rétéralim d'Esparlero, Ua confondirent lenea dforts dans une même pensée de repréeaillesy et piépirèriiit en silence l'occastsn de rennerser celui qd ks avait chassés, en iMltre. BtarvaoB» qni visdt à être le prsader aerviieur de In Dsonnrdiie, se fit d'abord le pramler aujet de In ndne nièm. Habile à profiter des moindres aymptihnes de crise, ayant d'ailleurs la résnlutîen paoïapte, l'inapiration sendaine, une activité infatigsble, i rallia à hn une grande paitie dna modéré^ qaeir ques progresdsies et des géoéranx mécoulfinls, il s'offrit k eux corirm le restanratanr dce. libvlés constitulionnelles, ne rédigea aucun pragramaft et agit avec nue rapidité de monvementaquidevdt seule assurer le sncoèe de rcntrepriee. ▲ [M»ne les certes vnnafenteUea d'èlre dwasute» que llnsorrection éclata aor ditem pnints à Is foie de rEsps«ne (iuin 1M3). Tnndis. qne S«> rano entrait en GaialegM ei qun Mannd de In Concfaa se présentait à Cadix , Slarvaen débarqua à Yalttue (37 juin). Son premier aoin frt de marcber sur IMrid en entraînant sur « rente une partie des tronpea dont il était coaaa, notamment le régiment de la Princesse , oè il avait fait ses premières arme?. Au lieu dlmiter Is lei^nr d'Espartero, qui avait prolongé sa lialts

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