NASSAU
Fri$on , prit te titre de prince éTOrange en '• 1703 y à là mort du roi Gaillamne III. Il périt -mjé en 1711, eat pour fils Ouillaume IV, qui \ •devait stathoader des Pays-Bas en 1747, et de \ 4fi desoend te iMinm qai tè^e encore auioiirdlnit en flollande (poy. plus foin).
i. Textor, /:m»eal0çta ffimHim Watsoviantt et NasiOMUehe Ckromiek. -- Wrber, O0 oriotue «C inemmntis eomitum Tfunrvim. — Krraifr. CnchUhU d** A<mlauiêchm Hawes. — Bef.neii, Oatehiehte der Crt^fen von ifttuoH (CAlnfrnr, 1943).— Wltileben. f^^yMafcHH* iifui CmekicMé rftff itmiam ffmsmn (SCattfsrd, Mif ). — Schltepluke, fTm dem Vnpnmve dm Ham$€t Kattau (WirAvde, isr).
Engelheri, conrte de I>(assaD-I>niemboarg , mort en 1504. H se distingua dans les diverses li^erres entreprises par son suierain, Charles le Téméraire, qtn le nomma, en 1473,dieyalierde la Toison d*or; il reçut en 1475 le gouvernement du Bnilnnt , devenu vacant par la mort de son père. Fait prisonnier à la hataille de Nancy, il racheta sa Nbe!lé, et s^mpressa d'offrir ses services h Marie de Boor^rogne. Il assista à la 1»taiite de Girinegate, oh il commandait on corps de5 (^s à pied. Après la mort de Marie, il resta fidèle à Parchiduc Maxftnilieo, él prît une part «<^ve ftux guerres que ce prince eut à soutenir contre 'la France et contre ses propres sujets. Ce fbt hii qni épousa secrètement, an nom de MaxU Tnîlfen, Aime de Bretagne; en 1493 il Tut chargé 'le signer, avec Chartes Tin le traité de Seniis. Renommé pour son courage et ses talents militafres. Il se fit remarquer d'an aUtre côté par sa dureté contre les Flamands. H acquit à sa maison la vicomte d'Anvers. O.
TeTtor, iVoftottirrAe ChrtmMt. -~ Maneh, FU d'Ett- 9f tbert de Naâwau ( dans r^teeJMta. L 1 ).
Jeam^Mmariee^ priaee de Rissao-Siegen , né le 17 jnin 1604, à IMIemboorg, m«rt à Bergenlliat. ie 30 décembre t679. Apvès avohTeQn one éducation soignée, qai se termina parla t^kpientation des académdes de Bâie et de Genève, il s'adonna an métier des annea, et entra dans -l'artnèe du prince d'Oranga. En 1632 il se distingua au siège de Maeatricht, et devint qnelqne tempe après colonel. Appelé en 1436 par la Oom* pagnie hollandaise des Indes an poste de capitaine général pour les poiaecslona qoe cette oompa(9Me avait an Brésil , il débarqua en janvier 1637 à Pemamimic, et se mit bientôt «n meure de faire des conquêtes anr ies PortogaiBY «pi'il refoula jnsqn'à B^hia. En même temps il leur fit enlever anr la oôte d'Afrique le lèrt de Saint-G«orges-del-MiBa, «t en 1640 Loando de S.-Paolo et l'Ile de SatntrTheinaa. Bn nette même année il repoossa avec snccèa une attaque for> raidaUe de la Hotte «apagnole, et se rendit maître de Maranhao. L*avénementde la maison de Braganoe ayant amené une trêve entre Portagais et HoHandais , il en profila pour iiarooorir à loisir le pays et en ^tndler avec soin ia natare «t les prediiolions. fin 1644, n'ayant pu obtenir de la Compagnie les renfcrts néoeasairea pour tenter quelque grande entreprise et pour
réparer l'échoc siAii par l'expédition envoyée par loi dans le Chiti, il retourna dans les Pays- Bas, oè il fut nommé quelques mois plus tard général lieiitmant de la cavalerie. Après son départ les mathenrs fondirent sur les Hollandais au Brésil ; la Compagnie des Indes, oon»prenant alors qocfl haMIe oapitanie elle avait perdu en lui, le eollicita de reprendre le commandenoent des troopes de œ pays; il refusa, espérant être tNentdt mis à la IMe de l'armée des États généraux. Dans llntervaHe il devint J*ami de l'éleoleor de Brandebourg , qui le nomma gouverneur de la principauté de Clèves et TeuToya en 1658 comme son ambassadeur à la diète de Francfort Après avoir, en 1606, oommandé les troupes des Provineea-Unios oontre révêqoe de Munster, il fut nommé deux ans -après feld-maréchal de l'armée des Étals; mate eantrairement à l'usage, on lui adjoigniC on coUègoe dains la personne de Paul Wirtz. Pendant la guerre contre la France, commencée en 1672, il ne testa pas infériem* à ta eonflance qu'on avait en ses tatento militaires ; mais en 1 674, lorsqoli cause des inoonvénieata de œ double commandement sopérieor on eirt plaoé le statboiider Guîllaome III à la tète de Tannée, Jean-Manriœ donna sa démission , et se retira dans son gouvernement de Clèves. Entre antres embeHissements qotl it dam ta ville de ce nom , il Crat citer le jardin que Voltaire a décrit avec tant de charmes dana S09 Vofage è Berlin. A la Bibliothèque impértale de Paris se treovn «un recueil de dessins coloriés de te main du prim»^ et repi^ésentant les principaux animaux de ^Amérique du Sud (voff. ta notice qu'en a donnée Bloch dans la àlxième partie de son Ichtàyolasiêe ),
BaCrte, BUtoriO'âraifUenHi. — Bncli et Grab«r, Sncfklepidiê 1 cit. jHah^mtHeê V. — Wartka , Mm, du BretiL
Frédêric-Atigutte, duc de Nassau^Vshigen , né en 1738, mort en 1816. H était feld-maréchal de rfimpire lorsqu'il fut appelé «n 1803 à succéder à son frère Chmies- Guillaume, qui, à la paix deLonéyille, avaft cédé le comté deSarbmck à ta Pranoe contre one indenmilé pécuniaire. 11 entra dans la Confédéni6on du BWn, ce qui Im* vaint une augmentation de territoire et le titre de duc. Après la bataille de Leiprig, Il abandonna ta «anse de Napoléon, et joignit ses troupes à celles de la cealif ion. Avec lui s'éteignit ta branetee de Nassou-Usingen.
6tit?/annne, doc de Nassau, né en 1792, mort en 1639. Delà branche des Nassau- Weilbourg. il hérita en 1816 de tontes les possessions de ta ligne atnée de sa maison. L'année suivante il donna à son pa3^ une constitution établissant deux «hanvbres et remettant è celle des députés le vole de h'mpét. Mais il eut le toft de prendre poor premier ministre un homme imbu de principes absolntistes, du nom de Marschall, et qui engagea avec les deux assemblées une longue lutte an «ojet de l'emploi des produits des d<K
inaines ducaii\ ; pour briser toute résistance à ses idées , IVl'arschall ne recula pas devant les abus de la force les plus révoltants. Ce ne fut qu'après sa mort, qui eut lieu en 1834, que Tentente fut rétablie entre le gouTernement et les chambres.
Adolphe, duc de Nassau, fils du précédent, né en 1817. Ayant succédé à son père, il tint pendant plusieurs années ses sujets sous le joug d'une bureaucratie tracassière. Le peuple, écarté des affaires publiques, ne se trouva dune pas politiquement mûr lors de son affranchissement soudain par la révolution de 1848, et se livra à de nombreux excès. Une nouvelle constitution devint nécessaire; rassemblée unique, qu'elle substituait aux deux chambres, se réunit en mai 1848; en majorité démocratique, elle vota dans l'espace d'un an une série de lois organiques des plus libérales. Le duc, suivant le système de presque tons les princes de TAIIemagne, laissa libre cours aux événements ; mais peu à peu il retira une grande partie des concessions qui lui avaient été arrachéies. Par la nouvelle loi électo* raie, qu'il octroya en novembre 1851, il parvint ù faire élire une chambre favorable à ses projets réactionnaires; cependant elle se montra hostile au projet de loi sur la chasse qui lui fut soumis en 1855, et qui rétablissait en faveur de quelques privilégiés les droits des temps féodaux. Le gouvernement passa outre et promulgua la loi , malgré l'opposition de la chambre. Un autre acte inique fut l'instruction commencée en 1853 contre l'évèque de Limbourg, qui s'était opposé à l'immixtion de l'administration, romposée de protestants , dans la nomination du f'icrgé catholique. Les chambres élues en 1858 furent entièrement favorables an gouvernement; elles s'associèrent au sentiment du duc, qui lors de la guerre dltalie se déclara le partisan de l'Autriche. O.
Conversationi-Lexikon. — IMerer, I.exikon.
NASSAC-siEGBic ( Char les- Henri' Mcolos OmoN, prince de ) , célèbre par ses aventures , né dans le duché de Nassau, le 5 janvier 1745, mort vers 1809. Il appartenait à la branche catholique de Siegen. Sa légitimité fut contestée, et voici pourquoi. Emmanuel- Ignace , son aïeul, avait épousé Charlotte de Mailty de Nesic. Celleci avait donné le jour è un fifs , Maximilien , dont elle cacha la naissance à son mari et qu'après la mort d'Emmanuel-Ignace elle fit réinscrire sur les registres de l'état civil , sous le nom de Nassau-Siegen. Le conseil auiiqne de Vienne avait refusé de reconnaître Maximilien en cette qualité. Le tuteur du jeune Othon s'adressa au pariement de Paris , qui , par arrêt du 3 juin 1756, prononça en faveur de îa légitimité. Le conseil aulique considéra cette décision comme nulle; il ne Tarait pas attendue pour disposer en faveur d'un autre des biens de la maison de Nassau situés en Allemagne. Frustré dans ses spérances, le jeune homme fut obligé de se