NASSAU — NASSAU-SIEGEN
faire par lui-même une position dans le monde. Il détiuta de lx>nne heure. Volontaire à quisK ans, ensuite aide de camp, lieuteDant d'idn. terie , capitaine de dragons , il quitta brtnqw. ment les armes pour accompagner BoogiiaTitie dans son voyage autour du monde ( 1766-1769). Comme lui , il eut part aux favears de la rase d'Otaîti ; mats ce n'était pas là de la gloire, il crut la trouver en pénétrant avec le cbeTaiiff d'Oraison dans les déserts de l'Afrique, et son combat avec un tigre donna on certain édat ï sa réputation de courage. De retour en Europe, il entra au service de France, en qualité (ie colonel d'infanterie. En 1779, il chercha en Tià à surprendre Tile de Jersey. L'Espagne étùt alors en guerre avec 1* Angleterre, et le siège «le Gibraltar attirait tous les regards. C'était m belle occasion pour le héros aventureux. A peine arrivé , il monta une des batteries flottaotes, imaginées par le chevalier d'Arçon, et il eut k bonheur d'échapper aux dangers de cette tentative désastreuse, où plus que personne il anit montré de l'audace. Le roi d'Espagne lui témoigna sa reconnaissance en lui donnant trois millions en cargaisons de navires, arecieiireTet de major général de son armée , et retoonst ses titres à la grandesse de première classe. Il an^ quarante ans, et sa réputation ne lui paraissait pas encore bien assise : il aspirait ardemment à de plus grands exploits. U voit une espérance de guerre au sud de la Russie;il!Vole^ Catherine II , bien disposée en sa raveor, loi donne le commandement d'une escadre destinée à agir contre les Turcs. Le succès répondit à son audace et à ses promesses, un peu présoiop* tueuses. Avec des galères et des hateaoip|its, il attaque, sur la mer Noire , la flotte du eapitanpacha, qui lui était bien supérieure, s'empare de plusieurs vaisseaux , met le feu aux autres, et dans deux ou trois combats de ce genre détruit entièrement les forces de mer qui lui étaient op posées (1788). Ces Tictoires furent géDérelK^ ment récompensées par Catherine, qui l'accueillit avec distinction à Saint-Pétersbourg. Il avait obtenu rindigénaten Pologne, et y avait contractera riche mariage avec Cluirlotte Godika, fille d'un vaïvodede Podiaquie. Le roi de Prusse, Frédéric Guillaume II, avait des vues sur Tbom et surd'aotrcs points de la Pologne. L'Imi^ératrice^qui h^ deviné, choisit Nassau pour en avertir les c»ar> de Vienne , de Versailles et de Madrid. £o n><^ 1790, menacée par la Suède , elle demandai sob vice-amiral de nouvelles victoires sur mer- ^; Nassau n'avait pas afTaire aux Turcs. Il ^^j^ d'abord la flotte suédoise sur les côtes de la Finlande, l'enferma dans le golfe de Viborg,et ^ crut maître un moment de Gustave Illt <pi'' avait en tète. Mais ce prince , par une attaqof inopinée , surprit Nassau , força sa ligne, cou^ six galères à fond , et lui lit perdre quarantequatre bâtiments (1790). Cet échec le refroidit probablement pour U gloire militaire, et il ces<^
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(le combattre au moment où la révototion française maogurait en Europe l'ère des prodiges en fait de batailles. Il passa son temps en voyages. Paul I<^r, qui lui témoignait peu de faveur, lui conserva néanmoins ses appointements après la mort de Catherine. A Tépoque du traité d'Amiens, (le Nassau vînt en France, attiré par le désir de voir de près Tliomme extraordinaire qui en si peu d'années avait fait de si grandes choses, (>t dont le génie et Tadministration en promettaient de plus grandes encore, il ne parait pas que de Nassau ait fait sensa^on à Paris, son beau temps était passé. Il ne sortit guère de la vie privée, it termina obscurément sa carrière. Deux écrivains ont parlé au long du prince de Nassau : le prince de Ligne , qui était son ami , et qui était très -susceptible d'engouement, en a laissé un i}rillant portrait; le duc de Lévis, dans l'ouvrage ([ue nous citons, en parie d'une manière plus tempérée et plus vraie : « Le prince de Nassau, «lit-il , connu dans toute l'Europe par ses courses «t ses exploits, avait commencé par faire le tour du monde. Il était grand et bien fait; mais sa physionomie était peu expressive , et son esprit ne la démentait pas. Ses talents étaient aussi médiocres, que son intrépidité était grande. Ses voyages militaires, si promi>ts et si rapides, ressemblaient assez aux courses des paladins ; et quand il arrivait de quelque cinq cents lieues, revenant de se battre ou y allant, on s'attendait à voir un chevalier de la Table Ronde ; il paraissait , adieu le roman ; sa présence désenchantait; point d'éclat, point de brillant, pas même de vivacité; son abord était froid, ses manières communes, et sa conversation plate. Arrangez tout cela. M. de Nas^u avait la plupart des qualités qui composent les héros : leur caractère entreprenant , une prodigieuse activité, Tamour de la gloire , et un souverain mépris pour la vie. Il a recherché les occasions de se signaler, et les occasions ne lui ont pas manqué ; et cependant il n'a laissé que la réputation d'un aventurier, et pendant sa vie il eut plus de célébrité que de considération. » Il ne sera pas hors de propos de citer aussi ce que le duc de Lévis dit de la princesse de Nassau , « grande femme mince, qui avait un reste de beauté, de l'élégance dans la taille, des manières nobles et polies, maïs plus d'imagination que de jugement, de l'esprit sans suite, et qui avec un grand sérieux racontait les histoires les plus étonnantes comme paKaitement rraies ». Mais il vaut mieux renvoyer au livre, et finir par une anecdote dont n'a parlé aucun biographe que nous sachions. — Le prince de Nassau avait rencontré dans ses courses de Turquie et adopté une petite fille grecque, nommée Pholoé, et lavait placée chez Mme Campan pour son éducation. Sa mort laissa la' pauvre orphelme sans soutien ; ce qui fut un titre de plus aux bontés lie Mme Campan, qui l'adopta comme l'enfant de son cœur. Le prince l'avait nommée son héri-
NASSER MOHAMMED
tière; et en 1814 et 1815 elle fut présentée à l'empereur Alexandre, qui s'intéressa à son sort. Un secrétaire d'ambassade parvint h s'en faire aimer, et l'épousa, ir parvint à faire rendre à sa femme de grands biens en Pologne et en Crimée, et l'orpheline devint une grande dame russe : caprice du hasard ou faveur de la providence.
J. Chamut.
(ouvres ehtMet du prince de lA^ne; b toI. In-s». — Dac de Léris. Souvenirs et portrait»; ud voL tn-8«. — Rabbe, Botejonn , etc.. Biographie de* Contemporaint. â;
NASSAU (Ernest db). Voy, Ermest.
N ASSAiJt Voy, Orange.
NASSE (Chrétien-Frédéric), médecin allemand, né en 1778, à Bielefeld, morten 1861 . Après avoir exercé la médecine dans sa ville natale, il l'enseigna de 1816 à 1819 à Halle, et ensuite à Bonn. On a de lui : LMchenôffnungen ( Sur les Ouvertures des cadavres ); Bonn, 1821 ; — Bandàuch der speciellen Thérapie (Manuel de thécapie spéciale); Leipzig, 1830; — Handbuch der allgemeinen Thérapie ( Manuel de thérapie générale); Bonn, 1840. Il a collaboré trèsactivement aux recueils suivants : Zeitschri/t fur psychische Aertzte ( Revue pour les médecins spirituallstes); Leipzig, 1818-1821; — Zeitschrift fur Anthropologie (Revue d'anthropologie) ; Leipzig, 1823-1827 ; — Archivfûr thierischen Magnetismus (Archives du magnétisme animal ) ; — Archiv fur medicinische Er/ahrung ( Archives d'expériences médicales ).
Son fils, ffermann, né en 1807, est professeur à la faculté de médecine de Marbourg; il a publié quelques ouvrages de physiologie; il dirige depuis 1835 les Untersuchungen sur Physiologie und Pathologie (Recherches physiologiques et pathologiques), revue périodique. 0.
Conversations-Lexikon.
NASSBR MOBAMMBD ( Mélih Ah), Sultan
mamlouk de l'Egypte et de la Syrie, delà dynastie des Baharides, né au Caire, en 1283, mort le 6 juin 1341, dans la même ville. Fils du sultan Kisawoun, il succéda , en 1293, à son frère aîné, Khalil el Aschraf. Les dix premières années de son règne furent agitées par des guerres sanglantes, tantôt contre des ennemis extérieure, tantôt contre des émirs révoltés. Vainqueur enfin de tous ses ennemis, il étendit son autorité jusqu'à Malatiah et Anah sur l'Euphrate, et conclut une paix honorable avec les Moghols. Il diminua les. impôts, protégea les arts, encouragea l'agriculture, éleva des ponts, des digues, et creusa plusieurs canaux, entre autres celui d'Alexandrie au Nil. Pour se procurer les sommes nécessaires à ses constructions somptueuses, Nasser dépouilla de leurs richesses ses émirs et ministres. 11 fut le protecteur et l'ami du célèbre historien Abouiféda, prince de Hannat en Syrie, auquel il avait confié la garde des provinces orientales de son empirç.
Ch. R.
Well, Gesehiehte der Khalifen. — M. Refnaud, Iniroânetion de la Géographie d*At)oal(6da. — Makrlzi, HiS' toire des Mamlouks,
NASSIR ED DIN-NATAJ-E
NAssjs ED DIX (AboU'Djafar Mohammed Khodja ben-Haçan al-Tliotai)^ astronome liersan, né à Thous, dans le Kborasan, en 1201, mort le 2& juin 1274, à Bagdad. Favori de Houlayou, il fut chargé par ce prince de iaconstruotion de Tobservàtoire de Méragba, dans l'Adzerbéidjaa, ainsi que de TinstallatioB d'une bibliothèque «t d'appareils astronomiques. Il resta à la tête de oes divers établissements jusqu'en 1271. Il constroisit des machnies hydrauliques propres à conduire l'eau sur le sommet des montagnes. Il a perfectionné plusienre instrumenta astronomiques. Ses principaux envragfs sont : Akhïak el Na98lr (en persan ) ou TmHé de morale, publié en extrait, avec une traduction latine, nous ie titre : Speàmen «iitimnU îibri ffasireddmi , qui inscr\bitwr Akhluk ghm tfe MoribtUy e codioe i>resdano edltnm, a Carol. Schier; Dresde, 1841,in-fot. (Nassir ed Din y a oMnbiné les idées de Plalon afeccclles<d'Aristote) ;
— Traduction per»anedu Tetrahiblon de Pio- Umée; et Traduction persane de VAlmaftste de Fioiémée (restées lottes deux ma- Buscriles); — E^djé itkhany (en arabe) on Tablât ilMitanienna (dédiées aux deux premiers Ukhans, on milans mo^iols 4e^en)t),L& Biblio- (iièqne érrii)ériale de Pans possède le manascrit de ces tables, faites par son fils Asyl ed Din, ainsi qne le meiileiir uommentaire ( en persan), cehjt deOliah Choignin. On n'en a fait jusqu'à présent qfoe des extraits latins, sons le titre Tabula: geographicm (des longiludes «t latitudes, par J. -Greavea); LeyAe, !6*S, («-%•, et Londres, 1652, tn-4*. Cette dernière édition fonne te vol. VII de l'on^rage de Hodson : GeoçrapM grwd minores. Ifasair ed Din a encore ti^duit en arabe lea É'kmente de Géométrie d'Euclide, Cette traduction a été imprimée; Rome, 1594 , in-4*, et Lon<ireB, 1657, in-rol. (édition due à Greaves). On peut oomparer un petit traité fiar J.-C. Gartz : De interpretibm et explanatoribus EucMis «roMcis $ckedàasma kigtori- €%pm ; Halte en Saxe, 1623 , Ib-4*. Cà. Rua.
Jourdain, Mémom sur le* Oàterratkmt ie Ueragha,
— Histoire deTaa^onomie du mtvaa afe, — Hammer, liUUire âe 4a itU&rature arabe.
XÂTAUB (Jérdme), en Mia ffaMit, je* sitite espagnol, né à Majorque, en 1507, mort à name, le 3 avril 1586. Ami intime d'Ignace de Loyola , il entra dans ta Compagnie de Jésna en octobre 1545. Apnès avoir reaipli diverses misâions au cdncHe de Trente , en Afrique et en Sidie, où 11 établit à Me^sme on collège d'ans leqael fl professa la tiiéologie ti itiébnen, Jérdrae fit profession, ie 25 mars 1552, et avec le titre de commissaire il fiit «diergé parle fondateur de son «rdpe de primnlguer en Sicile , en Portugal «t en Espagne les oonstitiltiotts de te Sooit^. Lf 1** novemire 1554, ses «oont^nes le donnèrent pour 'Vicaire général à Ignace de Loyola. Le pape Jttles lit le désigna Tannée suivante ponr accompagner à ta diète d'Augstxmrg le cardinal
Jean de Morone, lég^t du saiot-siége. Le 19 jnia 1 558, après avoir déctioé le ijénéraUit de la Ctsh pagnie, qui fut donné A Layneai, il Xat neoMpé assistant de GormanieftdeFraaceyetcntrefmtdtfu l'intérêt de l'ordre diverses BMssioos en Espace anprès de Philippe II, en France et en All^ magne. En mars 1566, il «ootintéoeniiqieiDeiit devant la diète d'Angtbourg les droits de TË^se et du saint-ftiége , et à son relour à Bone, solliciia comme vicaire ^néral de François 4e Bar- ^a la confirmation pure «t simple de l'iostiliit d'Ignace, auprès de Grégoire XUL Ëofia, «^ passer quelques années eâ Flandw, oeil coaucra son temps à l'onvrage par ieqnel il «t principalement connu , et qui est fort redienbé des anaateurs, à cause des i^avnraa daot il fi orné. Cet ouvrage a pour titre : Jedmdelma et medUatiùnes in Svangelia qum m teenumct>o miês^ êoerifieio toêo anno la^ter, cum ^orumdem Mwa^gehorum conoardaatii bàiiorix integrUaU sufficienti. Acoaùt et <i* dex Msteriam ipsam BvamgeUcaM m ar<ânem iempmis vUm Chritti dUtnbuen»: io* vers, 1594« in-foL, titre «rave, pp. SK. Cd ouvrage, dont le prin eat encore fort élevé dm les YeaUes^eatonaéde 153 magnifiques piaachn gravées sur enivre par Jérôme, Antaiae cl im Wieri&,«t Adrien Collaért, d'après Ifs demi de Martin de Vo6 ot de Bernardin Paiaai<Mte première édition est préférée povUbeaalédes épreufiet à eeMea qni ont élé frites i àireR* 1^96, A Anvers et à Mayenoe, 1607,iD-fi»^ On traove quelquefois séparément les fkmàa de cet ouvrage avec le frontispice gravé, àâé'k l5Mi. pes gravores, copiées «t gravées nr ader, ont servi à iUiistr«r nne V4e de Jétwf-^^^» par rabbé Brispot; Paiit, 1853, 2 vai.iB-M^ en tète de laquelle on trouve me Aa(itt mt Natatti et TexplioatM» des gravures par ïi^Kt de cet article. On n «nssi de J. Natalis : SOolimén Constitutionee et Declaratioms tndi Patrie noetri içnatii et admonitiotm pn superiaribusy ms. oonsen^ dans la }M^ thèqoe 4e l'ordre à Rome. H. F.
R. FlMTBtft, IfoUee mirteP. Jér&me f/OalU, Mol». et isse, la-s», M p^
XATALB ( Tomma$o)y marquis oe MoiniBa-
SATO, puèlioiste italien, né en 1735, à ftlenn^i
où il est mort, en 1819. Il remplit dansaso pt^
diverses fonctions puUiqoea. Ses études ftireaC
pardeulièr^ment drrigfos vei« la pbilaAphie, »
droit et la légM«tion criminelie; il était an»
bon iMlléaâate et cnttlvaît la poésie italieDoeivee
succès. D'iittmeur anturellement mébnmiifi^f
il passa k pins grande partie de sa viedns»
retraite , et ce ne fut que sur les instancei ra-
térécn de ses amis qu'il te décida à livrer aei
OMivres 5 l'impression. U a pnUié en italiea : u
PkUoeepièie de Jseibnii; Palerme, 175A,t»-'^'
poèoae didactiqvc d<>dié A f académie de LcipiiS
et qm lut prohibé en Sicile à cauaed'an p»^
où rerrenr est repréoeotée m» la fi^ ^^