‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 56 sur 110 · NAUDÉ — NAUDET · texte numérisé non relu

NAUDÉ — NAUDET

losophiques publiées dans ce siècle; Berlin, 1699, 2 Tol. iii-8«; ^ La souveraine)PerJection de Dieu dans ses divers atirihuts et la parfaite Intégrité des Écritures prises au sens des an» eiens rif ormes ; Amsterdam, 1708, 2 vol. in- 12 . cet ouvrage est dirigé contre Baffle; mais Naodé n*y ménage pas Leclerc ni Jaquetot, adversaires de ce dernier. Expliquant Torigine du mal dans le monde d*après le système des snpralapsaires, il se laissa entraîner par son ardeur tbéologique à cette conclusion que Dieu est Fauteur du péché ; il est vrai qu'il ajoute comme correctif qu'il l'est saintement. Attaqué viveroent dans une brochure intitulée : Lettres à M, sur le traité de La souveraine Perfection de Dieu , il répondit dans Tonvrage suivant ; — J?ecttéi/ des objections qui ont été Jattes 'contre le Traité de La souveraine Perfection de Dieu, avec Us r^ponies ; Amsterdam, 1709, in- 1 2 ; — Grând/icAtf Untersuchung der mystischen Théologie ( Examen approrondi de la théologie mystique) ; Zerbst, 1713, in-12; — Examen de deux traités nouvellement mis au jour par M, de La Hacette ; Amsterdam, 1713, 2 vol. in-12. fCaudé, qui, selon Texpression de Cbaufepié, « s'était constitué le défenseur des systèmes théologiques les plus durs et les plus outrés », accusa La Placette « d'avoir exercé son éloquence et son art de bien dire à vomir contre Dieu des blasphèmes qui sont tels, qu'il ne peut y en avoir de plus outrageants contre lui dans les abîmes de l'enfer »,et il adjure son adversaire « de ne commettre plus cette horrible faute, à moins qu'il ne soit tout à fait un démon Incamé ». Le crime épouvantable du célèbre moraliste réformé était d'avoir attribué une faible part à l'homme dans l'œuvre de son salut; — Theolog. Gedanken ûber den Bntwurf der Lehre von der BnchaffenheU und Ord^ nùng der gôttUchen Ralhschlùsse ( Pensées théologiques sur là nature et l'ordre des décrets divins ) ; 1714, in 4®; — Anmerkungen ûber einige Stellen des Osterwaldischen Tractats von den Quellen des Verderbens und seines Katechismi ( Remarques sur quelques passages du traité d^Osterwald sur les sources de la cormption et de son catéchisme); Berlin, 1716, jn-4*' ; — Réfutation du commentaire philosophique; Berlin, 1718, in-12. Naudé combat fortement la tolérance et soutient que les orthodoxes chrétiens ont raison d'être Intolérants; — Traité de h Justification ; Leyde, 1736, ln-12 : ouvrage |iosthume. Naodé laissa plusieurs ouvrages inédits, dont les manuscrits furent dépotées après sa mort dans la bibliothèque do collège de Joachim. M. N.

Bibtioth. çermaniq., t XXXVI, p. tlT et tulv. - Chau^ fepië, lYouv. Diction, hist. — H«ag, France protest. — Nlcaron, Mémoirex,U XLI.

racmA ( Philippe ), mathématicien français, fils du précédent, né le 18 octobre (1) 1684, à

(1) U 18 décembre, d'après Fomey.

Metz, mort le 17 janvier 1745, à Berlin. Il éUt encore au berceau lorsque ses parents remoKnèrentâvec eux à l'étranger. Desliaé aa ministère évangélique, il fut élevé au collège de Joachim i Berlin, et poussa asse?. loin ses études; maison fonds de timidité naturelle et une prédiledioD marquée pour les mathématiques l'éloifinèreBl de la carrière pastorale. Ses progrès furent si rapides qu'il fut jug^ digne de succéder à ioo père à l'académie des arts (1707 ) et su collège de Joachim ( 1708 ) ; il y professa le« mathématiques jusqu'à la fin de ses jours. Il fut i>iisis en 1711 dans l'Académie des sciences de Berlio et en 1738 dans la Société royale de Londres. D'après le témoignage de Furmey, c'était bb homme de mœurs irréprochables et d'une probité reconnue. Il a communiqué aux Mixd' lanea Berolinensia cinq mémoires sur des problèmes d'algèbre et de géométrie, et il a laissé n manuscrit un Commentaire sur les Phncipa de Newton ainsi que diverses pièces sur toutes les parties des mathématiques, en 3 vol. ia•4^

Un de ses frères, Roger- David NADoé^nélr 29 juin 1694, à Berlin, où il est mort, le 30jiflTier 1766, d'abord pasteur de la Frederik&tadt, pais principal du collège français, eut la réputation d'un théologien savant et d'un littérateor habile.

On doit à un autre Naudé, réfugié prolestaot à Londres, une traduction française de ïffatoire du Japon deKœmpfer (La Hayt. 1719, 2 vol. in-fol.). P- L-

Forme j. Éloge* dei aeadémieienB de ««rfii,!.»"- - Nouvelle Bibliotk germanique, V. - Cluak^e, ffonveau Diet, hi$t. — Miceroo, Mémotru.

NAUOBT ( Thomas 'Charles ), peintre fi»çais, né à Paris, en 1774, mort let4jii»i»«« 1810. Il était fils dHin noarchand d estampes, qm lui fit étudier la peinture chez Hubert Bobot peintre et dessinateur des jardins royis^. ^* gentilhomme danois , Brunn Neeigard, i*«y^ pris en affection, l'emmena dans les vm^) voyages qu'il fit en Europe. Naudet y reowllit un grand nombre de vues et de copies précieo^ qui servirent à Brunn fCeergard pour la \^ cation d'im Voyage pittoresque et hiiiof^ dans le nord de C Italie , avec on le^te aplicatif (Paris, 1812-1813, in-fol. ). Maisleconh mencement seul de cet ouvrage pot paraître; a fut interrompu sans doute par suite de la niort de Maudet. Cet artiste a exécuté aussi les dessins des planches de la Description du défCPtement de FOise, publiée en 1803, par Loo? Cambry , préfet de ce département G. ne F.

Journal dei âtU, n Jafllet laio.

Il A roBT ( Jean - Baptiste-Julien- Marctl ) . acteur français, néà Champlilte(FraocljfrCwnt*.le 14 mai 1743, mort à Passy (Seine), en jmn 1830. Il prit d'abord l'éUt militaire, qu'il qwtu après quelques années pour entrer au lb<4'f«- Une bonne éducation, on bel organe, on Physique imposant étaient des éléments certains»; succès ; aussi débuta-t-il avantageosement » ThéAtre-Français, en 1784. U y fut bi««^ ^

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