NATTER — NATTIER
a (kmné dMs so» Traiié dês pitres ^avée» une liste considérable, mas iacomiilète, des travaux de cet artiste. K. •
NATTiBR {Jtan-Mûrc), peintre françafs, né le 17 mars 1685, à Paris, où il mourut, le 7 septembre 1766. Son père, M^uvlfattier, né en 1642». mort le 24 octobre 1705, peintre de portrait de quelque réputation, fut reçu membre de TAcadémie royafe de peinture, le 27 juin 1676. Sa mère, Marie Conrfois, étève de Le Brun, débuta dans les arts avec succès en peignant la miniature; mais sa carrière fut interrompue de bonne heure. A f âge de vingt-deux ans, elle devint paraijrtique. Jean-Marc ffattier eut nn talent précoce : à quinze ans il remporta le premier prix de dessin de l'Académie. jy>uvenet, son parrain, sollicita pour lui une place vacante à Pacadémie de France à Rome; mais le jeune lauréat préféra restera Paris et user de la permission quil avait obtenue de dessiner, pour les faire graver, les taMeaux de la galerie de Rubens au Luxembourg ((). En 1713 il Ait reçu membre agréé de TAcadéraie. Deux ans plus tard, cédant aux instances de l'envoyé de Pierre le Grand, à Paris, il consentit k se rendre à Amsterdam , d'où il devait passer en Russie k la suite du czar. Mais étant revenu à Paris après avoir fait le portrait de Vimpératriee Ca^A«rt7i6etnntabfeao représentant la Bataille de PuUawa^ \\ revint sur sa détermination première, et ne put se décider à quitter son pays. Nattter avaft partagé 1 engouement presque général pour le système de Law. La déconfiture <le la banque et la perte d'un procès de famtlte assez important le laissèrent sans autres ressoarees que celles quit pouvait tfrer de son talent. A partir de ce moment il se mit à peindre phis particulièrement des portraits, et se fit promptement une grande réputation en ce genre. H peignit tous les personnages marquants de son temps, et parmi eux le fMt' réchal de Saxe, dont le portrait est aiijpnrd'hQi au musée de Dresde; ^impératrice Mûrie-' Thérèse, maintenant au musée de Bruxelles; ta reine Marie Leekzinska; mesdames Henriette et Adéledde, filles do ror, qui figurèrent au salon de 1758 et sont au musée de Yersailles; le DaU' phin ; la Daupfiine; mesdemoiselles de BeaujotaiSf de Chartres, de Clermont ; elc. te chevalier d'Orléans, grand prieur die France, le chargea d'achever la décoration, commencée par Raoox, d'une des galeries de son hôtel, et loi dbnna un logement au Temple. A la mort dti
0) « Ces dessins, fattâ, dit Sfartelte, »vee beMomp de soin et de propreté, mais d'une manière si froide et s) fort élotKnéedecelledu maître flamand, que les estampes, qui fureol gravées par ee qua nous avinn» de melHeura graveurs n'ont donné que les composilloas ci nltn d« véritable caractère du peintre. » Ces deattln» furent achetés par l.aw en 17tB, pour le prix de 18,000 livres. Pendant quelques années un ne sut ce qu'Us étalent devenus; nais tk rcparureat à b vente du cabinet Gak'naL Les planches des gravures qui en ont été faites sout actuellement à 11 chalcographie du Louvre.
chevalier, le prince de Cont! fit vendre au profit dt l'ordre de Malte tous les tableaux et aolrei objets ayant appartenu an graad-priear. Ratfis, touché devoir vendre, sous ses yeux et à Veocm, des tat>leaox qui lui avaient cottté <let soms e( des travaux hidnis, y mit l'eKhère» et les ncbeta (t).
Autant le début de sa carrière avaft été bril lant , autant ses dernières années fbmit remplies de chagrin. « Bien avant que ^'ètre hors d'état de poovofr toucher le pinceau, il fht malheureux. La guerre, le fléau des arta» Pmeoestance du public, h goût de la nouveauté, Itiot se réunit pour hri faire éprouver le phis triste ainadon. A cette grande aflltience à laquelle il éCnl accoutumé succéda une désertion preaqw ta* tafe; enfin, il ne lui re^ plus die ses grande occupations que quelques ouvrages à Ihûr pour la cour commencés, dans des temps plus beareux (2). B Aux chagrins quil ressentit de Fabandon du pu|)lic et de ses anciens protecteur» vint se joindre une douleur plus grande cncocc Son fils donnait les plus grandes espérances;!! l'avait envoyé en Italie pour achever ses éfaides de peinture. Six mois après son arrivée à Book, ce jeune homme se noya en se baignant dans le Tibre. Les trois filles de Nattier avaient épousé, deux d'entre elles les peintres ChalleetTocqué» la troisième M. Brochier, secrétaire d'ambassacie. Réduit k un état voisin de la misère, re&seolanl les premières atteintes du mal qui le rétint aa lit pendant les quatre dernières années de sa Tîe, Nattier fut recueilli par son gendre ChaHe, dtn lequel il mourut. Il avait été éhi membre de FAcadémie le 29 octobre 1718, sur U préseatatiaB d'un tableau de Phihée et sm eompagnmu pétrifiés par te/fet de la tête de Medvse^^ fai: atijourdliui partie du musée de Tour». Le 26 mars r746 il fut nommé profesi^eflr. Les galeries du Louvre possèdent un seul de aa tableaux; mais pîusieurs portraits de loi onMst le musée de Versatiles. Il exposa anx tSSféndU salons de 1737 à 1763.
Jean- Baptiste Nattier, peintre dliistoir . ftère atné du précédent, fut reçu à TAcadéimek 29 octobre 1712 y sur la présenlatran d'oo lableau de Joseph sollicité par la femme et Putiphar, Compromis dans le scandaleux procès de DeschaufEbur (3), enfermé à la Bastille et prêt à subir une peine infamante» il écbapfit au sort qui le menaçait en se donnant la mort. Le 27 avril 1726, il se coupa la gorgf dans a prison avec un de ces oouteaax sana tranduBt,
r (1) jtbréçé delà vie de M. NaUier, peintrt «t pnfetteur de l'jtcadémié ro^aU de peùiÂmw «I lU toiture» par M*« locquA. ta ilie, la «b séim» da r^S' demie» en Cèrrier iTtl.
(1) Ibld.
(9) Voir sar raccasaUon da crloBe de ■odoatia p«l^ contre DescbaufTour, NatUer et autres : Mmrital de Bar bler (éd.. 1817, I. kU\\ lea Mélange» àmariva if BoUJourdain (1801. II. 886 ) ; Lettre <te Voluicc 4 D'pgental ( 10 mars 1716 ) ; iléc£toiinaire Ucle Amour tœratiqne ; etc.
509 NATTIER — NAUBERT
qui senraft à owrrir les bnttres. La eondainnt-
Uon de rCattîer entratoa sa déehéance de membre
dé TAcadémie, et «m taMeaa de réception iîit
rendu à aa famille. H. H— h.
A^Êfed€ario de MMrtette et Bocwmento, d»M le» Arehivetde VaHfrançai», — P. VUlot. Notice d§g ta- NêOMX dm Lmmn. - JMfio<r»f v»/6dU9^ et» Mtnfrr» de tjicad. de peinture.
JiATUBKL iPierre)^ historien français, né en 1602, h Châlo»8Hr-S8âDe»où il est mort, le 9 décembre 1583. De famille noble » il fut soccessivement chanoine et chantre de la cathédrale de Châloo, grand vicaîre et officiai de cinq évéqoes, archidiacre de Tournas, trésorier du diocèse de Langres , et priear de Saint-Julîen-en- Gérais et de Beaone-la- Roche. Il a laissé deux ouvrages estimés , et souvent cités par les aateurs bourguignons, Hisioria ecdesia Sancii- Yincentii Calnlonensis et le Cartulaire de Saini'Marcel'lèS'Cbdlon; ce dernier est à la
Bibliothèque impériale. P. L.
PaptUoo. Bibt. des auteurt de Bourgogne, II.
KATZMBR {Dubislaw Gnéomar de), général prussien, né le 14 septembre 1654, au château de Gutzmin,en Poméranie, mort le 13 mai 1739. D'une ancienne famille originaire de Franconie, il entra en 1674 comme volontaire dans le régiment du prince Maurice de Nassau, et fit la campagne de Flandre. Fait prisonnier à Piéton, il fut conduit à Reiras. Remis en liberft, il s'engagea en 1675 dans un régiment de Suisses en garnison à Arras. L'année suivante il assista an siège de Maestrtcht. En 1677 il entra dans Tarmée de son souverain^ l'électeur de Brandebourg, comme lieutenant de dragons, se disrtingua dans la guerre contre les Suédois , et Ait noiiuné en 1680 capitaine d'état* major. Ayant reçu deux ans après le titre de gentilhomme de la chambre, il prit bientôt en aversion la vie de cour, et obtint de faire partie du corps auxiliaire envoyé par Télecteur en Hongrie contre les Turcs. A son retour il fut nommé en 1687 aide de camp général de ce prince, dont le successeur, Frédéric Ii^ le maintint dans cet emploi en 1687 et lui donna le commandement des mousquetaires allemands. En 1688 il fit partie du corps envoyé au prince d^Orange, pour seconder sa descente en Angleterre. A son retour il fut pris par un corsaire français et gardé plusieurs mois à Dunkerqoe ; il parvint h s'évader, et se rendit à Berlin. En 1689 il accompagna Télecteur sur le Rhin; sa brillante conduite à la prise de Bonn lui vahit le grade de colonel ; pendant les années suivantes, il assista aux campagnes contre la France, et devint fQénéral roajor de cavalerie à la paix de Ryswick. En ITO}* Il contribua beaucoup à la prise de Kaiserswerth, et alla rejoindre en Flandre l'armée de Mariboroogh. En 1703 il fut envoyé Htir le Danube; il se distingua à la bataille de Hochstedt, où il fut dangereusement btessé. Promu an grade de général lieutenant, il se signala à la bataille d'Oudenarde et à celle de Itlalplaquet, où il commandait le corps entier
des Prussiens. Après la parx d*Utfe(.*ht , il Tut chargé d'organiser le régiment d» g^ns^d'armes» ' qui rendit taalf de services dans les gverres sut^ vantes; en 1715 il assista an sîége de Stralsond, et fbt peu de temps après mis à- la tête de toute la cavalerie. Le roi FrédérJe-GoillaDme tenomma en 1728 général feldi-marécM. Ait milieu de la vie des camps, N^tamer avait g^rdé on
goût prononcé pour les lettres et fes sciences. O. Panlt, Uben grouer MeMm, t WUL <- HlrMàloft iJandbueh»
NAV (François), poète t^ançais^ né vers. 1715, à Paris. Il est auteur d'un asiez giand nombre d^écrits en prose et eo vers , parmi les^ qnels nous citerons : Les Dieux protectettrs dt la France^ opéra; Paris, 1744, in-4o ; — Ésofte au eiliage, op. com.; Paris, 1750, ar^c Valois d'OrviUe;— Iphis^ou ha filiê ave garçan^ op. eom.; Paris, 1757, hi-12; — la Grippe, com. épisodiçue ; Paris, 1766, in-8' ; — Poésies diverses; 1747, in-12 ; — Recueil de poésies saintes; Paris, 1747, iiiri2;— Le Nostradamus moderne^ ou les oracles chantants; Paris, 1757, in-12; — Le Bouquet de VamUié et du sentiment; Paris, 1769, in-8o, avec Catl> ].ean. On doit encore à Naa plus de quarante almanacbii chantants, notamment tes Fables de La Fontaine H de Phèdre, mises en taudetilles. P.
Sabatler. Mm troie Siècles lUUn.
■AU (Michel)^ missionoaire français, né à Paris, ea 1631, mortdanslamâme ville, le Smars- 1683. Fils d'un reoevenr général des finance», dont le père avaii reçu de Henri IV des lettres de noblesse, il entra che4 les Jésuites en 1656, et ses sapérieurs, après hu avoir confié la direotioa des études des deux princes de Longpieville, le destinèrent aux missions^de L'Orient. U parcourut la Mésopotamie, la Syrie, la Perse et rvménie, où son zèle et les converaîoiH qu'ii opérait soulevèrent plus d'une fois eoatre loi lesmusulmans. Épuisé de forces, U revint en France en 1682. On a de lui : Voyage nouveau de la Terre Sainte, enrichi de plusieurs remarques servant à l'intelligence de la sainte Écriture; Paris, 1679 et i7oa, in- 12; livre tout à la fois curieux , édiliaot et utile ; — Bcclesix Romanss Grxcxqus vera ifjlgies et consensus, ex varOs tum recentitnis, tum OMtiquis monumentis. Accessit religio christianacontra Alcoranumdefensa ; Paris, 1680, iii.4'*;^ VÉlat présent de la religion mahométane; Paris, 1681, 1685, 1687, 2 loL in-12, traïkction étendue du livre latin précédent H. F.
Moréii, Uut. km. - MM. des Éanvatus de ta Com». de Jésus. '-> Jtmmal des savants, i8Si.
NAU. Voy. 0L0NN41S (L*).
RAVBBET ( Christine- Bénédicte- Eugénie) , romancière allemande, née à Leipzig, le 2 janvier 1757, morte dans cette ville, le 12 mars 181*. Fme du médecin Hebenstreit , elle reçut par les soins de son père une excellente instruction, supérieure à celle qu'on donne ordinairement aux
NAUBERT — NAUCYDÊS
femmes. Veove d'uQ médecin de Leipzig , elle épousa en secondes noces un commerçant de Naumbourg. du nom de Naubert; elle vécut trèsretirée, très-attentive aux affaires de son ménage. Elle trouva néanmoins le temps d'écrire un grand nombre de romans , la plupart historiques, qui eurent à leur apparition un très-grand succès; elle les pulilia sous l'anonyme strictement gardé jusqu'en 1817. L'année suivante, elle fut frappée d'une maladie qui la priva de la vue et de l'ouïe. On a d'elle : Wallher de Montbarry; 1786; — Thécla, comtesse de Thurn; Uipzig, 1788, 2vol. in-8* ; — Hermann d' Unna ; Leipzig, 1788, 2 vol, in-8% •— Elisabeth de Toggenbourg, traduit en français, aindi que les précédents; — Neue Votksmaehrchen der Deutschen (Nouveaux Contes populaires de l'Allemagne); Leipzig, 1789-1792 et 1839, 4 Tol. in- 8**; — Conradïn de Souabe; ~~ Gebhard de Waldbourg; — Eudoxie;-- Walther de Stadion; — Rosalda; Leipzig, 1818, 2 vol. ; — Alexis et Louise; Leipzig, 1819 ; — Turmalion £t Latorla; Leipzig, 1820; — Ic/s/c Original- /romane (Derniers Romans originaux) ; Leipzig, 1827, 6 vol. O.
Scbindd, Deutsche SchriftteUtrimnen, t. II. M AUCBB ( Jacques- Louis ), médecin français, né au Vigeots( Limousin), le 18 mai 1776, mort à Paris, le 5 juillet 1843. Ses ancêtres, médecins aussi, étaient originaires de Franctie- Comté, on ils portaient le nom de Goyon. Ils vinrent habiter le Limousin vers 1555, et se distinguèrent dans leur art. Lui-même fit ses études à Paris et y fut reçu docteur. Partisan du galvanisme et •de ses lx>ns efTets en médecine, il fut l'un des fondateurs de la Société galvanique, dont il devint président. Il fut aussi successivement médecin de l'Institution des Jeunes Aveugles et membre de la Société de Médecine de la Seine, de la Société royale des Sciences de Pari% de celle de Gênes, etc. Il créa en 18031e Journal du galvanisme, de vaccine ^ etc., et remporta en 1823 le grand prix accordé aux plus dévoués propagateurs de la vaccine. Il mourut d'apoplexie foudroyante. On a de lui : Nouvelles Recherches sur les rétentions d^urine , par rétrécissement de Vurètre et par paralysie de la vessie j suivies de Remarques sur la gravelle; Paris, 1801, 1803, 1806, in-8'*; — Pyrétologie mëlhologique de Selle, trad. du latin, avec des Notes de Chaussier; Paris, 1802 et 1817, in-8*; — Mémoire sur la manière dont les substances résineuses agissent dans l'économie animale, à la suite des Végétaux résineux de Duplessy; Paris, 1803, in-fol.; — — Des Maladies de la vessie et du méat uri^ naire chez les personnes avancées en âge, 1801, 1806, 1810, 1819, in-12; — Traité des maladies de V utérus ou de la matrice; Paris, 1816, in 8*»; — Des Maladies propres aux femmes; Paris , 1829, 2 1. in-8'; ^ de nombreux arlicles relatifs au galvanisme et à la mé-
decine dans plusieurs joamanx» reeoeiU oq dictionnaires scientifiques et surtout dans la Bibliothèque ophthalmologique du doctenr GaiDé (1820-1821). L— I— E.
Biographie moâeme (ISM). - Qaénrd, La Fmtt littéraire.
NAOCLBRrs {Jean"), chroniqoeor alleman), né en Souabe,dans la première moitié du qntnzièfDi siècle, mort vers 1510. Il était de la famille dtf chevaliers de Vergen. Reçu do<^enren tbéokciif et en droit, il entra dans les ordres , fut précepteur du duc Eberhard de Wurtemberg, deviol en 1450 prévôt de l'église de Stnttgard , et foi appelé, dix ans après, an même office à celle do Tubingue. Le duc Eberhard le nomma eosnitr à une chaire de droit canon à l'université de Tobingue, dont Nauclerus devint en 1477 reetnir et plus tard vice- chancelier. Nauclerus a écrit une Chronique du monde depuis la créatk» jusqu'en 1500, précieuse par les détails qu'elle contient snr les événements dd quinzième «ède; elle a paru sous le titre de : Memorabiliuu omnis «tatis et omnium gentium chronid commentarii; Tubingue, 1501, in-fol.; ooe nouvelle édition avec une continuation par 5r. Basel fut donnée à Tubingue, 1516, 2 vol. infol.; la Chroniqtie de Nauclerus fat aossi publiée î Colo}ine, 1544, 1564, 1509 et t614, infol. On a encore ^e Nauclerus un Tractatus de stmonia; Tubingue, 1500, in-4". O.
Adaoïl, ^ilte philoiophontm. * n.-G. Moller,l)« A'auclero (Altdoff, 169T. 1d-4«). — Bock, GearAicUtder t7ii»venitât TOàiagen. — FUchlln, Memorim tktologorm» wurtemberçentium,
RAiTCEATÈs d'Erythrée (Noux&dnK "Epv- Opaloç), orateur grec, vivait vers le milieu du quatrième siècle avant' J.-C. Il est mentioaof parmi les orateurs qui conooumrent pour le prK proposé par Artéftiise pour la meilleure oraison funèbre de son mari Mausole. Disdple d'isocrate, il défendit les principes oratoires de son maître et les défendit dans des écrits sur la riiétorique. Nous savons par Quintilien qu'il appliquait k mot oràaïc {état de la question) à la considération d'un cas sous son aspect le plus général. A l'imitation d'isocrate, qui avait écrit des modèles de discours politiques et judiciaire», il oonoposa des modèles ( aujourd'hui perdus )d'oraisoB!^ funèbres.
Il est deux fois question dans Eustathe éun commentaire d'Homère par un sophiste Nan* cratès d'Erythrée qui parait être le même (fnf le disciple dlsocrate. Y.
Snldat, «01 rooU Isoeratei et TkêodeHes. — CicéroB. De Orat . III, 44. *- Quintilien, Itut. prtU^ III, I. * Derfjrs d'HaUcarnanie. vol. 11, p. It, édlt Sylboif. ' f*brtclus, Blbliotheca grmca^ vol. I, p. 4Si, SiT.
NAUCTDÈs (Nonix^,;), Statuaire grec. iîl« de Mot bon, né à Argos, vivait vers 420 avul J.-C. Il fut le frère et le précepteur du second Polyclète d'Argos. 11 fit une statue d'or et dlvoin' à*Hébé, laquelle était placée à cOté de la célèbrv statue de Héra dans le Héneum, près de .M>oènes , une statue de bronze d'iïf eate et pls-^
51S NAUCYDES — NAUDÉ
sieurs statacs d'athlètes. Taiien mentioiuie de lui Qoe statue de la poétesse Erinne. Pline, qui lui assigue pour date la 90* olympiade, mentionoe de lui un Mercure JMcobole et un Somme sacrifiant ui\ bélier. Outre son ffère Polyclète, Kaucydès eut pour disciple Alype de Sicyone. Y.
Panianlss, II, n. « ; VI, 6, S» 9. -• Tatleo, Âdv, Cr«pcos, 51. - PUne, OUt, nat^ XXXIV, ». -^Thlcwcb, Bpoehen, p. l»S, i», Ml, 181. - SllWg. CaUxl. ar^f.
VJktDÈ (Gabriel), célèbre l»bliographe français, et Tun des hommes les plus Instruits de son temps, né à Paris, le !•» (L. Jacob et Tomroasini), le 2 ( Gui Patin), ou le 3 ( P. Hallé) février 1600, mort à AbbeviUe, le J9 (Niceron et Colletet). on le 30 (Paliniana) juillet 1653. Naudé, après avoir achevé avec succès sa philosophie, commença réhide de la médecine, et c'est aux cours du célèbre Kené Moreau qu'il se lia d'une intime et Inaltérable amitié avec Gui Patin. Dès sa jeunesse (a tenera êstate, P. Hallé, p. 2), Naudé avait montré une vive passion pour les livres ; il put la satisfaire de bonne heure^ car il entrait à peine dans sa vingtième année quand le président deMesmes lui donna la direction de sa bibliothèque. Naudé dut pourtant abandonner bientôt une position qui ne lui laissait pas le temps de suivre ses études médicales, et il alla en 1626 les terminer à Padoue. La mort de son père le. rappela à Paris, et en 1628 laTaculté de Médecine le- choisit pour prononcer le discours de clôture des examens et l'éloge des nouveaux licenciés. Ce discours, où l'andenneté et la gloire de la Faculté (De Àntiquilate et dignitate Scholx mcdicx Parisiensis) étaient développées avec une véritable éloqutace, attira les yeux sur son auteur. Le savant Pierre Dupuy le mit alors en relation avec le cardinal Bagni , qui remmena à Rome et lui confia sa bibliothèque. Naudé n'avait sans doute pas dit encore un adieu définitif à sa première profession, car en 1633 il fut nommé médecin de Louis XIII, titre d'ailleurs purement honorifique. Désormais c'est l'étude des livres qui va l'occuper tout entier. Il resta dou7« ans cliez le cardinal Bagni ; à sa mort (24 juillet 1641), il devint bibliothécaire du cardinal Barberini , neveu du pape. Cette même année , Richelieu avait ordonné d'imprimer au hoMvre Vlmiiation de Jésus-Christ ; de nombreux avis et de nombreuses rivalités se trouvaient en présence, relativement à la question de savoir sous quel nom d'auteur ce livre serait publié. Dom Grégoire Tarisse, <,énéral des Bénéftictins de Saint-Maur, intrigi^ait pour le faire attribuer à Jean Gersen, qui était bénédictin. Tarisse se fondait sur l'autorité de quatre manuscrits qui étaient à Rome; Richelieu voulut les taire examiner, et Naûdéfut chai'gé de ce travail. Ses conclusions furent contraires aux faits avancés par Tarisse; et son mémoire tomba entre les mains du P. Fronteau , chanoine régulier de Sainte-Geneviève , qui naturellement faisait honneur de V Imitation à un génovéfain ,
iroOV. BIOCR. CÉSiA, — T. XXXVII.
Thomas A Kompîs. Fronteau publîa le mémoire de Naudé , et celui-ci se vit aussitôt assailli par toute la congrégation de Saint-Maur. Robert de Quatremaire et Valgrave écrivirent contre lui et l'accablèrent des accusations les plus odieuses. Ils prétendirent d'abord qu'il avait falsifié les manuscrits qu'on l'avait cliargé d'examiner^ puis ils l'accusèrent d^avoir été corrompu par les Génovéfains, et d'avoir reçu un prieuré pour prix de ses mensonges. Naudé repoussa ces calomnies dans plusieurs écrits, auxquels ses adversaires répondirent en renouvelant leurs injures; il se décida enfin à s'adresser à la justice, et ce singulier procès, après avoir fourni aux avocats une abondante matière à plaisanterie», ne reçut de solution définitive que le 12 février 1652. Mais Richelieu n'avait pas attendu longtemps pour donner gain de cause à Naudé; et au commencement de 1642 il l'appela à Paris, voulant en faire son bibliothécaire. Sa mort, arrivée quelques mois après, laissa Naudé sans emploi ; Mazarin le plaça aussitôt près de lui avec le titre que lui avait donné Richelieu. Mazarin avait en efTet conçu le projet de fonder à Paris une bibliothèque publique; Naudé s'associa à cette généreuse pensée, et jusqu'à son dernier jour s'y dévoua tout entier. En janvier 1643 un chanoine de Limoges, nommé Descordes, vint à mourir, laissant une lûbliotheque de six mille volumes; Naudé en dressa rapidement le catalogue, et la fit acheter par Mazarin. Telle est l'origine de la bibliothèque qui est devenue une des plus riches de Paris, et qui a conservé le nom de son fondateur. La même année Naudé acheta encore six mille volumes chez différents libraires ; et à la fin de 1643 il put donner pour la première fois à la France le spectacle d'une bibliothèque ouvrant ses portes et communiquant ses trésors à tous ceux qui se présentaient (1).
Naudé , passionné pour cette création, qu'il appellera plus tard sa fille bien aimée ( Aduis à nos seigneurs de Parlement), avait conçu ^ pour elle des destinées que le temps s'est ehargé d'accomplir. Il avait réuni à peu près tous les ouvrages réimprimés en France ; ceux qui s'étaient publiés à rétranger faisaient seuls défaut; Naudé n'hésita pas. Il fit d'abord un court voyage bibliographique en Flandre; puis, au mois d'avril 1645, il partit pour l'IUlie, d'où il rapporta quatorze mille volumes. Il s'empara ensuite des restes de la riche bibliothèque de Philipsbourg, parcourut l'Allemagne et TAngleterre, et porta ainsi à près de quarante mille volumes la bibliothèque de Mazarin. De rudes épreuves allaient commencer pour Naudé : la Fronde devient victorieuse, Mazarin est proscrit; le pariement ordonne la vente de la bibliothèque
|l) Il n'y avait alora en Europe que trolii blbltotbêqnec pobltqaes : KAmbroSlenne à M^Un, la Bortleyeane a Oxford, et r Angélique a Rome. La blbliotbéqne du Roi a Parlji ne fut publique qn'* partir de 17ST; elle a?aU même été précédée dans eette vole par la bibllolbéqae de Saint- Victor, qoi l'était devenue en 16U.
5fS IfAUDË
da cardinal. Naudé, qoî n'en sortoit guère que i & été rééàM en t644 avec le
pmtr venir à la mangeoire ( Hascurat^ p. 272), répondit à cet arrêl par une éloquente protestation, et parvint an instant à en arrêter les effets. IT tni faHut pourtaqt un pett plus taré assister à la vente, ou pliitât au pillage d'ttae fondation à laquelle il s'était dévoué sans réserve, n sauva ce qiiMl pat en achetant 3.500 livres, somme oonsidéraMe pour lui, tous les ouvrage^ de médecine; pois, le cœar navré, il partit pour Stockholm, où la reineChristine lui offrait la direction de sa btbliottièque. Mais bientôt MazarÎD, vamqaeur de la Frwiée , rentre à Paris ; il veut reconstituer sa biMiottièque, et appelle Naudé. Celui-ci quitta aussitôt la Suè<le ; mais la dispersion des trésors quil avait rassemblée avec tant d'amoor lui avait poffé nn coup dont il ne devait pas se relever. Déjà souffrant, les fatigues du voyage abrégèrent encore ses jours ; il pat cependant gagner la France, et mourut à Abbeville. Cette perte fut vivement sentie dans le mon^ savant ; il suffit pour s'en convaincre de jeter les yeux sur te Tumulus Naudei qu*a rassemblé L. Jacob, son ami. Je le pleure jour et nuit, écrit Gni Patin ( lettre du 21 octobre 1653). « naudé vivait en vrai pliilosophe, dit Colletet, n'ayant d'autre ambition que celle de servir son maître ; sa sobriété était presque passée en proverbe, et il se montrait très-attadié à Mazarin,qai, en récompense d« tous ses services, ne lui avait accordé que deux petits bé^ néfices : le canonicat de Verdun et le priearé die l'Artige, en Lhuonsîn. Son traitement comme bibliolliécaire était dedeox cents Kvres seulement. » la Biographe universelle dédare, d'après Chaudon , que les accusations de ceux qui ont ciierehé à Jaire suspecter les principes reltgieua de Pfaudé n*ont pas le moindre fon^ dément. Sylvain Maréchal a pu calomnier Naudé quand il a placé son nom dans son fameux Dictionnaire; mais de là à faire passer Naudé pour un catholique orthodoxe il y a lotn, et Gui Patitt savait à quoi s'en tenir à cet égard. On peut consulter sur les croyances religteuses de Nandé : Gui Palfai, édit. RevéiNé-Parise, t. II, p. 277, 47S, 479, 490, 508, el t. Ut, p. 758 ; l6 Mfaseurat, p. 345; Sainte-Beuve, Portraits Httéroires, t If, p. 461, 469, 472, 479; et YÊfist&ire de la Bibliothèque Mazarine, p. 92. Nandé a immensément écrit ; nous citerons seulement : Le Itfarfore, ou discours contre les Ubeltes ; Paris , 1820, fn-8" : ouvrage tellement rare que pHisieurs bibliographes ont été Jnsqn'à en nier l'existence; — Instruction à la France sur la vérité de t histoire des frères de la Bose-^roUx; Paris, 1623, in-8*, et 1674, in-4*' : Naudé les présente comme des imposteurs ; — Apologie pour les grands personnages fous* semmi soupçonnés de magie; Paris, 1625, in-8*; réimprimé en 1652, en 1669 et 1712; —
Àdvis pour dresser une bibliothèque ; Paris, o- v ^w »
1627, in*8*^ : cette édition est rare; nais l'ouvrage 1 imprimeur, s'entretieDoeot des libdles publiés
Traité dtt bibliothèques de L. Jacob; il a été traduit en latro par J.-A. Sdmtdt, 1703, in-i"; — De AaAf/uitate et dignitate Scholm niedicse Pari* siensis; Paris, 1628, in- 8^ : nooaai^s dit te quelle circonstance ce diseaurs » été pranoocé; — Addition à Chistoire de Umis XI, contenant plusieurs recherches curieuses sur dir verses matières; Paris, 1630, in-S"; réimprimé comme supplément ans Mémoires du Coaines, 1713, in-8*. « Ce livre ne contient pis de simples narrations , mais des rcinarquts ci de bonnes preuves que nos rois ont été iBstruti dans les lettres , surtout Louis XI. On y troore aussi plusieurs particularités de sou règ^, comme l'origine de riroprimerie. On peut dire que ce traité a plus de mérile perses éigresskn littéraires que par le sujet que promet le titre* (Leiong, Biblioth. historique )y^De stvd» liberali syntagma; 1633 et 1645, in-8*» : boo traité des études; — QumsUo iatropkUshgica : an magnum, homini a Venenis périculum ? Rome, 1632, et Genève; 1850, ifr8*;- Discours sur les divers incendies du mont Vésfuve , eê parttcuHèremeni sur le demter^ qui commença le 16 éécemère 1631; Puis,
1632, in-S** ; inséré ensuite dans le tsme IX da Mercure français ; — Biblio^retphia polética;
1633, in-12; 1637, 1652, 1645, iB-24,ef 1642, iu-8* ; traduit en fraufais par C. ChaUiK, 1642, m-8*; — QwxsHo iatropkUoiogica : w vUa hominum hoéke quam olim breoior? 1634 K 1650, in-S°; "- An matutina studîa vespertinis salubriora? 1634 et 1650, in-8* ;-> ils ^teea^ medico falleré segrotvm? 1635, in-S*;
— De fata et fatalï vUm termimo; tt3ô et 1640, in-8*; — De studio militmri sgntagma; 1637, in-4*' : ouvrage alors très-préosax poor les officiers ; — Considérations potittqua sur les coups d'État; Rome, 1839* in-4* : éditioa extrêmement rare ; on lit dans la préfaee que a livre n'a été tiré qu'à une douzaine d^eseatplairesau lieu des copies manuscrites qu'd es faudroit faire ; W avait été commandé à Rndé par te cardinal Bagni ; fl fut réimprimé eu I75S, avec de nombreuses additioas, par Louis Dr may ; — Joannis CordesH, eeeleaUt Leme^ censis canonici^ eiogiumy eu teie du BibCiS' thecas Cordesianx cataêôgms^ 1643, iB-4*, dont nous avons indiqué Teriglne ; — De HierS' nymjo Cardanofudicium ; Paris, 1843, las*;
— De Augusttno Ifipho philoêopho fudienim; 1845, in A* ;—GaMe^ Ifaudmi es Mis discedentis dnro6ocTT)piov ad au^eos; 1645, in-fd.; — Jugement de tout ce qui a até imprimé contre le cardinal MssorHi, deptât le sixième janvier fusques A la déclaration du 1*^ avril 1650, in-4''; s. I. B. d. et 1659: cet ouvrage, ordinairement désigné sous teaoo de JUasruraff est en forme de dialogue; Saiat' Ange ( Naudé), libraire, et Maseorat f Ginio»t},
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contre Mazaria, et font une téritable apologie dtt cardinal ; — Remise de la bibliothèque de Mgr le cardinal Bfazarin par le sieur yaudé entre les mains de M. Tube^f ;Vnm, in-4*. Cette pièce n'a pas de titre dans rorigtnal; celui qae nons adoptons est emprunté au Tumulus de L. Jacob ; — Aduis à nos seigneurs de Parlement sur la vente de la bibliothèque de Mgr le cardinal Mazarin; in>4% s. L n. d. : pièce extrêmement rare ; un exemplaire existe à la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris ; elle a été publiée successivement; Franc forC'Sur-le-Main, 1654, in4o; dans un journal dé Leipzig, Vergnûgungen mûssiger Stunden^ partie 1", p. 42; dans Le Conservateur de juillet 1768; dans les Recherches sur la bibtiothèque de M. Petit-Radel, p. 271 ; enfin, dans le Palais Mazarin de M. de Laborde, p. 231 ; — Relation du sieur Naudé à messieurs Dupuy, de quatre manuscrits qui sont en italie touchant le livre De Imifatione ChfiMi y faussement attribuée Jean Gersen; 1649, ln-8*; — Requête servant de factum au procès pendant entre G, Naudé, etc. ; 10&P, fn-4* — Advts sur le factum des Bénédictins; 1651, in-S"; — Raisons perempioires de C Naudé, demandeur en suppression d'infures et calomnies , etc.; 16&2, ra-4*; — Bibliographia Kempensis; 1651, in- fl*. Naudé a donné des éditions estimées de quelques ouvrages de Riolan , de J.-B. Donf, de Léonard Arctin, de Suarès, de Cardan, etc. H existe à la Bibliothèque impériale deux manuscrits de Na«dé; le premier (n*«^|^) est intitulé: Intseniaire de mes livres qui sont à Rome^ ia*4®; et lé second : Inventario delli llbri ehe sono presentemenle netla bibliotheta delV JSmin'^ cardinal Mmztarino in Roma^ sopplément français, n* 4356. On troofe encore parmi tes manuscrits de la Bibliothèque impériale : IHuerses observations tirées de quatre hures ou registres^ deux dUceux couuertz de papier bleu, et les deux autres de carton àlatie, trottués dans Us papiers de feu jf. Naudèt vivant bibliotéqaire de monseiifneur fSmineniissime cardinal Mazarin,».
pour iusUffter quelle a esté la conduite , le megnage, les soinqs et la fidélité auee laquelle led, deffwH a serui Son S, pendant douze années, eu qualité de son bibUotéqoirp, supplément français , n* 4356. Lapoterie a publié, en 1667, in- 18, un recueil de lettres de Naudé, et Louis Jacob a élevé à sa mémoire un Térltable monument par la publication de sofi Oabrielis Naudmi TUmutus, eomptectens elogia^ epitàphiay eormina, tum laHna tum pffifica, variorumvirorum; Paris, 1659, te-4*. Enfin, on a imprimé sons le titre de Ifaudaana, Parts, I7at, in-i2, on recueil d'anecdotes tirées des oonversalhMMde Naudé ; nneétlHIon revue et Irès^ngmenfée de te Hvre a été puMire en 1703 pr Lnncelot, Le nom de Naudé a été donné en
1805 à une des salles delà bibliothèque Mazarine. Alfred Franklin. .
p. B»\l^t Gabrielu Navdmi Eloifium, en tète dca Epistotte publiées par Lapoterie, et en tête du TUmuius fifaaâeei de tout» Jacob. — J.-R. Brythnea» |J..V. Roais), SpUMmmd T§rrhmmmi CoIorm, i«M. i vol. hi^fi. — lileeron. Mémoires pour terclr à l'histoire des Ammmes^ etc., nt9,(S vol. in-it; l. IX. — Lou's J^cob, îtaieté Oêsphu bettes b^Motkèques ; Parts, iM4, ln^9». - Oui ^tlo. Lettres ,• Parla, I84«, S vol. In S*. — & Colleict, Abrégé des Annotes de ta ville de t*arU ; 1664, In-it. — M. Sanson, Histoire chronologique dAt>bevUte : Pur\s, 1619, tn-4*. - A.-A. Barbier. iHttertatinn des sobranto traducttons framçoises die rioritatloa de J<au»-Clirttt; ji la suite se trouvent les Considérations de Gence Sur ta Question relative à fauteur de riinltaUoo ; llis, In-S*. ^ Knbery, Histoire du eardinai Matarin; ITIl, 4 ?oL In-il. - /tm/dseana et PaUniana. -*- Saiato- Bcuve, Portraits littéraires { i9U, 1 vol. In 11 - AU. Franklin, Histoire de la Btbtiothègue Mazarine; Paris, li66. ID-S*.
ira roi ( Philippe ), mathématicien et théologien français, né à Metz, le 28 décembre 1654, mort à Berlin, le 7 mars 1729. Entré comme page à fa courdTtsenach, àTâgede douze ans, il fut rappelé à Metz, quatre ans après, par son père, on ne sait trop par quel caprice. Ses parents n*a valent ni les moyens ni, à ce qu^il parait, la volonté de lui faire donner une éducation libérale. Naudé se forma seul , et parvint à apprendre sans maître le latin, les mathématiques et la théologie. A la révocation de Tédit de Nantes, il se retira avec sa femme et un enfant de neuf mois, d'at>ord à Saarbruck, et bientôt après à Hanau. Deux ans après il passa à Berlin. Il était fort Indécis sur ce qu*il entreprendrait pour subvenir à la subsistance de sa famine, quand Langerfeld , professeur de mathématiques à l'académie des arts, lui procura quelques leçons. Bientôt Naudé fut nommé professeur d^arilhmétique et de mathématiques élémentaires au collée de Joachim (1687). En 1696 il succéda k Langerfeld à Tacadémie des arts. Il fut en même temps chargé de donner des leçons de mathématiques aux pages de Télecteur. En 1701 il fut agrégé à la Société des sciences de Berlin , et quand, en 17o4, l'Académie des sciences fut fondée. Il fut attaché à cet établissement comme professeur de mathématiques.
Tout en cultivant les mathématiques, il se livrait avec ardeur à des travaux de théologie. Mallieureusement 11 y apportait plus de roideur dogmatique que (fesprit philosophique. En général on remarque dans les ouvrages de Naudé des tafents naturels et des connaissances acquises; mais on y sent le défaut de bonnes études premières. Anssi ses écrits, qui ne manquent pas seulement d*élégance, mais encore d*ordre et de darié, n'eurent aucun succès.
En outre d'an traité de géométrie en allemand, Berlin, 1706, in•4^ et de deux pièces insérées. Tune dans les Btiscellan, Berlin,, t. III, et l'autre dans le Dlarium gallieum de La Haye, t. V, on a de lui t Méditations saintes sur la paix de-Cdme ; Berlin, 1690, in- 12 ; — Morale évangélique opposée à quelques morales phi'