‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 58 sur 110 · NAUDET — NAUMANN · texte numérisé non relu

NAUDET — NAUMANN

monde^ etc. Oatre les onvrafses cités , on a encore de lui : Rapport sur ia situation du Catalogue des imprimés iiH^7, in-8'); — Lettre à M, Libri au sujet de quelques passages de sa lettre à M. de FallouY, relatirs à U Bibliotlièque Datiouale (1849, in-S*"); — Réponse de la Bibliothèque nationale à M. Feuillet de Couches (tSôl, in-8«); — JS'otices sur le baron Walr chenaër (1852), Burnouf père et fils (1654), Pardessus (1855), Guérard (1857), BoisêO' nade (1860). M. Naudet est commandeur de la Légion d'Honneur depuis le 25 avril 1847. 9, Deb^que, dans VEnc. des G» du if., aveo addtt.

haubndobp (Baron de), général autri* chien, né à Vienne, vers le milieu du dixhuitième siècle, mort au commencement du dJx-neuvième. Colonel en 1789, il se distingua eu cette année dans la guerre contre {es Turcs. Eu 1794 il commanda Tavant-garde du prince de Cobourg; Tannée suivante il battit les Français à Selten et à Alsens. En 1796 il aida Tarchiduc Charles à repousser Jourdan à Teiniuget à Amberg ; il fut peu de temps après opposé à Moreau sur le Danube, et Je força à la retraite. 11 alla ensuite rejoindre Tarchiduc, et se signala à Tattaque des défilés de Caudem. Nommé en 1797 feld-maréchal-lieuteoant, il commanda en 1800 Pavant-garde de Tarmée autrichienne en Suisse; il prit sa retraite en cette même année. O.

OEttreiehUche National'Bnctfkhpâdie, •»- Mographie étrangère { Paris, 1819 ).

NArLT (Z>«n<5), littérateur français, mort» en 1707.' U fut juge à Luzy, près de Ifevers, et à Toulon-sur-Arroiix, dans le bailliage de Monteenis. On lui doit : le Trophée de la justice élevé sur le polyandre des nobles ; Lyon, 1667, in'12 : recueil de plaidoyers où Ton fait mention de Justinien et de saint Augustin dès Je temps de Divitiacus et de César ; — Histoire de Vancienne Bibracte, appelée Autun ; Autun, 1688, in-12; un second volume annoncé, qui devait continuer Tliistoire de cette ville depuis sa ruine par César, n'a point paru; — Iai Mort d'Ambiorixène vengée par celle de Jules César, asscusiné par Brutus; Lyon, 1688, in-12 ; c'est un véritable roman, qui n'a que le mérite d*être court. Ces trois ouvrages sont anonymes. P. L.

Mlchaalt, Métanges, II, m.

NAVMACHiiTS (Now|jLàxioç), poëte gnomîque

frec , d'une époque incertaine. On ne sait rien e sa vie; n^s on croit, d'après quelques-uns de ses vers, qu*il vivait après J.-C. On trouve dans Stobée trois fragments de cet auteur en vers he^camètres, savoir : onze vers qui semblent rintruduction d'un poënae sur les devoirs de la fenune dans le mariage, «t qui cependant recommandent le célibat; cinquante -Iwit vers qui appartiennent au poème vaéme et qui contieooeot d'excellents conseils k une femme sur sa conduite à l'égard de f^cm mari , sage, ou dis- 9^, sur raduuaislration d« son ttéoi^e, le

choix de sa société et sa toilette; quatre ven et demi contre l'usage de l'or, des pierres précieuses et des vêtements de pourpre. Le sljie de ces trois fragments est pur, animé et biiUsaL Un passage du poète sur la sopériorilédu oéliUt qui prépare les vierges k un mariage inf«lique et les rend aouverâiae.*^ panni les femmes a ûiï penser que Nawnacbîus était chrétien. Cette hypothèse est hasardée; mais oe passage pruve du moins qu'il avait sutn rinOuenoe des ide» chrétiennes. Outre les vers qiii portent son nom, on attribue à Namnachius un iioeme cnoral que Gesner assigne à Phocylide et<)ui parait iadipie des deux poêles. Les Fragsoenis de MaunachiM ont été traduits en latin par Hugo Grotûis ; cetls tiaduction et le texte se trouvent dans l'éditisB de Stobée^dc Gaisford, vol. ill, pp. 22» 48,2^; vol. IV, p. 164," etc. j). 187,etc., a24. Y,

Pal>rlclut, Bibliotheca grmca^ vol I« |». 7tl, tu.

BAITMAHN (/ean*(>a/(/M!6 ), célèbre cain|wsiteur allemand, né le 17 avril 1741,À Blasewiti, près Dresde, mort le SI octobre l80i,.daMle même lieu. Il manifesta de si rares dlsposilions pour la musique que son père» simple iaJboBFeur, renvoya à la ville prendre dw livponsjouresiitfes de clavecin. Ses progrès furent des plus rspitiec^ Ua musicien suédois, W6estrœro,ra;4nte»liiivio par hasard, lui proposa de l'emmener m itsJie ( 1757 ) ; il se repentit bi«« vite d'avoir oooMali à suivre un maître doat l'avarîoe égilait la bmtalité. A Padoue il le quitta pour devenir l'élève de Tartjnj , qui l'avait accueilli avec beaté et qoi dans la suite le recmsunanda aux soins ëuP- Mtf^ tini. Après avoir pat^eouru l'Italie méridiomleca compagnie du violoniste Pilsdier, il passa qad* que temps à Venise, y donna des leçons ei y fit jouer un opéra hou£Ce, dont on igpiore le titre, uir le théâtre de Saint^Samoel. Le rétablisseisest de la paix lui permit enfin de reioarner daa( (a patrie (1763). Grâce à l'étoctriee donauièi» Blarie-Anteinette de Saxe , qui se déclara tf protectrice, il obtint le double emploi de om^ siLeur de la chambre et de maître de ehapelle. En 1766 il repassa les Alpes, visita la trials ^ revit tapies, Rome et Venise. En 1772 il II « Italie un troisième voyage, et y composa pluaiNK opéras. Le Ixîllaat SMoès de ces praductioas lui attira de la part des souverains étraDgns des offres brillantes, que, fidèle è son pays et au prince ^i l'avait tiré de la misère, il ne voolst pas accepter. On se disputait Nainnann daQ& les fiâtes des cours du ^rd. A &tockholin, il composa Amphioti^ Cera et Gufiau Wusa^ gravés en partition aux fraia du roi de Soèie; à Copenhague, il écrivit Orj^Aée^ do«t les doue» mélodies causèrent uae vive âmpressioa. A diflérentes reprises il fut appelé k Berlin par le roi Frédéric-GiiiUaunie 11^ qui était Uft aiaatearpas* sionné de musique ; ce priace lui confia «Ane l'éducation musicale du piani«le Himmei et df la cantatrice M"" ScbmaU, «t lui donna, entre autres témoignages de sa satiflfadwM, une id»tiin

NAUi\IANN

qm aTatt appartena à Frédéric TL L'opéra d'Àci € GaUitea fut sa dernière compositioa dramatiqiM. Frappé d'apoplexie, le SI octobte 1801, dans une promenade qu'il faûnit le goir non loin de sa maiâoo de campagne , il ne fui retrouvé que ie lendemain inatio ; on le importa chez lui, et il expira au IxMit de dix jours saus avoir re- ^m oonnaissance. U avait épousé, en 1792, la tille de l'ainiral danois GrodtscbiUlng. Contemporaio de Mosaii, Naumann sut se taire k côté de ce grand artiste «ne réputation honorable. GefMsndaiit, sUl faut en croire M. Fétis,il n'y a rieD <de vraiment original dans ses œuvreà ; on y trouve beaucoup de mélodies gracieuses, un système de otodulatioa <|ui n'est pas commun, un bon sentiment dramatique et un style pur. C'est an kon artiste, dont ses contemporains ont trop vanté le mérite. Ses travaux sont aussi nombreux que variés; nous iadiqueroas les principaux. Miîa«oue d'église : La PassioMf oratorio exécuté à Padoue; — Giuseppe ricotuuciMio, à Dresde;

— // Figl'Htprodigo, à Dresde ; ^ Bêtmlia libe" ratn, ibid. ; —Paler noster de Klopstook, pour quatre voix de solo, chœur et orchestre : ce grand ouvrage, considéré comme le chef-d'«EHivre de Naoïnann, fut exécuté deux fois, «n 4799, à Dresde, par les seins du haron de Rachnitz; — plusieurs psaume» à chœur et orcliestre; — Vtngi-sept me$ie$ êolennelles^ composées pour la cliapelle éleetorale de Dresde ( 1766-1 800), en manuscrit; — Messe soienneUe en la bémol; Vienne, 1^; •— des à^mnes^ moleis et Uianiée, ~ Opéras : ÂebUle in Sciro; Palerme, 1767 ; ^Àlessandro nelle Indie; Venise, 1768;

— La Ctemesizadi Tito; Dresde; — ^limano; Venise, 1772 ; -^/Z ViUano gelosoi Dresde; — Elisa ; Dresde ; — Amphion ; Stockholm, 1776;

— f7ona;ibid., I7â0; — Gustave H^osa ;ibidL, 1780 i ces trois opéras sont écrits en langue suédoise; — Orphée et Sstrydice^ en danois; Copenhague, 1765; — La Sorte di àUdea; Berlin, 1768 : — ProUsUao; ibid., 1793 ;^Àci e Galatea; Dresde, 1661. — Musique ihsteo- ■EKTAifi : DiX'kuU Sffmpheniee ( ms. ), des Sonates pour piano, des ^uattsors, des recueiis de romances fraaçeiees^ d'ariettes italieiÊues et de cfiotuons aUemandu; he Tombeau de Klcpsiock^ cantate, etc. K.

Wlelaa4, JVoUflB dMi le JVMwav MêreuPê atlemamd, 1801. <— Iteisaoer, Brurkstiieke aus h-A. Naumann*s IxOensçeschlehie (FraginenU pour servir ft U biographie de RaouMmi ;; Prtitae, 1909l8ê4, flvol. hHf". — RocMItz, Far FrmndÊ âer Toaktimtt. — Féttn Mêgr. «njv. des Musietmi,

HAUMAHHN (JeaM'André), nataraliste aUenuHMl, né en 1744, k Uebigàt pi^ de Kôthen, mort en 1626. Possesseur d'une asacK heMe propriété , qu'il oslUvAit liii4nABe , fl se coaeaora 6 l'étude 4le Tomitholugie. On « dehii : I^ Vé- ^^fo//C^ (L'Oiéeleur); Leipcig, 1769; — Besehreibung aller Feld-Waid umd Wasservoçel (Description de tous les oiseaux habitant les ;, le» hoÎ6 et l'eau); iCôthen, 179»; —

Naturgesckichie der Land-und Wasservoçel des nôrdlicben Deutschlands (Histoire naturelle des oiseaux de terre et d*eau de TAllemagnedunord)'; Leipzig, 1795-1804, 22 cahiers; deux pouvelles éditions augmentées en furent données par son fils Jean- Frédéric, Leipzig, 1805-1811, 27 cahiers, et t82(K-1827, 5 voL O.

Plerer. Lexikon»

]iAU.>iAiKN {Jean- Frédéric)^ naturaliste allemand, fils du précédent, né le 14 février 1780, k Liehigk, prés de Kôthen, mort en 1857. Après avoir rxMsmencé ses études à Dessau, il fut rappelé à la maison paternelle pour aider à surveiller l'exploitation des propriétés de la (amiUe ; la lecture qu'il lit alors de (lusieurs traités d'agriculture et d'iiorticulture l'amena à étudier toutes les brandies de l'histoire naturelle. Plus tard il s'occupa principalement de l'ornilhoiogle, à laquelle il fit faire beaucoup de progrès. Son grand travail sur l'^fis^oire naiureiie des oiseaux de r Allemagne ( Naturgeschichte der Vôgel Deutschlands), Leipzig, 1822-1844, est un trésor d'observations exactes et judicieuses ; les belles planches qui accompagnent Touvrage ont été gravées par l'auteur lui-même, d'après ses propres dessins. On a encore de Naumaan : Taxidermie; Halle, 1815 et 1848; » Vie Bier der Vùgel Deu/fc^/ajie/f (Les Œu& des oiseaux de l'Allemagne ) ; Halle, 1819, cinq parties : avec Buhk ; — Naturgeschichte ( Histoire naturelle) ; £isleben, l834ot suiv. : avec Giafe. O.

Convert ations-Ltxikon.

2NAUMANN {Charles- Frédéric), ibinéralogiste allemand , né à Dresde, le 30 mai 1797. Fils du compositeur Naumaon , il fréquenta l'«cadéinie des mines de Freiberg, où il eut pour Biaitre Werner, étudia ensuite l'histoire naturelle à Leipzig et à léna, et revint après à Freiberg pour profiter des leçons de Mohs , qo^il remplaça, en 1626, comme professeur de cristalkgraphie; en 1835, il reçirt aussi la diaire de géognosie et fut chargé de U confection de la carte géognostique de la Saxe. £n 1842, il devint professeur à Leipzig. Se.s principaux oavrages sont : Beitrâge zmr Kenntniss iVortocjfens ( Documents pour servir à U connaissaBoe de la Norvèige ); Leipzig, 1B24, 2 voL; — Lekrlmck der Minéralogie { M«nnd de minéralogie); Bertin, 182A; — lehrbuck derreinen und asègewandten Brystailograpkie {Hànael de cristallographie pure et appliquée) ; Leipzig, 1B30, 2 vol. ; — ErldtUerungen zur geognosiisehen Karte von Sachsen (Explications de la carte géo^HMliqoe de la Sexe) ; Dresde, 1836- 1845, et 1846, 5 cahiers; — Lehrlmch der Géognosie; Leipzig, 1650-1853, 2 toL O.

CewoerêatéanuLexiltan.

JiiACMAiiif {Mauréce-Emesi- Adolphe)^ médecin allemand, frère du piécédeni, né à Dresde, le 7 odobre 1798. Après avoir éfaé pendant tn*is ans professeur «le médedoe à Berlin, il enseigna depuis 1638 cette sdence avec le

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