‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 70 sur 110 · NECTAIRE · texte numérisé non relu

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débarquaient sur le rivage de la Libye (on donnait alors ce nom à todl'e l'Afrique ), ensemençaient des terres et attendaient la moisson. Puis la moisson faite, ils remontaient sur leurs vaisseaux et poussaient plus loin. Deux années se passèrent ainsi; la troisième année, ils tournèrent à droite, traversèrent les colonnes d'Hercule et atteignirent l'Egypte. Ils racontèrent qu'en Diisant le tour de la Libye ils avaient eu le soleil à droite (en regardant l'ouest). Hérodote, qui rapporte le récit, doute de cette dernière circonstance^ qui pourtant aux yeux des modernes est une des preuves de la réalité du voyage de circumnavigation. Il était naturel que les Phéniciens qui tournés vers ie couchant avaient le soleil k gauche en deçà de l'équateur, l'eussent à droite au delàde cette ligne. Il est donc très-probable que le tour de l'Afrique fut en effet exécuté par les Phéniciensdèb leseptième siècle avant J.-C; mais les anciens ne profitèrent pas de leur découverte. Les expéditions militaires de Néchao eurent d'alwrd un brillant succès. Ce prince se prépara à la guerre en faisant construire des vaisseaux dans des chantiers dont les traces se voyaient encore du temps d'Hérodote; il marcha ensuite contre les Mèdes et les Babyloniens, qui venaieat de détruire Ninive. Il rencontra sur sa route à Megiddo, dans la tribu de Manasseh, Josias, roi de Juda, vassal du roi de Babylone. Josias fut vaincu et tué. Néchao, s'avançant jusqu'à TEuphrate, Ixittit les Babyloniens et s'empara de Carcheroish ou Circesium. Peu après la victoire de Megiddo ou peut-être à sou r^our de sa campagne victorieuse sur l'Ëuphrate , il occupa Jérusalem (610) etremplaça Joadiaz, filsde Joas, par Eliakim ( Jehoiakim ), qui paya tribut à l'Egypte. Dans la quatrième année du r^ed*£liakim (606) Nabuchodonosor (Nebochadnezzar) attaqua Carchemisch, défit Néchao, et, marchant de succès en succès, soumit, suivant l'expression de l'Écriture, tout le pays coinpris entre le fleuve d'Egypte et TEuphrate. Il semble, d'après ces paroles, que Nabuchodonosor envahit l'Egypte; mais il n'y fit pas de conquêtes. Néchao de son c6té ne chercha pas à reprendre ce qu'il avait perdu ; il mourut après un règne de seize ans, et eut pour successeur son fils Psammis, Psam* muthis ou Psammétichns H. L. J.

Hérodote, II. 188, 1M; IV, M, arec les notes de L«i^ eber — Dlodore, I, 8S, avec tes iiotca de WcuellDff. — Strabon, I, p 66; XVII, p. 80^. - PUne. hUt, luK, VI, tS. - Josèphr, jHtiq Jud., X, 8, 6. ^ Bibh , tes /lo<f , XXiir. 19, etc , XXIV. 7: Chron.^ XXXV, to; XXXVI. iA; Jérémie, XLVl. — Budmo, Eçgpteni SteUe in der^ fFeUgeêchiteMe , toI. 111. p. 141. etc.

XBCTAIBB, patriarche de Jérusalem, né à Candie, vers I60&,mort à Jérusalem, le lô juillet 1674. Dès sa jeunesse il se fit moine an mont Sinai, et à quarante-cinq ans alla à Athènes, pour y étudier la philosophie péripatéticienne. Un procès que les moiûes du Sinai soutenaient contre Joannic, patriarche melchite d'Alexandrie, le conduisit chez Basile, hospodar de Mol-

NECTAIRE — NECTANABIS

davie ; mais il n'obtint pas gain de cause, et revint dans son monastère. £lu, en 1660, évèque du mont Sinaï, il se rendit à Jérnsalein pour y être sacré; mais à son arrivée dans cette Tille il apprit qu'on l'avait designé pour remplacer le palriarche Paisius, qui f enait de mourir, et Gabriel Lindius, métropotitain de Piiiloppopoli, le sacra patriarche. Trouvant son église grevée de dettes, il résolut de l'en libérer, et à cet effet il se rendit en 1664 en Moldavie et en Hongrie, puis en juillet 1666 à Constantinople, à Smyrne, à Chio, etc., pour y recueillir des aumônes. Elles lui permirent k son retour d'entreprendre la restauration de l'abside de l'église de la AéaurrectioD et de presque tout mr monastère. Il fonda à Rama en Palestine un hospice destiné aux pèierias de sa communion. Ses infirmités le décidèrent en 1673 à abdiquer te patriarchat et à se retirer au oonveit de l'Arehange, oti il s*0Gcupa de revoir qiielquet-uns de ses écrits. Cette même ennée^M assista an «onciie tenu à Bethléem pcr Dosithée, son sneoesscur, contre Cyrille Luoar et les cdvinistes, qui publiaient Ihussement que les Orientaux, pensaient comme eux touchant la foi. Lonqn'en avril 1674, M. de Moinlel, ambassadeur de France à Constavtinople, vint visiter les Ueux saints, il tenta auprès de Nectaire quelques démarches pour s'assurer si les Grecs, les Arméniens, les Cophtes et les autres communions orientales séparées de l'Église d'Occûdent croyaient à la présence réelle de Jésns-Christ dans Pcucharistie et à la transsubstantiation, et s'ils adoraient du culte de latrie Jésus- Obrifit présent réellement dans le saint sacrement. M. de Nointél ne nt poiut Nectaire, qui s'était enfui delérusaiem ; maiRjConvalncuqueoes diverses oommunions «valent la méase croyance que FÉglise cattiolique sur ce mystère, il envoya à Louis XIV des professions de loi et des déclarations drennstaociéea données par Nectaire et par les différents patriarches et docteurs d^> rient. On a de Nectaire : Confitialio imperii papœ in Scelesiam, publié en grec à Jassy, 1682, in-8*, traduit en latin, par Pierre Allix, miniaire calviniste; Londres, 1702, in>8*. Cet ouvrage, oà Nectaire pousse l'eraporteinent contre les Latms phis loin qu'aucun -autre Grec, fut composé par Nectaine à l'eccasion d'une dispute à laquelle un franciscain de Jérusalem l'avait provoqué. U est aussi auteur d'un écrit grec conftrc les principes de Luther et de Calvin sur reucharistie, traduit en la- Un par Eusèbe Aenaudot, qui le publia en grec et en latin, avec d'antres écrits de divers •ateurs sur le même siQet, sous le titre de : GemnadUj patriarehx €<m$iantinopolUani , BmniUae 4e Bucharistim^ MeletU Alexantfrhii, NedaHi Nyenêolfmiiani, Meietii, Sfffifi^ êi aii9num de eodem arguinento optaeuia ; Paris, 4 709, in -4** : accompagné d'uncommentaire, de notes et de dissertations pour mieux fah% connaîtra la véritable doctrine de V

grecque, et J un abrégié de la vie de ces ài\t$y

auteurs. Nectaire avait écrit aussi l'HistMrt è

Vempire des Egjfptiens jusqu'au suUan

Seitm, qui renversa l'empire des Arabes; nuû

nous ne croyons pas que cet ouTrage ail tu

imprimé. H. Fis^et.

Eu*. Beoaudot, IfeetarU wUa^ ûau l'omrncc oU c drssui.

NECTAIRE. Voy. NCCTARICS.

KBCTANABIS, NBCTANBBrS OO 5ECTA.

NEBBS 1'» (N£XTàva«iç, NexTizve6oc, ÎCExt> yé$r\^ } , roi d*Égypte , le premier des trois monarques de la dynastfe sebenniie, régna de Ti avant J.-C. à 304. Il était originaire de la Tilif de Sebennitus. Il succéda' à Nepbérites sorit trône d'Egypte en 374, et l'anbée suivante R repoussa l'année perse commandée par Phamahî» et Iphicrate. Il dut en partie ce succès aoi facilités qu'offrait pour la défensive un pays waçé de canaux, en partie aussi aux tergiversatioDs de Pbamabaze. Nectanabis monml après oi règne de dix ans (1), suivant Eusèbe, et eut pour successeur Tachos.

Dliidore de Slelte, 41-19. — Corndhn Ifrpm. /M>crotes, t.— Rehdaotz. yum /pAicro/U. cÂotrU Timotk.^ IV. S. — ionien, j^çyptens SieOe ui J«r ff^eltge$eh.t vol. 111. Vrkundenbuch^ p. 4«, 41.

NECTANABIS II, roi d'Egypte, régna de36t i 350. 11 était le neveu deTaclios. Ce pnoiv, /fartant pour son expédition de Phénide, <!o 36i, laissa son frère (le père de Nectanatû) comme gouverneur de l'Egypte, et conOa à son nt^Tea le commandement des troupes égyptiennes. Profitant des forces qui lui étaient (x>nfiées d soutenu par son père, qui se révolta en Egypte, Nectanabis persuada à ses soldats d^abandonocr Tachos , et prit le titre de roi. Les Egyptiens le reconnurent promptement. U obtint aussi Tassentiment* d'Agésilas, roi de Sparte, le plos important des chefs de mercenaires grecs aoserrioe de l'Egypte. Tachos, se voyant déserté de tout le monde, se réfugia auprès du rot de Perse Artaxerxès II, et ne lit pas d*efTorls sérieux p<^ recouvrer sa couronne. Nectanabis eut bieuldt i repousser un compétiteur, issu de la ^ille de Mendès ; mais il ne montra dans celte lutte nififfmelé ni talents militaires, et il dut uniquemoK la victoire aux conseils et an courage d'Agésilas. Le roi de Sparte quitta peu après l'^grptecoi&Hi de présents et laissant Nectanabis alfemii sor le trdne ; mais un nouvel orage ne tarda pas à éclater sur le roi dfÉgypte. Artaxerxès III Ocfate, à peine parvenu au trône, tenta de recoaTrtr l'Egypte. Les généraux perses forent vaiscas par deux cbefs expérimentés au aervioe de 5eetanabis, Diophante d'Athènes et Lamias * Sparte. Cet échec encouragea llie de Cvpre et

(f) Cette date n'etC pu cvtaUie. * B eitm a Sos'. dB H. ChaawolHM. «m stèle «Ton ffraad lalérit r^ ililatalre du «èspe de ce rcl , qai dora du ans sclan c<^ tains tcxtei, et dli-bolt selon d*lamres. U «^ iéi^ eette Importante qnetUon : elle porte la dsie 4? I as xi < an r4eiie de Hectanèbe, et accrédite aliMi le naa^ dlx-halt des te&tea aoclena. •

997 ^£CTANABIS

la Phënicie à suivre l'exemple de l'Egypte. Ochus redoubla d'efTorts pour réprimer une ré- Tolte si dangereuse. Laissant à son général Idrieus le soin de réduire Cypre, îl marcha sur la Phénicie. Nectanabis envoya au secours de cette contrée quatre mille mercenaires grecs; mais Mentor, qui les commandait, passa avec tous ses soldats du côté d'Artaxerxès. Cette défection décida du sort de la Phénicie et ouvrit aux Perses rentrée de l'Egypte. Mectanabis avait Tait de grands préparatifs ; mais il ne sut pas tirer parti de ses forces. Des deux côtés la guerre se fit presque uniquement par des mercenaires grecs, biopiiante, Lamias, Clinias, au service de l'Egypte, Lacharès, Nicostrate, Mentor, à la solde des Perses, luttèrent de courage , d'habileté et de perfidie. La guerre que se faisaient ces condottieri de Tantiquité ne semble pas avoir été très- Tneiirtrière. Il suflit d'un succès que Nicostrate remporta sur Clinias pour tout décider. Nectanabis, renfermé dans Memphis, vit ses places fortes tomber au pouvoir des Perses. Désespérant du succès , n s'enfuit en Ethiopie avec une grande partie de ses trésors. D'après un autre récit, il fut fait prisonnier par Artaxerxès, qui le traita avec douceur. Enfin, suivant un troisième récit, il s'enfuit en Macédoine, où, au moyen d'arts magiques, il obMnt les faveurs d'Olympias et devint le père d'Alexandre. Cette dernière tradition oe mérite d'être mentionnée que comme un exemple des étranges légendes par lesquelles les Orientaux essayèrent de rattacher Alexandre aux pays qu'il avait conquis. La reprise de l'Egypte par les Perses est généralement placée en 330. Cette date n'est pas bien certaine. Nectanabis fut le dernier prince indigène de l'Egypte. Entouré de soldats grecs, il ne se montra pas contraire à la dviiisâtion heHénique ; il reçutà sa cour et recommanda aux prêtres ^ptiens l'astronome Eudoxe, qu'Agésilas lui avait recommandé. L. J.

XéQophon, jéçéiiias. — PloUrque , ÂgeM,, 37-40, ?•• 7S, Apùph. lac. — DIodore de Sicile, XV, m. 99 ; XV|, 40, 4t, M, H« M-BI, avec kt notes de WfueUng. — Corn. Repos, Chabriat^ I, I; Agtt.^ 8. - AUiénée, XI V, p. 616. " Paaunlasjlll, 10. - Poiyen, U, l.^ AUeo, f^ar, Aift., V. 1, avec les notet de fertioiilv». — Rehdantz, ^it. Iph , Chtibr., tîmaL -Tblrlwall, Gruee, vol. VI, p. I4l, note s. — CUaloQ, FaU, iM<«nte«, foL il, p. tis, aie.

RBCTAEIVS ( NexTopio; >, piatriarctia de Constantinople, depuis 3S1 jusqu'en 397. Il fut le successeur de saint Gr^oire de Mazianze et le prédécesseur de saint Jean Chrysostorae. Placé entre ces deux hommes illustres , Neotarins aurait eu besom de talents extraordinaires pour occuper avec éclat la chaire épiscopale; il n'avait que de l'honnêteté et de la modération. Le hasard, si l'on en croit les écrivains ecclésiastiques, eut la principale part à son élévation. Saint Grégoire yenait de se démettre du patriarcat, et le second concile oecuménique , alors rassemblé à Constantinople, était indécis sur le choix de son successeur, lorsqu'un des membres du concile, Diodore, évêque de Tarse, reçut hi visite d'un de ses compatriotes nommé IHectariiis. Celui -ci.

— WECTARIUS

issu d'une des premières familles de hi ville, s'était é)ev4;à la dignité de sénateur, etsurle point de faire un voyage à Tarse, il avait voulu, avant son départ, rendre visite à Diodore. L'évêque, \ frappé de son maintien mfycstueux, de sa chevelure blanche et le croyant baptisé , le pria de retarder son départ et le recommanda à Flavien, évêque d'Antioche, comme un digne successeur de saint Grégoire. Flavien rit île cette étrange proposjtien; oependant, par complaisance pour Diodore, il porta le nom de Mectarius sur la liste da candidats qall préseota à l'empereur Tfoéodose, ainsi que les autres évoques. Ce fut précisément ce dernier nom que Théodose choisit à l'étonnement géoénil, et il maintint son choix même torsqu'on lui apprit que Mectarios n'avait pas reçu le baptême, Les éyêqoes tfoirent pareêdar^etle peuple applaudit à'i'étévatioB d*an vieux sénateur qui avait <les manières si douces et an air si Ténérable. Mectarius reçnt le baptême, et il fut déclaré évêque avant d'av«iv quitté la rotie du néophyte. Appelé aussitôt à présider le concile qui avait à végler les plus grandes affaires ecclésiastiques , il eut la sagesse de prendre pour conseiller Cyriaque, évêque d'Adana. L*élévalion au patriarcat d'un homme cher à Tliéodose eut un résultat immédiat dont les confiéquences éloipmées furent la séparation d« l'Eglise latinf d'avec l'Église grecque. Il fut décrété par le concile que comme Constantinople était une nouvelle Rome, l'évêque de Constantinople viendrait en dignité aussitôt après celui de Rome et occuperait la première place parmi les prélats d'Orient. Le concile maintenait encore la supériorité de l'évêque de Rome; mais ce «'était qu'une supériorité relatiye , et en élevant si haut l'évêque de la nouvelle Rome, il préparait réellement nn rival au pape. Les canons qui domièreRt à l'évêque de Constantinople le titre oRicid de chef de rÉijKse d'Orient sont do 9 juillet 3S1. Le même concile dans ses deux sessions, prit des décisions sévères contre les ariens. Bien que Nectaire n'eût rien d'un persécuteur, il dut s'associer à ces mesures, et il devint odieux aux hérétiques. Afissi, en l'absence de Théodoee, alors occupé à combattre Maxime en Italie, le brait de la mort 4t l'empereur ayant couru, les ariens mirent le fcu à la maison du patriarche. Nectarios survécut de deux ans à Théodose, et mourut le 27 s^tembre 397. TiUemont pense qu'il était marié et qu'il eut un fils. Son frère Arsaœ succéda à saint Jean Chrysostome comme patriarche de Constantinople. Nectaritts écrivit une Homélie de saint TAéodase martyr^ dont l'original grec est perdu, et dont la traduction latine fut imprimée à Paris, 1564» avec quelques Baméliês de saint Jean Chrysostome. Y.

Soente, um.eeck»^ v, s, il. - Samaêse, ilW, eccUt., Vil, 8, S, 14, 11; tlll. tS. - Fabrtcloa, BU>Mêtheeu gnrca, vol. TX . p. 909; Ttil. X, p. S3S. — Cave, HM. M., ToL I, ^ tri. — Pleoiy, MK. ^oMtUatiqae, vol. IV, 18,^9.

NEDRR {Pierre) f peintre hollandais, né à Amsterdam, en 1617, mortdanslamêroeviUe, en 1681. Il était élève de Pierre Lastman, et devînt fort habile paysagiste. Sa vie s'écoula paisiblement dans sa patrie où il a laissé la plupart de «es tableaux, aujourd'hui fort rares. A. de L.

J. C. Wtyermaii, De SchUdertkorut der NederUmd' $chê, t. II, p. IM. — liescampi. Lu Fie de* peintre» Ao^• •iandaU^ eic , t. II. p. «l.

NBDBLLBC ( HeTVé DE). Voy, HbRTÉ.

NEDJATl. Voy, NETSCHATI.

nAb (FrançoU-Denis)^ graveur français, né ▼ers 1732, à Paris, où il est mort, en 1818. Il iut élève de Philippe Le Bas. Pendant qu'il suivait encore les leçons de ce maître, il exécuta, il l'admiration générale, une entreprise qni fut alors regardée comme nn véritable tour de /orce : ce fut la restauration complète des enivres, biffés en partie, du Recueil des peintures antiques f publiés par Mariette et Caylus; il y réussit an point que les épreuves du second tirage sont aussi oelles que celles do premier. Lié avec les amateurs et les artistes les pins distingués de son temps, il fut chargé de nombreux travaux ; il grava, avec son ami Masquelier, les vignettes des Métamorphoses d'Ovide, de VEs* sai sur la musique et des Tableaux pittoresques de la Suisse de Laborde. On lui doit encore les planches du Voyage en Grèce de Choiseul-Gouftier, du Voyage de Naples et de Sicile de Saint-Non, de la l>e4cHp^ion pittoresque de la France (12 vol. in-fol), du Voyage dlslrie et de Dalmatie de Cassas, et du Voyage de Constantinoplë et des rioes du Bosphore de Melling. Il fit, pour ces diverses productions, le plus heureux nsage de la machine inventée par Conté pour tracer des fonds avec une dégradation de tons admirable . I^a fa- 4silité de son caractère, jointe à une libéralité imprévoyante, jeta cet artiste dans nn état voi- .sin de l'indigence. Outre les grands ouvrages auxquels il a travaillé, il a encore gravé au burin : La Saint Barthélémy ^ de Gravelot ; VAmaur de la gloire , de Le Prince ; V Abreuvoir, de N. Berchem; La Danse des ours, de Meyer ; Le Monument de Henri /F, de Pourbus; Franklin assis et debout, de CarmonteUe^ quelques vues de villes , etc. P.

Baaan, DM. des ffraveurs, II. — Huber et Rost, VJII. — Naglcr. y eues Allçem. Kûnstler-Lexikon. — Ui. Le filanc. Manuel de Vamat. éPestampes,

RÉB DE LA ROCHBLLB {Jean), littérateur français, né le 8 mars 1692, à Clamecy, où il est mort, le 24 décembre 1772. Dans sa Jeunesse il fut lié avec les gens de lettres les plus distingués de PariS) et fit i^artie de la maison du comte de Charolais. A la suite de la révolution financière produite par le système de Law, il éprouva des pertes d'argent assez considérables, et revint à Clamecy, où il exerça l'emploi de subdélégué de l'intendant d'Orléans. Il acquit aussi de la réputation dans la province par ses talents oratoires et par ses connaissances en droit. On

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