NEC&EK
présenté au roi en 1778; — Compte rendu y présenté au roi au mois de janvier 17S1; Paris, 1781, {n-4''; — Mémoire sur les administrations provinciales; 1781, in-é**; — De r Administration des finances de la France; Paris, 1784, 3 vol. m-8°; — Correspondance de Si- JSecher avec Ai. de CcUonne; 1787, iii-il; — Défense contre M, de Colonne; 1787, in- 12; — De V Importance de^ opénions religieuses ; Londres et Paris, 1 788, in-8* ; — Éclaircissements nouveaux sur le Compte rendu; Paria, 1788, in-4»; ~ Discours dans rassemblée des États généraux en mai 1789, in -4^ ;
— Aperçu de la situation des finances ; Paris, 1789, 8 p9g. in-4'; — Lettre, à M. le président de V Assemblée nationale, du ii septembre 1789, in-4*; — Mémoire sur la liquidation de la dette publique, présenté à CAS' semblée nationale; 1790, in-4' ;— Oôieruaiions sur Vavant-propos du Livrerouge ; 1790, iii.4« ; — Sur V Administration de M. Necker, par lui-même; Paris, 1791, in-8*; — Du Pouvoir exécutif dans tes grands États; Paris, 1792, 2 ?oI. iii-8'; — R^flexioîis présentées à la nationfrançaise sur le procès intenté à Louis XVI ; 1792, in-8» ;^Dela Révolution française; 1796, 3 yoI. in-8*; — Cours de morale religietue; Genève, 1800, 3 vol. in-8** ;
— Dernières Vues de politique et de finances ofjertfs à la nation française \ Genève, 1802, in-S*. Mm« de Staël, sa fille, publia les Manuscrits de M. Necker ; Parts, Genève, 1805, in-8% et Recueil de morceaux détaekés; Genève, 1805, 2 vol. in-8*. Ses œuvres, dont des éditions incomplètes avaient été publiées à Londres, 1785, 1 vol. in-4°, et à Lausanne, 1786, 3 vol. in-4" , furent recueillies avec un grand nombre de morceaux inédits par son petit-fils, le baron de Staél ; Paris, 1820-1821, 15 vol. in-8^. L. Joobert.
M*^ de 2ilaei-HoL«ieln, /^te prtrée de M. Jacqu^g Neeker,' Parts, 18M, In s»» Contidératitms tur k$ principaux événements dé la reoùlutUm française, — A.-L. de Staei-QoUtein , Notice $w Jacques Necker, en tête de redit, de ses œuvres. — GrlmiD , CorretponéLaMce.
— M"* du DefTand, Correspondasxie, — Marumotel , Mémoires. ^ Dumoot de Geuève, Soumnirs. — Melster, Mtlançe». — Gouverneur Murrls , Mémorial. — Sénae de MHihaD , Du GcuvemcmenSt des Maars ei des ConditioM en Fremce. — MoDlyon, PartieularUéi sur les tûnistres d«s /iTumesi. » Mounier, De fln/lmenee aJUrir huée au* philosophes sur la révolution française. ~ Thiers , Histoire de la révoMion ftançai%e. — Drot, BisUArt du régne 4a Louis XVl. — Salote-BeuTc, Ccmfcrtej du lundi, t. Vil. - De Baraatc, Motioé sur M, la txnnte de Saint- Priast (l).
|l) Les deox administra Uons d« Necker doonèreot Uen k m grand nombre de brocbares et de pamphlets, parmi lesquels nous citerons : M. Titroot à M. Neeker ; ami nw» tn-is. — J.-A. Bran, Lettrée eur le mttnUtére de M. Neekarf 1761. — LaDJalnais. Suppidnunt A L'fiKpton >BKtais, ou Lettres intéressantes sur la retraite de IS. ffeeker. tur le sort de ta France et sur ta détention ^M. Unguat: Loadrra, na, in-«*. - Surf^édmiidS' tratUm de M» Necker, par un citapen français; sans date, in-it. — Marat , Dénonciation faite au tribunal dn public par M. Marat, Vomi du peu^, contre M. Jacques Necker; Paris^iTSl, In ••; Nouvelle Dénou" «^tetian contra le mimef 1TM>, in-S*; Criminelte Jilee-
HEGKBR (Mlle Suzanne Citrgbou, dameX femme du précédent, née à Crassier, dans le pays de Yaud, en 1739, morte près de Lausanne, au mois de mai 1794. Son père, ministre du Saint- E^vangile, veilla avec soin sur son éducation. « Avant l'Age de vingt ans, dit son petit- fils M. de Staël, elle avait une connaissance pariaite des diifére&tes littératures modernes et des langues classiques; les auteurs latins, entre autrea, • lui étaient si familiers, qu'elle a conservé toute sa vie Tusage de s*en faire lire à hante voix les passages les plus remanpiables. A ces avantages acquis, elle joignait un esprit distingué, une beauté régulière, des traita fins, une taille élevée, et des manières pleines de noblesse et de dignité, bien qu)un peu apprêtées. Née de parents sans fortune,' eJle avait été obligée de pourvoir à son entretien en se vouant à renseignement, et la victoire journalière qu'elle remportait sur ellemême, en persévérant dans une carrière pénible où Tamour- propre était souvent exposé à souffrir, avait donné quelque chose d'un peu roide à son caractère. L'empire du devoir s'était de plus en plus fortifié dans son cœur; sévère envers elle-même, elle se sentait moins portée à accorder aux autres une indolgence dont eUe n'avait pas besoin. » Gibtxm , alors bien jeiioe, connut en 1757 cette belle et savante personne, et éprouva pour elle im s^timent aussi vif que pouvait en ressentir son âme calme. Il fut même question de mariage. Mais le père de Gibbon s'opposa A une alliance qu'il regardait comme peu avantageuse y et le futur historien céda assez facilement aux volontés paternelles. M"« Curchod, ayant perdu son père et sa mère et ne voyant pas dans son pays natal un avenir digne d'elle, accepta l'offre d'une dame du monde, M"* de Vermenou, qui lui proposa de la mener à Paris. M"** de Vermenou était alors recherchée en mariage par M. Necker, âgé de trentedeux ans et déjà riche; elle allait loi donner sa main lorsque le banquier transporta son affection sur la belle compagne de M°** de Vermenou. Le mariage de Necker et de Suzanne Curcbod eut lieu en 1764. Jamais u^ion ne fut piMS constamment heureuse et passionnée. Les deux époux avaient l'un pour l'autre une adoration qu'ils ont exprimée avec une effusion un peu prolixe, roaifi touchante. Peu de temps après
Mert^ogie, ou les manœuvres infâmes du ministre Jacques Jfetker entièrement dévoilées; Genève, iTVo, lB.t». .. Le oùev. de Bntllse, Ddnaneiatêen sommaire faite au comité des recherchée de l'aseemhtee nationale contre M. Necker tt ses rnmpliees, fauteurs et adhérenfi;n«o, 1n-8«. - Procès fait au dtevalter IMIIqc, maec les pièces justi/leaMoes et ta oorrttpondanee aoêc M. Neeker; n»«, ln-8s — Rntosst de Lode. UAOncc dévoilée , ou l'origine des maux de la France perdue par les manmsvres du ministre Necker, avec des notes et anecdotes eur son administration: fWO, ln-8». — Départ de M. Neeker etdaMwm de Gouges^ ou Us adieu» de Mme de Gouges aux FrançaU et à M. Necker; fTM, ln-8*. l*onr nne énamératlon pins complète de ce« torocbnres et pamphleta, nof la Cdêalague de la ÔiMn-' tàéqus isnpériale, t. Il et Jtl.
NECRER
son mariage, pour satisfaire ses propres goAts et plus encore poor procurer à son mari d'agréables distractions, M"^ Neclter fit de son salon un lieu de réunion pour les esprits les plus distingués que possédait Paris. Parmi les h6tes habituels de sa maison, on cite BufTon, Thomas, Saint-Lambert, Suard, Marmontel, Saurin, Duclos, Diderot, d'Alembert, Aulhière, Laharpe, Guibert, Grimm, Meister, Raynal, Tabbé Arnaud, Delille, Tabbé- Moreilet, le maréchal de Beauvau, le marquis de ChasteVnx, le duc d'Ayen, M. Dubucq, le comte de Creutz , le marquis de Caraccioli , Tabbé Galiani. Sa grande admiration était Buflbn, et sa plus vive amitié TesUmable Thomas. Elle se donnait infiniment de peine pour ménager les amours-propres, concilier les prétentions, flatter les vanités littéraires. Cette occupation remplissait tous ses instants. Un jour qu'elle avait égaré les tablettes où elle écrivait tous les matins la destination de sa journée, son mari les trouva, et y lut ces mots : « Relouer plus fort M. Tliomas sur le chant de la France dans son poëme de Pierre le Grand. • Ce souci perpétuel donnait à ses manières quelque chose de contraint et d*agité à contre-temps. 'Marmontel, un de ses amis, la peint en ces termes. « Étrangère aux mœurs de Paris , M^^ Necker n'avait aucun des agréments d'une jeune Française. Dans ses manières, dans son langage, ce n'était ni l'air ni le ton d'une femme élevée à l'école des arts, fbrmée à l'école du monde. Sans goût dans sa parure, sans aisance dans son maintien, sans attrait dans sa politesse , son esprit comme sa contenance était trop ajusté pour avoir de la grftce. Mais un charme plus digne d'elle était celui de la décence, de la candeur, de la bonté. Une éducation vertueuse et des études solitaires lui avaient donné tout ce que la culture peut ajouter dans Tâme à un excellent naturel. Le sentiment en elle était parfait , mais dans sa tète la pensée était souvent confuse et vague. Au lieu d'éclaircir ses idées, la méditation les troublait; en les exagérant, elle croyait les agrandir ; pour les étendre , elle s'égarait dans des abstractions ou dans des hyperboles. Elle semblait ne voir certains objets qu'à travers un brouillard qui les grossissait à ses yeux ; et alors son expression s'enflait tellement, que l'emphase en eût été risible si l'on n'avait pas su qu'elle était ingénue. » Pendant la première administration de son mari, M<n« Necker s'occupa particulièrement des hôpitaux , qui étaient alors tenus d'une manière déplorable. Elle fonda en 1778 l'hospice qui porte encore son nom, et qui devint une sorte d'hospice normal, destiné à servir de modèle aux autres. Jusqu'au moment où la révolution l'obligea de quitter la France, elle ne cessa pas de diriger cet hôpital et d'en publier les comptes annuels. Elle partagea toutes les vicissitudes de la carrière politique de son mari, et reçut de ces alternatives de faveur et
de disgrâce des émotions qui minèrent sa sttité. Elle mourut à cinquante-quatre ans, dans une ht* bitation près de Lausanne, lussant des écriti apprêtés comme ses manières, mais sensés et dé> licats. Son chef-d'œuvre est un petit livre Svr le Oivùrce^ dans lequel elle plaide pour l'indissotabiiité du mariage avec une âoqnence inspirée par le sentiment de son bonheur doinestii(iK. Voici les titres de ses ouvrages : Bospke de charité ; insiUuiion , règles et tuages de cette maison; Paris, 1801, in-4*; — Les lithutnaiions précipitées ; Paris , 1 790, in-8* ; — Béflexions sur le divorce; Laosanne , 1794, in-8**.f — Mélanges extraits des manuscriU de âi^ Necker; Paris, 1798,3 vol. in-8*;> Nouveaux Mélanges; Paris, 1802, % voL in-8« ; — Ssprit de Af«« Necker extrait da cinq volumes de Mélanges , par Barrère d« Vieu/ac; Paris, 1808, m-S*. Des Lettres àt M"« Necker à Af"«« de Brenles ont été pobiiées dans le volume intitulé : Lettres diverses recueillies en Suisse, par le comte Fédor Go* lowkin; Genève, 1821. L. J.
A. de SUei-HobtelD, IfotiCê twr M, N^dur. - Giimm. Corrttpondtuu», — GlbbOD, MimitUt». — Marmontel, Mémoires.
RECRER (Jacques ), botaniste suisse, fils dt Louis Necker, né à Genève, en 1758, où il nkwrut, le 26 octobre 1825. Il fut appelé à plosieurs charges importantes dans la magistntore de sa ville natale, où il fut syndic. Il professa U botanique à l'Académie de Genève. Il était membre de la Société de physique et d'histoire natorsUide sa ville lorsqu'il mourut : ses ouvrages soo: restés manuscrits.
Sa femme, Albertine-Àdrienne Necxee, née OE Sacssubc , fille du naturaliste H.«Béi)édk:t «le Saussure, était née à Genève, en 1766; elle mourut dans la même ville, le 20 avril ls4l. Elle était liée d'une véritable amitié avec sa ooosine Mme de Staël dont plus tard elle publia un âogc On a de cette dame : Cours de littérature dramatique, trad. de l'allemand de A.-W. Sdilegel; Genève et Paris, 1804 et 1814, 3 vol.io-r; . cette trad. a été attribuée à Vi^^ de Staël, qui était alors fort liée avec Schlegel ; elle n eo fit que surveiller la traduction; — Notice sur k caractère et les écrits de M^^ de Staël; Pans, 1820, in-8% in-12, in-18 et en tète des Œuvra de M""* de Staèl ; — V Éducation progressitet ou Étude du cours de la vie; Paris, \9^ 1832, 2 vol. in 8**; cet ouvrage a remporté le prix Montyon. L— z—e.
Srnebler, Hutoire UUérair* de Cenéw. — Qûirui, la France iitt.
JRBGKBR (Louis-ÀlberOi naturaliste saisie,
né le 10 avril 1786, à Genève. Il est fils de
Jacques Necker et de Mit« Albertine de Saossore.
Professeur honoraire de minéralogie et de fe^
logie à l'académie de Genève, il fait partie d'un
grand nombre de sociétés savantes de la Suisse
et de l'Allemagne. On a de lui : Vojfage en
Ecosse et aux îles Hébrides ; Genève, 182 1#
NECK£a —
3 Tol. in-S^, avec cartes et plaocheft; — Lt Règne minéral ramené aux méthodes de V histoire naturelle; Paria, 1835, 2 toI in-8% pi.; — Études géologiques dans les Alpes; Paris, 184 ^ in-8*, pi. ; — beaocoup de dissertations et d'articles dans la Bibliothèque universelle de Genève et dans les Mémoires de la Société de physique de cette ville.
: Quénrd. France lÀttér.
NBCKBR {}H}^*),Voy, Staël (M»e de).
5ex»ô<, Mexouo), roi dXgypte, vivait dans le septièroe siècle avant J.-C. 11 fut mis à mort par rosurpateor éthiopien Sabacon. Blanéthon lui assigne un règne de huit années. La chronologie de Nédiao I'' est incertaine et dépend de la date adoptée pour Tavénement de son fils Psam* métichos ( voy, ce nom ).
Hérodote, II, isi.
K&GOS ouNÉCHA» II, roi d*Égypte, fils de Psammétichns et petit-fils du précédent, régna «le 617 à 601. Il continua avec énergie et succès la politique gnerrière et oororoerdale de son père, qui avait d*un côté ouvert l'Egypte aun Grecs, et de Tautre étendu vers le nord les possessions égyptiennes par la prise d'Azotiis. Ce fut probablement dans un but à la fois guerrier et commercial qu'il résolut de Taire creuser un canal pour joindre le Nil et ta mer. « Le canal fut ouvert sur le point où se trouve la moindre distance entre le Nil et la mer Rouge. Il tirait son origine de la branche péluslaque du fleuve, dont il était une dérivation, près de Bubaste, se dirigeant de là, à Test, jusqu'à l'entrée de l'Ouady actuel ; le coars de l'Ouady en était la prolongation, aussi à l'est, sur une longueur de quinze lieues; le canal traversait ensuite les lacs salés par une inflexion au sud-est , sur huit à neuf lieues d^étendue; enfin, par une autre inflexion vers le sud , et cinq lieues de longueur, il atteignait le golfe Arabique ; ce canal avait donc vingtcinq lieues de développement , et la navigation totale, du Nil au golfe Arabique, était de trentetrois lieues , y compris le trajet des lacs. Hérodote ajoute que la traversée exigeait quatre journées , ce qui fait supposer qu'elle se faisait à la rame ou à la cordelle. La largeur du canal était variable selon la nature du terrain ; sa profondeur ne devait pas être moindre que celle qu'existent des bAtiments tirant de dooze à quinze pieds d'eau (1). Ce canal ne fut achevé que sous Darius, roi de Perse. Après avoir fait périr, suivant Hérodote , cent vint mille hommes dans cette entreprise , Néchao y renonça, parce qu'il fut avçrti que le canal ne servirait qu'aux barbares. Une autre entreprise, à laquelle son nom est resté attaché, fut un voyage de marins phéniciens autour de l'Afrique exécuté par son ordre. Les Phéniciens partirent de la mer Rouge et naviguèrent sur la mer australe. A l'automne ils
(DChampolUon-Fîgeac. Egypte, diiBi VOnivert ptttoraq^é.