‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 72 sur 110 · I^E DE LA BOCHELLE ^ NEEDHAM · texte numérisé non relu

I^E DE LA BOCHELLE ^ NEEDHAM

et l'on a remarqué, à propos de son élection , qu'il est le premier prêtre de la communauté romaine à qui semblable honneur ait été accordé en Angleterre. Lorsque le gouvernement des Pays-Bas forma le projet de donner aux sciences et aux lettres une impulsion plus forte, Needham fut appelé à Bruxelles pour concourir, avec le titre de directeur, à l'organisation de l'Académie impériale (1769); quelque temps après, il obtint le canonicat de Soignies, dans le Hainaot. D'après l'abbé Mann, il était inébranlable dansles Êons principes ; son attacliement au catholicisme était vif et «incère. Il avait un savoir véritable; mais peu de talent à le fair^ paraître» Soit modestie, soit éloignement naturel du bruit et de l'éclat, il paraissait toujours, en parlant ou en écrivant, au-dessous de ce qu'il était en effet. Quoique ses expériences sur les animaux microscopiques n'aient pas été couronnées d'ua plein succès et que Spalianzani les ait plus sainement appréciées que Buffon, elles sont loin de mériter tout le dédain que leur a prodigué Voltaire. On a de Needham : Aei& miscroscopical discoveries; Londres, 1745, in-8*'; trad. en français ( Découvertes faites avec le microscope; Leyde, 1747, in- 12), par un professeur de Leyde qui y a joint ses propres remarques ;. et par Lavirotte {I^'ouvelles^ Observations microscopiques; Paris, 1750, in-12,(ig. ), avec une lettre de l'auteur à Folkes. « Needham, dit la Biographie médicale, établit que la nature est douée d'nne force productive et que tout corps organisé, depuis le plus simple jusqu'au plus composé, se forme par végétation. 11 entreprend de prouver que les animaux naissent de la pourriture, qu'ils sont formés par une force expansive et résistante, et qu'ils dégénèrent en. végétaux. En général ses idées sont dilficiles à. saisir parce qu'il les a exposées sans clarté ni méthode. On trouve dans le même ouvrage la description du calmar et des observations sur le poUon , les animalcules découverts dans la poussière de la nielle, les œufs de la raie, la langue du lézard, etc. » ; — Observations des hauteurs, faites avec le baromètre (août 1751), sur une partie des Alpes; Berne, 1760,. in-4^, fig.; — De Inscriptione quadam JEgyptiaca Taurini inventa epistola; Rome, 1761, in-8'', pi. ; il y prétend que les caractères en usage en Chine sont les mêmes que ceux des Égyptiens, explication complètement réfutée par (le Guignes et Bartoli dans le Journal des savants (déc- 1761 el août 1762); — Recfterches physiques et métaphysiques sur la nature et la religion et lîouvelle Théorie de la terre, à la suite des Nouvelles Recherches sur la génération spontanée , iraé. de Spalianzani par l'abbé Regley (Paris, 1769, 2 part, in-8''); ce travail contient le développement de son système sur la^ reproduction des êtres ainsi qu'une sorte de justification des reproches que lui avait adressé» le naturaliste italien; — Mémoire sur la mata-

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I9EEDHAM — NEEF

die contagieuse des bêtes à cornes; Broxelles, 1770, în-8*; — Idée sommaire on Vue gêné* raie du système physique et métaphysique de Needham sur ia génération des corps organisés; Bruxelles, 1781, in-S% déjàlnipr. à la snite de La vraie Philosophie de l'abbé Monesticr (Bnixenes, 1780, in-8»); î! modifie et rétracte même, diras cet écrit, quelques -unes de ses idées qui semt^ient tendis au matérialisme; mais il fe fiait d^me manière obscure et embarrassée; n se plaint surtout des conséquences qu'avait tirées de son système le baron d^olbach; — Principes d'électricité; Bruxelles, 178Î, in*8^, trad. de Tanglais de kinl Mahon. On a encore de Needbam d'intéressants mémoires insérés dans les Philosophical transactions, tels que Microscopical observations (t. XLII), et Observations upon the gênera' tion, composition and décomposition cf animal and vegetable substances (t. XLV), et dans le Recueil de V Académie de Bruxelles : Observations physiques faites en 177^ dans le Luxembourg (t. I) ; Sur t histoire naturelle de la fourmi (t. If) ; Sw les moyens d^empé" cher te dérangement des aiguilles aimantées, etc. Les lettres de Ifeedliam contre Voltaire , écrites pendant son sQonr à Genève, font partie de la Collection sur les miracles (Neufcbfttel, 1767. in-80). Enfin ce savant a publié comme éditeur la traduction fhnrçaise du poème &Hudibras (Paris, t767, 3 vol. in-tî), faîte en vers par Townlay, et une Lettre de Pékin sttr le génie de la langue chinoise (BnixelleSy 1773, io-4% pi.), attribuée au P. CIbot et qu'il a accompagnée de notes et d*tm avis préliminaire, où il appuie de nouvelles raisons son système sur fidentité des caractères chinois et égyptiens. P. L— y.

Mann, Éloo^deJ. Weedham, dans Irs Mim. derjcad. de BrmxetUif t IV. -. Sioçr, mrdieate. — llotton, JlfotktmaHemt mrnâ pIMoiopà. Dietttmarp.

itEBDBAM (Marchanumt) , publiefste anglais, né en août 1020, à Burfbrd (comté d'Oxford), mort en 1078, à Londres. Il |)erdft8on père en bas âge, mais il reçut tes soina les pins attentif^ du second mari de sa mère, à ia ibis ministre et instituteur du lieu. Après aToir terminé à Oxford son éducation classique, il devint flous-maltre à Pécote des marchands tailleurs (1640) , et fut employé dans les bureaux d'un procureur (1642). Il le quitta bientôt pour fonder, au mots d'août 1643, un Journal hebdomadaire, Mercurius Britannicus, titre qu'il semble avoir emprunté à celui d'une comédie populaire de Bichard Brathvrayte. En même temps il ae mit à étudier la médrâfaie et la pratiqua dès 1 645, avec plus de bonheur que de talent. Animé de l'esprit parlementaire, il ne tarda pas à compter parmi les pins chauds défenseurs de la liberté; telle était la hardiesse de son langage qu'on lui donna fe surnom de capitaine Needham. Si les républicains se servaient de aa plume, ils

n'aTaient ponr fui aucune estime; nue offene

particuttère, qu'il reçut en 1647, le hnwîBa avec

eux : il alla se jeter aux pieds du roi, implora

son pardon, et lui offrit ses servîcea. Modifiaot

aussitôt le titre de son journal , qui devint le

Mercurhts ^agmotieus, H apports la mène

vivacité à soutenir la cause royale qatl en avait

mis à la combattre; le dernier nuonéro païutai

avril 1649. Forcé par les événements ^eo cesser

la publication, Needham se cacha quelque temps

chez Pierre Heyiin ; sa retraite liit déeowerU,

et on Temprisonna à Nevrgate. Deux pers^naaies

influents, Lenthal et Bradshaw, loi saorèrat U

Tie à la condition de se dévouer encore ose

fois au parti populaire* Il accepta le marché, d

fit immédiatement revivre son jotfmal tieMomâ-

daire sous le nom de Mercurius PolUieusi c«

fut en ces termes qu*il annonça au public sa coa-

version : « Puisque le roi a ea us fea, ponr^

la république n'aurait-elle pas le sien f > Cftte

feuille satirique, commencée en juin 1649, ftrt

suspendue en avril 1660, par ordre do cooseâ

dltlat. La restauration accomplie, Needham s'ea-

Aiit à l'étranger; mais il rentra bientôt co g iœ,

et ne s'occupa plus que de médedDe. Oatre oa

certain nombre de pamphlets et de lirscfaares

politiques, on a de ini : The case of Uiagdom,

stated according (o the propers inierests o/

the several parties engaged ; 3* édît, 1647,

ln-8* : — The case of the cammanweolih ^f

England staied; Londres, 1649 : in-8*; — Dû*

course of the excellency ofa free state obore

kingly government; ibid., 1660, I76i, ii-8*;

trad. en français par Théophile Mander (Paris;

1791, in-8*) : il y éUblit méthodiqiMBMil le

principe de la souveraineté populefre; — Thf

moderate informer; ibid., 1659 : jeôml qn

eut deux ou trois numéros; — A short histor^

of the Bnglish rébellion eompleted, te verse;

ibrd., 1661, 1680, in-4*; — SÊedeta meêkiKf;

ibid., 1665 : fl prétend quH n*est pas néeesâire

d'avoir étudié hi médecine dans les onivfTsités

pour la pratiquer dignement, opinioB réMée

par J. Twisden et R. Spracklfng;^- Christio-

nissimus chfistianandus, or Beasans fer the

réduction of France to a more chrisHan

State in Europe; ibid., 1678, iB-4*. U est ans»

l'auteur d'une traduction du Mare elausum de

Selden ( 1 652, in-fol ), ouTrage dont il a défesr^

certains passages ponr les accommoder an ^t

républicain et quMI a enrichi de nouvelles preiives

à Tappui des droits de l'Angleterre à Teaipire de

la mer. P. L— t.

Wood, Mhmm Qsron., II. — Cbalmera, CtmrtSHogr, Met,

NBBF ( Mare ns ) , en tatfn Nevianns, poâe latin, né vers 1520, à Grammont (Flandre be^). Il étudia la médecine, fht reçu docteur dans W' que académie étrangère, et revint prsUquer^ sa ville natale , dont il fut bouri;mestre. Ptti« il entra dans les ordres, obtint un bénéfice et s'établit à Gand; il vivait encore en 1575. Oaa

de lui les poèmes saÎTants : De plantarum vi' rtbus; Louvain, 1563, in-12;— De qualitatibus primis, secundis, tertiis iisque quas natara tegit occultas abdUasve; Gand, 1573, in-12; — De curandis morbis; Gand, 1573, in-i2; il y ajouta on aupplémeat De Febribus

en 1575. K.

McrckllD, LendêHita renovatm, p. Tt9. — Paquot, Mémoires, XVIII.

N£fip (/eau), écrÎTain ascétique belge , né en 1576, à Malines, où il est mort, le 28 juin 1656. n appartenait à Tordre des Ermites de Sarnt-Augustin, dans lequel il remplit les fonctions de prieur. En 1625 U fut nommé définiteur et pro- Tindal ponr la Flandre et la province de Cologne. Il a laissé : Vita sancix Montes ; Anvers, 1628 ; — Horologium monaiiiae per/ectionU ; Louvain, 1630 ; ^ De iertiarus ordinis Sancti Àugustini ; Anvers , 1632 ; — Mremus Augustiniana floribus honoris et sanctitatis ver* nans ; Louvain, 1638» io-4* ; on y trouve la vie de saint Augustin et un grand nombre de noticen sur les personnes remarquables de son ordre; — U Nouveau Testament , en tamand. P.

Valére André, BV>L belgiea. II, 700.

KBBFB (Chrétien-Théophile)^ compositeur allemand, né le 5 février 1748, à Chemnitz (Saxe), mort le 26 janvier 1798, à Dessan. Il eserça d'abord la profession d'avocat; mais encouragé par le suffrage de HiUer, son maître, à qui il avait envoyé quelques essais de composition, il renonça à la jurisprudence et obtint la place de cbef d'orcbestre au théâtre de Leipzig. Ce fut en la même qualité qu'il s'attacha en 1776 à une troupe de comédiens ambulants, ensuite aux théâtres de Bonn (1781) et de De8sau(1796). 11 eut la gloire d'être un des maîtres qui dirigèrent les premières études de Beethoven. U a écrit pour la scène : DU Apotheke (La Pharmacie); Leipzig, 1772; — Amor^s Guckkasien (Panorama de l'amour ); ibid., 1772; — Die Einsprûche (L'Opposition); ibid., 1773; r- Henri et Lyda; ibid.» 1777;— Adélaïde de Veltheim ; Bonn, 1781 ; — SophonUbe ; Leipzig, 1782;-- Die neuen Gutsherrn {U» nouveaux propriétaires); ibid., 1783-1784, 2 part. Parmi ses autres productions, on distingue : un Pater noster ; l'ode de Klopstock Dem Unendlichen, à quatre voix et orchestre; six sonates pour piano et violon. Neefe a aussi arrangé pour le piano beaucoup d'opéras de Mozart et d'autres compositeurs, et traduit en allemand de» opéras

de Grétry, Dalayrac, Paisiello, etc. P.

FéOs. Bioffr. unto. dei mtutoiciu. - Cautte musicale <te LeipiÂg, 1. 1«».

1IBEF8(1) (Pistor), dit /evteicx, peintre belge, né à Anvers, en 1570, mort dan»la même Tille, en 1651. U fut élève de Heodrick Slenwyck,et devint le pins Ittbile peintre d'intérieurs d'église de son pays. 11 savait aarloiil ménager des ef-

U) CeitMM dlcttonulm l»iogniplitquM> CApUat l'erreur de Deicag^a ont nU l'arUde de ce peintre i Ptttrnetjt.

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