‹ Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, avec les renseignements bibliographiques et l'indication des sources à consulter; (volume 2)Chapitre 75 sur 110 · NEGRI · texte numérisé non relu

NEGRI

Malvasia, où se trouvent aussi deux autres écrits de Negri : Àd prxsidiarium aqmtductum L. Publicii Asclepii Vilici investigatio et Mistorico-mystka epitaphii JElia Lxlia Crisjtis. O,

HallerTord, BIM. eurlota. — Telsater, CatalOQut auc' torum. -Claelll, Biblioth, voUuiU. 1. 111.- BiM. aprosiancu

NEGRI {Francesco)^ voyageur italien, né à Ravenne, dans la première moitié du dix-septième siècle, mort en 169S. Entré dans les ordres, il se fit remarquer par sa piété et sa bienfaisance; il consacrait ses loisirs h Tétude de la géographie, de Tliistoire et des sciences naturelles. Il visita les pays Scandinaves ainsi que la Laponie , et s'avança jusqu^au cap Nord. De retour dans sa ville natale , en 1666, il y fut nommé à une cure, qu*il administra jusqu'à la fin de sa vie avec la plus grande sollicitude pour lé bien moral et matériel de ses paroissiens. On a de lui : Vtaggio setientrionale ; Forli, 1701, in-40; en tète de cet ouvrage intéressant, auquel on a joint les Annotaiioni sopra la storia d'Olao Magno, du rn^me auteur, se trouve une biographie de Negri écrite par Fr. Vistoli. O. P.i<oUnl, Huomlni iUuttrt di Ravenna. — Glnanl, Mêtnorit,

RKGRi ou NBRi ( GirolaiM)^ dit le Boceia, peintre de l'école bolonaise , né à Bologne, en 1648, vivait encore en 1718. II fut successivement élève de Domenico-Maria Cannti et de Lorenzo Pasinelli ; mais il ne s'éleva guère audessus de Ja médiocrité. Il a laissé cependant un assez grand nombre de tableaux d'église ; ainsi on voit de lui, à Bologne, Saint Pierre en prison ; à Parme, La Mort de Saûl ; à la Mirandole. Saint lÀboire ; k Modène, Le Martyre de saint Barthélémy. E. B— k.

OretM , Memorie. -~ Crrapi, FêMna pittriee. — Za- 0oUl. Storia delV Âceademia elewuntina. — Caroporl, eu ArtitH negii ttatl Bttensi. — Gualandl, Tre Ciorni in Boloçna.

NB6RI (Pietro), peintre de l'école vénitienne, né à Venise, florissait en 1679, et moumt jenne,^er8 la fin du dix-septième siècle. Élève selon les uns d'Antonio Zanchi, selon d'autres son compétiteur, il l'emporta sur lui par la noblesse des attitudes et des formes, tout en Tégalant ponr la facilité. Son œuvre capitale est son grand tableau de la confrérie de Saint-Roch, représentant Venise délivrée de la peste de 1630. On volt de lui au musée de Dresde Agrippinemourante en présence de Néron. E. B— m.

'Lanzi, Storia pittorica, — Tlcozzi. Diilonario^ 1IB6RI (GixUio)^ biographe italien, né à Ferrare, le 10 février 1648, mort dans cette ville, le 21 septembre 1720. Entré chez les Jésnites, il devint historiographe du grand-duc de Florence, Ferdinand, et enseigna plus tard les belles-lettres dans un collège de son ordre dans la basse Romagne. On a de lui : Storia degli scrittori fi/trentini; Ferrare, 1722, in-fol. : cet ouvrage, qui donne des notices succinctes s^ environ deux mille auteurs, contient de nombreoses er-

reurs; tantAt Negri attribue à plusicars les écrits d'un seul personnage, tantôt il confond ensemble plusieurs auteurs ; son livre n'en a pas mous rendu de grands services à l'histoire littéraire. 0.

Clornale M leUratl d^Itatia (L XXXlVi. — Bwgarten, Jfachrichten^ t. X .

NEGRI iSalomon), en arabe Solépm Alsadi, philologue grec, né à Damas, dans h seconde moitié du dix-septième siècle, roorti Londres, en 1729. Instruit par les Jémiite> im$sionnaires dans les langues grecque et Utioe, il vint à Paris, et continua ses études à la S<ffbonne. Il passa ensuite à Londres, et se ntSà en 1701 À Halle, où il resta quatre am, doonn! des leçons d'arabe, entre antres an célttire Michaélis. Le climat de l'Allemagne étant cootnin à sa santé, il partit pour llUlieet s'éUbtitosuite à Constantinople, où il fut ordonné prêtrt de l'Église grecque. La guerre le ramena en I> lie; il chercha, mais sans succès, à fonder âW nise, et plus tard à Rome, une école où il aarail enseigné l'arabe, le syriaque et le turc fi revint alors à Halle, où il passa de nouveau smi mois , et se fixa enfin à Londres, où il obtiai un emploi d'interprète' pour les langues orkor taies. 11 a donné des traducUons arabes des Psaumes et du Nouveau Testament, pobike^ sous les auspices de la Société an^aue pour la propagation des livres saints ; les Psaumes parurent en 1725, in-8"; le Nautfeau Testament, 1727, in-4o : ces deux versions ont été critiquées assez vivement par Reîske {wf, Baurogarten, Nachrichten von merkwêrdi^n Bûchern, t. IH, p. 283) ; elles contîenoeatdeà inexactitudes commises, quelques-unes pour donner raison aux dogmes protestants. Oo a encore de Negri une traduction latine de la Ile de Gabriel Bachtiskusia (dans les Opéra àt Fretnd ); enfin, il a publié dans le FreivilBgts Hebeopfer une Conversation qu'il avait œ à Constantinople avec un mollah turc 0.

Memoria Ifeçriana (HaU«, 178», In-I"; intoblapiphle }. — Botemond, Supplément à JOcher.

NEGRI ( Francesco - Vincenzo ) , littérator italien, né le 0 février 1769, h Venise, où il est mort, le 15 octobre 1827. Il fit de bonnes étades sous la direction de deux anciens jésuites. Reaâa maître à vingt ans d'une honnête fortune, tl l'employa h augmenter ses connaissances et à cultiver dans la retraite les antiquités et \» belles-lettres. Il entretenait des relations amicaks avec la plupart des écrivains remarquables et l'Italie, entre autres avec Pieri, Manzi, Cioo^ra, Pindemonte et Vittorelli, qui plus d'une fois e^ rent recours h son goût et à ses lumières, il * publié : Lettere di Alcifronte; Milan, 1806, in -S*; réimpr. en 1827; — VUadi ApMtêh Zeno; Venise, 18i6,in-8<'; — -irrmesfaiia^^; Milan, 1822, in-8*' : trad. du grec; — //s^s'^ libro delV Eneidede VirgUiO', fUd., in4,iih8'« Negri a fourni dnquante notices à la GaUeria dei Letterati délie provineie Ausiro^Ven^f

NEGRl — NEGRO

(Venise, 1822-1824) et des dissertalkuM h plas'wurs recaeils académiques. Parmi ses travaux inédits, oodistiogue les Letiere di ArUteneto, trad. du grec, et Noiizie interna al Bsiodo. En 183â £. de Tipaldo anoonçait riatentioo d'éditer un choix des GeuTres de son eomiMitriote. P.

E. de Tipnido, iVMizie dêila viia ê ielle opéré di ¥r. Negri / VeaiM, 18», lo-8*. — BiovrQ^a UHiVêrtait, XL.

rAgaibr {François-Marie-Casimir), gêné, rai français, né en Portuga]',de parents françab, le 27 ayril 1788, mort à Paris, devant les barricades, le 25 juin 1848. Un aide -de-camp du maréchal Lann«s, Subervie, l'amena à Paris, et le plaça dans une maison d'éducation. A dixsept ans il s'échappa dn collège et courut s'engagei djMis nn régiment d'infanterie. Il se dislingga à la prise de Hameln et au siège de Dantzig en 1806, et obtint la croix d'Honneur à Friedland. U fit ensuite les guerres d'Espagne, et rentra en France avec le grade de chef de bataillon. U sut se faire remarquer da maréchal Mey pendant la campagne de France en 1814, et l'année suivante il fut dangereusement blessé à Waterloo. Il resta dans l'armée sous la restauration, et devint lieutenant-colonel en 1825. Fait colonel après les journées de Juillet , et maréchal-decamp eu 1836, il passa en Al^e, où il prit d'abord le commandement d'une brigade active chargée de soumettre une tribu de la Métidja. Le général Damrémont lui laissa le commandement par intérim de l'Algérie en partant pour Constanline. Après la prise de cette ville, Négrier fut appelé à y commander. Avec trois Bille hommes de troupes , il soumit les tribus loisines. Il dirigea les expéditions sur Milah et sur Stora en 1838, la première expédition sur Msilah en 1841 , la première expédition contre les Kabyles de CoUo et Texpéilition contre les Haractas en 1842. Le maréchal Valée avait voulu appliquer un nouveau système de domination dans la province de Constantine : il avait promis aux indigènes qu'ils concourraient sous la direction de l'autorité française à l'administration du pays. C'est ce régime qu'inaugura avec bonheur le général Négrier. Des chefs inûuents furent pourrus de commandements supérieurs ; mais il n'était pas facile de leur faire oublier leur manière de gouverner à la turque. Ces chefs, d'après le général Bedeau, trompèrent l'autorité française , et le général qui commandait è Constantine, « aussi bien connu par la loyauté et la noblesse de son caractère que par son énergie et son courage, crut nécessaire an repos «lu pays de sanctionner quelques exécotimis. La publicité libre s'empara des faits. L'opinion s'en émut. Le général , bien que très-honoré, a à très-juste titre, fut blAmé; il perdit aon xommandement. • U n^avait eu pourtant <|oe le tort de ne pas en référer à l'autorité supérieure. Le r*" août 1842 le général Galbois vint le remplacer. Négrier était lieutenant général

depuis le 18 décembre 1841. Il commanda ensuite les divisions de Rennes et de Lille, et après la révolution de Février, le département du Nord l'envoya à l'Assemblée constituante, qui le choisit pour nn de ses questeurs. Le 24 juin 1848 il prit le commandement d'une colonne active avec laquelle il marcha contre les insurgés. Le !25, en débouchant du boulevard Bourdon sur la place de la Bastille, il tomba frappé d'une balle au front. « Adieu! dit-il à ceux qui l'entonraient; je meurs en soldat. >• Et il expira presque aussitôt, au pied de la colonne de Juillet. La ville de Lille lut éleva une statue en bronze, et son nom a été donné à un village de l'Algérie qui forme une section de Tlemcen.

Son fils. Français' Marie- Ê lie-Guillaume' Elziar Négribb, né en 1829, capitaine pendant la campagne de Crimée , fut grièvement blessé au visage devant Sébastopol, le 23 avril 1855, et décoré pour ce fait.

Un frère du général, Ernest -Frédéric- Raphaël NÉGRIER, était lieutenant-colonel à la mort de son frère. Nommé colonel en 1851, général de brigade en 1857, il a gagné la croix de grandofficier de la Lé^on d'Honneur à la bataille de

Solferino. L. Louvbt.

Journée* ilhutréesde la révolution de 184S. p. Il Mit. — Bioçr. des représ, à l'Assemblée constituante, — DicL de la convers, — Lettre du gén<^al Bedeau à L'Jndépenpendanee Belne, 3 sept. 18S7.

NBGRO OU NEGRI ( /Vancefco ) , philologuc et réformateur italien , né à Bassano, dans les États de Venise, en 1500, mort à Chiavenna (ville des Grisons), vers 1560. Il était issu d'une famille noble et ancienne. Doué d'un esprit vif et pénétrant, il fit d'excellentes études. 11 entra dans l'ordre des Bénédictins. Les principes de la réforme prêches en Allemagne et en Suisse commençaient à pénétrer en Italie. Negro les adopta im des premiers. Quittant l'habit de son ordre, il se rendit en Allemagne , où il se lia avec Zwingle, qu'il accompagna aux conférences de Marpourg, en 152&, et assista à la diète d'Augsbourg en 1530. 11 y défendit avec éloquence la fameuse profession de foi protestante connue sous le nom de Conjession d'Augsbourg. U retourna easuite en Italie; mais ce pays n'offrant aucune sécurité aux prédicateurs de la réforme, Negro reprit le chemin de l'Allemagne. 11 s'arrêta quelque temps à Strasbourg, puis à Genève et enfin se fixa à Chiavenna, petite ville des Grisons, où il se maria et se fit ' maître d'école. Sa petite place suffisait à peine aux l)esoiiis de sa famille. Il parait qu'il tenta d'améliorer sa position en allant de nouveau s'é» tabiir à Genève, qu'il ne fut pas plus heureox que la première fois et qu'il revint à Chiavenna, où il mourut, à une époque incertaine, mais postérieure à 1559. Dans ses dernières années Negro dépassa ses anciens maîtres Luther et Zwingle, et alla jusqu'au socinianisme. On a de lui : Turcicarum rerum commentarius ; Paria, 153S, in-8° : traduit de Paul Giovio; — Rudi-

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