NÉEL — NEER
Mae$trieht,poimê; X7M;^ Histoire du eonUe de Saxe; Mittao» 1752, 3 toI. iii-12; réimpr. avec suocès en Allemagne; ^ Histoire de Louis, duc dPOrléans^ 1753, iD-12. A. J.
GuUbert, Mimoiret bloçrapkiqmes et Mtéraires.
NfiBR ( Arnold TAN DER), pdntre hollandais, né à AioBterdaiDy en 1619, mort en 1683. D'une famille de magistrats , il s'adonna par goût à la peinture, et devint un des bons paysagistes de son pays surtout pour les effets de lune. Il mourut major (premier magistrat ) d'Aritel. Ses tableaux ont été souvent confondus avec ceux de son fils Églon, dont Tartide suit. A. db L. .
Descamps, rie dei peintrei kollandaUt t. II, p. trt. -^ PUfcinvtoa, Dictionar§ qf patnUn,
NKBR {Églon-ffêndrick van der), peintre hollandais, né à Amsterdam, en 1643, mort à Dusseldorf, le 3 mai 1703. Il reçut de son père les premiers principes du dessin et delà peinture; puis il entra dans l'atelier de Jacques van Loo, habile artiste, qui s'est surtout distingué par ses reproductions de femmes nues. Églon possédait déjà un beau talent lorsqu'il quitta son maître, en 1663, pour venir à Paris, où il demeura quatre années. De retour dans sa patrie, il épousa à Rotterdam Marie Wageovelt. fille du secrétaire du tribunal de Schietland. Égion dissipa la dot considérable de sa femme, qui en revanche lui laissa seize enfants. L'artiste ne se découragea pas : il alla s'établir à Bruxelles, et y contracta un nouveau mariage avec la fille de l'excellent peintre François du ChAtel. Cette demoiselle* peignait «lle-mème très-bien le portrait en miniature ; maiselle mourut Jeune encore, ne laissant à son mari que des regrets et neuf enfants de plus. Une famille si nombreuse obligea van der Ncer à quitter la peinture historique pour un genre plus lucratif : il se remit au paysage, et de (%(te époque date sa véritable célébrité. « Ce fut surtout en lui, dit Descamps, que la nécessité devint la mère des talents et de l'industrie. Son génie inépuisable en ressources ne négligea aucun genre ou plutôt osa s'élever à tous, et eut la gloire extrêmement rare d'y réussir. » L'électeur Jean-Guillaume appela Neer à Dusseldorf, et l'attacha à sa personne. £n 1697, après cinq ans de veuvage, Neer épousa en tix>isièmes noces Adriana Spilberg, veuve du peintre Breeckvelt. On ne voit pas que cette dernière union ait été féconde, ni qu'aucun des enfants de van der Neer ait suivi la carrière de leur père. Son meilleur élève fut le chevalier Adrien van der Werff.
Descamps résume ainsi l'éloge de van der Neer : « C'était un homme rare ; il possédait son art au point qu'il en traitait tous les genres avec la même perfection. Ses tableaux d'histoire sont bien composés, ses portraits en grand et en petit bien coloriés, touchés avec esprit et avec finesse; ses paysages se ressentent tous d'avoir été faits d'après nature. Ses fleurs conservent dans ses tableaux toute leur fraîcheur, qui leur donnent l'as-
pect d'un vrai jardin. Ses plans sont variés ; ses arbres ont un feuille d une jolie touche et d'où couleur naturelle; mais s'il enrichissait ses tableaux de ces plantes dont nous parlions plus haut, il les finissait avec tant de soin que qiidques-uns en ont l'air froid, et ne sont point d'a^ cord avec le tableau ; mais le travail séparémeit pris en est admirable. » Tout en ratifiant ceiU appréciation, M. Charles Blanc accuse Neer d'avoir contribua à faire préférer les sédoctioas de la mignardise et les grftces maniérées à la simfilicité si puissante et si saine qui avait assuré le triomphe de l'école hollandaise.
Malgré le soin patient qo'Égloa van der Xeer apportait k ses œuvres, le nombre en esi oonsidérable. On en trouve dans toutes les graBd^ galeries de l'Eorope. Nous citerons seulement s^ principaux morceaux. Ils ont été rendus popolaires par la gravure. En Angleterre : galerie H. T. Hope, Un Seigneur et une Dame à table; cabinet Bredell : Une Dame lisant ; ce lablefi. daté de 1665, est un des premiers de vandcr^eer et fut exécuté en France : il se distii^ue par un certain air d'élégance inconnu jusque- la ma peintres belges et hollandais ; — galerie Brid|^ water : Un petit Tambour et ses camarada;
— en Bavière, au musée du Munich : Une Dame en robe de satin blanc accordant un îuth, personnage vu jusqu'aux genoux ; — en Be^que, à Bruxelles, galerie d'Aremberg : Le Goûter {fnTé par W. Vaillant) ; — à Anvers, galerie Wiliich : un joli tabeau représentaift des Baigneurt ; — eo France, au musée du Louvre : La Marchandt de Poissons ; un paysage; — au musée de Moatpellier : trois petits Paysages ; — chez diren : Deux Enfants^ dont Vun montre à un chat ta chardonneret dans une cage ouverte (gravé par Dupuis) : vendu en 1761, 161 livres; — Une Femme consultant un médecin sur k maladie de son enfant, qu^une nourrice Uenl sur ses genoux ( vendu en 1777, 1,501 lineâ); c'est un des chefs-d'œuvre de Neer ; — on Fafsage avec beaucoup d'arbres , une rivière, plusieurs figures, des anhnaux,etc. ( vente RaniioD de Boisset en 1777 , 2,600 livres) ; — un fort beau paysage : sur le devant on voit qoatre fenuDe< et un homme couchés ( vente du prince de Cuati en 1771 , 320 livres seulement 1) — Une jeust Dame descendant un escalier : sa camériste porte un perroquet ; un singe est sur la liroile (payé à la vente Pierrard, mars 1660, 3,750 fr.};
— en Hollande ( où sont encore conservées h pioparl des toiles de Neer), à Amsterdam, Le )mse Tobie : ce tableau , daté de 1 694, montre, dans on paysage accidenté, un ange indiquant an jeoae Tobie le poisson dont le fiel doit rendre la vue à Tobie le père; les divers effets de lomière sont admirablement ménagés ; ~ à La Haye : Ctreé ; - I7ne Assemblée de nombreux personnages qui jouent, dansent ou causent. Les cosîtumes sont coquets, les poses plus gracieuses que dans la plupart des tableaux de l'école hollandaise; — rxe
NEER — NEES D'ESENBECK
jeune Dame se mirant; —les portraits (VÉglon et de sa femme ; ^La Tentation de saint Antoine'y très- remarquable dans les détails; — Une Bergère qui rend à un jeune prince la couronne d^or qu*it lui offre et profère celle de fleurs que lui offre son berger ; — Vénus, Adonis et t* Amour; — un Sacrifice au dieu Pan ; — Vne Femme sortant du lit : un jeiue homme entre dans la chambre malgré les efforts de la suivante ; — en Italie , à Florence : Bsther devant Assuérus; — Deux Baigneuses; — un portrait du peintre, daté de 1696;— des Paysages animés par des bergers , des troupeaux, etc.
A. DE Lacaze.
J. C. Weyerfnan, De SehUderionst des Nederlanden, t. 1)1, p. S-ll. - niktagioo, Didionary ((f pointers. — — Descamps, La FU det peintre» hotlandait^ elc, 1. 11, p. <Ti-S78. — Charles Blanc, Histoire des peintres. Ut. i9i. École hoUandaisct n* 88.
NB&IICASSEL (Jean de), prélat hollandais , n(^ à Gorcum, en 1623, mort à Zwoll, en 1686. Entré dans la congrégation de l'Oratoire, il enseigna la théologie à Malines et à Cologne, fat nommé arclûdiacre d*Utrecht, puis évéque de cette ville sous le titre d'évéque de Castorie. En 1663 il devint le seul évéque des cinq cent mille catholiques dis.séminés en Hollande ; il administra çon vaste diocèse avec la plus grande sollicilude, et parvint à rétablir la discipline ec- <;Iésiaâtique, depuis longtemps relâchée; aussi jouissait-il de la plus grande considération, même auprès des protestanU. Il était en correspondance avec Bossuet, qui estimait beaucoup ses écrits. On a de lui : De Sanctorum et prsccipue B. Marix cullu ; Utrecht, t675, ln-8' ; traduit en français parTabbé Le Roy, Paris, 1679, 5n.8<» ;— Tractatus de lectione Scripturarum, in guo protestantium ea$ legendi praxis refelUtur, catholicorum vero stabilitur ; Eminerich, 1677, in-8"; traduit en français, Cologne, 1680, în^"; — Amor pcenitens, seu de recto usu clavium; Emmerich, 1683, in- 12 : cet ouvrage fut mis à Tindex; dans une nouvelle édition, donnée Tannée suivante , l'auteur supprima les propositions qui avaient déplu à Rome ; VAmor pcenitens fut traduit en français, Utrecht, 1741, 3 voh in-12. O.
Batavia sacra. - Du Pin, Auteurs ecelétiattiquee, (dlx-sepUêmc sièclct}.
HBBS D'BSBiiBBGK. (Chrétien - Godefroi), botaniste allemand, né le 14 février 1786, près de f;rbach, dans le Odenwald, mort à Breslau, le 16 mars 1858. 11 étudia la médecine à léna, enseigna depuis 1817 l'histoire naturelle à Erlangen, Bonn, et Breslau; en 1848, il se rendit à Berlin, et s'y mêla. à la politique, ce qui lui valut de perdre bientôt après sa chaire de professeur; il passa les dernières années de sa vie dans un état voisin de la misère. Oi^a de lui : Die Algen des sûssen Wassers (Les Algues d'eau douce); Baroberg, 1814; — Dos System der Pilze und Schwûmme ( Le Système des champignons); Wurtzbourg, 1817, 2 vol.; — Die
NOUV. filOCR. GÉiféa. — T. xxxvii.
Entwickelung der P/lanzensUbstanz (Le Développement de la substance des plantes); £rlangen, 1319 : en collaboration avec Biscbof et Rothe; — Handbuch der Botanik (Manuel de botanique); Nuremberg, 1820-1821, 2 vol.; — Entwicketungsge^cMchte des magnetischen Schlafs und Traums (Histoire du développement du sommeil et du rêve magnétiques); Bonn, 1820; — Horse physicx Berolinenses ; Bonn, 1820, in-fol.; ^ Beschreibung der deutschen Brombeerarten ( Description des espèces de mûres qu'on trouve en Allemagne); Bonn, 1822-1827, 10 cahiers in-fol.; en colhiboration avec Weise ; — De Cinamamo; Bonn, 1823; ^ Bryologia Gertnanica; Nuremberg, 1823-18ôi, 2 vol. : en collaboration avec Hornschuch et Sturm ; — Planlarum in horto med^ cinali Bonnensi nutritarum icônes selectx; Bonn, 1824; — Enumeratio planlarum cryptogamicarumJavx; Breslau, 1832; ^ Gênera et species aster earum ; Nuremberg, 1833 ; •— Hymenopterorum ichneumonibus a/finium monographia; Tubingue, 1834, 2 vol. ; — Srlnnerungen aus dem Riesengebirg (Souvenirs du Riesengebirge) ; BeHin, 1833-1838, 4 vol. ; — Systema laurinarum; Berlin, 1836; — Florx AJricés australioris illustrationes monographicx ; Glogau, ièU \ — System der spekulativen Philosophie ( Système de philosophie spéculative); Glogau, 1841: en commun avec Gottsche et Lindenberg; — Systema ht" paticarum; Hambourg, 1844-1847; — Vergan* genheit und Zukunft der Leopoldinischen Akademie der Aaturforscher ( Passé et Avenir de l'Académie Léopoldine des naturalistes); Breslau, 1851; * Allgemeine Formenlehre der Naiur (Théorie générale des formes de la nature); Breslau, 1852;— Agrostologia Bra» siliensis, en tête de la Flora Brasiliensis de Martius.
NEES D'BSBNBBGK ( Théodore - Frédéric- Louis ), botaniste allemand, frère du précédent, né près d'Erbech, le 26 juillet 1787, mort à Hyères, le 12 décembre 1837. Après avoir été pendant quelques années pharmacien , il devint en 1817 inspecteur du jardin botanique de Leyde et en 1833 professeur de pharmacie à Bonn. On a de lui : De muscorum propagine; Bonn, 18;20; — Planta médicinales; Dusseldorf, 182i>1831 ; — Veber die kûnslliche Fàrbuny der rothen Weine (Sur la Coloration artificielle des vins rouges); ibid., 1829; — Handbuch der medicinisch-pharmaceutischen Botanik (Manuel de la botanique médicinale et pharmaceutique); ibid., 1830-1833, 3 parties : en collaboration avec Ebermaier; — System der Pilze ( Système des champignons ) ; Bonn, 1 837 : en collaboration avec Henry ; — Gênera plantarum flor» germaniex; ibid., 1833-1838, 16 fascicules; six autres ont été ajoutés par Spenner, Putteriick et Ëndlicher. O. ,
Plercr, Uxikan.
NEESEN — NEGW
ntmsam { Launnt ) , théologien belge , né vers f 1611, à Mnt>Tniiid, près de Uége, mort ■le .22 oaai 1679, à tliâiiiMS. Après avoir pris ses degrés à JLouvaia, il professa la tbéolo^e au.gnuid séraioBire de UtetiBes ( 1639 ), «t .joil^t à ces ioDCtiOQS celles de chanoine théologal, d'examittatflur synodal et de censeur des .livres du dioeèse. «On le représente, ditPaquot, . Goroine un homme extrémsiment désintéressé et >d*une .tendresse extraordinaire envers les pauvres. i> Il a écrit en latin divers ouvrages de théologie., <|ui ont eu f)luBieurs éditions et que Ton a réunis «ous ie titre : Vnivfrsa theoiBçéa ad mèeniem SS. Àugustini et Thomas ex- ^fjHuita; Lille, 1693, 2 vol. in^ol..; Aaver^, 1707. Malgré le titre A^universelle , cette ttiéologie .«Menre à peine .les questions de dogme. K.
Paqttot, Mtmoérm^ XVL
RBttBLKm {Joachim), érudit allemand, né à Nuremberg, le 9 «eptemhre 1675, mort le '24 jnin 1749. Reçn maître es «arts à Attorf en 1697, il acconrpagna trois ans après un jeune gentilhomme en Hollande et en AvglKerre. De rétoordans sa Yille natale à la fin de 1701, Il y remplit diverses fonctions -ecclésiastiques, et devmt enfin en 1732 prédicateur à Saint-Laurent; dès 1724 il occupait la chaire d'éloquence 'et de 'poésie an Collogimn jSgidianum; il y ^enseignait aussi le grec, dont il avait nne connaisnnce approfondie. II possédait une bibliothèque riche en manuscrits prédenx et une belle collection de médailles; dans son cabinet se trouvait encore,' entre antres curiosités, ontrès-ancien diptyque, snr'lequel son fils Gustave- Adolphe, médechi distingué, a écrit une dissertation curieuse intitolée : De âiptyeho consulari et êecleKiasiieo ; Altotf, T742. On n de Negeletn : Thésaurus tmmismatttm ho(Hernùrum; Vurefriberg, 17601710, 10 parties in-fol. ; — Astorgia meretricia; ibid., l716,in-8*; — Ulysses htterarius, seu de singrilarfbîai et novis qui- Imsdatn'ex orbe Hnerato;f\oM.y-i72t, in-S"; — De Norimberga veritatis teite et custode ; Ibid., 1730, in-fol.; — Bie Lehre vont Predigtcnnle (La 'Doctrine- sur 'lemlnistère du prédicateur); ibrd., 1738, m44°. IVegélein a traduit en allemand la Science des msêdaiUes de Jobert; il a rédigé les parties Vllî 'et TX du Historischer BHdersaal, enRn il a publié un grand nombre Vie sermons. O.
Wlll, TinmberqUche» IjexOcon. — Hirschins, HanAtvth. — schmenattl , foh jOngstneniorbênen Cetettrtên, 1. 1.
iiéMmnp«MiT(Le1>. Mfi^toivfe0E),'péhilre de î\Scole Ténftiemie, vivait dans la première moi- *lié du quinzième «ièole. 'Bn ne connaît àe lui qu'mi'senl 'toMearn .antbentique, «penit en 1430, et qui-«^tin chef-d'emvreiiour le 4empe. Cette peinture, que Ton admire à Venise tkms l'église de '^an-'Franeeseo-detla-Vigna , iKpréaente la Vierge adorent Venfani Jésus. Elle est pleine de grâce, et ne le cède en rien «me maîtres les
plus suaves et les pkis purs des andennes éooks.
Les détails de sculpture et d^arduteclore «dot
riches et merveilleusement rendus. Tout est traité
avec cette religieuse minutie, cette patience is-
finie ^ui ne semblent pas tenir compte du tnqs
-et qui accusent les longs -4oisi»s do cloitie. En
effet cet artiste était moine, comme l'atteste b
signature de son tableau : Pater Aniontus 5^
groponte pinxit, £. B— a.
A. QiMdrl, liUo 9ioi7U in Fenexia, ^ IbeepHIe Gautier, Jtalia,
NBGRi {Palladio), humaniste italiea, sét Padoue, mort en octobre 1520, k Capo d'htm. Selon l'usage du temps , il changea le nom de N^ri contre celui de Fuscus ou Fosea, qui a est la traduction latine. Sa fiimille a^vait ^r&tà plusieurs hommes distingués, f I pns«a de bosse heure en Dalmatie, et y professa les 1)eUef>kttres avec beaucoup de .succès, d'atiord à Tno, puis à Capo distria. Il comptait pamii ?» amis Coriolano Cepione et Sabellicos, qui ranf! choisi pour son successeur à ruaiversîté fl dîne; ce dernier, dans le dialogue De liufn latinse reparatione, Ienomme« le restmrateE' des lettres en Dalmatie m. On a de Palladio F(^) . Commentaires sur Catulle; Venise., 1496. isfol. ; ibid., 1500 et 1À20: diaprés .\po<fdia Z»ks c'est la première édition dont on connsfl exacltment la date; — De Situ orx lUyrksUb. Il; Beme, 1540, m-V* i édition fort rare, pobn<v par BarL Fonzio, un des élèves de Tosco, (*t reproduite dans T^t^^or ta Dalmatixàti. Lnda? ( Amsterdam, 1668, in-fol. ), et dans le Thesanrus antéq, ifaliœ de Graevius (t. X ) ; — deovos- ▼rages manuscrits , une Notice géographique du Padouan et une Histoire de la^uerrt da Turcs contre les Vénitiens sous MçjazeL P. Apofttolo Zeoo, Diuertaz. Fentziane, 11, 4»-ifi. .fiEGiu {Stefano)^ en latin yVi^er, érodit italien, né vers 14' 5, à Casal-Maggiore («Soofese de Crémone ).ill bit un des meilleurs élèves de Démétrius ^aleondyie, et enseigna pendast longtemps les JseUes-lettres ainsi que la laogse greeqae à Milan. Durant roccupation ÎTWUçâ», il dédia plusieurs de ses éorils 4 Jean GroUier. secrétaire de François 1*% au cardinal HoçkA «età'8es«eveux; «lais dès que les Impériaoi reprirent possession de la ville, il fut destita^^ «es Relions «t tomba kIbbb Jtedigwe. Os ignore l'époqae «précise de sairaort Aria et Ar* ^H^tî'^nt dvMié la 'liste x^etses Srairam, mt^ d'aune manière Irap oanlftise pour la •vepradoir^ sane examen ; nous mous bonnenmsè eaiadifper les «nNants : De Niméa obsoniërmm aff^ Pentia;^. l.'n.d.,iin-«*'; Milan, 15)1, io-4";-' Déaiogus'ex PaufoMa #e ^vewmditis iSraterum iHfeparum pmetraHbm; tSUn, iM7f m-8**; — TranshtHo ieênum nkUoÊimii^' noram 'CMTwAnvm ^Pytkagmmx EHe. iô3S, iii^4*; — mwsonrus ëeof/Unm ippineipe, ^^ lumt ^fvgogriiw^daas tett VW 4a Mtfauns antig, ^rKc^de^Gronorioe. P
àrtaU Cremima UUrata, I, «rc ~ PMmW, Mbmxmn Mediolan^ 4»9. — Arf elati, Blbl Medkolan., Il, 1187. — Piero Valcrtano, De infelieVmi 'UteratiSt €6.
5BGRI (Jérdme ; y hamaoMe fUlîen, né à Venise, en 1494, mort à Padoue, en lô77. Après avoir été ficaire des é^èqaes de Bel lune et de Vicence, il devint secrétaire du cardinal Fr. Cornaro et plus tard du cardinal Ga^ar Contarini ; il obtint après an canontcat à Padoue. Au jugement de Sadolet, il écrivart le lafin avec pureté et avec une grande élégance. On a delirî : Epislolse et Orationes ; Vaàone, 1579, in-4*, et Rome, 1767; en tête de cette dernière édftion se trouve nne biographie de Negri, écrite par l'abbé Costanzi. O.
FfNcarinU Storia délia Mtèratura veneziana.
NEGRi ( Virginie- Angélique-Paule-Antoi' nette y^ religieuse italienne, née en U08, à Milan, où elle mourut, le 4 avril 1555. Elle quitta <)e bonne heure le monde pour entrer dans le nouveau monastère des Angéliques de Saint- Paul converti, à la fondation duquel «lie avait contribué , et y devint maîtresse des novices. Remplie de zèle pour le salut des âmes, elle parcourut Vicence, Udrae, Padoue, Vérone, Brescia, prêchant partout la pénitence et la pureté des mœurs. Les pauvres malades devinrent aussi Tobjet de ses soins et plusieurs hôpitaux lui durent leur fondation. Au nombre des conversions qu^ellefit, on cite celle d^AlfAionse, marquis du Ouast, gouverneur du Milanais, qu'elle assista à son lit de mort Beaucoup de ceux qu'elle ramena à la religion entrèrent dans la congrégation des Clercs réguliers de Saint- Paul. La calomnie ne Tépangna point, et ses ennemis, cherchant à le faire passer pour visionnaire, trouvèrent le moyen de la faire enfermer pendant trois ans dans le couveirt <^es Clarisses. Jean de Salazar, archevêque de Lanciano, fut nommé pour examiner sa conduite, et reconnut la fausseté des accusations, contre lesquelles sa piété ne s'était point élevée. Femme d'un esprit supérieur, elle posnédatt à fond la grammahxî, et avait une grande intelligence de la langue latine. On a d'elle : Lettere spirituali delta devola e. retigiosa Angelica Vauia Antovia d^ JVeqn; Venise. 1547, în-4'»; Milan, 1563, in-8*. Une autre édition, publiée àBome, 1576, in-12, est précédée de la Fie de Virginie Negri , par J.-B. Fontana de* Conti. Les lettres spiritoetleSy au nombre de soixante-douze, sont divisées en trois parties, et rtffrent pour l'onction et la piété quelque ressemblance avec celles de sainte Catherine de Sienne. On attribue encore à Virginie Negri : Eterc\z%o particolare d*una serva del Sipnorc ; Brescîa, 1577, m- rt. H. F.
BibUath. nudint. scWptomm.t. Il,p. MS. — F. ArM, Cremona lifftemia. — AuKaitlnas ib Bœteila, Têotro 4êlt9 àom Uttmvtê, p. nt.
MBGU ou Jisai ( PUiro'Martime)^ ^éUkm 4e J^éQQle*de dséimne, né daas oslte ûUe, ioriuait en 1600. Élève dm JlàUMo,il «ut unifie plus hardi, jine touoba |4us ferme, qu'il semble
MBGRI 614
HToIr puiaésà one aulne ëeole. Il fot bon pdutre «le p«rt«Mt8, et ne pensait pas moins dans les ixkfnpositioi» historiqoeB. Ûst cile aivec «Moge i^ Christ gvériteant Vavem§le'-¥té,iMe»u qu'il peignit pour Thôpital de Crémone, et un Soént Joseph ^*il exéedtapour ta Ckmrtreme dePa- Tîe. fl fut membre de f Acadénnîe romaine de Saint-Luc. Ë. B«-^il
Zalst, Notiziê de' pUUuri eremoneti.
JXBGU ( Giovanni' Franoesco), antiquure italien, né le 3 Janvier 1593, à Bologne, où il est mort, le 9 octobre 1659. D'une famille patricienne . il naniCesta de bonne heure d'heureuses dispositions pour tons les arts. Après avdr terminé son éducation classique^ il se rendit à Venise, oà il entra dans l'atelier du peintre Odoardo Fialetti. Au bout de deux années, il peignit et grava le portrait avec talent, et se distin^a par sa facilité à reproduire de mémoire les traits des personnes qu'il avait vues, même une seule fois; iseqoi lui fit donner le. surnom de Negri dei ritratti. En 1639, il construisit à Bologne Véglise du Bon-Jésus, démolie au commencement de ce siècle, mais dont il existe une reproduction près de Novellara dans Véglise de la Madonna délia Fossetta^ également -élevée sur ses dessins, «n 1654. Il s'admina ensuite à l'élude des monuments de l'anti^ité ainsi ^'à la rechercbe de tout ce qui pouvait ounoerner sa ville natale ; aus»4 uvait«il formé, dans te diwble but , une riche collection de médailles et une bibliothèque des plus préoieuses. On doit à Negri la fondation de deux académies , eeile des /ndisUiUi, destinée aux afto du dessii^ , et celle des indvnHi ( 1640 ), dont les travaux poétiques «ont assez estiniés. II a puUié : La Jérusalem déllsfréeân Tasse, en dialecte boloiiaisj fiologpe, I62«, m4éi. : eette veraion ne «outient ^que les douze premiers ehairts du j»ëmc ; — THma erocia^o, overo Ifga dï milizie crïstiane ItteriUricé4êl Sacro Sepolcro ; ib^., i6&R, iu-fol.; — Basilioa Pelroniana^ 9vero viia di sanâfT Petronio^ con in 4esenziane éeiia chiesa a lui dedieaia: ibid., W8Q, in-4% — La Storia geneahjfiea délia ,famigiia Sassaielli, Ifegri a laissé en mannserit nne Histoire delà viUe de Bolngnê, eu 10 voL iB4oL, et un abnégé de
œt ouvrage.
Son fils ^ioace «nUi«tt la peintane <a«ec quelque aucoès. P.
Oplindl , nmUâh. Boio^ià. — MalvMU, PiUun, «eirftvre « archUetture di Bologna,
HBGKi ( Alessandro)^ antiquaire italien, fils du précédent, .né À «Bulo^ie, au cumneneeraent du dix-septième siècle, imept en 1661. U deviut protoiMtairoapostuliqQect.cbaM>iuode Saint-Mtrane à Bolagae. Ou a^ lui : Rpisiola 4e tfeUn» tissisnaJapiéex eujusdam inschg^tioisis -WO' âieue ; fiolofuie, 1 660 ; — M4issiHanA Bononieniismontêmeuti hiséonco*mfêtiea leclèe;iMth l^ra, M64, in-4*. Ces deuK opuaoïles forent reproduits «Uuh lea Maniiura./sl<lMa du oomte